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LES MURS DE BERLIN
MEMOIRE D'UN ART PERDU
les graffitis sur les murs de Berlin en 1989

        

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MEMOIRE D'UN ART PERDU
EN HOMMAGE
aux femmes, aux hommes, aux  jeunes
et à leurs aînés,
aux artistes anonymes et libres
de toutes couleurs et de toutes croyances, 

qui par leurs tags, leurs graffitis
et leurs peintures
firent se désagréger, chanceler
et enfin tomber,
le Mur de Berlin
le 9 novembre 1989

© Photos de Francesco et Alessandro Alacevich  : " Mémoire d'un art perdu"  - Editions Gremese  1991

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Le mur est la signification
de l'interdiction.
De l'accés défendu, du défense de passer, de l'issue impossible, de la liberté bafouée.
Il est la forme primodiale
de la négation, de la prohibition.

Mais sur le mur de l'interdit, 
des signes peuvent apparaître .
Des griffures, des gravures, des souillures,
des graffitis, des dessins, des  tags,
des peintures,
comme autant de refus et de trangressions.

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Le mur signifie aussi certes,
la protection, le refuge.
Mais c'est  aussi l'enfermement, l'incarcération,
la prison .
Sa fonction est aussi d'abriter,
de protéger, de cacher,
mais aussi d'isoler, d'exclure, de fuir.

Le mur repose et demeure
sur de profondes fondations.
C'est  cependant
son principe et son symbole
de  domination, d'oppression,
qui sont  par les signes qui le souillent
rejetés, détestés, honnis.

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Ces signes manifestent l' opposition
à l'entrave à l'interdiction ou à l'enfermement.
Ils sont l'expression
de la révolte, du rêve, de l'espérance
et de l'action  individuelle.

Ces signes sont les expressions
silencieuces, sourdes et contenues
qui en attente,
appellent à l'insurrection
de l'imaginaire et de la conscience collective.

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Les murs deviennent ainsi parfois des tableaux.
Les murs de Berlin
furent pendant les années et les mois qui précédérent leur chute,
le support à  la grandissante envie populaire d'oublier son histoire et de faire disparaître son symbole .
Les écritures, les dessins, les couleurs, sont les expressions spontanées d'un imaginataire de l'instant
qui se voit tout simplement déceler une fissure, se frayer un passage, se trouver une issue,
pour passer de l'autre côté.

 

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Les murs de Berlin furent les supports à des tableaux éphémères,
d'auteurs et d'artistes anonymes.
Oeuvres de l'immédiat, de l'instant, de la spontanéité,
vouées, dans le simulacre de la révolte et de la destruction qu'elles représentent, à la disparition
Elles furent l'expression
d'un art instantané de la rue.

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Celui d'un art inclassable,
destiné  tout instant à se voir
surchargé, transformé, détérioré,désagrégé, détruit
et disparaître

soit sous les couches de nouvelles peintures d'autres artistes ou de peintres improbables,
soit sous les coups des pics, des pioches, des bulldozers et des pelleteuses de la liberté.

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Murs de Berlin 1989 - peinture anonyme © Photo de Francesco et Alessandro Alacevich 

Un art, qui n'est ni "conceptuel", ni "processuel", ni "comportemental", ni"narratif",
ni"événementiel", ni "minimal", ni "brut",
mais un art de l'éphémère,
qui commence par l'effritage, le grattage, le perçage,
et qui au travers toutes les étapes des liens
entre la créativité et la destructivité, entre le trait et  la couleur,
parvient à force de temps, d'attente et de  volonté
à creuser la fissure, à élargir la faille, à ouvrir la brèche.
Tandis que des photographes, artistes de la mémoire, passaient par là.

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