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https://lemondedesarts.com |
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Exposition terminée
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MONTPELLIER : Musée Fabre " Odilon Redon : Prince du rêve" Du 07 juillet au 16 octobre 2011
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Odilon Redon :
©

Odilon Redon :
" Le profil bleu "
Huile sur papier
30,1 x 24,7 cm
- 1892
© British Museum - Londres
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Odilon Redon (1840-1916) est sans doute l’un des artistes qui a marqué le plus l’art symboliste et il a été en ce sens l’une des figures essentielles de l’art du XIXème siècle et du début du XXème. Il a largement influencé les jeunes peintres Nabis et Fauves, et Paul Gauguin en particulier par ses emplois de la couleur vers la fin de sa vie.
Dans la première partie de son oeuvre, ces sont surtout les oeuvres en noirs qui l'intéressaient, dont il disait : " Il faut respecter le noir. Rien ne le prostitue. Il ne plaît pas aux yeux et n'éveille aucune sensualité. Il est agent de l'esprit bien plus que la belle couleur de la palette ou du prisme. "
C’est donc à véritable redécouverte que nous convie cette exposition, après la présentation du printemps au Grand palais à Paris, car Odilon Redon est probablement l’un des peintres français le moins connu en France, compte tenu du caractère " ésotérique " de son oeuvre, et malgré l’importance qui a été la sienne dans le mouvement pictural et dans l’histoire de l’art dela fin du XIXème.
Quelques grandes expositions ont été organisées à l’étranger, surtout à Chicago et à Londres en 1994, puis à Francfort en 2007, mais cette grande rétrospective est la première en France depuis celle de 1956 présentée à l’Orangerie à Paris.
Elle rassemble environ 250 oeuvres, peintures, dessins, pastels, fusains auxquelles ont été ajoutées un ensemble de gravures et de lithographies, avec l’aide exceptionnelle de la Bibliothèque Nationale de France.
Selon un parcours chronologique, elle permet au visiteur de revivre l’évolution du peintre, depuis sa jeunesse et l’époque angoissée qui fut la sienne retranscrite dans ses oeuvres noires jusqu’à l’explosion de la couleur de ses derniers tableaux.
L’exposition est complétée par de nombreux documents d’archives, livres, revues, lettres et photos, qui permettent de retracer les liens entretenus par Odilon Redon avec les artistes et le monde intellectuel de l’époque.
Odilon Redon, est né le 22 avril 1840 à Bordeaux et il est décédé le 6 juillet 1916 à Paris. Peintre symboliste et coloriste, dans son son art, il s’est ingénié à explorer les méandres de la pensée, à représenter l'aspect sombre et rêveur de l'âme humaine, à illustrer les mécanismes de l’irrationnel et de l’ésotérisme.
Originaire d’une famille bourgeoise du bordelais, en 1863 il rencontre le graveur Rodolphe Bresdin, qui l’initie à la gravure et à la lithographie, et l’oriente vers un art libre. C’est pour lui une rencontre qui sera décisive pour la suite de son parcours d’artiste, car Rodolphe Bresdin est un homme profondément romantique dont l’oeuvre veut exprimer une vision subjective et onirique de la vie.
Il donnera ainsi à Odilon Redon ce goût qui se développera tout au long de sa carrière, celui de la subjectivité, de l’expression personnelle et intense des sentiments et des émotions, qui feront de lui un artiste indépendant, hors de l'influence des écoles, mais qui sera aussi très mal compris de ses contemporains.
C’est la guerre de 1870, qui fait sombrer Odilon Redon dans une vision angoissée du monde. Inspiré par l’oeuvre de Goya, il entre dans sa " période des noirs", avec des compositions sombres, des séries de fusains et de lithographies, exécutées jusqu’en 1895 où s’exprime ses peurs, ses angoisses, ses interrogations sur la vie et les hommes.
Dans des oeuvres telles que "Le Rêve "en 1879, "Origines" en 1883, et dans des séries telles que "La Tentation de Saint Antoine" de 1888 à 1896, et "L’Apocalypse de Saint Jean" en 1899, non seulement on entrevoit l’influence de Goya, mais aussi transparait une vision spiritualiste avec ses interrogations sur la mort, sur les origines, sur l’infini, mais également sur l’infiniment petit, impressionné qu’il est par les recherches microscopiques du botaniste Armand Clavaud.
Son goût pour la musique et notamment pour Schumann, exercera également une influence profonde sur lui, - ce, déjà depuis son adolescence-, ainsi que les chants sacrés qui lui révéleront, dira-t’il : " un infini sans mélange, découvert comme un absolu réel, le contact même avec l'au-delà".
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Odilon Redon vers 1880
©
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C’est ainsi qu’Odilon Redon s’ouvrira à une profonde réflexion spirituelle portant sur les limites du conscient, les confins de la pensée, et qu’il explorera dans une recherche obsédante des thèmes tels que l’origine de la vie, le vertige de l’infini, le mystère de la fin en toute chose, l’utilité de l’existence.
Le rôle de son oeuvre tel qu’il l’écrit alors lui-même est de "mettre la logique du visible au service de l’invisible ". Mais cette conception visionnaire engendrent un rejet de la part de ses contemporains à l’exception de Huysmans ou de Stéphane Mallarmé, et le scandale chez les critiques, car il demeure totalement en dehors des tendances et des mouvements de son époque.
Dans les années 1890, ses oeuvres en noirs s’orientent vers des horizons plus intérieurs. L’utilisation de nouvelles techniques dans les arts graphiques, telles que le pastel et la peinture, permettent de nouvelles variations picturales qui facilitent les travaux de paysages, de fleurs et de natures mortes, ainsi que le portraits.
Les années qui suivront permettront à Odilon Redon de travailler ainsi en versions colorées certains des mêmes thèmes que ceux développés avec ses oeuvres en noirs, par exemple, "Les Yeux clos" en 1890.
Ce, jusqu’à ce que les couleurs prennent définitivement le dessus à partir de 1900, dans des oeuvres où les variations colorées éclatent dans des thèmes mythologiques , comme " Le Char d’Apollon" en 1905, ou religieux comme "Le Bouddha" en 1906.
L’oeuvre synthétique et spiritualiste d’Odilon Redon aura ensuite une large influence sur l’art de Paul Gauguin et des Nabis.
"L'artiste, disait-il, vient à la vie pour un accomplissement qui est mystérieux. Il est un accident. Rien ne l'attend dans le monde social."
Musée Fabre - Montpellier
( LMDA)
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Informations pratiques
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MONTPELLIER - Musée Fabre -
39, Boulevard Bonne Nouvelle - 34000 Montpellier -
Tél : 04 67 14 83 00
Ouvert : Tous les jours de 10 h à 19 h
le mercredi de 13 h à 21 h;
Fermé le lundi et jours fériés
Site internet : http://www.museefabre.fr
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