Un Kouros découvert en mars à Athènes, une oeuvre de "Dipylos". Vendredi 28 juin 2002
La statue découverte en mars dernier par une équipe d'archéologues allemands en Grèce sur le site funéraire de Kerameikos, près de l'ancienne agora d'Athènes et qu'on a pu dater d'environ 2.600 ans, serait un authentique chef d'oeuvre de l'art grec antique grec, d'un artiste dont l'identité demeure un mystère.
La statue, un kouros, découvert presque complet et en bon état, il ne lui manque que quelques morceaux des jambes et du visage, porte la marque distinctive du sculpteur, qui a été baptisé "Dipylos" d'après le lieu précis de découverte de l'oeuvre par les archéologues.
Ce kouros, qui représente un jeune homme, est à rapprocher d'un autre kouros de "Dipylos" conservé au Metropolitan Museum de New York, tandis qu'un autre se trouve également au Muséum National d'Archéologie à Athènes. Il s'agirait là de l'oeuvre du premier grand sculpteur d'Attique de la période archaïque. Il a été découvert avec à ses côtés deux sculptures, l'une représentant un sphinx et l'autre un lion.
Les similitudes entre les traits du visage, les cheveux et le corps ont conduit les spécialistes, après expertise à attribuer au même artiste ou au même atelier la paternité de plusieurs de ces kouros, alors qu'après des fouilles qui durent depuis près de 140 ans sur ce site, il était difficile d' imaginer que l'on puisse retrouver une nouvelle oeuvre du sculpteur "Dipylos ". Par ailleurs des points communs notoires avec la statue du Metropolitan Museum de New York ont été décelés, tandis que le sphinx qui a été découvert date de 560 av.J.C. et apparaît également comme la copie d'un autre qui a été trouvé en 1907.
Un dessin d'Antoine Watteau au Musée des Beaux-Arts de Nancy.
Jeudi 27 juin 2002
Le Musée des Beaux-Arts de Nancy offre aux visiteurs depuis quelques semaines, la découverte d'un dessin d'Antoine Watteau (1684-1721), intitulé "Femme assise, Vue de dos", qui vient d'enrichir son cabinet d'art graphique avec cette acquisition faite avec l'aide de l'association des Amis du musée dans le cadre de son bicentenaire.
L'oeuvre, qui a été acquise fin mars dernier, pour un prix de 67 000 Euros représente un personnage dessiné d'après un tableau de Gérolamo Bassano, intitulé "Le déluge" datant de 1590, et conservé au Musée des Beaux-Arts de Nancy depuis sa création .
L'idée, selon Blandine Chavanne, la conservatrice du Musée, était de mettre ce dessin de Watteau qui a beaucoup copié les maîtres anciens en regard de l'oeuvre copiée.
Cette "Femme assise, Vue de dos" avait été acquise au Salon des Dessins du Louvre l'année dernière, et avait été réservée avec l'aide des Amis du musée qui avait déposé un acompte de 15.244 euros pour retenir l'acquisition, ajouté à l'aide complémentaire de la Ville de Nancy, celle du Fonds National du Patrimoine et les fonds collectés par une soirée de mécénat à l'Opéra de Nancy le 25 mars dernier sous la présidence de Pierre Rosenberg, Académicien et Président-Directeur honoraire du Musée du Louvre, auteur de plusieurs ouvrages sur Watteau.
La Chapelle Scrovegni de Padoue réouverte au public. Mercredi 26 juin 2002
La Chapelle Scrovegni à Padoue en Italie, qui était en chantier depuis l'automne dernier afin de restaurer les 900 mètres carrés de fresques endommagées par l'humidité et la pollution est réouverte au public depuis quelques semaines. Elle permet au public de redécouvrir les célèbres fresques signées du peintre médiéval italien Giotto (1266-1337) qui reproduisent les principales scènes de la Bible, de l'ancien Testament et du Jugement dernier. La décoration et les fresques de cette chapelle avait été commandées en 1303 par le banquier Enrico Scrovegni.
La restauration qui a coûté près de 2 millions d'euros issus des recettes du loto italien a permis de retrouver toute la luminosité des couleurs des fresques, le bleu azur de la voute, et toute la richesse des détails de l'oeuvre de Giotto.
On sait que Giotto après avoir été l'élève de Cimabue est le premier peintre à s'être affranchi du hiératisme byzantin, et à avoir introduit dans ses fresques les trois dimensions. Il a donné également le mouvement aux personnages, il a innové dans l'emploi des couleurs en unifiant l'éclairage des scènes. Il était également très attentif à la représentation de la réalité de la vie humaine : ainsi s'attachera t'-il, comme on le voit dans ces fresques aux pls infimes détails tels les cils très longs de Saint Jean Baptiste, ou les poils sur la poitrine du Christ cruxifié . Ayant également participé aux décorations de la Basilique Saint-François à Assise, et à celle de l'Eglise Santa Croce à Florence deFlorence, Giotto par ses oeuvres a profondément influencé les générations de peintres qui lui ont succédé et il est aussi aujourd'hui considéré comme le véritable fondateur de la peinture moderne occidentale
Les visites de La Chapelle Scrovegni se font uniquement sur réservation, et un site internet a également été ouvert : http://www.cappelladegliscrovegni.it .
Le futur Musée Paul Klee de Berne s'ouvrira en 2005.
Lundi 24 juin 2002 La première pierre du Musée Paul Klee vient d'être posée le 20 juin 2002 à Schoengruen, près de Berne, la ville où l'artiste avait vécu les dernières années de sa vie. Ce futur musée qui sera dédié à Paul Klee, est l'oeuvre de l'architecte Renzo Piano.
Il devrait s'ouvrir pour le mois de juin 2005 et devrait accueillir près de 4000 oeuvres diverses du Maître. Le projet est financé par un mécène de Berne, pour sa plus grande part, dont le montant serait estimé à plus de 75 millions d'euros.
Une oeuvre de Bruegel "l'ancien" prochainement mise en vente.
Lundi 24 juin 2002
Une toile de Pieter Bruegel " l'ancien" appartenant à une collection particulière sera mise en vente à Londres chez Christie's, le 10 juillet prochain. Cette oeuvre intitulée " L'ivrogne tombé dans l'auge aux cochons", et qui date de 1557, est l'une des deux dernières oeuvres de Pieter Bruegel (1525-1569), qui restent encore aux mains de collectionneurs privés. Elles est estimée entre 3,5 et 4,2 millions d'euros.
Cette toile, est en possession actuellement d'une ancienne famille aristocrate flamande. Elle est dans cette famille depuis le début du dix-neuvième siècle, mais il y avait toujours eu quelques doutes sur l'authenticité de cette oeuvre. C'est à l'issue d'un partage entre héritiers, qu'en 1966 son propriétaire a entrepris des recherches, des visites de musées et des expertises pour authentifier ce tableau posé sur un vieux présentoir en dessous duquel est inscrit " Bruegel l'ancien", a-t-il ajouté.
L'authenticité qui en a été discutée depuis, a été cependant confirmée par des analyses scientifiques réalisées par deux professeurs de l'Université de Louvain, voilà deux ans, qui ont établi que ce tableau était bien un original, et qu'il était signé et daté en 1557 par Pieter Bruegel "l'ancien".
Cette oeuvre fait partie d'une série de tableaux réalisés par l'artiste flamand consacrés aux thèmes de la morale et appelée "Les proverbes" . Un tableau qui reprend l'ensemble des personnages de la série des " Proverbes" de Pieter Bruegel "l'ancien" est d'ailleurs exposé également au Musée de Berlin. Son fils, également peintre, Pieter Bruegel "le jeune", est né en 1564 et est décédé en 1638.
Du fait que l'Etat belge n'a pas de droit de préemption sur cette oeuvre, le propriétaire du tableau a souhaité que ce soit un musée flamand qui en soit l'acquéreur .
Un Manuscrit de Borges atteint un prix record. Samedi 22 juin 2002
Un manuscrit de l'écrivain argentin Jorge Luis Borges(1899-1986), intitulé "El Sur", vient d'atteindre un montant de plus de 190 000 euros lors d'une vente organisée chez Christie's, ce qui constitue un record pour un manuscrit de cet écrivain.
Composé de huit pages arrachées d'un cahier à spirales, il s'agit d'un manuscrit de travail pour une histoire en partie autobiographique que Borges considérait lui-même comme sa meilleure nouvelle. Ce texte qui fut d'abord publié dans un journal argentin en 1953, fut ensuite incorporé en 1956 à une édition de nouvelles intitulées "Ficciones", ouvrage par lequel il se fait connaître comme écrivain dans le monde entier. Les manuscrits autographes de Jorge Luis Borges sont très rares par le fait qu'il est devenu aveugle à partir de 1955.
La "Nativité " du Caravage n'aurait pas été détruite par la mafia. Mercredi 19 juin 2002 La "Nativité" du Caravage (1571-1610), qui avait été volée en 1969 dans l'église San Lorenzo de Palerme par la mafia, n'aurait pas été détruite et serait toujours en Sicile.
Depuis 32 ans, la police italienne a pu recueillir de multiples indices, selon lesquels aujourd'hui il serait possible d'établir avec certitude que le tableau serait intact et dissimulé en Sicile.
Un repenti de la mafia, a affirmé que l'oeuvre avait été détruite, mais il aurait confondu le chef d'oeuvre du Caravage avec une autre toile volée un mois plus tard dans une autre église de Palerme, car la mafia utilise fréquemment des oeuvres d'art volées comme valeur d'échange, dans le trafic d'armes et de drogues .
Le commerce illégal des oeuvres d'art occupe en Italie le deuxième rang dans les activités criminelles, après le trafic de drogue, suivi du trafic des armes. Ainsi depuis 1970, ce sont 670.000 objets d'arts qui ont été volés au cours de 40.000 cambriolages, et c'est environ la moitié des objets qui ont été retrouvés par la police.
Prolongation de l'exposition du Louvre sur les "Artistes du Pharaon". Mardi 18 juin 2002
L'exposition " Les Artistes du pharaon", présentée actuellement au Musée du Louvre a déjà été vue par plus de 500 000 visiteurs. En raison de son succès, les organisateurs ont pu en obtenir une prolongation jusqu'au 5 août, avec une nocturne gratuite le 20 juillet.
Cette superbe exposition permet en effet de découvrir la vie quotidienne des hommes, des ouvriers et des artistes dont la vie et le destin étaient dévolus au pharaon. Le village appelé autrefois Set Maat, et aujourd'hui Deir -el Medineh, situé au pied de la Vallée des Rois, fut le lieu, où pendant cinq siècles, entre 1500 et 1050 av. J.C., ont vécu les milliers d'artistes, architectes, décorateurs, sculpteurs qui ont creusés, édifiés, sculptés et ornés de fresques les tombeaux pharaoniques, mais aussi les sépultures des personnages les plus importants du Nouvel Empire.
Ces artistes, étaient appelés " les employés de la tombe", vivaient selon une organisation hiérarchisée. D'un côté, les ouvriers et les esclaves dont le travail était de creuser les tombes, de tailler et de transporter les blocs de pierre, de les mettre en place, de l'autre, il y avait les artistes, qui sculptaient les bas-reliefs dans le calcaire, les statues dans le grés, les peintres qui décoraient les murs des sépultures, gravaient les fresques et dessinaient les hieroglyphes, qui accompagnaient les défunts rois, reines ou princes dans leur vie de l'au-delà. Ces artistes et artisans honoraient les dieux, tout au long de leur vie, mais leur ouvrage terminé pour le prince ou le pharaon, ils devaient se préparer à édifier leur propre tombe.
Succés total pour l'exposition "La Révolution Surréaliste" à Beaubourg. Lundi 17 juin 2002
L'exposition " La Révolution Surréaliste ", présentée à Beaubourg, depuis le 6 mars dernier et jusqu'au 24 juin est un véritable succés et a déjà dépassé les 300 000 visiteurs.
L'explication en est sans doute que c'est la plus grande exposition réalisée en France depuis trente ans qui réunit autant d'oeuvres majeures du surréalisme. Mais elle ne pourra malheureusement être prolongée.
Cette exposition a pu réunir en effet plus de 600 oeuvres, peintures, dessins, sculptures, photographies et films de 60 artistes différents, depuis le début du mouvement dans les années 1920 jusqu'aux années 1940, qui ont contraint de nombreux artistes à l'exil aux Etats-Unis. Avec le nom d'artistes tels que Giorgio de Chirico, Max Ernst, Masson, Magritte, Dali, Mirò, Giacometti, Man Ray ou encore Bellmer, tous les peintres les plus engagés dans le surréalisme sont présents dans une présentation qui s'organise autour des thèmes dominants de ces artistes : "Rêve", "Nuit", "Ville", "Histoire", "Erotisme", "Blasphème".
Aux côtés des 600 oeuvres présentées, s'ajoute une sélection importante de manuscrits et de livres illustrés, qui témoignent de l'influence marquante du surréalisme dans tous les domaines de la création artistique.
Un Musée de Djeddah en Arabie Saoudite totalement détruit par le feu. Samedi 15 juin 2002 Un incendie a totalement détruit mardi dernier à Djeddah en Arabie Saoudite, le plus grand musée privé du pays, qui a subi des dégâts matériels très importants, et la perte de nombreuses oeuvres de valeurs. Le Musée Abdelraouf Hassan Khalil, du nom de son fondateur, avait été inauguré il y a 17 ans et protégeait quelques 13500 objets d'arts, dont un grand nombre d' oeuvres rares et de valeur. Ce musée dont il avait fallu quelques dix ans pour en achever la construction, renfermait dans ses 67 salles d'exposition, des objets d'art islamiques, des objets datant de l'âge de pierre, mais aussi des oeuvres de l'art saoudien, et des objets en provenance de différents pays du monde. Il semble que l'origine du sinistre soit dû à un court-circuit électrique. Une enquête est cependant en cours.
Découverte en Egypte d'un sarcophage intact datant de 4600 ans . Samedi 15 juin 2002
Des archéologues égyptiens, près des pyramides de Guizeh, viennent de mettre au jour un sarcophage, qui serait le plus vieux sarcophage ancien jamais découvert en l'état de ce qu'il fut laissé, il y a environ 4.600 ans.
Les hiéroglyphes découverts dans la tombe indiquent le nom du défunt propriétaire, celui de "Ny-Nsw-Wsert", qui selon ces mêmes inscriptions était le directeur des travaux de construction des Pyramides, selon les spécialistes égyptiens.
Le sarcophage découvert intact avec le couvercle scellé, indique que personne et qu'aucun pilleur de tombe ne l'a ouvert depuis 4.600 ans, et qu'il constitue ainsi le plus ancien sarcophage inviolé jamais découvert. Des jarres et des poteries découvertes également dans le site montrent que la tombe date de la IVème dynastie, soit de la période allant de 2613 à 2494 av.J.C.
Il sera procédé à l'ouverture du cerceuil au mois de septembre prochain.
A Paris, prix record pur une oeuvre de Sonia Delaunay . Vendredi 14 juin 2002
Une oeuvre de Sonia Delaunay (1885-1979), intitulée "le Marché au Minho" réalisée en 1915, vient d'atteindre un prix record pour cette artiste, à Drouot Richelieu à Paris. Elle a été cédée pour un peu plus de 4 millions d'euros, soit près de dix fois son estimation initiale.
Ce tableau est l'une des oeuvres les plus importantes réalisée par Sonia Delaunay, épouse du peintre Robert Delaunay, au Portugal, lors de leur exil volontaire durant la première guerre mondiale.
Robert Delaunay et Sonia qui se marient en 1910, décident d'apporter un changement fondamental à la peinture, en s'appuyant sur les théories et les recherches du physicien et chimiste Eugène Chevreul sur les couleurs, qui avaient conduit également le peintre Georges Seurat au divisionnisme. Ils veulent ainsi développer un style et une technique de la peinture où les couleurs, par leur contraste chromatique et la composition des formes donnent une impression de profondeur et de mouvement.
Vente prochaine du "Vulcain" le plus gros diamant du monde. Vendredi 14 juin 2002
Le "Vulcain", le plus gros diamant au monde, sera vendu aux enchères le 27 juin à Saint-Amand-Montrond, près de Dôle (Jura), par le commissaire-priseur Charles Peiffert. Taillé dans un seul cristal, en forme de poire, il est de la taille d'un oeuf et lourd et pèse 179 carats, soit 36 grammes. Ce diamant a dû être poli et travaillé pendant 15 ans, pour obtenir cette forme, alors que la pierre pesait à sa découverte, en 1980 plus de 380 carats. Elle a dû être réduite de moitié pour lui donner cette forme qui met en valeur les couleurs d'ambre et les formations de graphite cristallisé à l'intérieur. Sertie en broche sur une monture en platine et en or, elle est estimée à environ 1,2 million d'euros.
Polémique au sujet de la succession d'Alberto Giacometti. Vendredi 14 juin 2002
Une vente aux enchères de 38 sculptures d'Alberto Giacometti (1901-1966), prévue le 28 septembre prochain, chez Christie's, à Paris, suscite une importante polémique entre l'Association pour la Fondation Alberto et Annette Giacometti, et les héritiers de l'épouse de l'artiste.
Ces sculptures qui proviennent du legs des époux Giacometti, font vivement réagir
l 'Association pour la Fondation Alberto et Annette Giacometti, créée en 1989 par la femme du sculpteur, dont le but était alors d'éviter la dispersion de l'oeuvre de l'artiste, en consignant ces oeuvres dans un entrepôt jusqu'à la création définitive de la Fondation.
La veuve de l'artiste avait consigné et confirmé ce souhait trois ans avant son décès, en septembre 1993, dans son testament rédigé en 1990.
En juillet 1994, son exécuteur testamentaire, Me Roland Dumas, demande au commissaire-priseur Jacques Tajan de procéder à la vente de 14 sculptures et de 4 peintures pour couvrir les frais de la succession. A l'époque, le Ministre de la Culture, Jack Lang est favorable à la création d'une Fondation, tandis que son successeur Philippe Douste-Blazy, donne un avis défavorable.
L'Association pour la Fondation s'impatiente, car en 1998, la situation n'est pas déboloquée, et considère que le testament d'Annette Giacometti ne peut être remis en cause. Mais, les héritiers d'Annette, ses frères, revendiquent alors être les seuls et vrais héritiers, lesquels pour s'acquitter de leurs droits de succession, souhaitent faire des dations d'oeuvres, au profit des musées; la nouvelle Ministre de la Culture, Mme Catherine Trautmann, se prononce alors, de son côté favorablement pour la Fondation.
La Maison Christie's en France qui vient d'annoncer la vente de 38 sculptures réveille la polémique, car elle remet en cause, pour l'Association, le patrimoine de la future "Fondation Alberto et Annette Giacometti" dont la richesse se trouverait diminuée par la vente de ces oeuvres.
Un nouveau record mondial pour une antiquité. Jeudi 13 juin 2002
Une Vénus datant de la Rome antique vient d'être cédée aux enchères chez Christie's à Londres, pour plus de 12 millions d'euros, ce qui constitue un nouveau record mondial pour une antiquité.
Le précédent record était détenu par un bas-relief assyrien datant de 800 av. J.-C.qui avait été vendu en 1994 pour un peu plus de 7,5 millions de livres.
Cette sculpture de marbre, dite "La Vénus de Jenkins" date du 1er siècle de notre ère, et représente la déesse romaine de la beauté et de l'amour, nue recouvrant de son bras droit partiellement sa poitrine. Elle est directement inspirée de la statue dite de l'Aphrodite de Knide, qui avait été sculptée par Praxitèle au quatrième siècle av.J.C. aujourd'hui disparue, mais qui avait été très admiré dans l'Antiquité. Elle est proche également d'une autre Vénus antique dite la Vénus Médicis de Florence.
Fermeture prochaine pour travaux du Musée National d'Athènes. Mercredi 12 juin 2002 Le Musée National d'Athènes, devra être fermé au public à partir du mois d'octobre prochain, et ce jusqu'en 2004 en raison de travaux de rénovation et de modernisation qui devront être achevés juste avant le déroulement des Jeux Olympiques d'Athènes-2004.
Il s'agit notamment restaurer le premier étage de l'édifice qui a été endommagé par le tremblement de terre de septembre 1999 qui avait touché toute la région d'Athènes, mais ces travaux concerneront aussi l'installation d'un système de climatisation du batiment construit en 1885, la réalisation d'issues de secours supplémentaires et des aménagements d' accès pour les personnes handicapées.
Le Musée National d'Athènes réunit la plus riche collection au monde de sculptures datant de la Grèce ancienne, mais également la collection la plus riche de céramiques archaïques, de l'époque classique et hellénistique.
Nouvelles découvertes sur le site de Macchu Picchu au Pérou. Mardi 11 juin 2002
Sur le site de Machu Picchu, capitale de l'empire inca du XIIIème au XVIème siècle, près de Cuzco au Pérou, des archéologues viennent de découvrir de nouvelles buttes empierrées et un mur alors qu'ils effectuaient des travaux d'entretien.
Tandis qu'ils dégageaient des herbes hautes, ils ont découverts un peu à l'écart du centre de l'ancienne citadelle inca, des structures en pierre et des terre-pleins jamais dégagés jusque là, dont un mur de près de 6 mètres de hauteur, séparant le secteur habité et le sanctuaire sacré. C'est ainsi qu'un dépôt d'ordures, et des canalisations d'eau, ont été mis au jour dans un encaissement de l'une des vallées qui sépare la citadelle de la rivière Urubamba.
Découverte en Erythrée des traces d'une civilisation ancienne. Mardi 11 juin 2002
Les découvertes récentes d'une équipe internationale d'archéologues en Erythrée près dAsmara, la capitale, pourraient être exceptionnelles, car elles constitueraient les mises au jour des plus anciens vestiges de ce qui serait la plus ancienne communauté agraire dAfrique jamais retrouvée à ce jour.
Ces découvertes, seraient dune importance comparable à celles des découvertes faites en Grèce et en Égypte pour la connaissance d'une civilisation aussi avancée que les Grecs et les Egyptiens de l'antiquité. C'est ainsi que de nombreux restes de bâtiments, des poteries, des bijoux, des objets, des outils, ont été sortis du sol et dun oubli de plus 3 000 ans. C'est à l'occasion de la mise en route d'un important chantier de construction en périphérie d'Asmara, que ces vestiges ont été découverts, mais dont beaucoup ont été détruits dans un premier temps par l'ignorance totale d'une quelconque trace de civilisation antique dans cette région, et en méconnaissance de la valeur historique de ces objets et de ces traces de bâtiments anciens. Des archéologues prévenus et dépêchés sur place, ont pu avec difficulté faire cesser le chantier auprès des promoteurs et ont ou obtenir des fonds pour commencer des fouilles, dont l'interêt apparaît primordial, et qui ont conduit au projet d'un musée à ciel ouvert sur l'un des sites en cours de fouille.
Le Musée Fabre de Montpellier présente sa collection de sculptures. Lundi 10 juin 2002
Avant sa fermeture en septembre 2002, pour travaux, le Musée Fabre de Montpellier, a choisi d'organiser une présentation de ses richesses en matière de sculptures, avec l'ouverture d'un espace de 100 m² situé au rez de chaussée du musée.
En dehors des sculptures présentées ainsi dans les collections permanentes, oeuvres de Houdon, de Pradier, de Barye, ce nouvel espace provisoire, présente des marbres, des plâtres, des bronzes, mais aussi des terre cuites de divers artistes couvrant la période allant de la seconde moitié du XIXème siècle au milieu du XXème siècle.
Des oeuvres de sculpteurs tels que Aristide Maillol, pour un bronze intitulé "La femme qui marche dans l'eau", d'Antoine Bourdelle "Tête d'Apollon", bronze de 1900 bronze, et " Tête de l'éloquence", bronze de 1913, de Jean-Baptiste Carpeaux avec un bronze intitulé "Madame de Fontréal", de Germaine Richier "Loretto I", bronze de 1934, bronze et "Tête de Marguerite Lamy", bronze de 1956, peuvent être admirées, au côté d'oeuvres de sculpteurs d'une renommée au moins nationale, tels Pierre Travaux pour un marbre réalisé en 1867, intitulé "Frileuse", Eugène Delaplanche pour "Message d'amour" marbre de 1874, Jean-Antoine Injalbert pour "Eve", marbre de1893, et d'autres artistes tels que Augustin Préault, Jean-Marie Mengue, Charles Gumery, Antonin Aigon, Emmanuel Fremiet.
La richesse du Musée Fabre tient entre autres à ces oeuvres sculptées, et en particulier à ces sculptures de Germaine Richier, l'un des sculpteur français le plus célèbre du XXème siècle, qui séjourna à l'école des Beaux Arts de Montpellier entre 1920 à 1926 et élève de Louis Guigues, lui même ancien élève de Rodin, à celles également d'Antoine Bourdelle
collaborateur de Rodin, est célèbre pour ses figures monumentales, tel "Héracles archer", à celle d' Aristide Maillol, de notoriété internationale, qui a fréquenté Rodin,Picasso, Matisse , ou encore Jean-Antoine Injalbert et Eugène Delaplanche, réputés à leur époque pour la réalisation d'oeuvres pour certains édifices publics de Paris, comme le Palais de Justice, la Sorbonne, la Gare d'Orsay, le Petit Palais, ou encore l'Opéra.
Un galeriste Suisse en justice contre l'Etat Italien. Samedi 8 juin 2002 Depuis plus de vingt ans, le galeriste Suisse Ernst Beyeler s'oppose en justice à l'Etat Italien dans une affaire qui concerne une oeuvre de Vincent Van Gogh, et la Cour Européenne des Droits de l'Homme est en passe de prononcer son jugement. Pour mémoire, l'oeuvre de Van Gogh intitulée «Le Jardinier» avait été acquise en 1977 par le galeriste Suisse, pour environ 600 millions de lires par le biais d'un marchand d'art romain. L'Etat Italienqui connaissait, dès 1983, l'identité du détenteur du tableau n'en avait jamais contesté la propriété. Ce n'est qu'à partir de 1988, année pendant laquelle Ernst Beyeler conclut la vente du tableau à la Fondation Guggenheim de Venise pour 8,5 millions de dollars, quel'Etat Italienintervient pour contester le titre de propriété du galeriste et exercer son droit de préemption en ne lui payant que le prix auquel celui ci avait acheté l'oeuvre en 1977.
Le galeriste Suisse qui avait entrepris alors une action en justice en considèrant que cette manière de procéder avait permis aux autorités italiennes d'acquérir le tableau à un prix très inférieur à sa valeur marchande, avait aussi porté atteinte à sa réputation de collectionneur d'art
La Cour, avait estimé dans un jugement de janvier 2000 que l'Italie avait violé le droit à la propriété du galeriste bâlois. Elle n'avait pas contesté cependant le droit de l'état d' exercer une préemption sur la vente d'oeuvres d'art, ni celui de l'intérêt de l'état à être informé de l'identité finale d'un acheteur, dans le cas d'une vente par un intermédiaire.
De son côté le galeriste avait estimé que cela était une atteinte particulièrement grave à ses affaires et au commerce international de l'art, d'autant que celui-ci est extrêmement sensible aux rapports de confiance et d'estime existant entre les vendeurs et les acheteurs quant à l'origine et à la propriété des oeuvres.
C'est à ce titre qu'Ernt Beyeler avait alors réclamé en justice la restitution du tableau ou, à défaut, son remboursement au prix du marché de 1988, moins les sommes payées par l'Etat au moment de la préemption, et qu' il avait réclamé un million de dollars pour le dommage moral.
Le Musée d'Art Moderne de New Yorken rénovation. Vendredi 7 juin 2002 Le Musée d'Art Moderne de New York (MoMA) vient de fermer ses portes pour une rénovation complète qui devrait durer jusqu'en avril 2005. C'est la vente en 1996 d'un immeuble jouxtant le musée dans la 53ème Rue, qui a conduit les administrateurs à saisir cette opportunité pour agrandir et rénover le Musée qui manquait de place et d'une structure d'accueil du public mieux adaptée. C'est le projet d'un architecte japonais Yoshio Taniguchi, qui a été retenu pour la réalisation d'une structure en forme de tour de verre et d'acier.
Pendant les travaux, une partie des oeuvres seront entreposées dans un immense musée temporaire dans le quartier du Queens, de l'autre côté de l'East River, avec un système de modules d'exposition amovibles qui permettront jusqu'à la réouverture du MoMA dans ses nouveaux locaux, de continuer à présenter au public des expositions temporaires, au côté des oeuvres de ses collections permanentes, dont parmi celles-ci, "Les Demoiselles d'Avignon"de Picasso .
Quand aux sculptures, certaines d'entre elles rejoindront momentanément le Musée Botanique du Bronx, où elles seront exposées dans les jardins jusqu'à la fin des travaux.
Ouverture de l'expositionRauschenbergau Musée Maillol. Vendredi 7 juin 2002
Le Musée Maillol ouvre ses portes jusqu'au 14 octobre prochain, pour une exposition consacrée à Robert Rauschenberg qui est sans doute l'un des peintres américains les plus importants de notre époque.
Né en 1925, il a fait l'essentiel de ses études au Kansas City Art Institute, puis au Black Mountain College en Caroline du Nord de 1948à 1949 avec le peintre Josef Albers. C'est à partir de 1950, qu'il se fait connaître par ses illustrations de "L'Enfer "de Dante, alors achetées par le Museum of Modern Art de New York. Il réalise sa 1ère exposition en 1951, puis voyage en Europe et en Afrique du Nord, pendant les 2 années suivantes. De retour New York, il développe sa technique des collages, et expose en 1953, à New York ses toiles All White et All Black. De 1953 à 1955, il expérimente des collages et assemblages faits de ficelles et de cordes, de papiers, oiseaux empaillés, et même de pierres et de roches.
La période suivante qui va de 1958à 1961 est celle des combine-paintingsoù il colle des accessoires, et des objets hétéroclites en recherche de textures et de couleurs sur des fonds tachistes, cela en réaction à lExpressionnisme Abstrait de lAction Painting. Il va jusqu'à supprimer le fond, ce qui donne lieu aux prémices du PopArt.
Il se trouve reconnu à l'échelle internationale avec le Grand Prix de la Biennale de Venise qu'il obtient en 1964 devant le peintre français Roger Bissière tandis que ses oeuvres sont disputées par les galeries et les musées du monde entier.
Après la mort de Jackson Pollock en 1956, il donne un nouveau souffle à la peinture américaine, et développe l'utilisation de différentes autres techniques telles que la sérigraphie, la photographie, la gravure, ajoutés à la peinture et aux objets collés sur différents supports comme le bois, le métal, le papier.
Après 1976, il revient à la création dobjets, de tissus aux textures variées, qu'il assemble sur des panneaux muraux selon des techniques différentes, et à partir de 1985, il crée le "Rauschenberg Overseas Cultural Interchange", qui consiste à faire tourner dans différents pays les oeuvres de ses 20 dernières années . Peu connu du grand public français, il incarne cependant aujourd'hui avec Jasper Johns l'un des pôles les plus significatifs de la peinture américaine actuelle, avec sa conception événementielle de la peinture. Pour lui " l'art a tout à voir avec la vie, mais il n'a rien à voir avec l'art", et "mon ambition, dit-il, n'est pas de continuer à peindre des oranges pourries, mais de faire du bon journalisme".
Cette exposition proposée par le Musée Maillol, porte sur les oeuvres récentes de l'artiste réalisées entre 1995 et 2002.
Une demande de restitution d'objets et de meubles d'art. Vendredi 7 juin 2002 Le Musée Carnavalet de Paris se voit revendiquer par une famille juive une partie importante de sa collection, portant essentiellemnt sur le mobilier que le Musée détient actuellement dans ses murs.
C'est en effet en date du 12 mai, que les héritiers de la famille d'un grand marchand d'art parisien, Adolphe Frankel (1860-1930), a déposé une réclamation auprès de la Commission chargée de la restitution des biens aux familles juives spoliées pour lui demander d'étudier la restitution de différents biens, notamment des meubles et objets d'art du XVIIIème siècle, dont le collectionneur aurait été désaissis durant la deuxième guerre mondiale, et qui n'auraient jamais été restitués.
Les héritiers d'Adolphe Frankel indiquent que la collection a été recueillie par Henriette Bouvier la belle-soeur d'Adolphe Frankel, dont elle avait repris le magasin Boulevard Saint-Germain. Décédée en 1965, elle avait légué de nombreux meubles, sièges, commodes, vases, tapis, signés Riesener, Wiessweiller, Lacroix, René Dubois, Nicolas Foliot, ou Jacob, qui meublent aujourd'hui plusieurs salles du Musée Carnavalet.
C'est à l'occasion d'une visite au musée, que l'une des personnes de la famille a reconnu un meuble de son enfance. En faisant des recherches, elle a pu prendre connaissance du testament d' Adolphe Frankel, daté de 1929 qui léguait tous ses biens à ses petites-filles tout en laissant l'usufruit des biens à son épouse, Emilie, décédée en 1936. Les petits-enfants n'étaient pas informés en dehors d'un hôtel particulier, des différents biens de la succession, dont cette collection de meubles, qui a alors disparue et dont la famille réclame aujourd'hui la restitution.
Découverte d'une sépulture gauloise près de Clermont Ferrand. Jeudi 6 juin 2002
Sur le site de l'oppidum de Gondole près du village de le Cendre au sud-est de Clermont-Ferrand dans le Puy-de-Dôme, des archéologues français viennent de découvrir lors d'une fouille, une fosse contenant les restes de huit cavaliers gaulois inhumés en compagnie de leurs chevaux.
Cet oppidum de Gondole à la confluence des rivières de l'Allier et de l'Auzon, est considéré comme l'un des trois plus importants "oppida" d'Auvergne. Il était le lieu d'une place forte gauloise, entre les années 70 et 20 avant J.C. durant la dernière période du second âge du fer avant le début de la conquête romaine.
Les huit hommes et leurs chevaux, mis au jour, étaient alignés sur deux rangées, dans une fosse rectangulaire, et reposaient sur le flanc droit, avec les têtes tournées à l'est, avec le bras gauche en avant. Parmi les huits hommes, l'un était un adolescent dont une main reposait près du visage. La fosse a été découverte alors qu'elle ne ne contient aucune arme, sans parure et sans élément de harnachement. L' expertise a confirmé également que les chevaux de petite taille, de 1,20 m au garot, était des chevaux gaulois, phénomène extrémement rare et exceptionnel dans les sépultures gauloises, qu'ils aient été enterrés avec des hommes .
Les hommes et les chevaux qui ne portent aucun traumastisme ayant pu entraîner leur mort, laissent totalement inexpliqués les raisons de cette sépulture ainsi découverte.
L'obélisque d'Axoum retournera prochainement en Ethiopie. Mardi 4 juin 2002
L'Italie, par la voix du Secrétariat d'Etat à la Culture italien, vient de déclarer que l'état venait d'accepter de rendre à l'Ethiopie le célèbre obélisque d'Axoum.
Cette stèle ci avait été démontée par les ordres de Mussolini, en 1936, choisie parmi d'autres stèles semblables érigées à la gloire des défunts de l'ancien royaume éthiopien d'Axoum, pour en faire un trophée de guerre .
L'obélisque endommagé en début de semaine dernière par un très violent orage sur Rome, a donné l'opportunité à l'Etat Italien d'accepter d'accéder à la demande de l'Ethiopie en indiquant que ce sont des problèmes techniques qui s'étaient opposés à cette restitution, par le fait que le déplacer l'aurait endommagé et qu'il n' y avait pas de raison de le restaurer, puisque le déplacement tôt ou tard aurait conduit à l'endommager de nouveau.
Ce monument, une stèle funéraire de granit de facture yéménite datant du IIIè siècle avant J.C., a toujours été l'objet d'un contentieux entre l'Ethiopie et l'Italie, depuis 1947, date pourtant d'un accord sur cette restitution entre l'Italie et les Nations Unies.
Nouvelles découvertes dans la Vallée des Momies d'or en Egypte. Mardi 4 juin 2002
Une nouvelle momie en parfait état de conservation vient d'être trouvée, voilà une quinzaine de jours dans un sarcophage en pierre, à cinq mètres de profondeur sous une maison de la principale ville de l'oasis, Al-Buwaiti dans la région de Bahariya, à 350 km au sud-est du Caire en Egypte
Cette région particulièrement touchée par la sécheresse depuis de nombreuses années, contraint les habitants des oasis à faire des forages toujours plus profonds, à la recherche de l'eau. Ces travaux ont conduit depuis 1996, à de nombreuses découvertes très interessantes pour les archéologues, dont en particulier celles de nouvelles momies .
C'est ainsi que plus de 200 momies, ont été découvertes depuis lors, dont plusieurs mises au jour avec des masques ou des sarcophages en or, dans des sépultures collectives, dans les oasis de Kabala, Hara, Al-Agouz, Mandicha, Hiz et Boeita. Cet ensemble de momies de Bahariya, datant de la période romaine, sont les mieux conservées parmi celles qui ont été trouvées en Egypte et constitue une source d'information très riche sur cette époque.
Cette "Vallée des momies d'or", qui pourrait conserver près de 15.000 momies, selon les spécialistes, était sous Alexandre le Grand, il y a 2.300 ans, le centre d'un commerce intensif au plus fort de sa période de prospérité, notamment celui du commerce du vin de raisin et de palmes vers toute la vallée du Nil, à une époque où les caravanes transafricaines s'y arrêtaient.
Le Temple d'Alexandre le Grand retrouvé sur place en 1938 par l'archéologue égyptien Ahmed Fakhry, a été construit du vivant du pharaon, et a fait de cette oasis un lieu sacré que les égyptiens de la région ont adopté comme un lieu privilégié de sépulture, auprès du temple où ont été découverts des bas reliefs montrant Alexandre faisant des offrandes au dieu Amon-Ré.
Las archéologues indiquent qu'à l'époque d'Alexandre le Grand, entre 332 et 322 avant J.C. la nappe phréatique se trouvait à quatre ou cinq mètres sous la surface du sol, alors qu'aujourd'hui, il faut pratiquer des forages à plus de 1.400 mètres de profondeur pour trouver de l'eau.
Vol d'un bronze de Giacometti au Musée de Hambourg. Lundi 3 juin 2002
Le vol d'une sculpture d'Alberto Giacometti dérobée au Musée Kunsthalle de Hambourg, est passé inaperçu pendant trois jours. Le voleur avait en effet remplacé la sculpture dont il s'est emparé par une simple copie grossière en bois.
Cette sculpture en bronze d'une hauteur de 32 centimètres, a probablement été subtilisée lors de la "Nuit des Musées" organisée le samedi 25 mai, soirée lors de laquelle la plupart des établissements culturels de la ville sont restés ouverts tard dans la nuit, jusqu'à 3h00 du matin.
Le voleur semblerait avoir soulevé le couvercle en verre qui protégeait l'oeuvre d'art pour la remplacer aussitôt par la copie. Ce n'est que le mardi 28 mai qu'un gardien s'est rendu compte de la disparition de la sculpture d'une valeur estiméee à plus de 500.000 euros (. Cette statuette était la deuxième d'une série de six bronzes identiques réalisés en 1956 par le sculpteur suisse.
Succés total pour l'exposition Berthe Morisot à Lille . Samedi 1er juin 2002
L'exposition consacrée à Berthe Morisot (1841-1895), ouverte depuis le 10 mars au Palais des Beaux-Arts de Lille, est un véritable succés et devrait dépasser les 100 000 visiteurs lors de sa clôture, le 9 juin prochain. C'est la plus grande rétrospective jamais organisée en France pour cette artiste depuis près de quarante ans, alors que la dernière grande exposition qui lui avait été consacrée s'était tenue en 1987 aux Etats Unis à Fort-Worth au Texas .
Elle réunit plus d'une centaine d'oeuvres choisies parmi les plus représentatives des quelques quatre cents oeuvres recensées de l'artiste, dont huit portraits de Berthe Morisot par son ami et beau-frère Edouard Manet réunis pour la première fois, dont son fameux tableau " Berthe Morisot au Bouquet de Violettes", peint en 1872.
Amie de Renoir, de Degas, de Cézanne, de Mallarmé, Berthe Morisot, fille de préfet, bourgeoise et peintre impressionniste à ses heures, a "vécu sa peinture et peint sa vie", comme l'avait écrit Paul Valery.
La première du "Monum vert" . Samedi 1er juin 2002
Quarante monuments nationaux ouvrent aujourd'hui et dimanche, les portes de leurs jardins secrets, dans le cadre de la première du "Monum vert", qui a pour but de faire découvrir le "patrimoine vert" des monuments historiques au travers les jardins médiévaux, les parcs paysagers, les bois, les vergers ou potagers de grands édifices ou de châteaux, fermés habituellement au public.
Ces visites libres ou guidées, s'accompagnent également pour ceux qui en désireront davantage, d'ateliers de jardinage, de promenades, de démonstrations, d'expositions, de séances d'observation et de découverte de la faune et de la flore, et des consultations ou des conférences seront données par les jardiniers des Domaines de l'Etat présents sur place.
C'est ainsi que l'on pourra découvrir le jardin gothique du Mont-Saint-Michel, ou le jardin médiéval du château du Haut-Koenigsbourg, dans le Haut Rhin. L'Abbaye de Silvacane fera découvrir ses chauve -souris, et le Château d'If, devant Marseille, ses lézards des ruines et on pourra apprendre à faire des bouquets d'arts au château de Bouges dans l'Indre, ou l'apprentissage de la reconnaissance des arbres.
De nombreuses animations destinées aux enfants leur permettront également de composer des herbiers, d'apprendre la vie des abeilles, d'apprendre à construire des cabanes, de jouer des jeux de pêche à la ligne, d'approcher au plus près des chevaux de trait, ou encore de faire des promenades en calèches.
A Paris, dans le jardin des Tuileries "La librairie des Jardins", sera ouverte et proposera quelque 3.500 ouvrages consacrés aux jardins, et aux monuments nationaux, et un site internet ( http://www.monum.fr ) permettra de consulter tous les lieux de manifestation pour cette première édition du "Monum vert" .