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Exposition terminée
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MARSEILLE : Musée d'Art Contemporain " Jacques Villeglé, l'exposition qui déchire " ... Jusqu'au 16 septembre 2012
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COMMUNIQUE DE PRESSE
Artiste connu et reconnu de l'art contemporain français, Jacques Villeglé s'offre une rétrospective exceptionnelle au Musée d'Art Contemporain de Marseille du 22 juin au 16 septembre. L'occasion privilégiée de découvrir les œuvres majeures ou moins connues d'un artiste au parcours hétéroclite.
Jacques Villeglé aurait pu rester un illustre inconnu s'il n'avait pas eu l'idée de devenir un "collecteur" d'affiches. Après des études de peinture, de dessin et d'architecture en passant par quelques notions d'urbanisme, l'artiste se lance dans la récolte d'affiches qui couvrent les murs des villes à une époque où l'affichage n'est pas encore hors d'atteinte, derrière des panneaux de plexiglas.
Le lacérateur anonyme
Jacques Villeglé ne se considère pas comme le concepteur d'un nouveau style mais davantage comme un flâneur qui prélève, au fil de ses promenades, les restes d'affiches qui attirent son œil pour leur esthétisme. Du reste, c'est un rendu quasi brut qu'il offre au public puisqu'il ne change pas le matériau en dehors du collage sur la toile. Son but n'est pas de coloriser ou de redessiner par dessus les affiches mais, au contraire, de faire ressortir les traces de la vie urbaine dans tout ce qu'elle a de violent, de poétique, d'incongru : une déchirure faite par un anonyme, un graffiti, un mot, une signature...
Il souligne d'ailleurs que "le véritable artiste est ce lacérateur anonyme, la collecte, elle, pouvant être réalisée par n'importe qui". Ainsi ses œuvres sont uniques, faites de figures riches et spontanées.
Jacques Villeglé est considéré comme l'historien de ce lacéré anonyme et son travail devient le prélude du Nouveau Réalisme. Avec quelques amis artistes, ils créeront un peu plus tard le groupe des Nouveaux Réalistes. Leurs œuvres peuvent être vues comme le pendant du Pop Art américain. Jacques Villeglé, tout comme Andy Warhol, se plaît à détourner la publicité pour les marques, la presse, ect.
Le [mac] réuni d'ailleurs Villeglé et ses amis durant l'exposition puisque le musée est déjà détenteur d'une riche collection de travaux provenant du mouvement des Nouveaux Réalistes.
Parmi les nombreuses œuvres proposées, on retiendra "L'humour Jaune", l'une de ses premières toiles ainsi que "3615", provenant d'une série réalisée en région parisienne et l'"Opération Quimperoise", constituée d'auto-portraits.
Artiste aux multiples facettes, Jacques Villeglé a également travaillé avec la vidéo et réalisé plusieurs petits films, dont "Un mythe dans la ville" qui sera projeté en boucle lors de cette rétrospective.
Le Musée d'Art Contemporain - Marseille
Commissaire de l’exposition
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images/Villegle21.bmp Jacques Villeglé
" Rue des Prouvaires "
© Musée d'Art Contemporain Marseille - © ADAGP
© Photo : F. Poivret

Jacques Villeglé
Rue Turbigo - Paris 1964
© ADAGP
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Jacques Villeglé est un artiste français majeur de l'art d'aujourd'hui, âgé de 82 ans, qui dès 1949, a développé par la récupération et l'usage presque exclusif d'un matériau unique - celui des affiches lacérées trouvées au hasard de ses promenades urbaines - une oeuvre unique, foisonnante et d'une totale richesse formelle.
Jacques Villeglé ne se revendique pas comme le concepteur d'un nouveau «ready-made» à la manière de Duchamp pour promouvoir l'objet trouvé ou récupéré, en l'occurrence, les affiches, au rang d'oeuvre d'art. Il est un flâneur, qui au fil même de ses promenades et dérives dans les rue de la ville, prélève sur les panneaux publics les restes d'affiches déchirées qui l'interessent d'un point de vue esthétique. Il n'agit que trés peu sur les affiches qu'il trouve, en dehors du collage qu'il en fait sur des toiles. Sa démarche n'est pas de rajouter une composition ou de la couleur à l'affiche marouflée, mais de découvrir dans la superposition des épaisseurs de papier lacérés, la beauté d'une forme, d'une couleur, d'une épaisseur de déchirures, celle d'une tache faite par une main anonyme, d'un graffiti, d'une écriture parfois, pour laisser apparaître l'aspect sauvage et spontané en soi de la vie civilisée et urbaine, riche dans sa sauvagerie, de figures de beautés vierges et uniques..
A ce titre, le travail de Jacques Villeglé se veut être le témoignage de la rude réalité de l'illusion urbaine de la vie qui fuit et s'exprime sur ses murs, à certains emplacements choisis de ses rues et de ses ruelles. C'est le cours de l'histoire en son déroulement et en son épaisseur qu'il récupère au travers ses rouleaux de papier décollés des palissades, comme un effet des expressions de la survie humaine plutôt que de l'art.
Il nous montre combien notre monde est conditionné par un environnement visuel quotidien, et totalement idéologisé. L'objet et le but de Jacques Villeglé est de donner à notre mémoire, matière à revenir sur elle -même, à refaire le temps, à reconsidérer sans concession le temps perdu de façon critique, ludique sans doute, mais aussi avec la lucidité et l'intransigeance d'une réelle conscience de soi et du monde tel qu'il va.
Jacques Villeglé étudie la peinture et le dessin à l'école des Beaux-Arts de Rennes où il fait la connaissance de Raymond Hains en 1945, qui restera son ami de toujours. Il travaille quelque temps chez un architecte, où il se familiarise avec les questions d'urbanisme et d'espace public, puis part à l'école des Beaux-Arts de Nantes en 1947 pour faire des études d'architecture. Il aime collecter sur les plages de Saint Malo, les bois flottés, les morceaux de métaux rongés par le sel marin, les objets de diverses natures rejetés par les flots et réalise même des petites sculptures à partir des débris récupérés du mur de lAtlantique.
A partir de décembre 1949, il s'intéresse aux effets de couleurs, à la matière constituée par les épaisseurs de papier et aux formes laissées par des mains anonymes et noctambules et aux affiches déchirées et jetées au sol par des gestes vengeurs. Il se définit alors par antinomie comme un "affichiste" et déclare la "guerre des signes", les affiches représentant pour lui l'expression d'une culture monolithique de plus en plus envahissante.
« Le prélèvement, dit-il, est le parallèle du cadrage du photographe », et il se veut comme un simple collecteur de fragments d'affiches qu'il choisit et signe. Mais le véritable artiste est selon lui, celui qui a su déchirer et délaisser à un moment choisi l'ensemble en l'état de lambeaux.
En février 1954, Jacques Villeglé fait la rencontre du poète lettriste François Dufrêne, lui-même intéressé par le domaine des affiches lacérées, dont il recherche l'esthétique de l'envers ou du dessous.
En 1958, Villeglé rédige une mise au point sur l'intérêt des affiches lacérées intitulée "Des Réalités Collectives", préfigurant le "Manifeste du Nouveau Réalisme".
Il réalise en 1959, puis en 1960 ses premières expositions personnelles. Après sa rencontre avec Yves Klein puis Pierre Restany et Jean Tinguely, et leur participation commune à la première Biennale de Paris, il décide avec eux de constituer le groupe des Nouveaux Réalistes.
Avec son ami Raymond Hains, Jacques Villeglé sapproprie les affiches des panneaux publicitaires et des murs par les effets esthétiques que les déchirures abstraites lui procurent, tout en inscrivant son travail de récupération dans une démarche de contestation politique.
Il se plaît au détournement de la publicité pour les marques, pour la presse, mais également aux expérimentations lettristes de Raymond Hains. Se voulant être le releveur de traces de la civilisation présente, plus particulièrement lorsqu'elles sont anonymes, Villeglé imagine à partir de 1969 un « alphabet socio-politique » en hommage à Serge Tchakhotine, auteur en 1939 d'un essai intitulé "Le Viol des foules par la propagande."
Depuis 1957, l'Suvre de Jacques Villeglé a fait l'objet de plus de 140 expositions personnelles en Europe et en Amérique, et l'artiste a participé à de nombreuses manifestations collectives. Ses Suvres ont été acquises par plusieurs musées européens, américains et africains. Mais ce n'est qu'à partir de la fin des années 1970 que Villeglé a pu vivre de son art. Il lui faudra attendre 1998 pour que le Musée National d'Art Moderne fasse l'acquisition d'une de ses affiches lacérées, et reconnaisse ainsi son oeuvre.
Musée d'Art Contemporain - Marseille
LMDA
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Informations pratiques
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MARSEILLE - Musée d'Art Contemporain -
69, Rue de Haïfa - 13008 Marseille -
Tél : 04 91 25 01 07
Ouvert : tous les jours de 10h à 18h
Fermé le lundi et jours fériés
Sites Internet : Musée d'Art Contemporain- Marseille
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LIVRES ¤¤¤

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CLAUDE LAZAR
par Francis Parent - Préface Philippe Djian / Ed. Art In Progress / Album Arts / 240 pages / 200 illustrations couleurs / Format 25 x 29 cm / Broché / Prix : 45,00 Euros
Cet ouvrage constitue la première monographie consacrée à Claude Lazar, avec 20 ans de peinture et son aventure américaine... " Je ne sais si Claude Lazar parle d'avant ou d'après, à la réflexion. Si l'on doit voir dans son travail l'imminence de l'occupation ou la trace d'un passage. En tout cas, les particules de poussière demeurent en suspension, tourbillonnant sur elles-même... " Philippe Djian
ISBN : 978-2-35108-018-1
>>> Livres d'arts
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LIVRES ¤¤¤

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GUYOMARD - 40 ANS DE PEINTURE
par Jean-Luc Chalumeau / Ed. Art In Progress / Arts Monographie - / 200 pages / illustrations couleurs / Format 24,5 x 29 cm / Broché couverture illustrée
/ Prix : 45,00 Euros
Gérard Guyomard est un des représentants les plus originaux de la Figuration en France. Cette originalité puise ses sources à la fois dans l'esprit anarchiste auquel le peintre est toujours resté fidèle, et dans une technique picturale très personnelle à base de superpositions. Depuis ses débuts en 1964, il développe un art consciemment narratif dont il était temps de prendre la mesure, de par le nombre des expositions rétrospectives qui lui sont consacrées.
ISBN : 978-2-35108-022-1
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exposition
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exposition
Musée de la Marine
Paris
Mathurin Méheut
Du 27 février au 30 juin 2013
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exposition
Musée
Marmottan-Monet
Du 21 février au 30 juin 2013
Marie Laurencin
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théâtre
Voyage
au bout de la nuit d'après
Louis- Ferdinand Céline
Mise en scène
Françoise Petit
avec
Jean-François Balmer
Théâtre de l'Oeuvre 55, Rue de Clichy
Paris - 75009
Jusqu'au 24 mars 2013
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