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Sur les plans d’eau des anciennes carrières, des projets innovants donnent une seconde vie aux paysages tout en produisant de l’électricité propre. Près de La Flèche, en Sarthe, un projet de panneaux solaires flottants annonce une capacité de 16,8 MWc et illustre la montée en puissance des centrales photovoltaïques flottantes sur d’anciennes excavations. Ces installations réunissent contraintes techniques, attentes locales et enjeux écologiques autour d’un même objectif : tirer parti des espaces aquatiques sans sacrifier la nature.
Comment ces centrales flottantes produisent-elles de l’électricité?
Le principe reste proche de celui d’un parc solaire terrestre, mais l’environnement impose des adaptations spécifiques. Les systèmes associent modules photovoltaïques, structures flottantes et équipements électriques assurant la connexion au réseau.
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Flotteurs et ancrage
Des radeaux modulaires maintiennent les panneaux à la surface et résistent aux variations de niveau. L’ancrage s’appuie sur des lignes et poteaux disposés hors des zones sensibles afin de minimiser l’impact sur les berges et le fond.

Modules photovoltaïques et rendement
Les panneaux choisis privilégient la durabilité et une efficacité optimisée en milieu humide. L’absence d’ombres portées et la réflectivité de l’eau peuvent parfois améliorer la production comparée à certains sites terrestres.
Onduleurs et liaison au réseau
Les onduleurs convertissent le courant continu et sont protégés contre l’humidité et la corrosion. Une station de raccordement regroupe l’énergie produite avant d’alimenter le réseau local.
Quels bénéfices pour l’environnement et le climat?
Les centrales flottantes contribuent à la décarbonation en remplaçant de l’électricité fossile par de l’électricité solaire. Le projet annoncé devrait produire environ 18,8 GWh par an, soit une contribution notable au mix énergétique régional.
La présence des panneaux réduit aussi l’évaporation et crée une moindre élévation de température de l’eau en période chaude. Visuellement, l’impact reste limité par rapport à d’autres solutions comme l’éolien posé sur des crêtes.
Quelles mesures protègent la biodiversité locale?
La conception du projet intègre des garde-fous pour préserver les zones naturelles et les usages existants. Une bande tampon le long des berges et une couverture partielle des étangs permettent de conserver des habitats pour la faune.

- Respect d’une distance de 20 mètres avec les rives pour maintenir les activités de pêche et la végétation littorale
- Maintien d’au moins 70 % de la surface des étangs libre de flotteurs pour laisser des zones de vie aux espèces aquatiques
- Surveillance écologique avant et après l’installation afin d’adapter les pratiques si nécessaire
Vous constaterez que ces mesures s’accompagnent souvent d’un dialogue avec les riverains et les associations naturalistes. La concertation vise à prévenir les conflits d’usage et à garantir un suivi scientifique.
Quelle production attendre et quel calendrier?
La puissance installée de 16,8 MWc correspond à une production annuelle estimée autour de 18,8 GWh. Ce niveau d’électricité permet d’alimenter plusieurs milliers de foyers et d’absorber une part significative de la demande locale en énergie renouvelable.
Une enquête publique doit ouvrir le 15 septembre pour autoriser l’implantation de près de 30 000 panneaux sur deux étangs de 13 et 22 hectares. Si les étapes administratives et techniques se déroulent comme prévu, la mise en service est attendue d’ici la fin de l’année 2028.












