|
|
|
|
https://lemondedesarts.com |
|
|
|
|
|
Exposition terminée
|
|
| |
PARIS : Musée de l'Orangerie
" Chaïm Soutine ( 1893 - 1943 ) - L'ordre du chaos " Du 03 octobre 2012 au 21 janvier 2013
|
|

images/Soutine9.jpg Chaïm Soutine :
" Autoportrait "
1917 - Huile sur toile 54,5 x 45,5 cm -
© Coll. part. © ADAGP

images/Soutine12.jpg Chaïm Soutine :
" Le garçon d'étage "
1927 - Huile sur toile
© Musée de l'Orangerie - Paris © ADAGP
 Chaïm Soutine
en 1934
© ADAGP
|
Réunis par la passion du marchand Paul Guillaume pour ces « portraits où la mesure et la démence luttent et s’équilibrent », vingt-deux tableaux du peintre russe Chaïm Soutine (1893-1943) sont conservés par le Musée de l’Orangerie. Ils sont le noyau de cette rétrospective, célébrant la puissance expressionniste et l’ardeur d’une palette uniques dans le Paris de l’entre-deux-guerres. L’influence que cette œuvre eut sur les artistes de la fin du XXème siècle rend nécessaire un nouveau regard sur ce peintre encore incompris en France.
D'origine lituanienne, Chaïm Soutine ( 1893 -1943 ) est issu d'une famille pauvre vivant misérablement dans les traditions et les principes religieux du Talmud dans le ghetto juif de leur village. Son père fait de la couture pour le compte d'un tailleur. Chaïm, timide et réservé est le dixième de onze enfants.Les études ne l'intéressent pas, et écolier, il passe de longs moments à dessiner des portraits de personnes quil rencontre.
En 1902, son beau frère l'accueille à Minsk, pour lui apprendre le métier de tailleur. Mais son désir de dessiner domine. Son ami, Michel Kikoïne, qui partage la même passion du dessin, l'incite à prendre des cours de peinture. En 1909, il part à Vilna avec lui, où tous deux trouvent un emploi de retoucheurs chez un photographe. En 1910, il passent son examen dentrée à lécole des Beaux-Arts. Kikoïne part pour la France en 1912. Il décide l'année suivante de rejoindre son ami et c'est ainsi qu'il arrive à Paris en Juillet 1913, où il découvre un monde totalement différent de sa Russie natale.
Paul Krémègne, l'un de ses amis russe rencontré à Vilna et venu lui aussi à Paris deux ans plus tôt, l'accueille et lui fait rencontrer les artistes du quartier de Montparnasse, parmi lesquels de nombreux peintres étrangers, que lon désignera ensuite sous le nom de lÉcole de Paris.
Soutine fréquente régulièrement le Musée du Louvre et il s'inscrit à l'Ecole des Beaux-Arts, tout en travaillant de nuit comme porteur à la Gare Montparnasse. Il est déjà malade, sans doute par les conséquences des années de privations et de souffrances de sa jeunesse en Russie. Traqué par la misère et par la maladie, il tente un jour de se suicider, mais il est sauvé par son ami Kikoïne.
En août 1914, c'est la guerre et lordre de mobilisation générale est donné en France. Soutine se porte volontaire. Il part creuser des tranchées, mais il est rapidement réformé à cause de son état de santé. Recensé comme émigrant juif, il obtient de la Préfecture de police un permis de séjour au titre de réfugié.
ll sinstalle alors Cité Falguière dans le XVème arrondissement de Paris. Le sculpteur Jacques Lipchitz lui présente Amedeo Modigliani, qui a été également réformé car atteint de tuberculose. Modigliani, qui est son aîné de dix ans lui voue une réelle affection et devient son ami. Tous deux liés par un destin semblable ne mangent que rarement à leur faim, et sadonnent volontiers à la boisson, et aux soirées avec les prostituées. Soutine peint beaucoup et va souvent dans les chemins aux abords de Paris à la recherche des paysages qui l'inspirent.
Modigliani lui présente le marchand d'art, Léopold Zborowski en 1918, avant que de partir se soigner pour sa tuberculose à Vence, dans le midi de la France. Soutine, de son côté ne s'adapte pas à la vie parisienne. Il est invité par Pierre Brune, à venir s'installer à Céret, dans les Pyrénées-Orientales. Quelques mois plus tard, fin Janvier 1920, il apprend la mort de son ami Modigliani.
Ébranlé par cette disparition, il cesse de boire et suit les conseils de ses médecins pour salimenter correctement. Son estomac le fait de plus en plus souffrir. Sauvage, ombrageux, colérique et secret, il vit à l'écart et s'enferme dans la peinture. En été 1920, Zborowski vient chercher près de 200 toiles.
C'est alors que le docteur Albert Coombs Barnes un riche collectionneur américain, vient à Paris, pour collecter une série dSuvres contemporaines destinées à la fondation qu'il vient de créer à Philadelphie. Zborowski parvient à lui vendre soixante toiles de Soutine peintes à Céret, ce qui lui assure une soudaine renommée dans le mileu artistique.
Chaïm Soutine décide alors de partir dans le midi de la France à Cagnes pour peindre des séries de paysages aux couleurs les plus vives. Mais la région ne lui convient pas il revient à Paris. Souvent envahi par des doutes sur lui même, obsédé par des questions de formes et de couleurs, insatisfait de son travail, il ne cesse de s'interroger sur son art. Un jour, pris d'une soudaine colère, il contre lui même, il brûle un grand nombre des toiles qu'il avait peintes à Céret.
Vivant un peu mieux, il s'installe dans un atelier plus spacieux à Paris, à proximité du Parc Montsouris. Là, il se passionne pour la lecture et pour la musique, tout en peignant. Mais son voisinage est horrifié par les carcasses d'animaux écorchés ou éventrés qu'il prend alors comme modèle pour ses toiles, et se plaignent des odeurs putrides qui envahissent l'atelier et la rue.
C'est en juin 1927, que se tient le vernissage de la première exposition de ses Suvres. Il séjourne parfois dans la maison de campagne de Léopold Zborowski dans lIndre ou dans la propriété de Marcellin et Madeleine Castaing près de Chartres, avec qui il s'est lié damitié car grands amateurs dart. Leurs relations avec le milieu intellectuel, artistes ou écrivains tels que Blaise Cendrars, Erik Satie ou Henry Miller, permettent à Soutine de se faire connaître et d'être présent dans de nouvelles expositionset d'être retenu dans le choix de certaines grandes collections.
En 1929, il repart pour le midi de la France à Vence, où il peint une série consacrées aux arbres. Mais les acheteurs se font plus rares, car la crise économique née aux États-Unis vient de gagner l'Europe. En 1932, la marchand d'art Zborowski se trouve est ruiné et meurt à 43 ans dune crise cardiaque.
|
|
|
|
Soutine propose alors sa production à Marcellin et Madeleine Castaing qui lui permettent en 1935, d'être exposé à Chicago, avec une vingtaine d'oeuvres, ce pour la première fois aux États-Unis.
En 1937, une exposition lui est consacrée au Petit Palais à Paris. Il rencontre alors Gerda Groth, réfugiée juive allemande qui a fuit le régime nazi. Lorsque la guerre éclate, l'été 1939, ils partent vivre ensemble dans un petit village de lYonne . Les juifs ont lobligation de se faire recenser. Le 15 mai 1940, Gerda est arrêtée et Soutine doit se cacher en différents lieux tout en retournant souvent à Paris pour se faire soigner.
Il touve à se réfugier à Champigny-sur-Veude, près de Tours avec une nouvelle compagne, Marie-Berthe Aurenche. Il poursuit la peinture malgré les douleurs les plus vives qui l'affectent en permanence et le plie de douleurs depuis de nombreuses d'années.
Fin juillet 1943, son état de santé se détériore soudainement et il cesse de peindre. Le 31 juillet au matin, il doit être hospitalisé. Avant dêtre transporté, il demande à se rendre à son atelier et brûle ses toiles. À lhôpital de Chinon, son état est jugé grave : un ulcère avec hémorragie interne est diagnostiqué. Il doît être opéré.
Il est dirigé vers Paris, mais les contrôles de la France occupée doivent être évités et le voyage savère plus long que prévu. A son arrivée, le 7 août, il est opéré sans doute trop tardivement car il meurt deux jours plus tard. Son enterrement à lieu le 11 août, au cimetière du Montparnasse.
Chaïm Soutine est resté longtemps à l'écart du mileu artistique, à cause de sa personnalité très particulière , mais aussi par son art, resté incompris, marginalisé. Il fut assimilé souvent à un artiste malsain et difficile, sur lequel tout lantisémitisme ambiant l'avait marginalisé dès le premier jour où il était arrivé à Paris.
Encore aujourdhui il reste de lui limage de l' artiste maudit, du juif émigré sur qui pèse tous les interdits dune religion trop contraignante et dont le physique se prête à tous les clichés antisémites.
Artiste génial Chaïm Soutine fut, l'observateur des âmes et des esprits. Ses portraits soulignent particulièrement la personnalité des modèles choisis. Il sait tirer les caractères, les pensées, les travers des personnages qu'il peint dans une synthèse qui exhume la force de chacun deux, dans un genre quaucun artiste avant lui navait su exprimer.
Classifié comme artiste expressionniste, on peut en effet considérer qu'il est l'un des rares, voire le seul à pouvoir représenter ce mouvement en France, comparativement à ce qui se déroule en Allemagne ou en Autriche à la même période. Comme les artistes allemands ou autrichiens de cette époque, il est un véritable visionnaire. Il transcende la réalité et la transforme en une figuration imaginaire, à la croisée de plusieurs mouvements artistiques naissants. Tout en s'inspirant des artistes les plus classiques et les plus illustres, comme Rembrandt, Courbet, Corot, ou Cézanne, il est le précurseur des plus grands artistes de la deuxième partie du XXème siècle comme Pollock, De Kooning, Bacon ou Baselitz
Musée de l'Orangerie - Paris
( LMDA)
|
|
|
|
Informations pratiques ########
PARIS
Musée de l'Orangerie
Jardin des Tuileries - 75001 Paris
Métro : Concorde
Tél : 01 44 77 80 07 Téléphoner pour tout renseignement Pour les horaires des expositions, les périodes d'ouverture ou de fermeture,
consulter le site internet du musée. Site Internet : Musée de l'Orangerie
|

Paris - Musée de l'Orangerie
Ouvert ( sous réserve de modifications ) :
tous les jours de 9h à 18h
Fermé le mardi et jours fériés
Accés handicapés
Librairie - Boutique |
|
A LIRE ¤¤¤ Balthus

Balthus
© LMDA - M. Archimbaud
|
Là où beaucoup ne voyaient, qu'une peinture traditionnelle chez Balthus dominée par la gamme de couleurs ocres et terres, Antonin Artaud qui l'avait rencontré dès 1934, y voyait une "peinture de tremblement de terre... Sous un calme factice cette peinture tellurique sent la peste, la tempête et les épidémies", disait -il ... Suite >>>
|
AUTRES ARTICLES ¤¤¤
Paul Gauguin Georges Rouault
Nicolas de Staël
|
|
LIVRES ¤¤¤

|
LE PORTRAIT DANS L'ART CONTEMPORAIN
/ par collectif / Préface : Francis Parent / Ed. Patou / Album Arts / 372 pages / illustrations couleurs / Format 22 x 30,5 cm / Couverture reliée illustrée/ Edition Bilingue / Prix : 49,00 Euros
Il s’agit du premier ouvrage à présenter un ensemble d’artistes contemporains travaillant sur la thématique restreinte du portrait, mais dans son acceptation la plus ouverte. Il entend ainsi faire un panorama le plus large possible de la création actuelle, en montrant la diversité des techniques, des formalismes, des genres, des approches, que ces artistes peuvent employer pour réaliser des portraits.
Ainsi, 180 artistes, tous mediums confondus (photographes, peintres, dessinateurs, sculpteurs…) composent cet ouvrage, une double page étant accordée à chacun. Nous retrouvons les grands noms de la scène artistique contemporaine et internationale : Matthew Barney, Chuck Close, Mauro Corda, Erró, Gueorgui Pinkhassov, Moreno Pincas, Hélène Benzacar….
Un texte de l'artiste expliquant sa démarche ou commentée par un critique ainsi qu'une courte biographie offrent un dialogue texte-images accessible qui devrait etre appréciée par le lecteur. tandis que la préface de Francis arent luii offre une histoire du portrait, aussi bien dans son évolution historique, sa dimension " psycho-sociale" et symbolique que plastique.
ISBN : 978-2-35108-055-9
>>> Livres d'arts
|
|
|
LIVRES ¤¤¤

|
AUGUSTIN FERRANDO
/ par Patrick-Gilles Persin / Ed. Art InProgress / Album Arts / 160 pages / photos et illustrations couleurs / Format 24,5 x 27 cm / Relié sous couverture illustrée / Prix : 45,00 Euros
Augustin Ferrando, peintre orientaliste considéré comme le peintre " fauve " de l'Algérie, fût chez Cormon à Paris, le camarade d'ateler de Friesz et de Matisse. Il cotoya également Derain, Vlaminck, Léger et Utrillo.
" Au fil du temps, et jusqu'au soir de sa vie, son style et se technique picturale évoluent singulièrement, étonnamment, continuellement. Ainsi au plan de sa pratique habituelle, est-il bon de souligner qu'il utilise toujours comme support à son oeuvre d'abord la toile, puis le carton auquel succède le contreplaqué et il finit son parcours en peignant sur de l'isorel. Bien sûr, quelques toiles jalonnent encore son parcours. Mais il n'en reste pas moins que c'est là une chose tout à fait extraordinaie, un cas de figure vraisemblalement unique ". Patrick-Gilles Persin
ISBN : 978-2-35108-055-9
>>> Livres d'arts
|
|
LIVRES ¤¤¤

|
GUYOMARD - 40 ANS DE PEINTURE
par Jean-Luc Chalumeau / Ed. Art In Progress / Arts Monographie - / 200 pages / illustrations couleurs / Format 24,5 x 29 cm / Broché couverture illustrée
/ Prix : 45,00 Euros
Gérard Guyomard est un des représentants les plus originaux de la Figuration en France. Cette originalité puise ses sources à la fois dans l'esprit anarchiste auquel le peintre est toujours resté fidèle, et dans une technique picturale très personnelle à base de superpositions. Depuis ses débuts en 1964, il développe un art consciemment narratif dont il était temps de prendre la mesure, de par le nombre des expositions rétrospectives qui lui sont consacrées.
ISBN : 978-2-35108-022-1
>>> Livres d'arts
|
|
|
|
| |
|
| |
|
|
------
¤¤¤¤¤
|
|
|
|
exposition
¤¤¤¤¤
|
|
|
|
exposition
¤¤¤¤¤
|
|
|
|
cinéma
Renoir réalisé
par Gilles Bourdos
avec
Michel Bouquet
actuellement sur les écrans
¤¤¤¤¤
|
|
|
|
cinéma
Rendez-vous
à Kiruna
réalisé par Anna Novion
avec
Jean-Pierre Daroussin
actuellement sur les écrans
¤¤¤¤¤
|
|
|
|
théâtre
Voyage
au bout de la nuit d'après
Louis- Ferdinand Céline
Mise en scène
Françoise Petit
avec
Jean-François Balmer
actuellement
au
Théâtre de l'Oeuvre 55, Rue de Clichy
Paris - 75009
¤¤¤¤¤
|
|
|
|
|