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- Quel est le concept du catamaran électrosolaire Millikan M10 ?
- Comment le système énergétique est-il organisé ?
- Quelle autonomie peut-on attendre en navigation ?
- Quels sont les compromis en termes de vitesse et d’usage ?
- Comment Millikan a-t-il maîtrisé le poids du M10 ?
- À qui s’adresse ce type de bateau ?
- Quelles perspectives ouvre ce projet pour la plaisance et le maritime ?
La plaisance entre dans une nouvelle ère où silence et zéro émission deviennent des attentes réalistes. Un chantier français a conçu un catamaran 100% électrique, propulsé principalement par l’énergie solaire, qui remet en question l’idée que naviguer propre coûte forcément en performances. Le projet attire l’attention pour son toit intégralement photovoltaïque et pour l’ambition de proposer une alternative concrète aux moteurs thermiques sur des unités de près de 10 mètres.
Quel est le concept du catamaran électrosolaire Millikan M10 ?
Le Millikan M10 repose sur une logique simple mais exigeante : coupler une surface photovoltaïque généreuse à une conception ultra-légère. Cette combinaison vise à alimenter en continu les moteurs électriques et à réduire au minimum la dépendance aux recharges à quai.
Comment ce catamaran électrique devient totalement autonome grâce aux panneaux solaires ?
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Le navire propose un toit recouvert de panneaux et des panneaux latéraux relevables pour atteindre une puissance installée notable. La batterie embarquée commence à 41 kWh et peut être étendue jusqu’à 61,5 kWh, tandis que la puissance PV plafonne autour de 6 kWc.
Comment le système énergétique est-il organisé ?
Le système regroupe production, stockage et gestion intelligente pour maximiser l’autonomie en mer.
Panneaux photovoltaïques
La surface du toit intègre des panneaux solaires optimisés pour la marine et résistants aux projections d’eau. Les panneaux latéraux augmentent la collecte solaire lorsque le bateau est au mouillage ou en faible houle.
Batteries et stockage
Les modules de stockage privilégient la densité énergétique et un rapport poids/autonomie favorable. L’option d’accroître la capacité permet d’ajuster l’autonomie selon l’usage prévu.
Gestion d’énergie et propulsion
Un gestionnaire d’énergie répartit la charge entre propulsion et confort à bord. À allure modérée, la production solaire peut suffire aux besoins, ce qui réduit l’empreinte carbone en navigation.
Quelle autonomie peut-on attendre en navigation ?
Les chiffres annoncés indiquent environ 100 milles nautiques à une vitesse de croisière de 8 nœuds. Cette donnée situe l’appareil dans une catégorie dédiée aux trajets côtiers et aux sorties longues sans faire de la vitesse une priorité.
À une vitesse de 5 nœuds et dans de bonnes conditions météorologiques, la production solaire dépasse la consommation des moteurs, offrant une autonomie essentiellement illimitée en pratique. Ce scénario dépend cependant fortement de l’ensoleillement et de l’état de la mer.
Quels sont les compromis en termes de vitesse et d’usage ?
Le Millikan M10 privilégie l’efficacité plutôt que la performance pure. Huit nœuds correspondent davantage à une allure de croisière typique des voiliers qu’à celle des bateaux à moteur rapides.
Dans la plaisance motorisée classique, les consommations peuvent être très élevées. Par exemple, un moteur de 300 chevaux peut consommer autour de 100 litres par heure, ce qui rend la transition vers l’électrique complexe pour des vitesses élevées.
Comment Millikan a-t-il maîtrisé le poids du M10 ?
L’allègement résulte d’un choix de matériaux et d’un design pensé pour la faible masse sans sacrifier la solidité.
Structure et coque
L’usage d’aluminium pour la structure du toit et d’une architecture catamaran permet de réduire les charges tout en offrant de la stabilité. Le chantier privilégie des techniques de construction modernes pour limiter les surpoids.
Aménagements et finitions
Les intérieurs jouent la carte de la légèreté avec des parements en liège et des matériaux composites. Ce choix diminue la masse embarquée et améliore le rapport poids/autonomie.
Comparaison de poids
Le M10 affiche environ 3,5 tonnes en ordre de marche, contre près de 6,4 tonnes pour certains catamarans motorisés de taille équivalente. Cette différence devient un facteur clé pour optimiser la consommation électrique.
À qui s’adresse ce type de bateau ?
Le profil d’utilisateur correspond à ceux qui privilégient l’expérience et la durabilité plutôt que la vitesse. Vous qui recherchez une navigation silencieuse et respectueuse de l’environnement y trouverez un intérêt marqué.
- Balades côtières et week-ends prolongés
- Locations haut de gamme cherchant une empreinte carbone réduite
- Usages professionnels pour sorties éducatives ou tours écotouristiques
Quelles perspectives ouvre ce projet pour la plaisance et le maritime ?
Progresser vers des navires de plaisance moins polluants reste un défi majeur, mais des prototypes comme le M10 démontrent des voies crédibles. L’assemblage de panneaux, de batteries et de designs légers illustre ce que peut devenir la navigation de loisir.
Les chantiers qui investissent dans ces technologies contribuent à créer une nouvelle catégorie de bateaux. Cette transition pourrait aussi inspirer des solutions hybrides pour des usages exigeant plus de vitesse ou d’autonomie, tout en réduisant l’impact environnemental.












