Que prévoir en 2026 : tendances, défis et opportunités

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L’année 2026 débute avec beaucoup d’incertitudes et quelques opportunités pour la transition énergétique française, entre aides à la rénovation, avancées dans le nucléaire et un essor attendu de l’éolien offshore et du photovoltaïque. Les acteurs du secteur attendent des clarifications sur la PPE3, la refonte des dispositifs comme MaPrimeRenov et des décisions publiques qui conditionneront les investissements. Vous trouverez ici une synthèse claire des principaux chantiers qui vont rythmer les mois à venir.

Quelles nouveautés pour MaPrimeRenov en 2026?

Quel objectif de rénovation pour l’Anah?

L’Agence nationale de l’habitat vise à financer la rénovation lourde de 120 000 logements en 2026. Cet objectif reste conditionné à l’adoption d’un budget solide avant la fin de l’année précédente.

Comment évolue l’éligibilité des ménages?

Le dispositif devrait rouvrir progressivement et réintégrer les logements classés C et D. Les ménages modestes, intermédiaires et plus aisés pourraient à nouveau être éligibles selon les nouvelles règles.

Quels travaux ne seront plus pris en charge?

Le périmètre des aides va se restreindre pour certaines catégories. Les chaudières à bois ainsi que l’isolation des murs, qu’elle soit intérieure ou extérieure, devraient être exclues du dispositif.

Quelle incidence pour les particuliers et le DPE?

Le diagnostic de performance énergétique évolue au 1er janvier 2026 pour améliorer la prise en compte des logements chauffés à l’électricité. Ce changement vise à réduire les pénalités sur ces foyers tout en conservant des exigences de performance.

Si vous préparez des travaux, anticipez la modification des critères d’éligibilité et la chronologie des financements pour éviter les files d’attente observées en 2025.

Quel rôle pour le nucléaire et les EPR2 en 2026?

La filière nucléaire reste au cœur des débats énergétiques et l’année devrait être marquée par la décision finale d’investissement pour les six réacteurs EPR2. Les discussions portent aussi sur le coût prévisionnel, estimé à près de 74 milliards d’euros.

Par ailleurs, le mécanisme d’accès régulé à l’électricité nucléaire historique est transformé. À compter du 1er janvier, l’ARENH sera remplacée par la VNU, ce qui impactera les conditions d’approvisionnement et les contrats des fournisseurs.

L’éolien en mer va-t-il décoller cette année?

Quels projets sont attendus en 2026 et 2027?

Après une année 2025 mouvementée, plusieurs parcs devraient entrer en phase de livraison. Les parcs d’Yeu-Noirmoutier et de Dieppe-Le Tréport avancent vers la mise en service tandis que Courseulles-sur-Mer et Dunkerque visent 2027.

En quoi l’appel d’offres AO 10 est-il déterminant?

L’appel d’offres AO 10 pourrait relancer fortement l’éolien offshore si les conditions attirent suffisamment de candidats. Il couvre plusieurs zones et une capacité totale majeure.

  • Deux projets posés en Manche d’environ 2 GW chacun
  • Un projet flottant proche de la Bretagne pour 2 GW
  • Un projet dans le Golfe de Gascogne pour 1,2 GW
  • Un projet dans le Golfe du Lion pour 2 GW

Le succès de cet appel dépendra de la lisibilité des règles et de l’attractivité économique des contrats proposés.

Pourquoi la PPE3 bloque-t-elle les filières?

La Programmation pluriannuelle de l’énergie devait fixer la trajectoire pour la décennie, mais sa publication a été repoussée à plusieurs reprises. L’instabilité politique et les désaccords sur les orientations stratégiques ont plongé les acteurs dans l’incertitude.

Sans cadre clair, des segments comme l’éolien, le photovoltaïque et les énergies marines voient leurs calendriers et leurs financements retardés. Les parlementaires auront un rôle clé pour débloquer la situation au début de l’année.

Comment évolue la transition énergétique dans le reste du monde?

La dynamique globale reste portée par l’Asie et en particulier par la Chine, qui prévoit d’installer près de 200 GW d’éolien et de photovoltaïque sur l’année. Ce volume dépasse largement les capacités installées de nombreux pays.

L’Agence internationale de l’énergie estime que les renouvelables pourraient devenir la première source mondiale d’électricité, en dépassant le charbon si les tendances se confirment. Cette bascule serait historique pour le mix énergétique mondial.

Côté nucléaire, plusieurs pays vont mettre en service de nouveaux réacteurs et premiers prototypes de petits réacteurs modulaires. La Chine pourrait activer jusqu’à 15 réacteurs et inaugurer le SMR ACP100, tandis que les États-Unis visent le démarrage de prototypes de SMR sur leur sol.

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