Extension de la STEP de Montézic : quel impact sur le stockage d’électricité ?

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À Montézic, un grand chantier a démarré et réaffirme le rôle de la vallée de la Truyère dans la sécurité électrique nationale. EDF a lancé des reconnaissances souterraines pour préparer l’extension de la station de pompage-turbinage existante, appelée Montézic 2, qui doit apporter une puissance supplémentaire importante au réseau. Le projet mobilise des expertises géotechniques, des méthodes d’excavation traditionnelles et des mesures pour limiter l’impact local, autant d’éléments que les riverains et les professionnels suivent de près.

Qu’est-ce que la STEP de Montézic et quelle est son extension prévue ?

La station actuelle offre déjà une capacité de 920 MW, fonctionnant selon le principe des deux bassins à altitudes différentes. L’extension annoncée prévoit d’ajouter 460 MW, soit la moitié de la puissance actuelle, sans modifier les volumes des bassins.

Bassin et centrale de pompage-turbinage vus de jour
La STEP de Montézic fonctionne avec deux bassins à altitudes différentes.

Cette opération vise à renforcer la flexibilité du réseau pour absorber l’intermittence des énergies renouvelables. Vous pourrez constater à terme une meilleure capacité à stocker l’électricité lorsque la production dépasse la demande.

Pourquoi procéder à des reconnaissances géologiques avant de creuser ?

Avant chaque gros percement, il faut comprendre la roche, son comportement et la présence d’eau. EDF a donc mandaté NGE pour réaliser des galeries d’accès et des sondages afin de sécuriser la conception des ouvrages souterrains.

Forage géotechnique et sondage sur une paroi rocheuse en plein jour
Des reconnaissances géologiques sont réalisées avant les percements.

Comment sont réalisées les reconnaissances souterraines ?

Les opérations combinent forages, galeries exploratoires et essais in situ. Ces investigations fournissent des données cruciales sur la stabilité et l’hydrogéologie du massif.

Quelles méthodes de sondage sont utilisées ?

Les équipes effectuent des forages géotechniques et des essais de perméabilité. Des carottes sont prélevées pour l’analyse en laboratoire, et des capteurs permettent de suivre les déplacements éventuels de la roche.

Pourquoi l’explosif reste employé dans ce massif ?

La nature des roches locales rend l’excavation mécanique peu efficace à grande profondeur. L’usage contrôlé de charges permet un percement rapide et maîtrisé, adapté aux contraintes géologiques.

Comment seront gérés les déblais et les plateformes de chantier ?

NGE prévoit la gestion de près de 75 000 m³ de matériaux excavés. Les terres excédentaires seront valorisées localement quand cela sera possible et des opérations de stabilisation sont programmées pour limiter l’érosion.

Quels impacts environnementaux sont anticipés et quelles mesures sont prises ?

Le chantier comprend des actions pour réduire les nuisances et préserver les milieux naturels. Des travaux de revégétalisation et des mesures de protection hydrologique figurent parmi les engagements.

Revégétalisation et stabilisation des sols

Des plans de remise en état des zones perturbées vont être appliqués après les phases d’exploitation. Les espèces locales seront privilégiées afin de restaurer les continuités écologiques.

Gestion des eaux et suivi hydrogéologique

Les études visent à identifier toute interaction avec les nappes et les cours d’eau. Des systèmes de drainage et de surveillance limiteront le risque de pollution et les impacts sur la ressource en eau.

Quels avantages pour le réseau électrique et pour la transition énergétique ?

L’ajout de 460 MW renforce la capacité de stockage et la résilience face aux variations de production renouvelable. Le site deviendra plus apte à soutenir les pointes et à restituer de l’énergie rapidement.

  • Amélioration de la flexibilité du réseau national.
  • Meilleure intégration des énergies renouvelables intermittentes.
  • Renforcement de la sécurité d’approvisionnement en période de forte demande.

Qui sont les acteurs du projet et quel est le calendrier ?

EDF porte le projet et a confié les premières reconnaissances au groupe NGE. Les travaux de diagnostic ont démarré en juin 2026 et s’étalent sur environ 24 mois.

Ces phases préparatoires précèdent des autorisations complémentaires et la phase de construction qui interviendra si toutes les validations administratives sont obtenues.

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