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WB01512_.gif (115 octets)  SEPTEMBRE 2003

L'inventaire du Musée de Bagdad toujours en cours...
Mercredi 24 septembre 2003
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Ce sont finalement plus de 13.500 pièces qui ont été volées dans le Musée National irakien lors de la prise de Bagdad par les américains en avril 2003 selon une enquête qui vient d'être présentée à Washington. Seules un peu plus de 3500 pièces ont été restituées ou ont été retrouvées jusqu'alors. Parmi les pièces qui sont toujours manquantes, figurent 30 pièces d'une instimable valeur, dont une statue datant de 2.300 avant J.C. et une série de bustes de dieux romains.
L' inventaire complet de la collection du musée est toujours en cours, plus de cinq mois après la fin de la guerre. Le personnel du musée avait réussi à cacher plusieurs trésors artistiques dans les caves du bâtiment, ou dans celui de la Banque Centrale, ainsi que dans un abri anti-bombe où ils ont été retrouvés.


Portrait de Sargon d'Akkad - Période d'Akkad. 2ème moitié du IIIème millénaire av.J.C. -Haut. 30cm © Musée de Bagdad

Parmi les pièces de grande valeur pour le patrimoine irakien et mondial, a été dernièrement retrouvé également la figure de Warca, datant de l'époque sumérienne, il y a plus de 5.000 ans, laquelle avait été mise au jour par des archéologues allemands en 1940 près de la ville de Samawa au sud du pays.

Une première exposition des "Trésors de Nimroud", faite d'une partie de   650 objets et bijoux en provenance des tombes des reines et princesses assyriennes des IXème et VIIème siècles avant J.C, et découverts entre 1988 et 1992 dans le nord de l'Irak, près de Mossoul,  issus de la collection du Musée de Bagdad , devrait se tenir aux Etats-Unis en avril 2004.

Illustration : Portrait de Sargon d'Akkad  - Période d'Akkad. 2ème moitié du IIIème millénaire av.J.C. -Haut. 30cm   © Musée de Bagdad



Michel Ange : " David "  1504 - Copie du David de la Piazza Signoria - © LMDA- L.Belaïb

Restauration du "David" de Michel-Ange .
Mardi 23 septembre 2003
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La célèbrissime statue de Michel-Ange, le "David", est depuis quelques jours l'objet d'un nettoyage destiné à la protéger des outrages du temps.
Exposée depuis 1504 à Florence,  la sculpture selon divers spécialistes menacait de se dégrader, si rien n'était entrepris rapidement. Exposée d'abord aux aléas de la météo durant trois siècles et demi sur la Piazza Signoria , avant d'être remplacée par une copie et mise à l'abri en 1873 dans la Galerie de l'Académie, elle a subit néanmoins des altérations causées par un processus chimique de sulfatation, attaquant le marbre de la statue .

Le "David" qui représente l' idéal de perfection morale et physique par la beauté de ses traits et l'équilibre de ses proportions, a subi cependant depuis 500 ans de multiples autres agressions, dont celle des hommes . Ses membres ont été cassés, et ont dû être réparés à plusieurs reprises, en particulier son bras gauche,  brisé en 1527 durant une émeute à Florence, mais également ses doigts de pied, en 1813, puis en 1851 et en 1991, à la suite d'un acte de vandalisme. Par ailleurs, des restaurations passées à base d'encaustique et d'acide, en particulier au XIXème siècle, ont altéré sévèrement le marbre blanc.
Cette restauration est entreprise après un examen scientifique qui a duré onze ans. Elle devait à l'origine être terminée en mars 2003, mais de nombreuses polémiques ont retardé le travail, notamment de la part de spécialistes anglo-saxons très opposés à l' institut florentin  l'Opificio delle Pietre Dure, chargé de la restauration en raison de craintes sur les méthodes de nettoyage risquant d'endommager la pierre, et qui a conduit à la démission au printemps d'une première spécialiste, en désaccord sur la solution de toilettage retenue.
Après des essais qui ont démarré au début du mois de septembre sur des parties limitées de la statue, c'est finalement une jeune restauratrice italienne Cinzia Parnigoni, qui a obtenu l'accord du  Ministère Italien des Biens Culturels sur sa méthode consistant à un nettoyage avec des compresses imbibées d'eau distillée.


Illustration : Michel Ange : " David "  1504 - Copie du David  de la Piazza Signoria - © LMDA- L.Belaïb


Ouverture d'un Musée consacré à Frantisek Kupka à Prague.
Jeudi 18 septembre 2003
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Un musée privé d'art moderne, le Kampa Museum, consacré en grande partie au peintre tchèque Frantisek Kupka, vient d'ouvrir ses portes à Prague dans un ancien moulin des bords de la Vltava. Situé sur l'île de Kampa, ce musée regroupe les collections de la Fondation Jan et Meda Mladkova, un couple de mécènes américains, originaires d'Europe centrale. Meda Mladkova, américaine d'origine tchèque, amie de Kupka, avait étudié l'histoire de l'art à Paris et avait dès les années 60, collectionné les oeuvres d'artistes d'Europe centrale avec son époux Jan, décédé depuis.
Ce musée dont l'ouverture avait dû être reportée en septembre 2002 en raison des inondations catastrophiques à Prague, ont obligé les responsables du musée à refaire une partie des installations, endommagées par la montée des eaux. Installé dans un moulin du XIVème siècle, l 'édifice s'est vu ajouter un cube moderne en verre à son architecture, qui dénature, selon certaines critiques la ligne d'horizon du vieux quartier de Mala Strana.


Frantisek Kupka "" Deux Bleus II" 1956 © Salomon Guggenheim Museum New York

Le  musée regroupe essentiellement 215 études, dessins et peintures de Frantisek Kupka, peintre tchèque (1871-1957), qui commença sa carrière comme symboliste, avant de devenir l'un des pionniers de l'art abstrait. Mais il fait également une place au sculpteur cubiste tchèque Otto Gutfreund avec 17 sculptures, et regroupe au total quelque 700 oeuvres de 105 artistes tchèques et slovaques ainsi que des travaux de 22 artistes polonais, hongrois et des pays de l'ex-Yougoslavie.

Illustration :
Frantisek Kupka : " Deux Bleus II
" 1956  Huile sur toile 85 x 93  cm © Salomon Guggenheim Museum New York



Léonard de Vinci : " La Madone à l'oeillet " 1478-1480 © Pinacothèque Munich

La "Madone au Fuseau" ne serait qu'une copie.
Samedi 13 septembre 2003
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La "Madone au Fuseau", attribuée à Léonard de Vinci et dérobée le 27 août en Ecosse dans la propriété du Duc de Buccleuch, ne serait en réalité qu'une copie de l'oeuvre du Maître de la Renaissance, comme il en existait de nombreuses au XVIème siècle.
Ce tableau, de la collection du Duc de Buccleuch, estimée à plus de 500 millions d'euros était suspendu dans le hall du château familial de Drumlanrigne, datant du XVIIème siècle.  De petit format, et représentant la Vierge et l'Enfant Jésus,  ce tableau aurait été réalisé en 1501 pour Florimont Robertet, secrétaire du roi de France. Il est considéré comme l'une des oeuvres majeures au Royaume-Uni, comparable au chef d'oeuvre de Raphaël, "La Madone aux oeillets", exposée à la National Gallery à Londres.

Plusieurs spécialistes de la peinture Renaissance estiment que les erreurs dans l'anatomie du personnage, la composition maladroite, la faiblesse du paysage, attestent en compaison   d'autres tableaux du Maître que celui-ci n'est qu'une copie, et ne peut être l'oeuvre de Léonard de Vinci lui même. Une deuxième version de ce tableau   attribuée officiellement à Léonard de Vinci, se trouve trouvant dans une collection privée à New York.

Illustration : Léonard de Vinci : " La Madone à l'oeillet "  1478-1480 © Pinacothèque Munich


Vingtième édition des Journées du Patrimoine .
Mercredi 10 septembre 2003
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La 20ème édition des "Journées du Patrimoine", se déroulera les 20 et 21 septembre prochains.
La manifestation sera placée cette année sous le double thème du "Patrimoine spirituel "et du Bicentaire de Prosper Mérimée", l'écrivain français qui fût le premier à oeuvrer pour la protection du patrimoine et des monuments historiques. C'est ainsi que les premiers sites historiques qu'il aura protégés, tels les alignements de Carnac, le Pont du Gard, l'Abbatiale St Sauveur de Figeac pourront être visités gratuitement durant ces deux jours, mais aussi de très nombreux édifices épiscopaux, églises, monastères, synagogues, abbayes, au côté de certains palais nationaux, de ministères, d'ambassades qui remportent toujours chaque année un véritable succés.

Abbatiale Carolingienne du IX ème siècle - St Philbert de Grand Lieu.Transition entre l'art romain et l'art roman © LMDA

Plus de 11 millions de visiteurs s'étaient déplacés l'année dernière, pour visiter les quelques 13000 sites ouverts au public.. Les manifestations des "Journées du Patrimoine " avaient été annulées l'année 2001, en raison des attentats du 11 septembre à New York.
Cette année, ce sont près de 14 000 sites et manifestations qui accueilleront les visiteurs.
Le programme complet de ces 19èmes "Journées du Patrimoine " est accessible sur le site internet : http://www.jp.culture.fr/jp .

Illustration : Abbatiale Carolingienne du IX ème siècle St Philbert de Grand Lieu. Transition entre l'art romain et l'art roman © LMDA



Buste de Néfertiti. XVIIIème dynastie vers 1340 av .JC. -Atelier de Thoutmosis - Hauteur 50 cm © Agyptisches Museum - Berlin

La momie découverte en Juin, ne serait pas celle de Néfertiti .
Mercredi 3 septembre 2003
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La momie découverte par une équipe de chercheurs britannique en juin et identifiée comme étant celle de Néfertiti, reine d'Egypte, est probablement celle d'un homme, vient de déclarer un haut responsable des antiquités égyptiennes.
L'archéologue Joann Fletcher, experte en momies de l'université de York en Angleterre , avait déclaré en juin avoir découvert la momie de Néfertiti, dont le prénom signifie "la belle est venue", épouse du pharaon Akhénaton et belle-mère du roi Toutankhamon, dans une chambre secrète d'une tombe de la Vallée des rois à Louxor, en Egypte, près de la tombe de Toutankhamon.
Mais le Secrétaire Général du Conseil Suprême Egyptien des Antiquités, M. Zahi Hawass, a estimé que cette momie n'était pas celle de l'épouse d' Akhénaton qui a régné entre 1379 et 1362 avant J-C. et considérée comme la femme la plus puissante de l'Egypte ancienne.

Selon l'expédition britannique, c'est l'absence de traces d'organes génitaux masculins, qui a permis de conclure que cette momie était celle d'une femme.
Pour les experts egyptiens, la momie avait les oreilles percées de deux trous, ce qui n'était pas une pratique à l'époque pour les femmes, même si elle l'a été ensuite. Les reines portaient des anneaux dans les perruques, mais elles n'avaient pas les oreilles percées. Par ailleurs Néfertiti serait morte à l'âge de 35 ans, ce qui ne concorde pas avec l'âge que les chercheurs anglais ont défini pour cette momie estimé entre 18 et 30 ans. Enfin Néfertiti qui a accouché à six reprises, devaient avoir des hanches larges, alors que la momie découverte a les hanches très étroites.
Seules des radiographies de la momie pourraient permettre de voir si elle a ou non accouché estime par ailleurs un autre spécialiste égyptien.


Illustration : Buste de Néfertiti. XVIIIème dynastie vers 1340 av .JC. -Atelier de Thoutmosis - Hauteur 50 cm © Agyptisches Museum - Berlin


Un trésor antique retrouvé à Kaboul.
Mardi 2 septembre 2003
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Un coffre contenant de nombreux objets en or remontant au troisième siècle avant J.C. a été retrouvé intact dans une chambre forte du palais présidentiel à Kaboul, en Afghanistan où il est resté caché pendant 14 ans, en ayant survécu sans dommage à tous les conflits et guerres qui ont ravagé le pays.
Ce coffre contenait en effet un trésor de l'antique Bactriane, territoire conquis par Alexandre le Grand en 327 avant notre ère.  Des fouilles archéologiques entreprises sur ce site en 1978 au nord de lAfghanistan, avaient permis de découvrir des caveaux funéraires datant du Ier siècle, dans lesquels on a retrouvé des linceuls détoffe décorés de centaines de disques dor et dargent.


Boudhas de Bamiyan ©

Ces fouilles avaient été interrompues par l'invasion soviétique, et le trésor n'avait jamais plus été vu depuis. Les Talibans, qui avaient ordonné la destruction des trésors archéologiques, comme les Bouddhas géants de Bamyan, avaient tenté de récupérer l'or de Bactriane, dont ils avaient appris qu'il était caché dans un coffre de la Banque Centrale de Kaboul .Les employés de la banque qui avaient bloqués le code d'accés aux chambres fortes de la banque, ont été battus et torturés jusqu'à perdre conscience, mais n'avaient jamais donné les codes.

Illustration : Boudhas de Bamiyan ©


>>> Dépêches © Drouot-AFP Actualités



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