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La mode est un Art !
PARIS, le 13/05/2000
Incontestablement depuis quelques années, la mode et en particulier la Haute Couture reçoit la reconnaissance qui lui est due, à savoir quelle est un art à part entière et peut-être le huitième art, en quelque sorte.
Quand on parle de mode, il y a deux façons de la considérer. Soit on part du principe quelle répond à des critères de "portabilité". Les modèles qui nous sont présentés sont-ils portables ou non. Soit on lenvisage sous un angle esthétique et donc de création artistique. De ce fait la question ( naturelle, au demeurant) de savoir si les vêtements qui nous sont proposés peuvent être revêtus ou non, ne se pose plus.
Et lon remarquera que chez les grands couturiers, la polémique par défilés interposés fait rage.Dans le fond, tout cela est bon signe. Signe que la Haute couture est un art bien vivant.
A telle enseigne que la télévision, elle-même, vecteur médiatique par excellence et qui par définition sintéresse davantage aux indices daudience quà véhiculer la culture, sintéresse néanmoins et avec assiduité aux défilés de mode et à toute lactivité qui se déploie dans sa périphérie.
Ainsi, et je crois quil est bon de lui rendre hommage, Marie-Christiane Marek, sur Paris Première lors de la clôture du dernier défilé Haute couture "Printemps-Eté 2000", soufflait sur  les 5 premières bougies de son émission Paris-Mode.
De ce dernier défilé, parlons-en.
Citons en premier lieu Yves Saint-Laurent. Cet immense artiste, au moment même ou son mentor et partenaire Yves Berger était  remercié, suite à la prise de contrôle de lempire Saint-Laurent par Gucci, qui a nommé Tom Ford, général en chef de lavenir de la marque, cet immense artiste donc, restant fidèle à lui-même  a réussi lexploit de continuer à concilier une Haute Couture que lon peut porter et une oeuvre majeure qui laissera des traces dans la mémoire collective, au même titre que Coco Chanel ou Jean Patou en leur temps. Et en fait, la "patte" dYves Saint-Laurent réside dans le fait quil a su arracher la Haute Couture à linfluence des modes et a lui donner une tonalité dintemporalité qui confère à limmortalité de loeuvre.
Directement derrière le maître, on trouve, avec une calme assurance, un grand moins de provocation quautrefois, une maestria incontestable, le remarquable Jean-Paul Gaultier avec ses parisiennes indiennes. Du grand art pour le plus grand bonheur de ces dames qui se voient dejà habillées par le couturier.
Vint ensuite lineffable Karl Lagerfeld. Certes, ce couturier est de la race des êtres cultivés. Mais est-ce pour autant quil est inspiré. Au grand dam des spécialistes qui dans leur immense consensualité pour rien au monde noseraient commettre un crime de lèse couture, il faut bien ladmettre Karl lagerfeld se copie, dannée en année, sans rien ajouter au discours artistique. Du Chanel, encore du Chanel et toujours du Chanel. A lennui. Je me souviens parfaitement de ces modèles que ma chère maman portait déjà dans les années 50.
Enfin, et je les ai, bien entendu, gardé pour la fin, il faut bien parler de la légion étrangère. Les émigrés de la Saint Martins School : Alexander Mac Queen et John Galliano.
Le premier, pour Givenchy, qui nous avait épaté il y a quelques années quand il avait débuté chez Dior, est souvent éblouissant  par....sa mise en scène. Il est sûr que de travestir un comédien dun certain âge en valet de chambre, ressemblant à sy méprendre à Hubert de Givenchy en personne, vaut le détour. Mise en scène sophistiquée, très théâtrale certes, mais qui masque en réalité une haute couture sans originalité. Les tailleurs pied de poule ou prince de Galles des meilleures années Givenchy sont toujours présentes, mais cest du déjà vu. 
Le second, et là on peut dire merci à la maison Dior, limmense John Galliano   laisse éclater son extraordinaire talent.
Et quon ne vienne pas nous dire que ce nest pas portable. On nen a que faire. Ce nest pas le problème. La Haute Couture nappartient pas aux richissimes orientales ou aux baronnes chichiteuses qui peuvent soffrir de tels modèles. Elle appartient aux artistes et à eux seuls. Pour ces dames, il y a le prêt à porter ou la couture gadget de Ted Lapidus ( le Lelouch de la couture, du genre : "jai un message à faire passer, mais je ne sais pas lequel"). Galliano est un maître. Cest Le Titien de la Haute Couture. Les commentaires ignorants   ponctuent ses  défilés : " Des clochardes de luxe! Les pieds nickelés! La cour des miracles etc..." Et ces commentaires ne sont pas venus uniquement du tout venant, mais viennent aussi de professionnels, tel Monsieur Lesage qui nen demeure pas moins être le grand maître brodeur que lon sait.
En vérité, le drame de Mac Queen et Galliano est dêtre anglais et la xénophobie couturière bat son plein, associée à un snobisme très parisien qui acclame ce quil convient et honni ce qui nest pas de son milieu. Ainsi, la critique unanime n hésite pas généralement à  tresser des couronnes de lauriers au gentil Christian Lacroix . Manifestement, son goût obsessionnel pour loutrance dans les couleurs la totalement confondu. Du mauvais Mondrian, revisité par El Cordobès. Mais que voulez-vous, Lacroix quon a bien aimé quelques fois, mais qui visiblement est en panne sèche, appartient au sérail. Donc tout est est permis et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Cest cela la mode.
Car la mode nest plus  uniquement à Paris. Elle est aussi et de plus en plus à létranger ; je pense entre autres à Hussein Chalayan ou Viviene Westwood.
Christian R.


De la Haute Couture à la Librairie, un même patron : Karl Lagerfeld
PARIS, le 11/02/2000
Karl Lagerfeld possède de nombreuses résidences et à travers celles-ci, environ 230.000 ouvrages.
Ce goût immodéré de la littérature au sens large du terme a poussé le couturier de Chanel à ouvrir au 7, Rue de Lille, une librairie consacrée à lart contemporain, au design et à la mode.
A lenseigne "7L", on entre dans un temple de la production internationale de la littérature dart., avec un luxe de confort très appréciable et apprécié des visiteurs. Au fond de la librairie, des expositions seront présentées.
A quand les journées " 7L " de Karl lagerfeld ?
Laurence L.


Ucello  Mio !
CHAMBERY, le 10/02/2000

Louis Chappaz, 39 ans, ne la pas fait exprès. Cest plus fort que lui. Il passait par là, il y avait de la lumière dans le musée. Il est entré et puis voilà."Je suis passé devant ce musée. J'avais du temps. Je suis rentré et je suis reparti avec un tableau", a-t-il raconté. "On se demande si ce vol n'était pas un peu plus organisé que vous voulez bien le dire", a rétorqué le président du tribunal.
Le procureur a évoqué de son côté la possibilité d'un "commanditaire", non découvert par l'enquête.
Et cest dautant plus évident que le tableau de Paolo Ucello, représentant un jeune homme peint en 1440, et exposé au Musée des Beaux-Arts de Chambéry, avait fait lobjet "dun vol fictif" raconté par le maire de Chambéry, André Gilbertas, auteur dun roman policier en 1993. C'est à la suite dun coup de fil anonyme et dénonciateur quon a retrouvé lauteur du forfait.
Chappaz nen était pas à son premier coup. Déjà condamné à plusieurs reprises pour vol, il souffrait en outre de troubles psychiatriques.

Pour sa peine, ladorateur dUcello a écopé de 18 mois de prison ferme et 6030 frs pour réparation des dégats causés à loeuvre.
Robert L..


Titanics  Etrusques ou Grecs ?
CHAMBERY, le 20/01/2000

La Compagnie maritime d'expertise (Comex) a découvert, il y a quatorze mois, alors quelle ratissait les fonds au large de Marseille et de la presqu'île de Gien à la recherche de l'épave de l'avion d'Antoine de Saint-Exupéry, pas moins de sept épaves avec leurs cargaisons damphores.
Cest par 95 à 120 m de fond, qu ils ont repéré, sept tumulus entre Marseille et l'île de Porquerolles, constitués des vestiges de navires qui avaient jusque-là échappé aux chercheurs de trésors sous-marins en raison de leur grande profondeur.
La plus ancienne de ces épaves, pourrait remonter au VI siècle avant JC. La plus récente date du IIIe siècle après JC. Elles ont été détectées un peu "par hasard", en septembre et octobre 1998
Outre le bateau étrusque et ses quelques centaines d'amphores de type Py, un autre, romain, coulé à la fin du IIè siècle avant JC, pourrait avoir d'intéressants secrets à livrer, avec sa cargaison de plus de 5.000 amphores à vin de type Dressel, aujourd'hui encore en grande partie intactes. Car la profondeur a eu pour autre avantage de contribuer à maintenir en bon état ces deux épaves et trois des cinq autres.
Mais à la DRASSM, Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines, on estime quil ny a pas urgence à entamer des fouilles.
En réalité, il n y a pas de fonds pour les fonds (archéologiques).
Car des fouilles, à cette profondeur, nécessitent lintervention de robots et de sous-marins que possède la COMEX.Coût estimé de 5 à 10 millions de Francs.
Monsieur Henri-Germain Delauze, patron de la COMEX, dispose, néanmoins dun bon fond, et pour montrer lexemple aux fonctionnaires sourcilleux, propose dinvestir dores et déjà 1,5 à 2 millions de francs pour une fouille "légère".Bravo !
Antoine R.


La Grogne  de Sir Richard.
PARIS, le 11/01/2000

A peine rouvert, Beaubourg suscite déjà des polémiques. On aurait pu penser que les Français étaient à nouveau saisi par leurs vieux démons qui portent nom de querelle, noise, protestation ou encore contradiction. Et bien, non!
Cest de larchitecte britannique Richard Rogers, en personne, co-concepteur de Beaubourg, avec litalien Renzo Piano que vient la contestation.
Les critiques de Sir Richard, bien que ce dernier ait été préalablement consulté, portent essentiellement sur deux points.
A limage de la très démocratique volkswagen ( voiture pour le peuple), Le Paquebot avait été conçu dans une optique également très démocratique de "Bâtiment pour le peuple".
Pour Rogers, laccès payant à la terrasse par la fameuse chenille modifie complètement et dénature même lobjectif initial de Beaubourg, et pour des raisons mercantiles, de surcroït ! Pauvre Sir Richard!
Mais ce nest pas tout. La totale flexibilité de chaque niveau et "le système de circulation en façade" devaient assurer une complète fluidité entre la piazza, la facade et le mouvement des gens. Cest le deuxième aspect de la contestation de Sir Richard qui, consterné, estime que Beaubourg va devenir un monument figé, dépourvu de tout dynamisme.
Quimporte ! Depuis son ouverture, en 1977, Beaubourg a vu se presser 140 millions de visiteurs. Et comme dans un passé récent, avant les travaux, Jean-Jacques Aillagon, serein, attend de lordre de 25 000 visiteurs par jour.
Laissons ce grincheux de Richard Rogers, mis sur la touche de la rénovation, et courrons au Centre Georges Pompidou, car le temps presse. Et le Temps, vite!

Christian L.


Cezanne trop cher... à assurer !
OXFORD, le 06/01/2000
Estimée à quelque trois millions de livres (31,5 millions de francs français), la toile qui avait été volé la nuit du réveillon au Musée Ashmolean à Oxford, n'était pas assuré contre le vol, a indiqué jeudi son propriétaire l'Université d'Oxford.
Assurée contre les dommages causés par le feu et les inondations, elle ne létait pas contre le vol en raison des tarifs prohibitifs des assurances !!!
Alexandre H.


La mode est la mode.
PARIS, le 05/01/2000
Le phénomène nest pas nouveau, mais depuis plusieurs décennies, il sest accentué. Au point que la mode, qui, par définition, exprime une façon de vivre, de penser dans un groupe social déterminé, a récemment introduit le concept de "politiquement correct".
Las, la peinture ny échappe pas.

Il n y a pas si longtemps, encore, dans les années 60, la mode balançait entre lavant-gardisme chic du milieu parisien et la vague minimaliste des artistes new-yorkais.
Ce phénomène de mode en peinture, pas nouveau, au demeurant, résultait de la nécessité rassurante, à la fois pour les "critiques dart" et pour le public à éduquer, de classer, étiqueter, ranger les artistes, tantôt dans des écoles, tantôt dans des mouvements ou des courants picturaux.

Ainsi, des peintres, dans la solitude de leur atelier oeuvraient, souvent à leur insu, dans un courant que quelques "spécialistes" avaient déterminé pour eux.
Ce fut entre autres le cas des symbolistes au XIXème siècle. Qui Moreau, qui Beardsley, qui Odilon Redon, ou Gaetano Préviati étaient symbolistes sans le savoir.

Or les peintres -les vrais- ont toujours voulu saffranchir de cette constante labelisation.

Plus près de nous, un peintre aujourdhui, mondialement reconnu, James Ensor sinsurgeait contre "ces censeurs étiquetant, classant nos artistes comme des mollusques parqués".
Et, du reste, Ensor nétait pas à la mode. A la mode avant-gardiste du groupe des Vingt.
Il avait pour son malheur, limpérieuse nécessité, en dehors des lois qui régissaient ce quon allait guère tarder à appeler "le marché de lart", dextirper son art de soi, sans concession à la mode. Bref, dêtre un Peintre.
Ses masques ricanaient à la face dun public bourgeois, "panurgien", dune part, et à celle des critiques suffisants, dautre part.

Ce phénomène de labelisation allait donc saccentuer avec violence, à la faveur involontaire dauthentiques artistes de talent qui voulurent bouleverser les conventions pour pousser leur art dans ses retranchements les plus ultimes. Par la même, Duchamp et ses "ready-made", Picasso, Ernst, Miro, Klee et bien dautres, sans en rien le soupçonner, ouvraient la porte à limposture et à la non-peinture. Eux-mêmes, comble de lironie, allaient de surcroît être rattrapés par les critiques, les marchands et un public autant prétentieux quignorant. Ils allaient, du même coup, sengluer dans les méandres fangeux dun marché de lArt où devaient se cotoyer le pire et le meilleur, avec le plus profond mépris de la véritable peinture qui nécessite à la fois un métier et une profondeur dâme et de coeur.

Ce sont ces raisons qui motivent à devoir considérer les artistes, surtout quand ils sont loin des courants et des modes.
Et sils sont à la mode: Tant mieux !
Christian R.


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