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Ce catalogue présente des artistes plasticiens issus de l'exil républicain espagol qui ont vécu et travaillé à Toulouse et dans la région toulousaine, capitale de cette Espagne chassée par le franquisme en 1939.
C'est avec la chute de Tarragone le 14 janvier 1939, que le dernier bastion de l'armée républicaine espagnole en résistance contre Franco, est désintégré. Commence alors la fuite et l'exode vers la frontière française de plus de 500 000 hommes, femmes et enfants en provenance des différentes province espagnole et en particulier de Catalogne, et l'exil, " el destierro", à Toulouse et dans sa région, qui devient le centre de la résistance au franquisme, pendant près de 40 ans, jusqu'à la mort de Franco en 1975.
Parmi eux, toutes les classes sociales, mêlées aux convictions politiques républicaines allant des anarchistes, aux trotskistes et des communistes aux socialistes, et parmi eux aussi des artistes déjà, tel le graveur Pablo Salen, le peintre cubiste Virgilio ou encore Joaquin Vicens-Gironella, et Izquierdo-Carvajal, ou des artistes en devenir tel Manuel Camps-Vicens, Liberto Perez, Michel Battle, Forcadell-Prat et d'autres encore.
Les artistes espagnols qui avaient quittés l'Espagne, pour des raisons autres que politiques, et attirés par l'effervescence culturelle de Paris des années 1900 à 1920 bien avant que la guerre civile n'éclate tels que Picasso, Julio Gonzalez, ou encore plus tard dans les annnées 30 Manuel Angeles Ortiz, Joaquin Peinado, Ismael Gomez de la Serna, Alfonso Olivares, José Palmeiro parmi d'autres, qui constituent l'Ecole Espagnole de Paris, participent également alors au soutien des Républicains contre Franco, jusqu'à l'organisation du Pavillon de la République Espagnole lors de l'Exposition Universelle de Paris en 1937. " "Guernica " de Picasso, "Le Moissonneur" de Miro, " Montserrat" de Julio Gonzalez, " Le Peuple Espagnol a un Chemin qui le conduit vers une Etoile" d'Alberto Sanchez, en 1937, sont autant d'oeuvres qui illustrent le soutien de ces artistes à la cause de la liberté et de l'espoir.
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Cet ouvrage passionnant retrace et illustre donc cette période suivie du refuge en France entre 1939 et 1945, de ces artistes qui se retrouvent pour certains enfermés dans des camps d'hébergement, ou de concentration dans le sud de la France, avant que de pouvoir s'échapper en Amérique Latine ou dans quelques pays d'Europe, mais il retrace également la période allant de la fin de la Seconde Guerre Mondiale jusque dans les années 60, où les artistes espagnols exilés se mobilisent pour organiser des expositions et défendre leurs idéaux de paix et de liberté, tels Antonio Alos, Hilarion Brugarolas, Manuel Camps-Vicens, Rodolf Fauria-Gort, Francisco Fordadell-Prat, Joan Jorda, Josep Suau, Carlos Pradal, ou encore Joaquin Vicens-Gironella .
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