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| Fredd Croizer | GALERIE Le mONDE dEs ARTS |
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Fredd Croizer |
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" Y a til une internationale de labstraction ? Fredd Croizer peint pour le plaisir et la jouissance dune intimité avec la peinture, des Suvres abstraites, monochromes, dont les surfaces sont lissées, coiffées comme les têtes des jeunes écoliers des temps passés. La matière recouvre la toile, que loutil géométrique du " pinceau "vient racler et former des reliefs. Le résultat est impeccable : la surface peinte est ainsi composée de multiples formes presque toutes identiques que laccumulation de la peinture creuse et délimite. Le geste est visible, on lui sait gré de nous le montrer. Ce sont là ses Suvres les plus nombreuses. Mais Fredd Croizer a conscience dune démarche, de la nécessité dune expression, dun objectif. Nourri peut être sans le savoir dune histoire de labstraction qui prend racine pour lui dans le De Stijl de Mondrian ou le suprématisme de Malevitch, le peintre observe son Suvre non pas comme une fin en soi, mais comme une étape qui doit le conduire vers la maîtrise dune attitude plastique et créatrice adaptable à dautres comportements artistiques : la danse (lespace), lobjet décoratif et inutile (dans lespace) larchitecture (mise en espace par essence). A limage des champs colorés de Sean Scully, de Robert Motherwell ou encore de Jean-Pierre Pincemin, sa peinture renvoie à une idée quasi naturelle, en quelque sorte humaine. Elle étudie notre rapport au visible, sans toutefois nous confondre avec lSil unique que nous serions. Autrement dit, labstrait est aussi pour lartiste affaire de toucher, de sensualité parfois brutale. Que voir et sentir dans lSuvre de Fredd Croizer ? Des noirs brillants ou mats, des rouges et des bleus profonds, lumineux aussi, que seul le signe énigmatique dune trace de loutil vient perturber. Ce signe, à géométrie variable, tourne sur lui-même et suggère la relativité de la surface. Creuser, grandir en somme au-delà des apparences. Sentir que la peinture est une somme de corps, et que ces corps mis côte à côte dialoguent sans pour autant se toucher. Lespace vital de chaque image est ainsi respecté. Impuissance de lêtre à nouer le contact ? Cependant ces corps sont beaux, quand ils naissent du gris, la couleur matrice, comme la démontré Paul Klee, de laquelle sont censées jaillir toutes les autres sensations colorées. Ainsi voit-on des noirs (couleur- matière) émerger de ces gris calmes et sereins, travaillés comme des objets corporels à chaque fois différents. Contrairement à lart du grand Rothko, la peinture de Fredd Croizer ne tente pas de nous absorber dans lillusion dun abîme dans lequel nous plongerions avec délice. Elle propose la force dune retenue qui nous épargne le désir de nous perdre dans un espace infini. Sa peinture se fonde sur des lois bien concrètes, lois dont nous aurions la connaissances des limites, des points dappui. Les formats de ses toiles peintes sont modestes, mais limage produite peut difficilement se suffire à elle-même. Dès lors, il nous faut composer avec dautres images, semblables à priori, qui, rassemblées, déclinent à lenvi un vocabulaire artistique cohérent. La surface peinte croît et crée en conséquence des polyptyques, chose voulue par lartiste. On est pas très loin ici des compositions, plus monumentales toutefois, de Robert Rauschenberg au début des années 1950, de ces imposants monochromes qui rendaient à la peinture son rapport au plan et à la surface. Mais Fredd Croizer paraît questionner une autre dimension : quy a til derrière la couche de matière lisse et généreuse, de cette peinture dont la couleur a peut être moins dimportance ? Comme le geste dun enfant qui essuie la vitre embuée de sa chambre, le fameux signe-trace de loutil- griffant la toile, montre où se place la frontière entre le monde intérieur et le monde extérieur, et permet déclairer le champs pour voir au-delà. Les polyptyques participent de la même attention : ils décuplent les images, comme dans un kaléidoscope. Mais fredd Croizer pense au jeu : les fragments de toiles quil rassemble aujourdhui à limage dun drapeau dont on coud les parties, relèvent de lexercice visuel pur. Si cela est un jeu, il est sérieux ; Il range ainsi les bouts perdus, qui tout à coup signalent la naissance dun corps articulé prêt à " funanbuler ". Fredd Croizer réalise une peinture non pas familière, mais intime, qui ne renie pas lenvie de peindre, voire le besoin, dans une démarche sans doute plus pertinente quil ny paraît, et à laquelle lartiste réfléchit. " Le peintre doit savoir à présent ce qui se passe dans ses tableaux et pourquoi " - Kasimir Malevitch, 1915. " Patrick Absalon, janvier 2002
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Né en 1967 à Antony, Fredd Croizer vit et travaille à Strasbourg |
Born in 1967 in Antony (Paris), Fredd Croizer lives and works in Strasbourg |
Geboren in 1967 in Antony ( Paris ), Fredd Croizer lebt und arbeitet in Strasbourg. |
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Fredd Croizer " Sans titre 16 " Huile sur toile 61 x 46 cm PRIX : 750 euros © F.C. * |
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Fredd Croizer " Sans titre 14 " Huile sur toile 61 x 46 cm PRIX : 750 euros © F.C. * |
Fredd Croizer " Sans titre 15 " Huile sur toile 61 x 46 cm PRIX : 750 euros © F.C. * |
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Fredd Croizer " Sans titre 17 " Huile sur toile 61 x 46 cm PRIX : 750 euros © F.C. * |
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Fredd Croizer " Sans titre 18 " Acrylique industrielle et huile sur toile 61 x 46 cm PRIX : 700 euros © F.C. * |
Fredd Croizer " Sans titre 23 " Acrylique industrielle et huile sur toile 61 x 46 cm PRIX : 700 euros © F.C. * |
Pour nous écrire : lmda@lemondedesarts.com
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