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WB01512_.gif (115 octets)  MARS  2003


Deux tableaux inconnus de Goya mis aux enchères.
Samedi 29 mars 2003.

Francisco Goya y Lucientes : St François  exorcisant un moribond - Huile sur Toile 1788  ©


Deux tableaux inconnus de Goya (1746-1828) découverts chez un particulier en Espagne vont être proposés aux enchères en mai prochain à Madrid, par la société de vente  Alcala Subastas.
Ces deux oeuvres devraient pouvoir atteindre  4 millions d'euros bien que le Musée du Prado refuse de se prononcer actuellement sur l'authenticité des oeuvres.
C'est au domicile d'une famille qui voulait conaître la valeur de quelques une de ses peintures, que l'un des experts  de la société Alcala Subastas a découvert dans un couloir, un tableau jugé sans valeur par le propriétaire, dont la conviction immédiate fut que c'était une oeuvre de Goya. Un autre tableau de même facture accroché au mur d'une chambre et représentant une scène de la "Sainte Famille" lui provoqua la même conviction bien qu' expert de la peinture espagnole et italienne des XVIIème et XVIIIème siècle, il ne soit pas un spécialiste de l'oeuvre de Goya.
Les deux tableaux "Tobie et l'Ange" et la "Sainte Famille" ne sont pas signés. Goya, surtout dans sa jeunesse, ne signait que rarement  ses oeuvres, et aucune lettre ou document du peintre ne mentionne l'existence de ces deux tableaux.

Toutefois, tous les spécialistes consultés attestent que ces oeuvres sont bien du maître espagnol. Elles dateraient d'une période située entre 1785 et 1790 en raison de leurs ressemblances avec "L'annonciation" de 1785, "Saint Bernard" et "Saint Joseph" de 1787 et "L'apparition de la Vierge" de 1790. Elles feraient partie d'une période néoclassique du peintre, période plus difficile à reconnaître et différente de son oeuvre postérieure, plus sombre et beaucoup mieux connue.
Ces tableaux auraient pu faire partie d'une commande passée à Goya par une famille, en raison du thème de l'enfant et de la famille, ou peut être aussi d'une commande d'un couvent de soeurs sur le thème de la virginité. Le sujet de la femme de Tobie mariée sept fois, et étant toujours restée vierge, comme la mère du Christ, qui a décliné sept offres de mariage, pourrait attester que ces oeuvres ont pu faire partie d'un ensemble, et probablement d'un triptyque. Les radiographies des tableaux ont permis de déterminer que la technique utilisée par le peintre sans dessin préalable mais avec un ensemble de points de repère est identique à la pratique de Goya.
Les tableaux soumis à l'analyse des experts du Musée du Prado à Madrid a permis de confirmer qu'il s'agissait bien de deux oeuvres de Goya, mais n'ont ils n'ont pas eu le droit de se prononcer officiellement, en raison de la valeur que pourrait atteindre ces oeuvres, dans ce qui pourrait constituer la plus grande vente aux enchères de tableaux en Espagne
La famille qui détenait ces tableaux depuis plusieurs générations considérait que ces oeuvres n'avaient pas beaucoup de valeur et elle n'avait jamais imaginé que ceux-ci pouvaient être des Goya.

Illustration : Francisco Goya y Lucientes  : St François  exorcisant un moribond - Huile sur Toile 1788  ©



Non à la dispersion de la Collection André Breton.
Samedi 22 mars 2003.


La vente aux enchères de la collection d'art d'André Breton, précédée d'une semaine d'expositions, devrait débuter à l'Hôtel des Ventes Richelieu-Drouot, à Paris, le 7 avril prochain, selon l'organisateur de la vente Calmels Cohen.
Ce sont 4.100 lots qui devraient être proposés aux enchères, lesquels seront   exposés à partir du 1er avril, à Drouot-Richelieu.

Cette collection qui a été rassemblée par le chef de file des surréalistes dans son appartement du 42 rue Fontaine à Paris est estimée à plus de 30 millions d'euros. Elle comprend quelques 500 lots de tableaux exceptionnels, comprenant des oeuvres de Chirico, de Picabia, de Max Ernst, de Picasso, de Brauner, ou de Miró, mais également près de 1.500 tirages photographiques de la pleine période surréaliste, des objets d'arts africains et océaniens, plus de 3.500 livres dont des éditions de Hegel et de Freud, ou des  ouvrages dédicacés par Guillaume Apollinaire, Léon Trotsky ou Julien Gracq, des manuscrits liés aux séances d'écriture automatique, et de multiples objets, comme sa collection de cannes, de bénitiers, de fossiles d'oursins, ou d'oiseaux mouche, et de nombreuses photos .

André Breton en 1924 - Photo de Georges Malkine ( détail) © Coll. Part. 

Cette vente, décidée par Aube Elleouet-Breton, la fille de l'écrivain, de guerre lasse, "devant le peu d'empressement des pouvoirs publics à soutenir la création d'une Fondation du Surréalisme à Paris", continue de susciter de très nombreuses protestations s'exprimant notamment au travers d'une pétition, à l'initiative d'un site web : http://www.remue.net. qui a réunit à ce jour près de 3500 signatures, dont celles de Jacques Derrida, Michel Butor, Maurice Nadeau, Bernard Noël, Jean Ristat, Annie Ernaux, Jacques Rancière, Jean-Luc Nancy, Leslie Kaplan, Dominique Desanti, Kenneth White, Claude Ponti, et de nombreuses autres personnalités, écrivains, universitaires, artistes, bibliothécaires, français et étrangers.

Pour s'opposer à la dispersion de la collection, venez signer la pétition en vous connectant sur le site  http://www.remue.net.

Illustration : André Breton en 1924 - Photo de Georges Malkine  ( détail )  © Coll. Part. 



Un masque d'Apollon en Ivoire découvert en Italie.
Vendredi 21 mars 2003.


Une découverte archéologique exceptionnelle constituée d'un masque d'Apollon en ivoire, vient d'être présentée ce mercredi à Rome au Ministère de la Culture. Il s'agit pour les spécialistes d'une découverte de grande importance dans la mesure où ce masque pourrait être un original grec du IIIème siècle avant J.C. ou une copie romaine du IVè siècle après J.C.
Les analyses approfondies de l'ivoire qui sont en cours dans lequel ce masque est sculpté pourront permettre de le dater plus précisément.
Il s'agit cependant d'une découverte majeure compte tenu de la fragilité du matériau, qui fait que les statues en ivoire de l'âge classique sont très rares sachant que la plus célèbre est  celle de "l'Apollon de Delphes".
En dehors de la découverte, à la fin du XIXème siècle, d'une tête et d'un bras d'une statue d'Athena de dimensions beaucoup plus modestes et conservés aujourd'hui au Musée du Vatican, rien de comparable n'a jamais été découvert en Italie selon les experts.
Le masque semble avoir été sculpté en une seule pièce, dans une défense d'éléphant, qui devait mesurer environ 2,5 mètres. Ce masque, d'une statue d'Apollon qui devait mesurer plusieurs mètres, et à laquelle il aurait appartenu, devait selon toute vraisemblance constituer un élément décoratif pour une résidence impériale. Les yeux du masque étaient constitués à l'origine de pierres précieuses.
Cette découverte est l'aboutissement d'une longue enquête de la police italienne qui a été mise sur la piste d'un réseau de pilleurs de tombes. Ce masque et la statue d'Apollon auraient été mis au jour clandestinement en 1998 à quelques dizaines de kilomètres au nord de Rome de d'être mis sur le marché de l'art clandestin .



Non à la dispersion de la Collection André Breton.
Samedi 1er mars 2003.


En forme de contribution et d'opposition à la dispersion prochaine de la collection André Breton, et pour la création d'une Fondation du Surréalisme à Paris ... un extrait de " l'Art magique" .

Déjà près de 2500 signatures
pour la pétition en ligne.
Pour signer : se connecter sur le site  http://www.remue.net.
et cliquer sur "surréalisme à vendre".

André Breton ©

"Dans l'histoire de la pensée, le surréalisme est sans doute le premier mouvement intellectuel qui ait entendu délibérément faire servir les moyens d'expression artistique à autre chose que l'anecdote ( émotive ou intellectuelle, voire " abstraite"). La refonte intégrale de l'esprit humain qui constitue la réduction la plus satisfaisante de ses ambitions ne pouvait s'en tenir à une iconoclastie pure et simple comme celle prônée par le dadaïsme. Mais rencontrant l'art, le surréalisme se devait de le rappeler à ses origines, de lui faire parcourir si possible un chemin, dont il est clair après Paracelse et Rousseau, après Sade et Fourier, après Engels et Nietzsche, après Bakounine et Freud , comme après Rimbaud et Lautréamont, que l'humanité ne s'est écartée que pour son plus grand dommage : "la voie royale" où l'introspection en profondeur du champ mental et la participation éperdue aux orages du cosmos et de la passion ne font qu'un ...

S'il n'appartient pas au surréalisme de jouer le rôle, forcément confusionnel dans le cadre de la société actuelle, des magiciens, qui, peut-être, font cruellement défaut à cette société, ni de trancher les débats entre les diverses tendances qui se réclament de la "Tradition" ésotérique, son mot d'ordre fondamental : libération sans condition de l'esprit dans le sens du mieux, ne fait que donner, ou rendre, l'impulsion morale et poétique à ce qui fut le voeu de la magie, son secret diversement avoué, toujours menacé, et jamais dissous, tout au long des siècles. "

André Breton : " L'Art magique" - Chapitre : la magie retrouvée : le surréalisme.


Illustration : André Breton   ©



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