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- Comment les plantes réduisent-elles la pollution intérieure?
- Quels polluants domestiques devez-vous connaître?
- Quelles plantes sont réellement efficaces pour dépolluer?
- Peut-on compter sur les plantes pour le monoxyde de carbone?
- Quelle plante installer selon chaque pièce?
- Fiches pratiques des 24 plantes dépolluantes
- Aglaonéma (Aglaonema commutatum)
- Anthurium (Anthurium andraeanum)
- Aréca (Chrysalidocarpus lutescens)
- Azalée (Rhododendron indicum)
- Caoutchouc (Ficus elastica)
- Chlorophytum comosum
- Dieffenbachia
- Dracaena fragrans ‘Massangeana’
- Dracaena deremensis (Dragonnier)
- Dracaena marginata (Dragonnier marginé)
- Ficus binnendijkii ‘Alii’ (Figuier à feuilles de sabre)
- Ficus benjamina (Figuier pleureur)
- Nephrolepis exaltata ‘Bostoniensis’ (Fougère de Boston)
- Gerbera (Gerbera jamesonii)
- Hedera (Lierre)
- Chamaedorea seifrizii (Palmier bambou)
- Chamaedorea elegans (Palmier nain)
- Philodendron (Philodendron erubescens ‘Red Emerald’)
- Phoenix roebeleinii (Phoenix)
- Epipremnum aureum (Pothos)
- Rhapis excelsa
- Schefflera actinophylla
- Spathiphyllum (Spatiphyllum)
- Syngonium (S. podophyllum)
Les plantes d’intérieur ne servent pas seulement à décorer vos pièces, elles contribuent aussi à améliorer la qualité de l’air intérieur en limitant certains polluants. Les études menées depuis la fin des années 1980 ont montré que certaines espèces absorbent des COV et d’autres composés néfastes, ce qui en fait de véritables alliées pour un habitat plus sain. Entre choix des espèces et emplacement adapté, cet article vous guide pour tirer parti de la dépollution végétale chez vous.
Comment les plantes réduisent-elles la pollution intérieure?
Les échanges gazeux s’opèrent principalement par les feuilles, mais les racines et le substrat jouent un rôle clé dans la transformation des polluants. Les micro-organismes du sol métabolisent une partie des composés après leur absorption par la plante, créant un système de phytoépuration complet.
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Les chercheurs ont montré que l’efficacité varie selon l’espèce, la taille de la plante et les conditions ambiantes. En pratique, la combinaison de plusieurs végétaux et un entretien adapté renforcent l’effet purifiant.
Quels polluants domestiques devez-vous connaître?
Les sources de pollution intérieure sont nombreuses et parfois invisibles. Meubles, peintures, colles et produits ménagers libèrent des composés organiques volatils qui peuvent affecter la santé à court et long terme.
- Benzène : présent dans encres, peintures, plastiques et fumées de cigarette.
- Formaldéhyde : issu des panneaux agglomérés, textiles, colles et certains revêtements.
- Toluène, Xylène, Trichloréthylène : retrouvés dans vernis, colles et décapants.
- Ammoniac : provient souvent de produits de nettoyage et de bricolage.
- Monoxyde de carbone : lié à la combustion (chauffage, poêle, chauffe-eau) et difficile à détecter sans appareil.
Quelles plantes sont réellement efficaces pour dépolluer?
Les études comparatives évaluent chaque espèce sur plusieurs COV et attribuent un score global. Certaines plantes sont polyvalentes tandis que d’autres ciblent un type précis de polluant.
Quelles espèces sont polyvalentes?
Des sujets comme le dragonnier marginé, le spathiphyllum et le chlorophytum affichent d’excellentes capacités contre plusieurs COV simultanément. Elles constituent un bon point de départ pour purifier une pièce de manière générale.
Quelles plantes sont spécialisées?
La fougère de Boston et le phoenix montrent une grande efficacité contre le formaldéhyde et le xylène, ce qui les rend particulièrement utiles près d’ateliers ou de matériaux récents.
Sur quelle base s’établit le classement?
L’évaluation prend en compte l’absorption d’au moins sept polluants courants et confronte les résultats en laboratoire. Gardez à l’esprit que les performances en conditions réelles dépendent de la ventilation, de la surface et du nombre de plantes.
Peut-on compter sur les plantes pour le monoxyde de carbone?
En laboratoire, certaines plantes montrent un effet sur le monoxyde de carbone, mais ces observations ne remplacent pas les mesures de sécurité. Le CO reste inodore et incolore et représente un risque sérieux.
Installer un détecteur de monoxyde de carbone demeure indispensable, surtout si vous chauffez au bois ou au gaz. Les plantes complètent la prévention mais ne se substituent pas à un équipement de détection.
Quelle plante installer selon chaque pièce?
Le choix dépend de la nature du polluant présent et des conditions de la pièce. Une cuisine mérite des plantes qui absorbent l’ammoniac et le formaldéhyde, tandis qu’un atelier nécessite des espèces efficaces contre le xylène.
Pour un salon ou une entrée, privilégiez des plantes robustes et polyvalentes. Dans une chambre, préférez des espèces qui tolèrent l’ombre et contribuent à un air plus sain sans entretien excessif.
Fiches pratiques des 24 plantes dépolluantes
Voici des fiches concises pour chaque espèce étudiée, avec leurs besoins et leur efficacité vis-à-vis des polluants les plus fréquents.
Aglaonéma (Aglaonema commutatum)
L’Aglaonéma supporte la lumière tamisée et préfère une atmosphère douce. Elle est reconnue pour son action notable sur le formaldéhyde et s’adapte bien aux intérieurs peu lumineux.
Anthurium (Anthurium andraeanum)
L’Anthurium apprécie la lumière vive sans soleil direct et résiste à des températures modérées. Il figure parmi les meilleures plantes contre l’ammoniac, ce qui le rend adapté à la cuisine ou à la salle de bains.
Aréca (Chrysalidocarpus lutescens)
L’Aréca prospère en ambiance tempérée et aime l’humidité des feuilles. Il est particulièrement efficace contre le toluène et le xylène, et peut atteindre une belle hauteur en intérieur.
Azalée (Rhododendron indicum)
L’Azalée préfère une atmosphère fraîche et lumineuse. Sa capacité à capter l’ammoniac et le formaldéhyde la rend utile près des zones de nettoyage ou de bricolage.
Caoutchouc (Ficus elastica)
Le Ficus elastica tolère des niveaux de lumière variés et se développe vite. Il se distingue par une forte absorption du formaldéhyde, idéal pour les grandes pièces et les halls.
Chlorophytum comosum
Plante très rustique, le chlorophytum fonctionne bien dans de nombreuses conditions. Sa performance sur le benzène, le formaldéhyde et même le monoxyde de carbone en fait un atout dans les appartements urbains.
Dieffenbachia
Le Dieffenbachia possède un feuillage dense et absorbe efficacement le formaldéhyde, le toluène et le xylène. Attention toutefois, son suc peut être irritant, manipulez-le avec précaution.
Dracaena fragrans ‘Massangeana’
Le dracaena odorant de Massange se montre performant contre le benzène et le formaldéhyde. Il accepte la mi-ombre et convient bien aux chambres ou aux pièces avec mobilier aggloméré.
Dracaena deremensis (Dragonnier)
Les variétés de dracaena absorbent surtout le benzène, le xylène et le trichloréthylène. Elles s’épanouissent en ambiance tamisée et demandent peu d’entretien.
Dracaena marginata (Dragonnier marginé)
Le marginata combine grande tolérance et efficacité sur plusieurs polluants. Il figure parmi les plus polyvalents, absorbant notamment benzène, formaldéhyde, toluène et xylène.
Ficus binnendijkii ‘Alii’ (Figuier à feuilles de sabre)
Ce ficus élancé est adapté à la lumière moyenne et élimine surtout le formaldéhyde. Il convient bien aux pièces fraîchement meublées en panneaux agglomérés.
Ficus benjamina (Figuier pleureur)
Le Ficus benjamina s’intègre facilement dans les intérieurs lumineux et capte notamment l’ammoniac et le formaldéhyde. Il supporte différentes ambiances mais peut être sensible aux courants d’air.
Nephrolepis exaltata ‘Bostoniensis’ (Fougère de Boston)
La fougère de Boston aime l’humidité et la lumière indirecte. Elle excelle pour éliminer le xylène et le formaldéhyde, et remonte l’hygrométrie quand on la vaporise.
Gerbera (Gerbera jamesonii)
Le gerbera, souvent proposé en potée fleurie, se distingue par son efficacité sur le benzène et le formaldéhyde. Sa durée de vie en pot peut être plus courte que celles des grandes vertes.
Hedera (Lierre)
Le lierre est un excellent piège à benzène et il élimine plusieurs autres polluants. Sa croissance rapide permet de le placer partout où vous souhaitez une action purificatrice discrète.
Chamaedorea seifrizii (Palmier bambou)
Ce palmier d’intérieur tolère la lumière moyenne et s’attaque efficacement au trichloréthylène et au formaldéhyde. Il trouve sa place près des dressings et ateliers.
Chamaedorea elegans (Palmier nain)
Le palmier nain reste compact et appréciable en pot. Plusieurs pieds réunis améliorent la performance globale, notamment sur le formaldéhyde et le xylène.
Philodendron (Philodendron erubescens ‘Red Emerald’)
Le philodendron tolère l’ombre et est remarquable pour capturer le formaldéhyde et le trichloréthylène. Il demande peu de soins et s’adapte bien aux pièces peu lumineuses.
Phoenix roebeleinii (Phoenix)
Ce palmier compact élimine de grandes quantités de formaldéhyde et du xylène. Il préfère une exposition lumineuse et des arrosages réguliers.
Epipremnum aureum (Pothos)
Le pothos est très adaptable et particulièrement efficace sur le benzène, le toluène et même le monoxyde de carbone en laboratoire. Sa culture en suspension maximise souvent sa performance.
Rhapis excelsa
Le Rhapis brille par sa capacité à éliminer l’ammoniac, ce qui le destine à la cuisine ou aux zones de produits ménagers. Il demande une lumière modérée et peu d’entretien.
Schefflera actinophylla
Le Schefflera supporte bien la culture en pot et agit efficacement sur le formaldéhyde, le benzène et le xylène si la plante est saine et correctement exposée.
Spathiphyllum (Spatiphyllum)
Le spatiphyllum est souvent cité comme champion toutes catégories pour la dépollution. Il absorbe une large gamme de COV, y compris le formaldéhyde, benzène et trichloréthylène.
Syngonium (S. podophyllum)
Le syngonium reste intéressant pour des zones spécifiques grâce à son absorption du xylène. Il tolère la lumière moyenne et se prête bien aux espaces de création ou ateliers.












