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- Combien de réacteurs sont en construction dans le monde ?
- Pourquoi l’augmentation des chantiers ne suffit pas pour décarboner rapidement ?
- Quels pays tirent la dynamique de construction ?
- Quels freins techniques et financiers pèsent sur le déploiement ?
- Comment la géopolitique influence-t-elle les projets nucléaires ?
Le débat autour du nucléaire s’impose comme un élément central de la transition énergétique, au point que les chantiers se multiplient mais peinent à transformer le mix électrique mondial. On parle aujourd’hui de réacteurs en construction, de capacités stagnantes et d’une décarbonation qui n’avance pas aussi vite que prévu. La situation mérite un regard détaillé, notamment sur l’évolution des chiffres, le rôle de la Chine et les verrous techniques et géopolitiques.
Combien de réacteurs sont en construction dans le monde ?
Les dernières données de la World Nuclear Association montrent une progression nette des projets. On recense désormais près de 80 chantiers de réacteurs, soit environ 22 de plus qu’un an auparavant. Cette hausse traduit un regain d’intérêt particulier en Asie.
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Malgré l’augmentation du nombre de projets, la montée en puissance de la capacité installée reste lente. Les nouveaux réacteurs doivent encore franchir de nombreuses étapes avant d’impacter significativement la production globale.
Pourquoi l’augmentation des chantiers ne suffit pas pour décarboner rapidement ?
Le nombre de constructions progresse, mais la capacité électrique disponible connaît des difficultés à suivre. Sur les vingt dernières années, on a mis en service à peu près le même nombre de réacteurs que ceux arrêtés, ce qui limite la croissance nette de la production.
En 2024, le parc mondial comprenait environ 440 réacteurs dans 31 pays, produisant près de 2667 TWh. Le nucléaire représentait alors autour de 9 % du mix électrique mondial, un pourcentage susceptible de diminuer si les nouvelles capacités ne s’accélèrent pas.
Quels pays tirent la dynamique de construction ?
La Chine en première ligne
La Chine domine incontestablement la vague actuelle d’investissements. Ses chantiers et ses programmes de déploiement expliquent une grande partie de l’augmentation du nombre global de réacteurs en construction.
L’Asie au sens large
L’Asie accueille la majorité des nouveaux projets, avec des États cherchant à sécuriser leurs besoins énergétiques et à réduire leurs émissions. Le contexte régional favorise des programmes volontaristes et des intégrations rapides.
Des entrants qui changent la donne
Plusieurs pays envisagent ou lancent leur première centrale. Le Kazakhstan, la Pologne, l’Ouzbékistan et le Vietnam figurent parmi ceux qui développent des projets. Le Bangladesh, l’Égypte et la Turquie ont déjà engagé la construction de leurs premières centrales.
Quels freins techniques et financiers pèsent sur le déploiement ?
Coûts et montage financier
Les centrales nucléaires exigent des investissements colossaux et des calendriers longs. Les contraintes budgétaires représentent souvent un obstacle majeur pour les États et les opérateurs.
Intégration au réseau électrique
La puissance élevée des réacteurs impose d’importantes adaptations sur le réseau de transport. Les infrastructures nationales doivent évoluer pour absorber et distribuer ces nouvelles capacités de façon sûre et efficace.

Compétences et partenariats nécessaires
De nombreux pays manquent d’expertise pour conduire seuls un programme nucléaire. Ils recrutent donc des partenaires parmi les États expérimentés pour acquérir savoir-faire et technologies.
- Complexité réglementaire et procédures longues
- Risque de dépassements budgétaires et de délais
- Contraintes d’intégration technique au réseau national
Comment la géopolitique influence-t-elle les projets nucléaires ?
Les partenariats internationaux jouent un rôle crucial dans le développement nucléaire. Des pays fournisseurs comme la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, la Chine et la Russie deviennent des acteurs clés pour la construction et le financement.
La multiplication des accords avec des puissances variées élargit les options pour les gouvernements mais soulève aussi des questions d’influence et de sécurité. Dans un contexte international tendu, certains États hésitent à s’engager avec des partenaires perçus comme controversés.












