Pourquoi les panneaux solaires français de Carbon seront partiellement fabriqués en Chine ?

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La jeune pousse française Carbon a opéré un virage stratégique cette semaine en abandonnant l’industrialisation de ses cellules TOPCon développées en interne. L’entreprise annonce un partenariat avec le géant chinois Longi et une adoption de la technologie back-contact afin d’accélérer la montée en puissance de sa future gigafactory. Cette décision vise à combiner savoir-faire local et expertise éprouvée du marché pour livrer des modules photovoltaïques compétitifs dans un délai serré.

Pourquoi Carbon a-t-elle modifié sa stratégie industrielle ?

La direction a considéré que lancer une usine de grande échelle sans s’appuyer sur un acteur expérimenté représenterait un risque opérationnel majeur. Nicolas Chandellier, dirigeant de Carbon, a expliqué que l’expérience industrielle était un critère déterminant pour tenir des délais ambitieux.

Le passage à une technologie plus commune sur le marché permet aussi de réduire les incertitudes techniques et d’optimiser les coûts d’industrialisation. Ce choix répond à la nécessité de rivaliser avec des fournisseurs asiatiques déjà très implantés.

Que prévoit exactement le partenariat avec Longi ?

Quel rôle jouera Longi ?

Longi apportera son expertise en conception d’outil de production et en montée en série. L’accord porte sur l’accompagnement de Carbon dans les phases d’ingénierie et de déploiement sur le site pilote.

Qu’est-ce que la technologie back-contact ?

La technologie back-contact place les contacts électriques à l’arrière de la cellule pour améliorer le rendement et la esthétique du module. Cette architecture est reconnue pour offrir un meilleur rendement en conditions réelles.

Comment Carbon One sera impactée ?

Le site pilote Carbon One à Miramas servira de banc d’essai pour la production à l’échelle industrielle. Les enseignements tirés permettront d’ajuster les procédés avant l’extension vers une gigafactory à Fos-sur-Mer.

Quel niveau de production est attendu ?

La capacité d’assemblage prévue pour l’usine pilote passera finalement à 700 MW de panneaux solaires par an, contre 500 MW annoncés auparavant. Ce palier vise à préparer la montée à plusieurs gigawatts souhaitée pour la future gigafactory.

Comment cette décision répond-elle à la demande européenne ?

Carbon a déjà engagé des accords commerciaux avec neuf développeurs et producteurs indépendants. Ces engagements représentent 180 MW en 2027 et 314 MW en 2028 dans le cadre d’appels d’offres dédiés aux installations de petite à moyenne puissance.

Ces volumes demeurent toutefois conditionnés à l’introduction d’un critère d’assemblage européen dans les dispositifs de soutien. Si ce critère se confirme, il favorisera les acteurs locaux et renforcera la chaîne de valeur européenne.

Quels avantages et risques pour le secteur photovoltaïque français ?

Le repositionnement de Carbon crée des opportunités de montée en compétence et d’emplois industriels locaux, tout en réduisant le temps nécessaire à l’industrialisation.

  • Avantages : accélération du calendrier, transfert de savoir-faire, amélioration des rendements via la technologie back-contact.
  • Risques : dépendance accrue à un fournisseur étranger, pression concurrentielle continue des acteurs asiatiques.

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