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- Pourquoi la production de Seagreen est-elle restée si faible en 2025 ?
- Qu’est‑ce qui a amené l’arrêt des turbines?
- Qui assume le coût de ces pertes et comment cela vous concerne?
- Quelles mesures SSE Renewables propose-t‑elle pour éviter une nouvelle défaillance?
- Quelles solutions techniques et réglementaires permettent de sécuriser l’intégration des parcs en mer?
Seagreen, le vaste parc éolien en mer installé au large de l’Écosse, a surpris l’industrie en 2025 par une production bien inférieure aux attentes alors même que les vents étaient favorables. Les chiffres ont déconcerté les observateurs et mis en lumière des fragilités du réseau électrique national. Vous trouverez ici une analyse pratique de ce qui s’est réellement passé, des conséquences sur les factures et des pistes pour rendre cette filière plus résiliente. L’enjeu dépasse Seagreen et concerne la capacité de la Grande-Bretagne à exploiter ses ressources renouvelables.
Pourquoi la production de Seagreen est-elle restée si faible en 2025 ?
Les attentes initiales plaçaient Seagreen comme un pilier des énergies propres avec 114 éoliennes et une puissance installée de 1,1 GW. Les modèles prédisaient une production annuelle proche de 4 600 GWh. En réalité, la production n’a été qu’un peu supérieure à 1 000 GWh pour l’année 2025.
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Les causes ne viennent pas d’un manque de vent mais d’une incapacité à transporter l’électricité produite vers les consommateurs. L’écart entre ressources et capacité d’acheminement a transformé un potentiel abondant en énergie perdue.
Qu’est‑ce qui a amené l’arrêt des turbines?
Le gestionnaire du réseau national, connu sous le sigle Neso, a dû limiter les exportations en raison de saturations et de risques pour la stabilité du système. Très tôt dans l’année, plusieurs turbines ont été mises à l’arrêt afin d’éviter des déséquilibres sur le réseau.
Capacité limitée du réseau
Le réseau ne disposait pas des liaisons suffisantes pour absorber les flux supplémentaires depuis la mer du Nord. Des goulots d’étranglement persistants ont empêché l’intégration complète de la production de Seagreen.
Décisions d’exploitation et priorités
Les opérateurs ont priorisé la sécurité du réseau et l’alimentation des zones critiques plutôt que l’export maximal d’électricité renouvelable. Cette logique a entraîné des mises à l’arrêt préventives.
Contraintes techniques et calendriers
Les délais de raccordement et les travaux d’adaptation du réseau n’ont pas suivi le rythme des parcs en mer. La coordination entre développeurs, gestionnaire et régulateurs s’est révélée insuffisante.
Qui assume le coût de ces pertes et comment cela vous concerne?
Les pertes causées par les arrêts ont généré des paiements de compensation. En 2025, Seagreen a perçu plus de 30 millions de livres sterling pour compenser l’énergie non injectée. À l’échelle nationale, les versements compensatoires ont atteint près de 1,5 milliard de livres sterling.
Ces sommes finissent par se répercuter sur les factures des ménages et des entreprises. Si vous suivez votre facture d’énergie, vous constaterez que les mécanismes de marché et les coûts de stabilité pèsent indirectement sur le consommateur.
- Clients finaux via les tarifs d’électricité.
- Financement public pour certains ajustements réseau.
- Investisseurs et développeurs soumis à clauses contractuelles.
Quelles mesures SSE Renewables propose-t‑elle pour éviter une nouvelle défaillance?
SSE Renewables réclame une modernisation rapide du réseau pour supprimer les goulets d’étranglement et faciliter l’absorption des flux marins. L’entreprise a annoncé un plan d’investissement ambitieux de 27 milliards de livres entre 2025 et 2030 destiné à soutenir ces évolutions.
Le projet de la baie de Berwick, qui pourrait devenir l’un des plus grands parcs au monde, renforce la nécessité d’un réseau adapté avant toute nouvelle mise en service à grande échelle.
Quelles solutions techniques et réglementaires permettent de sécuriser l’intégration des parcs en mer?
Plusieurs leviers techniques et de marché peuvent améliorer la résilience du système. Les acteurs insistent sur la combinaison d’investissements matériels et de réformes réglementaires pour garantir la fiabilité.
Renforcer les liaisons et les capacités
Des interconnexions et des câbles supplémentaires depuis les zones offshore réduiraient les congestions. Les renforts ciblés sur les nœuds critiques amélioreraient l’exportabilité de la production.
Déployer des solutions de stockage
Le stockage, par batteries ou par hydrogène, permettrait d’absorber les pics de production et de libérer le réseau aux heures creuses. Ce levier diminue la nécessité d’arrêts forcés.
Optimiser la gestion et les signaux de marché
Des mécanismes de marché plus fins et une meilleure coordination entre opérateurs limitent les besoins de coupure. La flexibilité tarifaire et des contrats adaptés encouragent le bon dimensionnement des infrastructures.












