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L'épanouissement artistique de l'humanisme et de la Renaissance se révéla dans le domaine des bijoux et des objets précieux tout autant que dans les autres domaines. Les acteurs en furent les grandes familles de la péninsule italienne qui rivalisaient entre elles pour se procurer des antiquités fraîchement sorties de fouilles, des vases et des pierres gravées, des médailles et des monnaies, des objets exotiques et aussi pour faire éxécuter par les meilleurs artisans des bibelots de prix, des bijoux et des ornements recherchés tant par les hommes que par les femmes, puisque tel était l'usage jusqu'au siècle dernier.
A Florence, au fur et à mesure que leur pouvoir s'affermissait sur la ville, les Médicis du XVème siècle se distinguèrent dans ce domaine comme dans tous ceux qui concernaient les collections et le mécénat.Les premières acquisitions connues remontent à Cosme l'Ancien : celui-ci disposait d'un excellent orfèvre, Lorenzo Ghiberti, et lui fit placer dans une monture d'or en forme de dragon la très célèbre cornaline gravée Apollonet Marsyas. mais ce fût avec son fils Pierre le Goutteux, et ses petits fils Laurent (Le Magnifique) et Julien que la collection médicéenne d'antiquités, petites et grandes, de bronzes, de numismatique et de pierres gravées put supporter la comparaison avec celles des principales cours septentrionnales et celles des papes."
Christina Acidini Luschinat " Trésors des Médicis" Editions Somogy 1998
(extrait p.10 et 11)
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Vase à deux anses et couvercle en jaspe, monture en vermeil
attribué à Giusto da Firenze
Venise XVème siècle
© Museo degli Argenti
Florence
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