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WB01512_.gif (115 octets)  MAI 2002

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Découvertes archéologiques à Bordeaux. .
Mercredi 29 Mai 2002
Les découvertes archéologiques les plus interessantes se poursuivent tout au long du Cours Pasteur à Bordeaux, depuis qu'une pelle mécanique a exhumé à la fin du mois d'avril dernier une centaine de pièces d'or et d'argent enfermées dans un petit coffret métallique en forme de vase. Le chantier interrompu pendant plusieurs jours lors de cette découverte, a permis aux spécialistes dans la plus grande discrétion, de procéder à des relevés afin de vérifier si ce petit trésor du XVIème ou du XVIIème siècle enfoui à moins d'un mètre de profondeur n'en annonçait pas d'autres dans cette zone proche de l'actuelle place de la Victoire. A l'époque, les grandes artères de Bordeaux n'existaient pas encore, mais des maisons longaient cette partie du Cours Pasteur où ont été découvertes ces monnaies.
Une première étude de celles-ci a permis de distinguer les frappes de monnaies étrangéres. A l'époque, l'argent circulait déjà dans cette ville portuaire qui entretenait des relations commerciales avec le reste du nord europeéen, mais aussi  avec le monde mediterannéen .

Différents autres objets ont été mis au jour sur place, telles des semelles moyenâgeuses d'un pied bot, le reste d'une épave de bateau à fond plat, la roue en pierre d'une meule à grain, des céramiques, des dagues, une stèle funéraire romaine, et divers autres pièces retraçant les vingt siècles d'histoire ou davantage qui se sont ajoutés par couches successives en cet endroit. Une fois étudiés, ces objets iront ensuite au Musée d'Aquitaine enrichir les vitrines déjà riches de l'histoire de Bordeaux.




Le passage secret du Monastère du Mont Sainte-Odile.
Samedi 24 Mai 2002
Les disparitions mystérieuses d'ouvrages précieux de la bibliothèque du Monastère du Mont Sainte-Odile depuis juillet 2002 en Alsace, viennent de trouver leur explication. C'est un passage secret conduisant à la bibliothèque du Monastère qui a permis à un professeur alsacien de dérober près d'un millier de volumes anciens et d'incunables depuis près de deux ans.
Les ouvrages précieux ont tous été retrouvés en parfait état à Illkirch-Graffenstaden, près de Strasbourg dans l'appartement de cet enseignant de 32 ans, agrégé de mécanique, qui a déclaré que sa passion des livres anciens l'avait conduit à constituer ainsi sa collection  personnelle. Connaissant parfaitement le latin, il s'était pris de passion pour les livres religieux et pour le déchiffrage des incunables du XVème siècle du Monastère, portant en particulier sur l'histoire de l'Alsace.
Il a été interpellé par la police dimanche dernier en pleine action grâce à un système de vidéo-surveillance récemment installé, alors qu'il transportait deux valises remplies de livres anciens.
C'est à l'aide d'un article trouvé dans une revue ancienne à la Bibliothèque Universitaire de Strasbourg que l'enseignant "collectionneur" a découvert l'existence de cet accès secret entre le mur de l'église et celui de la bibliothèque du Monastère construite sur un éperon rocheux.Il pénétrait dans le bâtiment avec le public des visiteurs, puis il se dissimulait dans la bibliothèque où il se laissait enfermer la nuit. Il repartait ensuite à l'aide d'une corde depuis le premier étage de la bibliothèque, en passant derrière une cloison où il avait pu démonter quelques planches, qu'il remettait en place à chacun de ses passsages.




Plus de 170 vols recensés dans toute l'Europe.
Vendredi 23 Mai 2002
Stéphane Breitwieser, ce jeune homme passionné par les arts qui a été arrêté par la police en novembre dernier et qui a reconnu avoir volé de nombreux objets d'arts et des tableaux , avant qu'une partie de ceux-ci ne soient détruits par sa mère ou jetés dans le Canal Rhin Rhône au lendemain de son arrestation près de Mulhouse, et incarcéré actuellement à la prison de Lucerne en Suisse, aurait reconnu plus de 170 vols de quelques 239 objets d'arts, dont non seulement des tableaux, mais également des ivoires, des verreries, des pièces d'orfèvrerie, des instruments de musique anciens, des tapisseries, des livres d'heures dérobés ans de nombreux musées châteaux et galeries dans toute l'Europe.
Sur les 239 objets volés, seuls une centaine ont été retrouvés à ce jour en très mauvais état dans le canal Rhin-Rhône, et les fouilles du canal la semaine dernière n'ont pas permis de trouver de nouveaux objets.
C'est en France que Stéphane Breitwieser aurait surtout opéré, avec près de 70 vols, puis en Suisse avec 66 vols perpétrés dans seize cantons, en Belgique avec 19 vols, en Allemagne avec 11 vols, mais aussi aux Pays-Bas, au Danemark et en Autriche, qui ont recensés une dizaine de vols. De nombreux tableaux de maître des XVIème, XVIIème et XVIIIème siècles, dont des oeuvres de Lucas Cranach, de Peter Bruegel, mais aussi d' Antoine Watteau et de François Boucher, auraient ainsi été détruits, et constitueraient une perte inestimable.




Le Musée d'Art Moderne de New York en rénovation.
Vendredi 23 Mai 2002
Le Musée d'Art Moderne de New York (MoMA) vient de fermer ses portes pour une rénovation complète qui devrait durer jusqu'en avril 2005. C'est la vente en 1996 d'un immeuble jouxtant le musée dans la 53ème Rue, qui a conduit les administrateurs à saisir cette opportunité pour agrandir et rénover le Musée qui manquait de place et d'une structure d'accueil du public mieux adaptée. C'est le projet d'un architecte japonais Yoshio Taniguchi, qui a été retenu pour la réalisation d'une structure en forme de tour de verre et d'acier.
Pendant les travaux, une partie des oeuvres seront entreposées dans un immense musée temporaire dans le quartier du Queens, de l'autre côté de l'East River, avec un système de  modules d'exposition amovibles qui permettront jusqu'à la réouverture du MoMA dans ses nouveaux locaux, de continuer à présenter au public des expositions temporaires, au côté des oeuvres de ses collections permanentes, dont parmi celles-ci, "Les Demoiselles d'Avignon"de Picasso .
Quand aux sculptures, certaines d'entre elles rejoindront momentanément le Musée Botanique du Bronx, où elles seront exposées dans les jardins jusqu'à la fin des travaux
.




Norman Rockwell : Couverture du journal "The Saturday Evening Post " du 24 avril 1937

Une oeuvre de Norman Rockwell vendue chez Sotheby's.
Vendredi 23 Mai 2002
"Rosie", l'une des oeuvres les plus célèbres du peintre américain Norman Rockwell (1894-1978), qui faisait l'objet dernièrement d'une grande exposition au Musée Guggenheim de New York, vient d'être cédée à près de 5 millions de dollars lors d'une vente chez Sotheby's à New York.
Norman Rockwell, pendant la guerre, peignait des oeuvres qui rendaient hommage aux femmes travaillant dans les usines pour remplacer les hommes appelés sous les drapeaux.
"Rosie" représente la pose d'une jeune ouvrière devant le drapeau américain qui mange un sandwich, assise sur une caisse, avec une machine à faire des rivets sur les genoux, les pieds posés sur le "Mein Kampf" de Hitler.
Cette oeuvre, comme de nombreuses autres de l'artiste, était destinée à l'illustration de la première page du journal Saturday Evening Post, pour lequel travaillait à l'époque Norman Rockwell, en tant qu'illustrateur.

Illustration : Norman Rockwell : Couverture du journal "The Saturday Evening Post " du 24 avril 1937
©  Norman Rockwell Museum Stockbridge



Le Boudha mâle de Bamiyan sera reconstruit.
Jeudi 22 Mai 2002
Seul un Boudha sur les deux Bouddhas géants de Bamiyan détruits par les Talibans à la dynamite, au centre de l'Afghanistan en mars 2001, sera reconstruit selon les autorités afghanes. Les deux statues, symboles de la population hazara, avaient été longtemps l'une des principales attractions touristiques de l'Afghanistan.
Le projet qui a été retenu est celui de la reconstruction de la statue principale et de laisser la plus petite, pour "témoigner" de ce qu'aura été la barbarie et la dictature des Talibans et d'Al-Qaïda. La reconstruction bénéficiera ainsi au Bouddha mâle de Sorkhbot, d'une hauteur de 55 mètres, tandis que le Bouddha femelle Shah Mama, haute de 38 mètres sera conservée en l'état.La technique de reconstruction qui devrait être utilisée sera celle d'une structure interne en acier, qui sera cimentée et ensuite recouverte de l'argile que l'on trouve sur place, à l'identique de ce que le Boudha était avant les événements de mars 2001
Une conférence du gouvernement intérimaire afghan et de l'UNESCO à Kaboul à la fin du mois devrait statuer sur les possibilités et les financements de cette reconstruction .




Illustration : Niki de Saint-Phalle " Tir à la Carabine "  1961 matériaux divers 330 x 210 cm ©  Musée des Beaux Arts Nice

Décés de l'artiste française Niki de Saint-Phalle.
Mercredi 21 Mai 2002
L'artiste française Niki de Saint-Phalle, peintre et sculpteur  vient de décéder aujourd'hui à l'âge de 71ans dans sa résidence de San Diego en Californie.
Elle était connue et célébre dans le monde entier pour ses "Nanas", aux formes énormes, rebondies et colorées, réalisées en papier mâché, puis modelée ensuite dans le polyuréthanne, qui étaient autant de caricatures de la condition féminine.
Née à Neuilly sur Seine en octobre 1930 , fille d'un banquier français et d'une mère américaine, elle s'appelait de son vrai nom Catherine Marie-Agnès Fal de Saint-Phalle, dite Niki de Saint-Phalle. Elle avait suivi ses parents aux Etats Unis dès son plus jeune âge, pour habiter ensuite New York à partir de 1937. Très marquée par ses visites au Metropolitan Museum of Art à New York, elle s'interesse à la création artistique.
En autodidacte, et n'ayant jamais suivi d'enseignement artistique, elle avait commencé à peindre dans les années 1950 après son premier mariage et son retour en France. Impressionnée par l'oeuvre de Gaudi en 1955 lors d'une visite à Madrid et à Barcelone, elle décide de  faire de la sculpture en réalisant des assemblages d'objets coupants.
Elle se fait connaître par une première exposition personnelle où elle réalise une "action painting" intitulée "Tirs à la carabine", dans laquelle le visiteur tire à la carabine sur des sachets remplis de peintures variées qui coulent sur la toile ou sur des couches de plâtre en relief. Elle rassemble également divers  objets religieux, angelots, crucifix en les couvrant de peinture dorée.
Elle sculpte également à partir de 1965 ses premières "Nanas" , dont le sculpteur suisse Jean Tinguely avec lui réalise les armatures métalliques qu'elle couvre d'abord de  de papier mâché, de plâtre et de tissus. Elle devient ensuite  à la fois membre du groupe des Nouveaux Réalistes et compagne de Jean Tinguely qu'elle épouse en secondes noces en 1971
Elle réalise avec Jean Tinguely des sculptures monumentales pour des commandes de musées, telle l' énorme "Elle" de 25 m de long du Musée de Stockholm en 1966, présentant un sexe béant qui sert d'entrée aux visiteurs.
Elle poursuit également un travail personnel de recherche plastique avec la réalisation de  "Coeurs", de  "Dragons", tout en étant exposée à Paris, à  Londres, à Amsterdam,  à Munich et à New York. Elle se lance en 1978 dans la création de son "Jardin des Tarots" à Garavicchio, en Italie, qu'elle mettra près de 20 ans à achever, tandis qu'en  1982, elle travaille à la Fontaine Stravinsky, Place Saint-Merri, près du Centre Georges Pompidou, à Paris, où elle réalise un ensemble des sculptures avec JeanTinguely .
Après la disparition de Jean Tinguely en 1991, elle réalise ses premiers "tableaux éclatés", série de peintures en mouvement, en mémoire de son mari, puis elle compose la sculpture "Les Footballeurs" pour le Musée Olympique de Lausanne, avant de s'installer en 1994 à San Diego en Californie.
En 2001, elle avait offert au Musée d'Art Moderne et d'Art Contemporain de la ville de Nice quelques 170 de ses oeuvres.

Illustration : Niki de Saint-Phalle " Tir à la Carabine "  1961 matériaux divers 330 x 210 cm
©  Musée des Beaux Arts Nice




Passionné par les arts davantage que par la valeur des oeuvres.
Mardi 20 Mai 2002
Stéphane Breitwieser, qui semble avoir volé 172 objets d'art dans plusieurs musées et châteaux dans toute l'Europe, était un passionné d'oeuvres d'arts. Le mobile de ses vols n'était pas l'argent, mais le plaisir obsessionnel de posséder des oeuvres d'arts, qu'il conservait dans le pavillon où il habitait avec sa mère près de Mulhouse (Haut-Rhin).
Petit-neveu d'un peintre alsacien mineur, Robert Breitwieser, il avait un goût particulier pour les oeuvres du XVIIème et XVIIIème siècles. Il choisissait les oeuvres qui lui plaisaient, généralement de petite taille, et les découpaient au cutter avec précision et en toute hâte avant de les dissimuler  dans un sac ou sous son manteau. C'est ainsi qu'il aurait dérobé par exemple des oeuvres de maître telles   "La Fraude profite au Maître" de Peter Bruegel, au Musée d'Anvers, mais également par exemple au Musée de Blois en juillet 1996 un tableau unique du XVIème siècle de Corneille de La Haye, intitulé "Madeleine de France, Reine d'Ecosse" , et quelques jours plus tard dans le même  "Le Pâtre endormi" de François Boucher.
Il aurait réalisé ainsi quelques 70 vols en France, à Lille, Caen, la Rochelle, Chartres, Nancy, Valence, Montpellier, Avignon, Menton, depuis 1995, en dérobant ainsi des toiles de maîtres, mais également des pièces d'orfèvrerie, des céramiques, et des montres anciennes, avec l'aide de sa compagne, et une  la technique utilisée à l' identique à chaque fois. Il  se glissait dans la foule des visiteurs, allait d'une salle à l'autre, pous répérer les oeuvres interessantes, et observer les parcours des agents de sécurité, tandis que Son amie, servait de guetteuse.

Extrêmement méthodique, Stéphane Breitwieser après chaque nouvelle "acquisition",   allait dans les librairies spécialisées et dans les bibliothèques de Strasbourg pour tenter d'en apprendre davantage sur les oeuvres qu'il avait ramenée dans son musée personnel. Méticuleux, il allait jusqu'à faire fabriquer par un encadreur mulhousien des cadres de style ancien,  pour réencadrer les tableaux volés.

Stéphane Breitwieser à 31 ans, vivait chez sa mère, à Eschentzwiller près de Mulhouse. Infirmière dans une clinique de Bâle, et âgée de 51 ans , il lui expliquait   qu'il faisait des affaires dans les salles de vente aux enchères. Diplômé d'un brevet de tourisme, Stéphane Breitwieser assouvissait sa passion inouïe pour l'art en fréquentant les antiquaires, les musées, les expositions, d'une manière très méthodique, au point où il a pu restituer à la police les dates, les lieux et   faire la description précise des oeuvres qu'il avait dérobées..

Son  parcours incroyable s'est achevé le 21 novembre 2001, au Musée de Tribschen, près de Lucerne, en Suisse, où il est revenu dans les lieux où il avait dérobé deux jous plus tôt un cor ancien de l'époque de l'ancienne Confédération suisse.  Ce jour là un journaliste sur place informé du vol avait remarqué le comportement étrange d'un individu en train de roder autour du musée et en avait fait le portrait à la Direction du Musée. En revenant deux jours plus tard, il avait été   reconnu et interpellé par la police.
La mère du jeune homme interrogée de son côté et tourmentée par l'arrestation de son fils, avait  décidé de détruire le musée de son fils, dont elle dit ne pas avoir connu la valeur. Elle avait commencé à détruire et a découper les peintures pour les mettre à la poubelle, et ce qu'elle ne pouvait détruire de ses mains, elle avait décidé de les jeter dans le canal du Rhin-Rhône où le 27 novembre 2001, un promeneur découvrait les premières pièces.
Elle a ensuite également été mise en examen par la police française pour "recel de vols par habitude" et écrouée.


L'artiste Frans Krajcberg fait un don à la Ville de Paris.
Mardi 20 Mai 2002
L'artiste brésilien Frans Krajcberg vient de faire donation d'une vingtaine de ses oeuvres à la Ville de Paris. Agé aujourd'hui de 80 ans, et vivant à Paris, il avait quitté l'Europe en 1948, pour s'installer au Brésil. A la fois sculpteur, peintre et photographe, Frans Krajcberg considère son oeuvre comme un manifeste exprimant un cri et une révolte de chaque instant contre la violence faite aux hommes et à la vie. Les oeuvres seront mises à disposition et conservées au Musée du Montparnasse.




Le Musée de Strasbourg acquiert une oeuvre de Kandinsky.
Samedi 18 Mai 2002
Le Musée dArt Moderne et Contemporain de Strasboug vient de faire l'acquisition d'une nouvelle oeuvre de Wassily Kandinsky. Cette oeuvre intitulée " Drei Elemente ", une huile sur carton, date de mars 1925, période où l'artiste est professeur avec Paul Klee au Bauhaus de Weimar, juste avant que l' Ecole dArchitecture et dArt, le Bauhaus, fondée en 1919 par Walter Gropius, ne déménage à Dessau, où elle restera jusqu'en 1932.
Ce tableau avait été offert par Kandinsky à Alexandre Kojève, son neveu philosophe et spécialiste de Hegel, qui lavait alors rejoint à Paris. L'oeuvre était restée en possession du philosophe jusquà sa mort en 1968,
et conservée par Nina Ivanov sa veuve .

Illustration : Wassily Kandinsky " En Bleu "  1925 Huile sur carton 80 x110 cm
©  Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen Dusseldorf


Wassily Kandinsky " En Bleu "  1925 Huile sur carton 80 x110 cm ©  Kunstsammlung Nordrhein-Westfalen Dusseldorf


Un record absolu pour une partition manuscrite de Beethoven à Londres.
Samedi 18 Mai 2002
Une partition originale de Beethoven, comporatnt le premier mouvement de la "Neuvième Symphonie " vient d'être vendue aux enchères chez Sotheby's à Londres, pour un montant de près de 2 millions d'euros, ce qui constitue une record absolu de vente depuis dix ans pour une partition musicale manuscrite, alors qu'elle estimée au plus haut pour 350 000 euros par les experts.
Le précédent record portait également sur une oeuvre de Beethoven, qui avait alors atteint la valeur d'environ 1 million d'euros.
Ludwig van Beethoveen (1770-1827) aurait eu l'inspiration de ce premier mouvement en 1818, peu après une commande de la Société Royale Philharmonique de Londres, et aurait achevé l'ensemble de la Symphonie  fin 1823, avant qu'elle ne soit jouée peu après à Vienne en 1824.




Des oeuvres d'arts jetées dans le canal Rhin-Rhône à Mulhouse.
Vendredi 17 Mai 2002
Suite à larrestation et aux aveux à la police de Stéphane Breitwieser, un voleur d'oeuvres d'arts, des militaires équipés de détecteurs de métaux ont entrepris de sonder hier une nouvelle fois, une partie du canal Rhin-Rhône à Gerstheim près de Mulhouse, afin de pouvoir retrouver des oeuvres qui ont été jetées à cet endroit en novembre dernier.
Près de 110 pièces avaient déjà été récupérées sur place depuis la découverte par un promeneur des premiers objets le 27 novembre dernier, dont la valeur est estimée à plus de 10 millions deuros .
Le voleur, qui était serveur dans un café de Bâle en Suisse, est le petit neveu du peintre alsacien Robert Breitwieser (1889-1975). Amateur dart, il aurait reconnu plusieurs dizaines de vols aux policiers français, portant sur au moins 172 oeuvres dart du XVIème au XXème siècle de très grande valeur artistique depuis plusieurs années. Il aurait opéré dans divers musées, dans des châteaux et dans des résidences en France, en Allemagne, en Belgique, au Luxembourg, aux Pays-Bas et en Suisse où il a été arrêté le 20 novembre dernier après un vol dans un musée de Lucerne.
Les oeuvres d'arts étaient stockées dans la maison de sa mère, près de Mulhouse, où il vivait avec elle. Peu après l'arrestation de son fils, Mme Breitwieser aurait procédé à la destruction des oeuvres entreposées à son domicile, en les découpant pour les mettre à la poubelle, et en ayant jeté une partie de celles-ci directement dans les eaux du canal Rhin-Rhône
Mme Breitwieser a été incarcérée à Strasbourg et mise en examen pour  " recel de vols". Mais elle devrait également être poursuivie pour destruction doeuvres dart.




Philippe Starck à Moscou .
Jeudi 16 Mai 2002
Pour la première fois en Russie, s'ouvre une exposition consacrée au designer français Philippe Starck au Centre des Arts de Moscou. Cette exposition qui réunit soixante-douze objets se tiendra   jusqu'au 2 juin prochain, et se déplacera ensuite à Saint-Pétersbourg.




Un record pour une oeuvre de Jean-Michel Basquiat .
Jeudi 16 Mai 2002
Une oeuvre de l'artiste américain Jean-Michel Basquiat vient d'atteindre dans une vente chez Christie's à New York, un nouveau record pour une composition de cet artiste. 
Intitulé "Profit I", ce tableau réalisé en 1982 a atteint un montant de près de 5,5 millions de dollars. Il est considéré par les experts comme l'une des oeuvres les plus importantes de la carrière de cet artiste.
"Profit I" était jusqu'alors la propriété de Lars Ulrich, le batteur du groupe de hard-rock Metallica, qui vendait également une toile de 1961 du peintre français Jean Dubuffet, intitulée "Paris Montparnasse" peinte en 1961.
Lors de cette même vente, une oeuvre d'Andy Warhol estimée à environ 2 millions de dollars et baptisée  "Four Foot Flowers" par le pape du Pop Art, a atteint 3,5 millions de dollars.

Illustration : Jean-Michel Basquiat " Sabado por la Noche " 1984 Acrylique et huile sur toile 195 x 220 cm
© Coll.Part.


ean-Michel Basquiat " Sabado por la Noche " 1984 Acrylique et huile sur toile 195 x 220 cm © Coll.Part.


L'Exposition Internationale de 2004 en France.
Mercredi 15 Mai 2002

Le Bureau International des Expositions retenait la candidature de la France le 28 mars 2001,  pour l'organisation de la prochaine Exposition Internationale de 2004, avec le but de créer une nouvelle génération de manifestation pour ce genre d'événement.
Il s'agit pour la France, 67 ans après lExposition Internationale de Paris de 1937, de lancer une invitation au monde pour nouveau concept dexposition internationale, organisée autour dun thème de société qui sera  celui de "limage".
Ce thème unique devra fédérer les interventions des différents pays présents, qui devraient être au nombre de 80 pays, dans un parc à dimension "humaine"de 25 hectares sur le site de
lAire des vents en lisière du parc paysager de La Courneuve en région parisienne. Les structures mises en place pour cette importante exposition permettront ensuite d'intégrer l'ensemble du site dans un vaste projet de développement territorial.
Du 7 mai au 7 août 2004, ce thème de "limage", aura lambition de permettre l'expression de toutes les dimensions économiques, sociales, artistiques, scientifiques et techniques de tous les pays présents, dans toutes leurs diversités et leurs richesses culturelles.
Vous pouvez visiter dès maintenant le site officiel de l'Exposition Internationale de 2004 en cliquant sur l'adresse suivante : http://www.images-2004.com




L'année 2003 sera l'année de l'Algérie.
Mercredi 15 Mai 2002

De janvier à septembre, l'Algérie sera le pays à l'honneur dans un ensemble de manifestations et d'expositions au travers la France.
A Paris comme en régions, des  expositions, des rencontres sur le patrimoine, sur l'histoire, les idées, les oeuvres, les arts qui illustrent et caractérisent l'originalité de la société algérienne, permettront d'accueillir des intellectuels, des créateurs, des artistes algérien
s.
Ces différentes manifestations permettront de faire découvrir l'Algérie dans toute la complexité de son histoire, dans la richesse de sa culture et de sa création actuelle, dans le respect des  équilibres d'ordre culturel et symbolique propres à ce pays : entre la création contemporaine et le patrimoine, entre la célébration de ceux qui participent de la dimension universelle de l'art et de l'esprit et l' accueil des jeunes espoirs en quête de nouveaux publics entre les productions qui viennent de l'Algérie et celles des Algériens qui vivent ailleurs.
Elles pemettront au public Français d'être mieux informé sur ce pays si proche, de donner aux uns la possibilité de retrouver leurs racines ou l'Algérie qu'ils aiment, pour d'autres, de trouver  de nouvelles dimensions au travers les nouveaux talents, la création et l'expression artistiques et à tous de trouver les liens qui unissent les sociétés civiles des deux pays.





Paul Cezanne" Pêches et Poires" 1888Huile sur toile 61 x 90cm © Musée Pouchkine Moscou

Des prix records pour des oeuvres du XXème siècle.
Mercredi 15 Mai 2002
La semaine dernière chez Sotheby's à New York, après les records de ventes de chez Christie's la veille, plusieurs oeuvres majeures ont également dépassé les attentes et les estimations des spécialistes. Ainsi une peinture intitulée " Pichet et Assiette de Poires" de Paul Cézanne a été enlevée pour un peu plus de 16 millions de dollars, un pastel d'Edgard Degas " Au Musée du Louvre " a atteint 16,5 millions de dollars, et une sculpture d'Alberto Giacometti intitulée " Grande Tête de Diego ", réalisée en 1954, a fait près de 14 millions de dollars.

Illustration : Paul Cezanne" Pêches et Poires" 1888 Huile sur toile 61 x 90cm
© Musée Pouchkine Moscou



La "Danaïde " de Brancusi devient la sculpture la plus chère au monde.
Lundi 13 Mai 2002

Lors d'une vente chez Christie's à New York mardi 7 mai, un nouveau record a été atteint avec des enchères qui sont montées à plus de 18 millions de dollars pour l'acquisition d'une oeuvre de Constantin Brancusi. Cette oeuvre intitulée "Danaïde", une sculpture en bronze dorée à la feuille d'or conçue par l'artiste en 1913, est désormais la sculpture la plus chère du monde. Exposée pour la première fois en 1914 à la Galerie Stieglitz à New York, elle avait été acquise alors, pour demeurer depuis toujours, jusqu'à cette vente, dans la même collection privée.
Lors de la même vente, différentes autres oeuvres ont été adjugées à des prix très élevés, larfement au dessus des premières estimations des experts, telle une oeuvre de Giacometti, intitulée " La Forêt" enlevée à plus de 13 millions de dollars, mais également une toile de René Magritte  intitulée " L'Empire des Lumières" atteint à 12,5 millions de dollars,  ainsi qune peinture de Gustave Caillebotte : "Le Soldat" est partie pour un peu plus de 6 millions de dollars.




Pablo Picasso : " Portrait de Lola" 1899 Sépia sur papier 23 x 17 cm © Coll. Part.

La collection privée de Picasso présentée à New York .
Vendredi 10 Mai 2002

A New York, la Galerie Krugier de la 57ème rue à Manhattan, présente actuellement une exposition de certaines oeuvres personnelles de Pablo Picasso (1881-1973), issues de la collection privée de Marina Picasso, sa petite fille. Intitulée " Métamorphoses", cette exposition présente 60 oeuvres, dont certaines n'ont encore jamais vues à ce jour, dont par exemple une toile réalisée en 1935 intitulée "Famille", en provenance de la maison du peintre à Cannes "La Californie", dont Marina a hérité.
Certaines autres oeuvres peu connues sont présentes, tel ce portrait de sa soeur disparue alors qu'il avait 18 ans  en 1899 intitulé "Le Portrait de Lola", avec la signature  "Ruiz-Picasso", qui reprend les noms de sa mère et de son père, mais aussi en fin de parcours une oeuvre telle que "Mousquetaire" ou encore " Nu dans un intérieur" de 1972.
Dessins, et toiles représentant les portraits de famille, et des scènes familiales, sont également présentés,  dont l'artiste ne s'est jamais séparés et précieusement gardés par Marina. De nombreux dessins, fusains et croquis sur des pages de carnets à dessin  sont également réunis, dont en particulier un ensemble d' esquisses pour les  "Demoiselles de la Rue Avignon".
Marina Picasso qui est la petite-fille du peintre issue de sa première femme Olga Kokholova, a reçu en héritage une  collection d'un millier d'oeuvres, après le décés de son grand-père en 1973, et suite au choix de l'Etat Français dans le cadre des droits de succession qui ont permis de constituer la collection du Musée Picasso à Paris.
Cette exposition marque les 25 ans de collaboration entre la Galerie Krugier et Marina Picasso, et sera ouverte au public jusqu'au 26 juillet prochain.

Illustration : Pablo Picasso : " Portrait de Lola" 1899 Sépia sur papier 23 x 17 cm © Coll. Part.
© Musée Pouchkine Moscou





La renaissance de la Bibliotheque d'Alexandrie .
Mercredi 08 Mai 2002

La Bibliothèque d'Alexandrie détruite semble t'il en 391, constituait le centre le plus important de tous les savoirs du monde. Elle vient de renaître sous le nom de  Bibliotheca Alexandrina, à l'emplacement de ce qui était il y après de 2500 ans le temple de Ptolémée à Alexandrie,en Egypte.
Inaugurée le 26 avril dernier, elle renoue avec l'héritage et le rêve d'Alexandre
de Macédoine, qui voulait au 1er siècle av. J.C. qu' Alexandrie soit la plus plus grande ville du monde antique, non seulement par l'importance de la cité, mais également par la richesse de son commerce et par le rayonnement culturel apporté par sa bibliothèque dans laquelle sont rassemblés au fil des années tous les écrits des savants et des hommes de lettres de l'époque.
Alexandrie, fondée en 330 av. J.-C., par Alexandre, après sa conquête de l'Egypte, est le point de rencontre des différentes cultures venues d'Europe, d'Asie et d'Afrique. Au croisement des routes caravanières, elle est le lieu d'un échange commercial florissant entre les différents pays de la Méditerranée: les céréales, les épices, les fruits, les parfums, les vins, les huiles, les fruits, l'ivoire, la myrrhe, et de nombreux autres produits s'y échangent dans une ville riche d'une population de plus de 600 000 habitants avec les alentours, où se mêlent les différents peuples, en majorité, égyptiens, grecs, et juifs .Tous les métiers liés au commerce se développent et Alexandrie, est une ville riche dans laquelle au fil des années des palais, des temples, des théâtres sont construits, avec le célèbre phare de 130 mètres de hauteur, au sommet duquel un feu permanent "éclaire le monde".

Ptolémée Ier, qui succède à Alexandre le Grand veut poursuivre son oeuvre, et  fonde, au IIIe siècle av. J.-C., la Bibliothèque d'Alexandrie, lieu où seront recueillies et rassemblées toutes les découvertes et les oeuvres de la connaissance scientifique, théâtrale et littéraire de l'époque, un lieu de mémoire pour la pensée humaine. Cette bibliothèque constitue un temple du savoir universel, dans lequel seront rassemblés jusqu'à 700 000 livres rouleaux et manuscrits, sous le règne de Cleopâtre VII.
Cette Bibliothèque d'Alexandrie et au centre d'un lieu où l'on a édifié également un musée, des amphithéâtres, des laboratoires, un réfectoire, où se croisent les savants, les médecins, les astronomes, les géomètres, les mathématiciens, les philosophes, les poètes, et les hommes de lettres, chargés de poursuivre leurs recherches,
mais surtout de célébrer la gloire de Ptolémée 1er et de ses successeurs. On y lit et on y traduit en différentes langues également la Bible. S'y rencontrent ainsi les poètes Théocrite et Callimaque et, plus tard au Ier siècle, les poètes romains Catulle, Virgile, mais également  Euclide le mathématicien, les géographes Eratosthène et plus tard Claude Ptolémée.
La date de la disparition de la Bibliothèque d'Alexandrie est l'objet de différentes hypothèses et de controverses entre les historiens. Les spécialistes s'accordent cependant sur le fait que ce n'est pas Jules César qui aurait ordonné de la brûler et de la détruire. Certains émettent  l'hypothèse d'une révolte des chrétiens d'Alexandrie qui, en 391, décident de chasser toutes les autres religions de la cité et d'en faire disparaître toutes les traces, en brûlant les manuscrites et les rouleaux pour le remplacer par les actes des conciles, les traductions des Saintes Ecritures, D'autres émettent l'hypothèse également d'une destruction plus tardive, en 642 sous l'ordre du Calife Omar, pour alimenter en eau chaude les bains de la cité. L'hypothèse la plus largement retenue est celle des guerres qui opposèrent Zénobie de Palmyre à l'empereur Aurélien, ou la période de troubles qui accompagna la fin du règne de Dioclétien, durant la seconde moitié
et la fin du IIIe siècle apr. J.-C..

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Oeuvres de jeunesse de Dali à Manhattan .
Mercredi 08 Mai 2002

Une exposition consacrée à Salvador Dali (1904-1989), intitulée "Dali à Manhattan", au Metropolitan Pavillion de New York donne l'occasion de redécouvrir plus de 500 oeuvres de l'artiste catalan, parmi lesquelles des tableaux peints quand il n'avait encore que dix ans, qui démontrent ainsi la précocité du talent du peintre le plus génial deu XXème siècle.
"Lune à la Calanque de Culip", une huile sur bois réalisée en 1914, représentant une lune blanche sur une étendue d'eau bleue semble annoncer l'inspiration surréaliste qui sera celle de l'artiste quelques dix années plus tard auprès d'André Breton. Parmi d'autres oeuvres de prime jeunesse, "Carte à l'oncle Anselmo," un dessin à l'encre exécuté en 1915 montre l'interêt très tôt de Salvador Dali pour la calligraphie.
Au centre de cette exposition, une sculpture en bronze intitulée "Cabinet Anthropomorphique", de plus de 200 kg, figure le torse d'un homme traversé de tiroirs, mais également une tapisserie, "Persistance de la Mémoire, les Montres Molles", inspirée de l'une de ses toiles les plus connues, peinte en 1931, représentant un paysage surréaliste dans lequel trois cadrans d'horloge déformées, épousent les formes des objets sur lesquelles elles reposent.

Illustration : Salvador Dali : " Vieillard Crépusculaire" 1917-1918 Huile sur toile et sable 50 x 30 cm
© Coll. Part.

Salvador Dali : " Vieillard Crépusculaire" 1917-1918 Huile sur toile et sable 50 x 30 cm © Coll. Part.


Décés du peintre figuratif canadien Stanley Cosgrove
Mardi 07 Mai 2002

Le peintre figuratif canadien Stanley Cosgrove est décédé dimanche 28 avril à Montréal à l'âge de 91 ans.
Stanley Cosgrove est né le 23 décembre 1911, d'une mère canadienne-française et d'un père d'origine irlandaise. Il a 16 ans, lorsqu'il se met à travailler comme ouvrier dans une une raffinerie . Le propriétaire de l'usine amateur d'art,  reconnait un talent d'artiste en son ouvrier, et lui suggère de suivre des cours aux Beaux -Arts. Il s' inscrit donc en 1929 à l'École des Beaux-Arts de Montréal, d'où il sort en 1935. A sa sortie de l'École des Beaux-Arts de Montréal, son ancien patron qui ne l'a pas oublié   lui offre une aide de 300 dollars pour lui permettre de peindre, ce qui lui permet de faire définitivement le choix de la peinture.
Peu après, alors qu'il avait envisagé de venir en Europe, avant que n'éclate la guerre, il décide de s'installer  à New York, puis au Mexique, où il fréquente l'Académie San Carlos, et rencontre les grands maîtres Rodriguez Lozano, Clemente Orozco et Diego Rivera.
En 1943, il devient l'assistant du peintre muraliste Clemente Orozco, qui l'influencera   d'une manière définitive dans le cheminement de son art. Homme seul, solitaire, et méfiant à l'égard des idéologies, contrairement à Diego Rivera ou à Lozano, Orozco, contribue à forger les rapports distanciés que Stanley Cosgrove entretiendra toujours ensuite avec le monde artistique.
En revenant ensuite au Québec l'artiste cherchera dans l'art populaire du pays les sources de sa modernité, et de sa peinture figurative imprégnée de primitivisme. Constamment tourné vers la recherche de la simplicité, dans les paysages qu'il peint et fortement   inspiré par cet  art populaire, il peint également de nombreuses natures mortes et des nus.
Artiste, très indépendant, il s'était construit une carapace à l'égard des tendances et des mouvements picturaux qu'il cotoyait  et refusait les mondanités convenues. Proche d'une certaine culture "folk", il s'était lié d'amitié avec Gilles Vigneault et avait une conception très " territoriale" de son oeuvre, dont il ne voulait pas qu'elle soit inféodée aux lois du marché de l'art, et en particulier du marché américain qu'il jugeait  impérialiste.
Il était d'un caractère à vivre parfois de longs mois dans la solitude, dans sa maison dans les bois, tout près du lac Wayagamac, en Mauricie, sans électricité, et sans eau, pour  trouverson inspiration, loin des influences et des conventions liées aux milieux artistiques. D'une indépendance farouche, il cultivait l'humilité la plus totale dans le rapport à son public.
Ayant enseigné à l'École des Beaux-Arts de 1943 à 1958, il avait pu obtenir un contrat d'exclusivité avec une galerie, la Galerie Dominion,  jusqu'en 1964. En 1951, Stanley Cosgrove avait été reçu comme membre à l'Académie Royale des Arts du Canada.
Atteint de la maladie de Parkinson, Stanley Cosgrove ne peignait plus depuis plusieurs annnées, et vivait retiré, et à l'écart des milieux artistiques avec lesquels il gardait des rapports difficiles, considérant qu'il avait été largement exploité par des galeries trop souvent peu honnêtes.


La Bibliotheca Alexandrina symbole d'universalité et de civilisation.
Lundi 06 Mai 2002

La Bibliotheca Alexandrina, ouverte voici quelques jours, qui désigne la vaste Bibliothèque d'Alexandrie en Egypte, occupe une superficie de 45 000 m2, et sur onze étages, représente une surface de près de 90 000 m2 dont plus de 36 000 m2, sont réservés à la seule bibliothèque et plus de 4 000 m2 à toute une diversité d'activités culturelles.
A l'inauguration, elle comptait déjà près de 400 000 volumes, dans un espace qui en contiendra autour de 8 millions -, parmi lesquels quelques 10 000 manuscrits et livres rares, qui seront de l'ordre de 50 000 à terme.
Ce projet planétaire constitue un véritable symbole d'universalité, et un lien de civilisation entre entre le Sud et le Nord, et l'Orient et l'Occident, telle que jadis la mythique Bibliothèque d'Alexandrie. De nombreux pays, tels la France, la Grèce, la Turquie, l'Arabie Saoudite, l' Italie, l'Allemagne, le Canada, les Etats-Unis, le Brésil, l'Australie, le Japon, la Chine, Oman, l' Irak,  comptent parmi les souscripteurs de la Bibliotheca Alexandrina, tandis que la France s'est engagée à donner plusieurs milliers de volumes, et à apporter une aide importante de la Bibliothèqe Nationale de France en ce qui concerne la mise en place, d'un système informatique. La Bibliotheca Alexandrina devrait comprendre environ 80 bibliothécaires, et offrira un ensemble de 2 500 places de consultation destiné au grand public comme aux chercheurs. Une place importante sera consacrée aux nouvelles technologies, à l'audiovisuel, et à la musique. Plusieurs musées spécialisés portant sur la calligraphie, l'archéologie, la mosaïque, les sciences feront également partie de l'ensemble, avec un vaste planétarium élaboré avec l'aide de la France.


Avenir incertain pour la Villa Favorita du Baron Thyssen.
Samedi 04 Mai 2002
Quelques jours après le décés de Hans Heinrich von Thyssen, l'un des plus grands collectionneurs d'art au monde, à l'âge de 81 ans, à Sant Feliu de Guixols en Espagne, se pose la question de l'avenir de la Villa Favorita, près de Lugano en Italie, qui fut pendant plusieurs décennies, le port d'attache de la famille Thyssen-Bornemisza, et surtout le lieu d'une vaste et très riche pinacothèque jusque dans les années 1990.
Au centre d' un parc aux arbres séculaires, la Villa Favorita construite en 1660, à Castagnola, près de Lugano est une vaste demeure qui a été achetée en 1932 par le père
de Hans Heinrich von Thyssen, alors qu'il était à la tête de ses usines sidérurgiques en Allemagne. Devenue une très importante pinacothèque sous l'impulsion du Baron, jusqu'en 1994, par la richesse de sa collection de chefs-d'oeuvres, elle avait perdu de son prestige, par la cession de quelques 800 tableaux à l'Etat Espagnol, en 1992.
La pinacothèque dirigée jusqu'en 1994 par Francesca la fille du Baron devenue archiduchesse de Habsbourg par son mariage, qui suit son époux en Autriche, voit alors la fin de ses expositions de prestige. Elle perd son rôle de pôle touristique et culturel, dont la collection qui, ramenée à 150 tableaux, ne suffit plus à attirer suffisamment de visiteurs. Ainsi la Villa Favorita reste une partie essentielle, de la fortune considérable que le baron laisse à sa dernière épouse Carmen et à ses cinq enfants nés de ses trois mariages.
Mais la ville de Lugano, qui en 1998, avait déjà décliné l'offre de rachat de 50 millions de francs faite par le Baron lorsqu'il s'était installé définitivement en Espagne, na pas les moyens financiers pour acquérir une telle demeure. Non seulement la Villa Favorita qui est trop coûteuse à l'achat, mais est également très chère à entretenir, hypothèque l'avenir de ce qui fut un haut lieu de l'art en Italie pour lequel la Fondation Thyssen-Bornemisza avait même décidé cette année de ne pas ouvrir le musée au public.


Le Mai du Livre d'Art 2002

Un "Mai du Livre d'Art  2002" riche en nouveautés.
Mercredi 1er Mai 2002
L
e "Mai du Livre d'Art", version 2002, qui assure la promotion des beaux livres et livres d'arts en dehors de l'habituelle période de fin d'année, rassemble pour sa nouvelle et 13ème édition du mois de mai, un ensemble d'animations destinées à la sensibilisation du public à la diversité et à la richesse essentielle des livres d'arts dans la connaissance non seulement des artistes, mais aussi du patrimoine culturel mondial.
Vingt huit maisons d'édition présentent en effet 42 nouveaux titres, dont certains spécialement publiés pour cette occasion , sont présentés à des prix de lancement très avantageux.

Parmi ces nouveautés, de superbes ouvrages, dont par exemple les titres suivants : "Arabie, jardin des Peintres" par T. Mauger aux Editions Adam Biro, "L'Art Forain " par N. Ayadi et A. Kolski aux Editions Vilo, "Matisse et Tériade", aux Editions Anthèse, "La Révolution Surréaliste" sous la direction de Werner Spies aux Editions du Centre Pompidou, " Alain Jacquet - Camouflages 1961-1964" par Guy Scarpetta aux Editions Cercle d'Art, " Matisse" par René Percheron aux Editions Citadelles et Mazenod, " La sculpture grecque " édition bilingue présentée par Marion Muller aux Editions de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts", " L'oeuvre architecturale d'Andréa Palladio" aux Editions Flammarion, " Van Gogh et Gauguin " par D. W. Druick et P. Kort Zegers, et " Gustave le Gray photographe" sous la direction de S. Aubenas aux Editions Gallimard,"Rodin, l'Enfer et le Paradis " par Claudie Judrin aux Editions du Musée Rodin, " Jean Royère" par Pierre-Emmanuel Martin-Vivier aux Editions Norma", "Mondrian aus USA " par V. Pitts-Rembert aux Editions Parkstone, " Le décor géométrique de la mosaïque romaine" en 2 volumes format à l'Italienne aux Editions Picard, " Mauvais Genre(s)- Pornographie, érotisme, art contemporain " par D. Baqué aux Editions du Regard, " Lubin Baugin" par J. Thuillier aux Editions de la RMN,  "Dorothea Lange - Le coeur et les raisons d'une photographe" sous la direction de P. Borhan aux Editions du Seuil, ou encore "Vincent Corpet- Analogies"aux Editions Somogy.
Une animation est prévue avec 150 librairies d'arts de Paris et de province, qui mentionnent leur participation au "Mai du Livre d'Art" par une affiche sur leurs vitrines. Les visiteurs et amateurs de beaux livres et de livres d'arts pourront trouver les dernières nouveautés à des prix de lancement très avantageux dans le cadre de cette manifestation, mais aussi les  ouvrages d'art de leur choix, comme prolongement à l'émotion qu'ils auront eu à la visite d'une exposition, ou tout simplement pour en savoir davantage sur leur artiste préféré.
Mais vous pourrez également trouver ces ouvrages sur internet avec le descriptif détaillé du contenu, la biographie des auteurs, les photos de couverture ou d'intérieur et leurs prix promotionnels en consultant par exemple ici notre page "partenaire" :
https://lemondedesarts.com/Pagecommand.htm


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