Une vente d'oeuvres de Giacometti âprement disputéeà Drouot. Lundi 30 septembre 2002.
Après de multiples rebondissements, la vente des oeuvres du sculpteur Alberto Giacometti (1901-1966), considéré comme l'un des plus grands sculpteurs du XXème siècle, en provenance de la succession d' Annette Giacometti, veuve de l'artiste, a pu se tenir en partie samedi soir à Drouot.
A l'origine de ces rebondissements une importante polémique qui divise depuis des années l'Association pour la Fondation Alberto et Annette Giacometti, et les héritiers de l'épouse de l'artiste, au sujet de sculptures qui proviennent du legs des époux Giacometti.
L 'Association pour la Fondation Alberto et Annette Giacometti, créée en 1989 par la femme du sculpteur, avait pour but d'éviter la dispersion de l'oeuvre de l'artiste, et de consigner ces oeuvres dans un entrepôt jusqu'à la création définitive de la Fondation. La veuve de l'artiste avait consigné et confirmé ce souhait trois ans avant son décès, en septembre 1993, dans son testament rédigé en 1990. L'Association pour la Fondation considère que le testament d'Annette Giacometti ne peut être remis en cause. Mais, les frères d'Annette, Giacometti revendiquent être les seuls et vrais héritiers, lesquels pour s'acquitter de leurs droits de succession, souhaitent faire des dations d'oeuvres, au profit des musées.
La Maison Christie's en France qui avait annoncé en juin la vente de 38 sculptures dans le cadre de cette succession avait réveillé la polémique, en remettant en cause, le patrimoine de la future "Fondation Alberto et Annette Giacometti" dont la richesse se trouverait diminuée par la vente de ces oeuvres.
Dans la semaine, le Tribunal de Grande Instance de Paris avait interdit à Christie's l'ouverture de cette vente, pour motif qu'elle devait être réalisée par un commissaire -priseur judiciaire, et non par une société de vente commerciale, mais le Juge des Référés du Tribunal de Paris avait définitivement maintenu la vente de 38 oeuvres d'Alberto Giacometti, à l'Hôtel Drouot, en rejetant l'opposition présentée par l'Association. Celle-ci soutenait que la vente ne pouvait pas avoir lieu tant que l'administrateur judiciaire de la succession Giacometti, Me Hélène Da Camara, ne lui aurait pas fourni les comptes qui justifieraient un besoin d'argent, laquelle invoquant la nécessité de payer les dettes de la succession, avait obtenu du tribunal, le 21 février dernier, l'autorisation de vendre des oeuvres pour un montant de 6 millions d'euros.
Le Tribunal saisi par la Chambre Nationale des commissaires-priseurs, avait jugé que la vente autorisée judiciairement devait se dérouler selon les règles des ventes judiciaires et avait donc interdit la vente prévue chez Christie's selon les formes des ventes commerciales. L'Association n'a, selon le Juge pas le pouvoir de s'opposer à la vente, faute d'être héritière et de détenir le droit moral de l'artiste.
Un accord ayant eu lieu pour que Christie's vende à Drouot selon les règles et tarifs des ventes judiciaires, la vente a donc pu s'effectuer. La vente a cependant été arrêtée une heure après son début, après lot 24, car le montant ayant atteint un peu plus de 8 millions d'euros,dépassait les 6 millions d'euros demandés pour la succession d'Annette Giacometti et sur intervention de Mme Hélène Da Camara, administrateur judiciaire.
C'est ainsi que 24 oeuvres sur les 38 oeuvres, puis 36 annoncées ont donc été vendues durant cette vacation, dont "La Cage", l'une des principales pièces de la vente, une sculpture de bronze haute de 90 cm, réalisée en 1950, achetée par le galeriste suisse Ernst Beyeler, et le " Buste d'Homme", représentant Diego le frère de Giacometti, cédé à un collectionneur italien.
L' Association Alberto et Annette Giacometti, parle de son côté de dilapidation de la succession d'Annette Giacometti.
Réouverture du Musée Fenaille de Rodez. Samedi 28 septembre 2002.
Le Musée Fenaille de Rodez réouvre ses portes ce samedi 28 septembre.
Le musée, internationalement connu avait été fermé en 1988, pour des raisons de sécurité. Il a bénéficié d'importants travaux de rénovation qui ont été lancés à partir de 1993, et réalisés avec le concours de l'Etat, du Ministère de la Culture et de la Communication, la communauté d'agglomération du grand Rodez , le conseil régional Midi-Pyrénées, le conseil général de l'Aveyron et l'Europe,pour un budget total de rénovation de près de 8 millions d'euros.
Les travaux qui viennent de s'achever ont permis d'agrandir l'ensemble des bâtiments et de multiplier par quatre les surfaces d'expositions. C'est aujourd'hui 2.600 m2 qui s'ouvrent au public, dont 1.000 m2 consacrés aux présentations permanentes et 1.100 m2 réservés aux expositions temporaires.
Le Musée Fenaille doit son nom au mécène et humaniste Maurice Fenaille (1855-1937). Il est mondialement connu pour sa collection exceptionnelle et unique de statues-menhirs datant d'environ cinq mille ans, avec en particulier la "Dame de Saint-Sernin sur Rance ", et sa collection de statues et sculptures du Moyen Age et de la Renaissance. Il possède également de nombreuses peintures, des vitraux et des tapisseries.
Un parc autour du mausolée deQuin Shihuangà Xi'an. Vendredi 27 septembre 2002.
Le gouvernement chinois après l'avis favorable d'experts a décidé la création d'un parc sur l'emplacement du mausolée de l'empereur Quin Shihuang (259-210 av J.C.), le 1er empereur de l'Histoire de la Chine, dans la région de Shaanxi près de Xi'an au nord du pays, où ont été mis au jour, en 1974, plus de 7000 guerriers de terre cuite.
Xi'an qui fût la première capitale de la Chine, a dominé l'empire pendant près de 1 200 ans, avec la dynastie des Zhou, puis avec la dynastie des Qin ayant commencé à unifier lempire, avec l'empereur Quin Shihuang qui parvint, au prix de nombreuses et sanglantes batailles, à unifier le pays et à édifier la Grande Muraille de Chine. La dynastie des Han fût ensuite l'une des plus brillantes de la civilisation chinoise pour avoir établi une période humaniste, et donné le pouvoir aux artistes et aux lettrés, et permis le développement du bouddhisme jusqu'aux Tang. Les travaux pour la réalisation de ce parc débuteront au printemps prochain et aura pour but d'être la vitrine de la culture ancienne chinoise dans le pays des Qin, afin de doter d'un pôle touristique fort, cette zone du mont Lishan. Le mausolée, ainsi que les fosses où furent enterrées les célèbres statues funèbres en argile de soldats et de chevaux, se trouvent à Lintong, à 30 km de la ville de Xi'an. Il est prévu, en plus de ce parc, de plus de 2 kilomètres carrés de protéger tout l'espace situé à moins de 200 mètres de l'enceinte extérieure du mausolée de l'empereur, et de réaménager l'environnement de l'actuel Musée de statues funèbres des Qin, par un ensemble de travaux qui devraient atteindre la somme de 700 millions de yuans.
La fresque de Giotto à Saint François d'Assise est sauvée. Jeudi 26 septembre 2002.
La fresque du peintre Giotto (1266-1337), qui décorait la voûte de la Basilique de Saint-François à Assise en Italie et qui avait été très détériorée, lors du tremblement de terre du 26 septembre 1997, vient de voir sa restauration achevée .
Cette précieuse fresque de Giotto, représentant Saint Geromimo, d'une surface de 45 mètres carrés, s'était écroulée et disloquée en des dizaines de milliers de morceaux, qui ont pû être récupérés alors, afin qu'elle soit reconstituée.
Une fresque de Cimabue, qui enseigna à Giotto l'art de la fresque, avait également été détruite ce même jour dans la Basilique Saint-François d' Assise. Celle-ci représentant l'oeuvre de Saint Matteo, devrait voir également sa restauration commencer.
Ce tremblement de terre avait gravement endommagé la Basilique supérieure avec un effondrement partiel qui avait fait quatre morts, et causé de graves dommages aux fresques de Giotto et Cimabue.
Une exposition Van Gogh affiche complet avant son ouverture. Mercredi 25 septembre 2002.
Une exposition intitulée " L' impressionnisme et l'époque de Van Gogh ", à la Casa dei Carraresi à Trévise, au nord de Venise en Italie, affiche totalement complet plus d'un mois avant son ouverture prévue le 9 novembre prochain. Cette exposition qui durera jusqu'au 30 mars 2003, a reçu plus de 120000 réservations en quelques semaines, et tous les tickets d'entrée jusqu'à cette date sont totalement épuisés. L'exposition se tiendra donc à "guichets fermés", à moins que les organisateurs ne parviennent à la faire prolonger.
Ce sont 160 oeuvres majeures qui ont pu être rassemblées pour la préparation de cette exposition, dont des oeuvres de Manet, Monet, Cézanne, Renoir, Pissarro, Sisley, Degas, Gauguin, Seurat, ou Toulouse-Lautrec, et près de cinquante toiles présentes seront signées de Vincent Van Gogh.
Parmi les oeuvres du maître hollandais, les visiteurs pourront admirer ainsi par exemple "Le Semeur", une toile prêtée par la Fondation Buehrle de Zurich, qui a été jusqu'alors très rarement exposée ailleurs.
Les toiles présentées proviennent de collections et de musées du monde entier, dont le plus grand nombre, du Musée Van Gogh d'Amsterdam et du Musée d'Orsay à Paris.
Le Saint-Suaire restauré dans le plus grand secret à Turin. Mardi 24 septembre 2002.
A Turin, en Italie, le Saint-Suaire, qui selon la tradition aurait enveloppé le corps du Christ après sa mort, vient de voir sa restauration achevée après plusieurs mois de travail. Il vient d'être réinstallé dans un coffre de verre bordé d'acier, dans la cathédrale de Turin,
Avec l'accord du pape Jean Paul II, les scientifiques se sont penchés dans le plus grand secret sur la relique et procédé au remplacement de la toile de Hollande très détériorée, sur laquelle le suaire avait été cousu en 1534 par les soeurs clarisses de Chambéry.
Tous les résidus et brins de fils de l'ancien tissu qui avait servi à repriser le Saint-Suaire ont été récupérés pour procéder à d'éventuelles nouvelles analyses à la fois du linceul et des traces du sang humain dont il est imprégné.
La dernière personne qui avait été en possession de la relique était Umberto de Savoie, le dernier souverain d'Italie. Le Vatican en avait hérité à la mort du roi en 1946 et en avait confié la conservation à l'archevêché de Turin.
Ce linceul de 430 cm de longueur sur 110 cm de largeur, constitue la plus célèbre relique chrétienne et conserve l'empreinte d'un homme qui aurait été crucifié avec des traces de clous au niveau des mains et des pieds. Des analyses de datation au carbone 14 autorisées par le pape, avaient permis d'établir en 1988 à des analyses que le tissu du suaire avait été fabriqué au Moyen-Age entre 1260 et 1390. Cela avait déclenché une polémique entre les partisans de la fausse relique les personnes prétendant de l'authenticité de celle-ci, que le pape avait fait cesser lors de sa visite à Turin, en déclarant que pour l'Eglise il s'agissait d'un mystère, mais également d'un symbole emblématique pour la dévotion des fidèles.
Le suaire n'avait été montré jusqu'alors que quatre fois depuis le début du XXème siècle.
Plus de 11,5 millions de visiteurs pour les Journées du Patrimoine. Lundi 23 septembre 2002.
La 19ème édition des "Journées du Patrimoine", qui ont été annulées l'année dernière en raison des attentats du 11 septembre, se sont achevées en confirmant le goût des Français pour le patrimoine. Ce sont plus de 11,5 millions de visiteurs qui se sont déplacés entre samedi et dimanche dans près de 15000 sites, dont 1100 étaient ouverts pour la première fois, et quelques 2300 l'étaient à titre exceptionnel.
Les locaux du Sénat auront été visités par plus de 24000 personnes contre 22000 l'année 2000, et l'Elysée aura vu plus de 9000 visiteurs.
Interrogation sur les origines de Christophe Colomb. Samedi 21 septembre 2002.
Une équipe de scientifiques espagnols procédent actuellement à l'examen d'ossements du attribués au présumé frère de Christophe Colomb, Diego, qui mettraient fin à la controverse qui existe entre St Domingue et l'Espagne sur les origines du navigateur.
Ceux-ci pensent pouvoir identifier par l'ADN livré par les ossements, le degré de parenté entre Diego et Christophe Colomb lui-même, ainsi qu'avec celui de son fils naturel Hernando, si toutefois ils sont autorisés à ouvrir leurs cercueils, car il sera possible ainsi de déterminer si Christophe et Diego étaient bien frères ou demi-frères et leurs origines. Car les avis des historiens différent : certains estiment qu'ils sont originaires de Gênes et qu'ils avaient les mêmes parents, d'autres prétendent qu'ils avaient un même père mais qu'ils étaient de mères différentes, et d'autres pensent qu'ils étaient originaires de Majorque, qu'ils avaient la même mère mais qu'ils avaient deux pères différents.
Ces analyses devraient permettre de vérifier quelle est la bonne hypothèse, si toutefois les autorités à Saint Domingue comme à Séville donnent l'autorisation d'ouvrir les sépultures. Car, on ne sait pas réellement si les restes de Christophe Colomb sont toujours à Saint-Domingue, comme il l'avait souhaité lui même, ou s'ils ont été enterrés à Séville, au côté de son fils.
Mort à Valladolid, en Espagne, en 1506, la dépouille de Colomb avait été envoyée à Saint-Domingue, alors une colonie espagnole. Lors de la domination de Saint-Domingue à la fin du XVIIIème siècle par les Francais, ses restes ou une partie furent transportés à Cuba, puis déplacés vers l'Espagne en 1898, quand l'Espagne perdit Cuba .
Le corps de Diego Colomb qui était prêtre a été découvert par ailleurs dans un monastère de Séville, en 1950. Il avait accompagné son frère Christophe lors de son second voyage avant d'être nommé gouverneur de deux îles des Caraïbes.
Cession de 38 sculptures de Giacometti . Samedi 21 septembre 2002.
Alberto Giacometti (1901-1966), considéré comme l'un des plus grands sculpteurs du XXème siècle, sera le centre d'une vente très importante qui se tiendra le 28 septembre chez Christie's au 9, Avenue Matignon, à Paris, avec la cession de 38 sculptures provenant de la succession d'Annette Giacometti, sa veuve.
Parmi ces oeuvres, une sculpture intitulée "La Cage" réalisée en 1950 par l'artiste, devrait selon les estimations dépasser le montant de 800000 Euros.
Une construction viking découverte en Islande. Vendredi 20 septembre 2002.
Des archéologues américains viennent de découvrir dans le nord de l'Islande à Saudarkrokur, les traces d'une habitation datant de l'an 1000 qui pourrait être le lieu où aurait vécu selon la légende scandinave Snorri Thorfinnsson, le premier enfant européen né en Amérique du Nord .
Cette équipe de 15 archéologues après deux ans de recherches a pu retrouver les restes d'un bâtiment aux murs épais en tourbe, construit il y a un peu plus de mille ans.
Ce bâtiment aux murs larges défensifs de plus de 1,50 mètre ressemble à une petite ferme fortifiée dont le sol est recouvert d'un mélange de terre et de charbon. L'intérieur de la bâtisse révèle le long des murs la présence de contreforts de 1,80 mètre qui pouvaient être faits pour y dormir.
Selon la légende scandinave, les parents de Snorri Thorfinnsson seraient arrivés en Amérique du Nord en l'an 1004. Leur fils serait né un an plus tard dans une région canadienne à Terre-Neuve, appelée "Vinland". Les parents de Snorri Thorfinnsson seraient revenus en Islande trois ans après, lequel considéré comme le premier enfant européen à être né en Amérique serait mort dans la bâtisse découverte par cette équipe d'archéologues.
Inauguration du Centre des Arts à Enghien. Vendredi 20 septembre 2002.
Enghein-les-Bains, à quelques kilomètres de Paris inaugure aujourd'hui son Centre des Arts, un nouvel espace artistique dédié à la création contemporaine et à toutes les formes dexpressions actuelles dans les domaines des arts plastiques, de la photographie, du cinéma, du multimédia, de la musique et de la danse.
A moins de 100 mètres de la gare, et à quelques rues du casino le bâtiment fait de verre, de métal et de béton abrite un auditorium de 400 places, une galerie dexposition de 550 mètres carrés et des studios de musique et de danse. Financé par la ville, le Conseil Général du Val-dOise, la Région Île-de-France et le Ministère de la Culture, il a coûté près de 8 millions d'Euros, et aura pour vocation de faire découvrir aux visiteurs les différentes cultures, les différentes sensibilités artistiques tout en les familiarisant avec les nouveaux instruments de création liés aux nouvelles technologies..
Ainsi lexposition inaugurale "Années de jeunesse: 1949-1962 " présente pour la première fois en France, jusqu'au 3 novembre prochain, une centaine de photographies de jeunesse du cinéaste Carlos Saura. Deux autres manifestations seront présentées en exclusivité française avec un spectacle de danse et un concert, ainsi que deux spectacles hors les murs, au Théâtre du Casino et à Bezons. La pleine saison débutera en janvier 2003, pour les spectacles de lauditorium.
Vente d'oeuvres modernes chez Christie's France. Jeudi 19 septembre 2002.
La société de ventes aux enchères Christie's, organisera le 28 septembre prochain sa première vente de tableaux modernes depuis son arrivée sur le marché français fin 2001.
Cette vente présentera une série de 44 oeuvres modernes, essentiellement des paysages, issues d'une collection privée.
Parmi elles une oeuvre de Charles Camoin (1879-1965) de 1936 intitulée "Coup de mistral", une "Vue du Vieux Port de Marseille" de 1906 de Paul Signac (1863-1935), un tableau pointilliste de Henri Edmond Cross (1856-1910), intitulé "Canal à Venise". Mais également des oeuvres dont les estimations beaucoup sont beaucoup plus élevées, parmi lesquelles "La Toilette", une huile sur toile réalisée en 1894 par Berthe Morisot (1841-1895), et une huile de Raoul Dufy (1877-1953) "L'Orchestre Mexicain", estimées toutes deux entre 50000 et 60000 euros, et une oeuvre également de Henri Charles Manguin (1874-1949), peinte en 1906 durant la période fauve de l'artiste, et intitulée "Les Oliviers à Cavalère" dont l'estimation serait de
120000 euros. La présentation des oeuvres se tiendra du 24 au 27 septembre chez Christie's au 9, Avenue Matignon 75008 Paris.
Un robot pénètre un conduit secret de la Pyramide de Khéops. Mercredi 18 septembre 2002.
Le mystère de la Pyramide de Khéops en Egypte demeure entier après l'expédition d'un mini-robot équipé de micro-caméras, qui a pénétré un conduit secret très étroit de la pyramide depuis la Chambre de la Reine.
Les archéologues espéraient trouver des indices permettant de conduire au tombeau du pharaon Khéops, qui régna vers 2.500 ans avant Jésus-Christ, et qui fût le constructeur de la plus grande pyramide d'Egypte.
Cette opération qui a été filmée et retransmise en direct sur des télévisions américaines et sur un grand écran pour les journalistes regroupés dans un hôtel proche des Pyramides, n'a rien révélé de particulier et laisse entier le mystère de la Grande Pyramide. Le robot n'a trouvé sur son chemin dans l'étroite galerie de plusieurs dizaines de mètres de long que des pierres, et une petite cavité d'une profondeur d'environ 45 centimètres, obstruée elle aussi par des blocs de pierres et un nouveau mur.
Les archéologues ignorent ce qu'étaient les fonctions réelles de ces puits et de ces conduits qui traversent les pyramides, sauf l' hypothèse selon laquelle ils pouvaient servir à évacuer l'âme du souverain défunt vers l'au delà.
Un important site archéologiquedécouvert au Nord d'Arras. Mercredi 18 septembre 2002.
Sur le chantier d'un futur site industriel à Saint-Laurent Blangy, au nord d'Arras des archéologues ont mis au jour les restes d'un castrum romain, un petit fort en bois de 70 mètres de côté entouré d'un fossé de 5 mètres de large, et d'une nécropole.
Les résultats des recherches qui sont menées sur ce site depuis deux ans, par des archéologues de l'Inrap (Institut national d'archéologie préventive) viennent d'être révélées et ont donné de nombreuses indications sur les périodes gauloise et romaine de cette région, et ont permis également de retrouver les traces des tranchées creusées par l'armée allemnade pour le siège d'Arras de 1914 à 1917.
Le site a révélé dans ses couches inférieures ce que pouvait être l'organisation agricole des Atrébates, la tribu gauloise qui occupait une partie de la Belgique et la région de Lille, vers le 1er siècle av. J.C. Les restes d'un ensemble de maisons et des constructions orientées vers le sud-est placées de part en part le long d'un chemin pouvaient constituer pour certaines des lieux de conservation de céréales produites à proximité. De même que des traces de fourneaux ont été découverts. Des vestiges du passage des légions romaines ont pu être identifiés également qui auront utilisés l'habitat des Gaulois pour y établir leur garnison, et construire des fossés et des palissades.
La nécropole proche du catrum a livré également une quantité importante d'objets qui étaient déposés dans les tombes dont des amphores, des fibules, le porte-cimier d'un casque et une rare chaise en fer de magistrat romain.
Une ferme gallo-romaine semble ensuite s'être installée pendant le bas-empire sur les lieux, avant qu'il ne soit abandonné à partir du Vème siècle.
Quelques 1500 ans plus tard, en avril 1917, 24.000 soldats l'armée britannique sont montés à l'assaut des tranchées allemandes qui barraient sur ces mêmes lieux l'arrivée sur le plateau d'Arras. Ce sont ainsi également des miliers de traces de la première guerre mondiale qui ont été découverts sur ce site dont les ossements de 31 soldats britanniques et ceux de 20 soldats du Lincolnshire Regiment, disposés dans une fosse commune.
Manet et Vélasquez réunis au Musée d'Orsay. Mardi 17 septembre 2002.
L'exposition "Manet-Velazquez" qui s'ouvre aujourd'hui au Musée d'Orsay à Paris, met en évidence ce que fût la fascination des artistes français du XIXe siècle pour les maîtres de la peinture espagnole. Après Raphaël, dont on délaisse la facture académique et la technique, l'oeuvre de Diego Vélasquez (1599-1660), devient la référence la plus élevée en matière artistique, car elle inaugure une vision plus libre de la peinture et de la vie, par des compositions et une technique avec ses traits larges, pâteux, rapides, qui donnent une plus grande réalité à la peinture.
On admire Vélasquez, mais aussi les oeuvres de Murillo, de Ribera, de Zurbaran, mais surtout celle de Goya, qui apparait alors comme l'artiste qui concrétise la transition entre le classicisme espagnol et la peinture moderne. Delacroix, Millet, Corot, Courbet, Degas et quelques autres, comme Ribot, Legros, Carolus-Duran ou Bonnat, manifestent une réelle cette admiration pour la peinture espagnole, mais surtout Edouard Manet qui écrit à Baudelaire en 1865 : " Velazquez, est le plus grand peintre qu'il y ait jamais eu".
Cette découverte du "Siècle d'Or" de la peinture espagnole avec 200 ans de retard, alors que Diego Velazquez était le peintre officiel de la Cour d'Espagne, s'explique par le fait que cette peinture était trés peu connue en France à cette époque, et qu'elle ne se trouve présentée en France au Musée Louvre qu'après les années 1814-1815, au travers quelques oeuvres de Ribera, de Murillo et de Zurbaran. Ce n'est qu'entre 1838 et 1848, avec la Galerie Espagnole voulue par Louis-Philippe, au Louvre, et quelques 400 tableaux, que l'on découvre la peinture espagnole. Une oeuvre de Zurbaran intitulée "Saint François en Méditation" impressionnera alors certains artistes français comme Corot qui fera plusieurs tableaux sur ce thème, ou Manet qui réalisera peu après son "Moine en Prière". Le "Pablo de Valladolid" de Vélasquez, inspirera à Manet "L'Acteur Tragique", et "Le Fifre", mais également d'autres oeuvres telles que "Le Chanteur Espagnol". Le " Soldat Mort " de Vélasquez, lui inspirera également "Le Torero Mort", qui sont autant d'oeuvres présentées ici dans cette superbe exposition.
Découverte d'un trésor romain en Suisse. Mardi 17 septembre 2002.
En Suisse des archéologues viennent de découvrir sur un site à proximité de Blickensdorf, près de Zurich, un trésor romain en pièces de monnaie. Deux pièces celtes rares datant de 150 à 50 ans av. J.C. ont été mises au jour ainsi que de 37 pièces romaines qui dateraient entre 105 av. J.C. et 160 ap. J.C., à la fin du règne de l'empereur Antonin le Pieux.
Il semblerait qu'il s'agisse là, selon les spécialistes des restes d'un "tronc" à offrandes qui a dû être enterré pour le soustraire à la convoitise des voleurs. Cela permet par ailleurs d'émettre l'hypothèse de l'existence à proximité peut être d'une importante voie de communication et d'un sanctuaire, où les voyageurs déposaient de l'argent ou des pièces de monnaie, dans des troncs, comme forme d'offrande aux dieux.
Exposition Goya au Château de Malbrouck en Moselle. Lundi 16 septembre 2002.
Au Château de Malbrouck à Manderen en Moselle vient de s'ouvrir ce dimanche la nouvelle exposition consacrée aux grands maîtres de la peinture européenne, et à leurs oeuvres les plus représentatives. C'est le peintre Francisco de Goya qui est cette fois au centre de cette présentation, avec l'une de ses oeuvres intitulée " Hannibal vainqueur, contemplant l'Italie du haut des Alpes ", jusqu'au 15 décembre prochain
Ce tableau est une huile sur toile de 37,7x 28 cm en provenance du Musée des Beaux-Arts de Saragosse en Espagne, qui avait été réalisé par le maître espagnol en 1771, à l'occasion d'un concours sur un sujet imposé, pour entrer à l'Académie Royale des Beaux Arts de Parme, afin de faire reconnaître son talent. L'oeuvre remise à l'Académie, avait ensuite disparue pendant plus de 200 ans, avant de se retrouver dans une collection privée, et reprise en 1984 dans la collection Garmenidia-Herrero. L'oeuvre était ensuite entrée au Musée de Saragosse en 1996 où elle constitue aujourd'hui l'une des oeuvres majeures de la collection.
Acte de vandalisme sur une oeuvre de Goya au Musée de Lille. Vendredi 13 septembre 2002.
L'un des plus célèbres tableaux du Musée des Beaux-Arts de Lille, " Les Vieilles" de Goya a été l'objet dun acte de vandalisme . Ce mercredi, lors d'un ronde de sécurité, un gardien s'est aperçu que l'on avait tracé une croix gammée dans langle supérieur gauche de la toile. Les spécialistes immédiatement alertés ont pu opérer au nettoyage rapidement et faire disparaître les traces de cettre croix sans trop de problèmes. " Les Vieilles" a pu retrouver sa place sur les cimaises du Musée, mais on ne sait rien de lidentité de l'individu et des circonstances précises dans lesquelles il est parvenu à accomplir son geste .
Il semblerait qu'une autre toile, une oeuvre de Manet, ait été également touchée, mais linformation na pu être confirmée, par le fait que les responsables du Musée veuillent conserver la plus grande discrétion sur cette affaire.
Découverte d'actes notariaux du XVème siècle dans une poubelle. Jeudi 12 septembre 2002.
Un habitant de Rostrenem en Bretagne, qui souhaite conserver l'anonymat, a découvert en fouillant dans des poubelles des actes notariaux manuscrits datant du XVème et XVIème siècles. Ces documents qui viennent d'être authentifiés par les Archives Départementales des Côtes d'Armor, sont rédigés à la plume et à l'encre sur des parchemins, en très bon état de conservation et consignent des actes datés de 1400 à 1550, dont en particulier un acte notarial de 1521 fait de plusieurs pièces cousues entre elles de ce qui semble être de la peau de mouton, et qui mesure près de deux mètres de long. Ces parchemins indiquent les lieux par le nom de la"paroisse" qui était à l'époque la référence territoriale.
L'un des documents daté de 1400, est rédigé à la fois en breton et en ancien français, tandis que certains écrits, numérotés et datés, sont pour la plupart des actes de notaires et d'insinuations concernant la région du Centre de la Bretagne. Ces manuscrits qui représentent une découverte importante sur le plan historique pour le patrimoine de la région, car les documents antérieurs à 1700 sont assez rares, devaient appartenir à une collection privée, dont il reste a identifier le propriétaire, sauf à ce qu'ils aient été dérobés à une collection publique.
Ouverture de l'exposition Max Beckmann au Centre Pompidou. Mercredi 11 septembre 2002.
L'exposition consacrée à Max Beckmann, qui s'ouvre au Centre Georges Pompidou accueille les visiteurs par un autoportrait, l'"Autoportrait à la Cigarette" peint en 1947, par cet artiste qui demeure peu connu en France.
Cependant Max Beckmann (1884-1950) est considéré dans les pays anglo-saxons comme l'un des artistes les plus importants du XXème siècle. Il s'agit ici de la première grande rétrospective jamais réalisée de cet artiste, qui réunit plus de cent cinquante oeuvres, dont soixante dessins et gravures et trois bronzes, issus des collections les plus célèbres au monde.
Une projection dimages et de films de la Première Guerre Mondiale nous fait penétrer l'atmosphère de l'époque, lorsque Max Beckmann sengage, à 30 ans, dans linfirmerie militaire allemande. Cette guerre le bouleverse totalement et lui inspire des dessins et des gravures dont les compositions sont aussi éclatées, et noires que la réalité qu'il vit. Cette période marque à jamais son oeuvre qui d'abord impressionniste, se veut être l'expression d'une nouvelle objectivité. Il peint des infirmes, des pendus, des femmes seules selon des thèmes peints par ses amis Otto Dix, Christian Schad, ou Georg Grosz.
Max Beckmann sinspire de la réalité au travers une oeuvre qui du réalisme, passe au surréalisme et à un expressionnisme où domine le pessimisme.
Il s' installe à Paris en 1929, où il rencontre Picasso, Matisse, Fernand Léger, Georges Braque ou encore Georges Rouault, dont il s'inspire, et qui lui permet d'accèder à la reconnaissance à partir de 1931 par une grande exposition à la Galerie de la Renaissance. C'est alors une véritable émulation créatrice qui l'habite et une exposition lui est consacrée à la Nationalgalerie de Berlin en 1932. Mais après avoir été condamné comme artiste "décadent" par la propagande nazie au côté de Klee, Kokosckha, Ernst, Picasso, Dix, ou encore Nolde ou Kirchner, il émigre aux Pays-Bas en 1937 et écrit des articles sur le rôle spirituel de l'artiste, sur le génie solitaire, hors du temps et des événements publics.
Son triptyque "La Tentation "de 1937 exprime l'évolution de son point de vue et cette nouvelle vision sur le rôle de l'artiste. Réfugié à Amsterdam, il peint la plupart des triptyques qui contribueront ensuite à sa renommée dans lesquels il peint le réel mêlé à l'allégorie, le spectacle de la vie ordinaire mêlé à la fantasmagorie. Son expression artistique révèle l'influence de la peinture française de l'époque sur son oeuvre, dont l'atmosphère dure, noire et sombre, parvient vers la fin de sa vie à évoluer vers une certaine joie de vivre et une sensualité qui l'achemine vers des oeuvres symboliques telles que le "Triptyque des Argonautes". Nommé à un poste d'enseignant à Saint Louis dans l'Etat du Missouri aux Etats Unis, il meurt à New York en 1950.
Les tours du World Trade Center représentaient la porte de l'Amérique. Samedi 06 septembre 2002
Les tours jumelles du "World Trade Center "de New York détruites voilà un an par la série des attentats suicides terroristes du 11 septembre 2001, représentaient pour le monde entier , mais aussi pour les américains eux mêmes la porte de l'Amérique.
Construites pour la première en 1972 et la seconde en 1973, elles étaient les oeuvres de l'architecte Minoru Yamasaki en association avec l'Agence Emery Roth and Sons à New York et les ingénieurs de structure Skilling, Helle, Chritiansen et Robertson. Elles faisaient pour l'une 110 étages et 417 mètres de hauteur, et pour l'autre 110 étages et 415 mètres de hauteur. La tour nord, constuite sur une structure en acier possédait à son 107 ème étage, jusqu'en 1993, le restaurant panoramique "Windows on the World ", fût au moment de sa construction la tour la plus haute du monde. La tour sud avait fait l'objet d'un attentat par l'explosion d'une bombe en février 1993, dans le garage souterrain, qui avait conduit à l'évacuation de la tour pendant plusieurs jours du fait de le destruction complète des systèmes de sécurité. Elle comportait à son 107ème étage un observatoire public, et au 110ème étage une terrasse panoramique accessible par des escaliers mécaniques.
Installées dans le ciel des quartiers sud du Lower Manhattan, les tours jumelles du "World Trade Center " avaient fait à l'époque de leur constructions, l'objet de vives critiques avant que de s'imposer rapidement comme les "tours de garde" monumentales de la porte de New York et de l'Amérique.
A la veille des journées en mémoire des 3200 morts qui ont été littéralement pour la plupart pulvérisés sur place en laissant un traumatisme profond dans le monde entier, les discussions se poursuivent encore entre les spécialistes sur la nature des constructions qui devront effacer ce violent outrage à l'Amérique, sans pour autant oublier cette blessure profonde, et la mémoire des disparus.
Nous devons souhaiter que les voix de l'Europe seront au lendemain de cette commémoration suffisamment puissantes, pour que l'Amérique ne tombe pas dans l'aveuglement d'une guerre vengeresse et pseudo-cathartique contre l'Irak. Elle risque de devenir dès lors la pire nation terroriste, par les dizaines de milliers de victimes civiles innocentes qu'elle provoquera directement et indirectement elle même, en vertu de l'idée qu'il faut mener des combats préventifs, et par la simple hypothèse que les crimes perpétrés dans les attentats du 11 septembre contre l'Amérique peuvent avoir eu le soutien de ce pays.
N'est-ce pas là la faiblesse de cette Amérique, que d'oublier l'existence des populations civiles qui ne demandent elles que la paix, et qui n'a su prévoir les risques des rancoeurs engendrées dans les pays pauvres, par sa puissance et son mépris, et qui enfermée dans son orgueil vengeur foule déjà sous ses pieds, l'une des maximes fondatrices de ce que serait encore,- pour quelques jours,- sa démocratie :" You have'nt converted a man cause you have silenced him".
Réhabilitation aux Etats Unis de l'oeuvre de José Clémente Orozco. Vendredi 06 septembre 2002.
Le peintre muraliste mexicain José Clemente Orozco (1883-1949), est enfin reconnu à la juste valeur de son oeuvre aux Etats Unis, par l'ouverture d'une exposition qui lui est consacrée à la Bibliothèque Baker du Darthmouth College à Hanover dans le New Hampshire.
En 1932, José Clemente Orozco avait en effet réalisé dans les sous-sols de la Bibliothèque Baker une immense fresque murale composée de vingt-quatre panneaux représentant l'histoire de l'Amérique selon une vision pessimiste et apocalyptique de lhumanité. Au travers un ensemble de représentations et de figures symboliques déployées sur près de vingt-quatre mètres, et empruntées à liconographie mythologique mexicaine, à mi chemin entre la tradition préhispanique et la modernité nord-américaine, Orozco relate lavénement de Quetzalcoatl, le dieu aztèque, la découverte de ce qui deviendra Mexico, l'histoire de l'Amérique, et la venue de l'industrie moderne.
Cette fresque lui avait valu à l'époque de nombreuses oppositions, notamment des nationalistes, américain qui le qualifiaient d'artiste révolutionnaire, au sens premier du terme, non seulement parcequ'il était un étranger, mais surtout parce qu'il ne cachait pas son engagement social et politique, proche des idées zapatistes à l'identique de ses amis Diego Rivera ou David Alfaro Siqueiros. Le Darthmouth College avait ignoré les protestations nationalistes avec lappui de la Famille Rockefeller qui reconnaissait la qualité artistique et lhumanisme des peintres muralistes mexicains. Mais après avoir peint le portrait de Zapata en 1930, Diego Rivera avait réalisé le portrait de Lénine dans une oeuvre intitulée "L'Homme à la Croisée des Chemins" sur les murs du Rockefeller Center en 1933, ce qui lui avait valu d'être renvoyé au Mexique, et l'oeuvre recouverte de motifs décoratifs. Orozco, dès lors, lui même est jugé indésirable jusqu'en 1936, date à partir de laquelle Jackson Pollock (1912-1956) s'inspirant des muralistes mexicains devient le maître du "dripping" et de l'"action painting" dans les années 1950 et revendique l'influence d'Orozco et de Siqueiros sur son oeuvre.
José Clemente Orozco (1883-1949) était resté depuis quelque peu oublié, et même rejeté
par les critiques américains jusqu'à cette récente réhabilitation de son oeuvre, par la reconnaissance de Pollock comme l'un des peintres américains.les plus importants du XXème siècle.
Une lettre du navigateur James Cook au dos d'un cadre à photo. Jeudi 05 septembre 2002.
Une lettre rédigée de la main du célèbre navigateur anglais James Cook (1728-1779), a été récemment découverte au dos d'un cadre à photo, dans la bibliothèque de Brancaster Hall dans le Norfolk en Grande Bretagne. Définitivement indentifiée la semaine dernière par les experts de la maison d'enchères Bonham's, cette lettre de James Cook s'adresse à l'Amirauté après sa première expédition en Australie, pour lui indiquer le retour de l'expédition et la bonne santé de son équipage.
Elle aurait été écrite à bord de son navire l'Endeavour en 1771, alors qu'il arrivait en vue des côtes britanniques après un voyage de près de trois ans dans le Pacifique autour de la Nouvelle-Zélande, de l'est de l'Australie et de Tahiti pour faire des relevés topographiques. L'expédition était partie de Plymouth, en 1768 pour rejoindre le Cap Horn et faire cap vers Tahiti, avant que de rejoindre la Nouvelle-Zélande, puis les côtes est de l'Australie.
La lettre est estimée par les spécialistes à environ 32.000 Euros et devrait être mise aux enchères le 17 décembre prochain par Bonham's.
Des oeuvres inconnues d'Egon Schiele découvertes en Autriche. Mercredi 04 septembre 2002.
Une exceptionnelle découverte de documents ayant appartenus à Egon Schiele (1890-1918) et d'oeuvres inconnues de l'artiste vient d'être faite dans les archives du Musée Historique de Vienne en Autriche. Ces documents étaient contenus dans 70 caisses d'archives en provenance de la succession du peintre autrichien.
Des peintures et des sculptures réalisées par le peintre et jusqu'à présent inconnues, ont été trouvées, et un manuscrit retraçant sa biographie, rédigé par son neveu a également été découvert, et révèle des aspects nouveaux et inédits de la vie du peintre. Le contenu de ces caisses a été confié à des spécialistes, qui d'ici quelques semaines vont procéder à leur inventaire et répertorier l'ensemble des oeuvres et des documents découverts.
Vente d'oeuvres modernes chez Christie's France. Mardi 03 septembre 2002.
La société de ventes aux enchères Christie's, organisera le 28 septembre prochain sa première vente de tableaux modernes depuis son arrivée sur le marché français fin 2001.
Cette vente présentera une série de 44 oeuvres modernes, essentiellement des paysages, issues d'une collection privée. Parmi elles une oeuvre de Charles Camoin (1879-1965) de 1936 intitulée "Coup de mistral", une "Vue du Vieux Port de Marseille" de 1906 de Paul Signac (1863-1935), un tableau pointilliste de Henri Edmond Cross (1856-1910), intitulé "Canal à Venise". Mais également des oeuvres dont les estimations beaucoup sont beaucoup plus élevées, parmi lesquelles "La Toilette", une huile sur toile réalisée en 1894 par Berthe Morisot (1841-1895), et une huile de Raoul Dufy (1877-1953) "L'Orchestre Mexicain", estimées toutes deux entre 50 000 et 60 000 euros, et une oeuvre également de Henri Charles Manguin (1874-1949), peinte en 1906 durant la période fauve de l'artiste, et intitulée "Les Oliviers à Cavalère" dont l'estimation serait de 120 000 euros. La présentation des oeuvres se tiendra du 24 au 27 septembre chez Christie's au 9, Avenue Matignon 75008 Paris.
Une Fête des Jardins se tiendra chaque année à la Pentecôte. Mardi 03 septembre 2002.
Le Ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon vient d'annoncer à l'issue de ses visites, ce dimanche, des jardins de Chaumont-sur-Loire dans le Loir-et-Cher et du Château de Villandry en Indre-et-Loire, la création d'une Fête des Jardins qui se tiendrait chaque année durant le mois de mai, pendant le week-end de la Pentecôte, à partir de 2003. Tous les jardins publics seront ouverts, mais également un grand nombre de jardins privés, dont les propriétaires seront sollicités pour recevoir le public à cette occasion.
Le patrimoine a t'il indiqué ne s'arrête pas aux seuls sites architecturaux, il concerne aussi les paysages et les jardins, et une réflexion est en cours pour soutenir ceux qui encouragent et prennent des initiatives en matière d'entretien mais également de mise à disposition du public des jardins ou de sites naturels caractéristiques.
Le Ministre propose que cette opération puisse s'appeler "j'ai descendu dans mon jardin", selon les vers d'une comptine ancienne, dans laquelle, comme au XVIème siècle le verbe descendre se conjuguait avec le verbe avoir et non comme aujourd'hui avec le verbe être.
Les Iles Marquises préparent le centenaire de la mort de Gauguin. Lundi 02 septembre 2002.
Les Iles Marquises en Polynésie Française préparent le centenaire de la mort de Paul Gauguin avec diverses manifestations et expositions qui se tiendront entre mars et juillet 2003 à Hiva Oa, l'une des îles où s'est établi le peintre à partir de 1895 et où il est mort le 8 mai 1903, pour y être enterré.
Un Centre Culturel, sera édifié dans l'esprit de l'"Atelier des Tropiques" imaginé par Paul Gauguin, tandis que "La Maison du jouir" du peintre sera reconstruite à Atuana . L'objectif pour les organisateurs est de créer un espace d'évocation ouvert aux artistes contemporains, par lequel les artistes choisis pourraient faire don de l'une de leurs oeuvres, car l'île d'Hiva Oa ne possède aucune oeuvre de Gauguin. Ces dons permettraient de constituer la base d'une collection d'oeuvres contemporaines offertes en mémoire du peintre et qui aideraient au souvenir de son oeuvre sur place et au développement du tourisme.
La commune de Pont-Aven, commune de Bretagne où Paul Gaugin a vécu, a déjà manifesté sa présence et sa participation, tandis que le Musée d'Orsay prépare l'organisation d' une exposition Gauguin d'avril à juin 2003.
L'événement de la rentrée : l'exposition "Matisse - Picasso" à Paris. Lundi 02 septembre 2002.
L'exposition "Matisse-Picasso" qui s'ouvre à Paris au Galeries du Grand Palais, à partir du 20 septembre prochain, s'annonce déjà comme l' événement culturel majeur de la rentrée et de l'automne.
Après la Tate Britain de Londres, cette nouvelle rencontre entre les deux grands maîtres du XXème siècle, rassemble quelques 160 oeuvres, peintures et sculptures, afin de rapprocher au regard du public deux peintres qui ne s'aimaient pas et que presque tout opposait l'un à l'autre.
La force calme et déterminée de Matisse contrastait avec la vitalité et le bouillonnement de Picasso. Le tempérament froid de l'homme du nord face à la fougue de l'homme du sud, ont été rassemblés au travers nombre de leurs oeuvres pour montrer le rapport ambigu et opposé entre les deux artistes, et pour déceler au fil des toiles et des années, que la modernité et la créativité n'a pas toujours été, contrairement à ce qui est souvent admis, du côté de Picasso, et à l'inverse que le classicisme n'a pas toujours été du côté de Matisse.
Les oeuvres qui seront présentées en regard, rassemblent des paysages, des portraits et des natures mortes, montreront non pas totalement une rivalité entre les deux peintres, mais une vive émulation à partir des années 1910, peu après que Picasso et Matisse se soient rencontrés chez Gertrude Stein en 1906. Matisse est alors de 12 ans plus âgé que Picasso. Il est déjà un peintre reconnu pour son oeuvre fauviste, tandis que Picasso qui est né en 1881, apparaît alors déjà comme un peintre surdoué.
Dès lors c'est un "échange" permanent qui se déroulera entre les deux peintres tout au long de leurs parcours respectifs, jusqu'à la mort de Matisse en 1954. Les deux artistes faute de ne pas s'aimer, tout au moins s'observeront dans l'évolution de leur art et se reconnaitront une certaine admiration mutuelle. Après la Seconde Guerre Mondiale, leurs oppositions finiront par s'apaiser. Ils admettront mutuellement leurs différences et leurs génies respectifs.