Pourquoi les ventes de pompes à chaleur ont-elles chuté en France en 2025?

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La pompe à chaleur reste l’un des leviers majeurs pour la décarbonation des logements, mais la dynamique observée depuis 2020 a connu un net ralentissement. Les ventes se sont stabilisées en 2024 et 2025, freinées par un environnement économique tendu et une politique d’aides publiques souvent changeante. Cet article décortique les chiffres récents, les causes de cette pause et les pistes pour relancer une vraie transition vers un chauffage bas carbone.

Pourquoi les ventes de pompes à chaleur ont-elles ralenti en 2024 et 2025 ?

Le ralentissement ne tient pas à un seul facteur mais à la conjonction de plusieurs éléments qui complexifient la décision d’achat pour les ménages. Observ’ER et les acteurs du marché pointent des freins financiers, administratifs et logistiques.

Contexte économique et pouvoir d’achat

La hausse du coût de la vie a réduit la capacité d’investissement des ménages. Face à des budgets serrés, beaucoup retardent ou renoncent aux projets de rénovation énergétique.

Instabilité des aides publiques

Les interruptions répétées de dispositifs comme MaPrimeRénov’ ont créé une forte incertitude. Les installateurs et les particuliers hésitent à lancer des chantiers lorsque les aides ne sont pas garanties.

Quels sont les chiffres clés pour 2024 et 2025 ?

Le marché a atteint un plateau en 2024 et 2025 plutôt qu’une croissance continue. Selon le rapport d’Observ’ER, 941 250 pompes à chaleur air/eau ou air/air ont été vendues en 2025, soit seulement 3 000 unités de plus qu’en 2024.

La comparaison avec 2023 illustre le recul relatif : cette année-là avait été un pic, avec près de 1 167 970 PAC vendues. Par ailleurs, certaines catégories, comme les PAC air/air monosplit, affichent des ventes inférieures à celles de 2020.

Quel avenir pour la géothermie résidentielle ?

La géothermie conserve un fort intérêt technologique mais reste marginale dans les rénovations domestiques. Le marché stagne depuis plusieurs années malgré un pic d’installations en 2021.

  • Avantages : rendement élevé, émissions réduites et stabilité thermique.
  • Limitations : coût d’investissement élevé et contraintes de forage.
  • Situation : seulement 3 140 unités géothermiques installées en 2025, chiffre très faible à l’échelle nationale.

Les chaudières fossiles occupent-elles toujours une large part du marché ?

Oui, les chaudières alimentées par énergies fossiles conservent une part significative des installations neuves. Elles représentent encore près de 30,7 % du marché des nouveaux systèmes de chauffage.

Les pompes à chaleur dominent cependant le secteur avec environ 68,3 % des nouveaux équipements, dont 55,1 % pour les PAC air/air. Ce mix souligne l’ampleur du travail restant pour réduire la dépendance aux énergies fossiles.

Les chiffres montrent aussi que la transition s’effectue de manière inégale selon les territoires et les profils de ménages.

Comment les décisions publiques influencent-elles la trajectoire du marché ?

Les politiques publiques agissent comme un levier majeur pour accélérer ou freiner la rénovation énergétique des logements. Les variations dans les aides pèsent directement sur le rythme des installations.

Quel rôle jouent les subventions et dispositifs d’aide ?

Les subventions réduisent l’effort financier initial et facilitent la prise de décision. Quand elles sont stables et correctement ciblées, elles stimulent la demande et rassurent les professionnels.

Quel est l’impact des interruptions de MaPrimeRénov’ ?

Les pauses ou les modifications fréquentes du guichet ont provoqué un effet d’attentisme chez les propriétaires. Les professionnels rapportent des reports de chantier et des marges d’incertitude supplémentaires.

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