Mort du grand collectionneur d'art , le Baron Thyssen . Samedi 27 Avril 2002
Hans Heinrich von Thyssen, l'un des plus grands collectionneurs d'art au monde, vient de mourir ce vendredi à l'âge de 81 ans, à Sant Feliu de Guixols en Espagne.
Né aux Pays-Bas le 13 avril 1921, Hans Heinrich Von Thyssen était le fils d'un riche homme d'affaires allemand Heinrich Thyssen, et d'une baronne hongroise, Margarita Bornemisza. Son père profite de la crise économique des années 1930 et achéte des oeuvres d'arts appartenant à des financiers et des industriels ruinés, pour enrichir ainsi la collection d'art de son propre père. Fuyant la montée du nazisme, Heinrich Thyssen s'installe en 1932 à Lugano en Suisse, et en 1947, son fils Hans Heinrich Von Thyssen agé de 26 ans, hérite du titre de baron et du restant de l'empire industriel et financier de son père, démantelé par la seconde guerre mondiale.
Il parvient à redresser l'affaire familiale en se lançant dans la fabication de centrales électriques en Allemagne et aux Pays-Bas, en fondant des chantiers navals et en réalisant des investissements fructueux aux Etats-Unis. Sa fortune lui permet de regrouper les quelques 500 oeuvres d'arts de la collection de son père, dispersées à sa mort entre les héritiers ou revendues et réunissant des oeuvres de l'art occidental depuis le Moyen Age jusqu'à l'art contemporain. Hans Heinrich Von Thyssen acquiert également les oeuvres contemporaines, se passionnant pour les fauvistes, les expressionistes, les cubistes, mais également pour l'art abstrait et le "pop art". Ce sont ainsi plus de 1.000 tableaux qu'il ajoute à la collection héritée de son père.
En 1985, il épouse une espagnole Carmen Cervera, propriétaire elle-même d'une collection riche de 700 tableaux. Ce mariage enrichit encore l' immense collection de Hans Heinrich Von Thyssen, dont il cède une partie en 1993 à l'Etat Espagnol pour plus de 300 millions de dollars . Ces oeuvres sont aujourd'hui conservées dans le musée qui porte son nom, le Musée Thyssen-Bornemisza , en face du célèbre Musée du Prado à Madrid.
Neuf tableaux expressionnistes volés dans un musée de Berlin. Jeudi 25 Avril 2002
Plusieurs tableaux de quatre peintres expressionnistes allemands, du groupe Die Bruecke, " Le Pont", d'une valeur de plusieurs milions d'euros, ont été dérobés samedi dernier au Musée Bruecke Museum, à Berlin. Les cambrioleurs qui se sont introduits par effraction par une fenêtre à l'arrière du musée, ont pu empêcher le déclenchement des alarmes, qui manipulées ne se sont mis à retentir que vers 5h30 du matin.
Parmi les neufs oeuvres qui ont été dérobées figurent six tableaux de Erich Heckel, une toile d'Emil Nolde de 1915 intitulée "Herr Sch.", une autre d'Ernst Ludwig Kirchner, de 1912 intitulée "Tiergarten Berlin", et "Junges Maedchen" de Max Pechstein réalisée en 1915. Mais ces oeuvres qui sont très connues par le monde du marché de l'art, pourront cependant être très difficilement revendues en raison de leur célébrité.
Le groupe Die Bruecke créé à Dresde en 1905, par Kirchner et Heckel, avant que de s'installer à Berlin à partir de 1910, est le mouvement le plus significatif et le plus créatif de l' expressionnisme allemand .
Un oeuf de Carl Fabergé vendu à un prix record à New York. Mercredi 24 Avril 2002
Un oeuf de Fabergé, considéré comme le plus rare qui n'est jamais été fabriqué par Carl Fabergé, le joaillier de la famille impériale russe, a été vendu aux enchères vendredi dernier chez Christie's à New York, pour un montant de plus de 9 millions de dollars, à un collectionneur privé.
Baptisé, Le "Winter Egg", celui ci est fait de cristal de roche transparent sculpté avec des gravures internes imitant les cristaux de la glace et décoré avec de plus de 3.000 diamants. Fabriqué à la demande du Tsar Russe Nicolas II, pour l'offrir à sa mère, l'impératrice Maria Feodorovna, à l'occasion de Pâques 1913, il constitue l'oeuf impérial le plus rare et le plus cher produit par Fabergé qui en a créé pas moins d'une cinquantaine entre les années 1885 et 1916. Ces objets sont aujourd'hui pour la plupart conservés au Kremlin à Moscou, et certains font également partie de la collection d'oeuvres d'arts de la Reine d'Angleterre.
Découverte d'une nécropole inca dans la banlieue de Lima au Pérou. Mercredi 24 Avril 2002
Dans un bidonville appelé Puruchuco-Huaquerones situé dans la banlieue de Lima, au Pérou, une équipe d'archéologues péruviens ont mis au jour une nécropole d'où ils ont pu exhumer plus de 2200 momies à ce jour et plus de 50000 objets funéraires. Ce site archéologique qui est fouillé maintenant depuis trois ans, a permis aux chercheurs d'indiquer que plusieurs milliers de momies restent encore enterrées et qu'il faudra encore de nombreux mois pour arriver au terme de ces fouilles. Depuis 1956, des corps avaient été découverts sur cet emplacement, mais il n'avait jamais donné lieu à aucune recherche véritable.
Les momies qui ont été découvertes au fil des recherches, ont la particularité d'être rassemblées par groupes dans des caveaux faisant entre 20 et 50 m2 de surface, sous trois ou quatres mètres de profondeur. Ces corps ne sont pas embaumés et entourés de bandelettes comme l'étaient les momies égyptiennes, ou les momies péruviennes découvertes précedemment dans la région de Cuzco, mais ils se sont trouvés momifiés de manière naturelle, par leur desséchement dans le sol.
C'est ainsi que parmi toutes les momies, 40 corps ont pu être retrouvés à ce jour dans un très bon état de conservation, entourés d'objets, des céramiques, des armes, des bijoux et des ornements à plumes pour les nobles, qui permettent d'en apprendre davantage sur la civilisation inca. Ces nouvelles decouvertes permettent de mieux comprendre la composition de la société des Incas qui était très hiérarchisée, de savoir quelles étaient les relations sociales, mais aussi les relations familiales entre les hommes, les femmes, les enfants et les vieillards les rapports entre les individus, leur mode de vie, la nature du travail qu'ils effectuaient, mais de connaître aussi aussi leur mode alimentaire, leur santé et les causes de leur décès.
Les archéologues estiment que ces corps ont été inhumés dans ce site entre les années 1480 et 1535, période qui a précédé de peu la disparition de l'empire inca, qui occupait les territoires actuels du Chili, du Pérou, de la Bolivie, et de l'Équateur.
Un faux-vrai autoportrait de Rembrandt au centre d'une exposition à Berlin. Mardi 23 Avril 2002
Une oeuvre de Rembrandt, représentant son autoportrait, qui était considérée jusqu'alors comme une copie, est au centre d'une exposition qui vient de s'ouvrir au Musée Gemaeldegalerie de Berlin.
L'exposition de Berlin qui s'intitule "Dans l'atelier de Rembrandt" et qui se déroulera jusqu'au 21 juillet prochain, reconstitue l'origine, l'histoire et le parcours de cet autoportrait, depuis son premier dessin jusqu'à son vernissage final.
L'oeuvre qui a lontemps été exposée au Musée Germanique de Nuremberg, et qui était considérée comme une copie, s'est en effet révélée être un original de la main même de Rembrandt, en 1999, par l'expertise extrêmement technique d'un collectif d'experts néerlandais et britanniques.
Avec des moyens techniques sophistiqués utilisant la radiographie, les infra-rouges et la microscopie, les experts qui avaient comparé le tableau avec une toile du Musée La Haye en Hollande, considérée jusqu'alors comme l'original, ont pu établir que le tableau exposé dans la ville hollandaise, et daté de 1629, est une copie postérieure réalisée par l'un des élèves du maître hollandais et que "L'Autoportrait " du Musée de Nuremberg en Allemagne est l'oeuvre originale de Rembrandt.
Polémique autour de l'héritage de la Collection du Docteur Gustav Rau . Lundi 22 Avril 2002
La polémique qui oppose la Fondation Rau de Suisse et du Lichtenstein à l'UNICEF, au sujet de la l'importante collection d'oeuvres d'art léguée par le collectionneur et médecin allemand Gustav Rau au Fonds des Nations Unies pour l'Enfance, vient de prendre une autre dimension en raison de l'absence de 48 tableaux de grands maîtres qui manqueraient à l'inventaire de la collection.
La Fondations Rau affirme que parmi ces tableaux comptent notamment des oeuvres de Rubens, de Hodler, de Renoir et de Lippi, ce que nie totalement l'UNICEFen Allemagne qui exige des preuves de la part de la Fondation Rau d'ici la semaine prochaine.
La collection d'art constituée par le Docteur Gustav Rau décédé sans héritier le 3 janvier 2002 à Stuttgart, à l'âge de 79 ans, est l'une des plus importantes collections privées au monde avec celle du Baron Thyssen.
Le Docteur Gustav Rau avait promis en effet en 1997, à la Fondation Rau le leg d'une partie de sa collection à la fois pour la Fondation Crelona au Lichtenstein, et pour la Fondation Rau pour le Tiers-monde à Zollikon en Suisse. En septembre 2001, il avait également décidé de faire un leg à l'UNICEF qui avait également hérité du reste de la collection, après son décès.
L'inventaire établi par une société d'expertise renommée choisie par l'UNICEF mentionne une liste qui constitue l'intégralité de la collection, de 743 tableaux, de sculptures et de gravures, dont 621 oeuvres sont issues de la donation dont des toiles de Fra Angelico, Tiepolo, Le Greco, Fragonard, ou encore Corot, Manet, Renoir, Monet, Mary Cassatt, ou Bonnard et Picasso, et 122 issues de l'héritage.
Les oeuvres qui font partie de l'héritage sont actuellement l'objet d'une exposition à Bergame en Italie et après leur exposition dans différents musées du monde, devraient ensuite être présentées en dépôt permanent au Musée du Luxembourg à Paris, jusqu'en 2027 .
En Chine une écriture réservée aux femmes en voie de disparition . Samedi 20 Avril 2002 En Chine, une langue écrite en voie de disparition, et utilisée uniquement par les femmes du peuple Yao dans la province du Hunan au centre du pays devrait profiter de la création d'une zone de protection et d'un musée afin de préserver et conserver ce langage unique au monde.
Les textes écrits sur la soie, les broderies, les éventails sont composés d'une écriture composée de 1.200 caractères, dont 700 sont d'usage courant. De nombreux objets comportant cette langue écrite ont été détruits par le désinterêt et l'absence de protection pour cette écriture purement féminine, unique en son genre dans le monde, et dont la connaissance ne reste maîtrisée que par un nombre restreint de femmes très âgées, dont le nombre est aujourd'hui en rapide diminution.
La construction de ce musée décidée par les autorités culturelles chinoises sera construit dans le district de Jiangyong, et des spécialistes se chargent actuellement de collecter et de protéger les objets comportant ces signes et les textes rédigés dans cette écriture.
Une maison d'édition chinoise dans le Hunan, fait le recensement des signes et compose actuellement un dictionnaire qui retracera l'histoire de cette langue, mais aussi et surtout la prononciation, le sens des mots, le style de ses caractères, dont l'écriture est totalement différente des signes de l'écriture chinoise.
Neuf millions de yuans, soit plus d'un million de dollars ont eté débloqués afin de permettre en urgence la mise en oeuvre de premières mesures pour la conservation de ce langage.
Découverte en Egypte de deux statues d'Aménophis III.
Vendredi 19 Avril 2002
Une équipe d'archéologues égyptiens et allemands viennent de mettre au jour les morceaux de deux grandes statues du pharaon Aménophis III de la XVIIIème dynastie, sur la rive ouest de Louxor en Haute Egypte.
Les morceaux de ces deux statues taillées dans du quartz rouge, seraient les derniers vestiges du temple funéraire d'Aménophis" (1408-1372 av. J.C.).Ces deux statues qui mesuraient initialement près de 21 mètres de haut et pesaient environ 700 tonnes chacune encadraient l'entrée du deuxième édifice du temple pharaonique.
Sous les morceaux de l'épaule de l'une des deux statues découvertes, les archéologues ont également retrouvé la sculpture du visage d'une statue appartenant à une reine, qui pourrait être la mère d'Imhotep, l'architecte du pharaon Djoser - XXIXème siècle av. J.C., ou son épouse Ti selon les responsables des antiquités pharaoniques. La statue représente la reine portant sur le front la figure du cobra sacré, et portant la perruque des cérémonies.
Un décret rend insaisissable au Québec les oeuvres prêtées.
Jeudi 18 Avril 2002
Au Québec, un décret vient de rendre insaisissables les tableaux de maîtres italiens en provenance de Hongrie, qui seront exposés au Musée des Beaux Arts de Montréal à partir de la fin du mois d'avril, dans le cadre d'une exposition intitulée " Les Grands maîtres italiens de Raphaël à Tiepolo".
Cette procédure rare, vise à protéger le Musée des Beaux Arts de Budapest, le Szépmuvészeti Museum, contre les éventuelles demandes de saisie de certaines oeuvres revendiquées par leurs anciens propriétaires, pour la durée de l'exposition prévue jusqu'à fin aout prochain.
Cette immunité légale est désormais de plus en plus souvent demandée par les institutions prêteuses dans le monde entier, pour prévenir des demandes de restitution. Cela concerne le plus souvent les cas des oeuvres d'art extorquées en Europe par les occupants allemands durant la période nazie.
Ainsi, il ya quelques jours, un comité d'experts ont procédés à l' examen d'une oeuvre attribuée à Gerbrand Van den Eekhout (1621-1674), l'élève de Rembrandt et intitulée" Le Juif au bonnet de fourrure" dérobé à Paris en 1943 à une famille juive et réclamée au Musée National de Prague depuis trois ans par la France.
Le Parlement Russe votait il ya quelques jours également la restitution à l'Allemagne de 111 vitraux datant du XIVe siècle confisqués en 1945, tandis qu'en contrepartie l 'Allemagne demande le retour depuis 1991 la restitution d' objets d'art pris en butin à la fin de le deuxième guerre mondiale par l'Armée rouge, dont le fameux Trésor de Priam, trouvé par des chercheurs allemands dans l'ancienne ville de Troie
Au mois de mars dernier, une Américaine d'origine autrichienne, s'est égalemnt lancée dans une procédure judiciaire pour demander au Gouvernement de Vienne la restitution de six tableaux de Gustav Klimt qui auraient été volés à sa famille, et qui seraient actuellement exposés à la Galerie Nationale d'Autriche .
D'autres exemples, sont celui de la Grèce qui réclame à l'Angleterre le retour des frises du Parthénon enlevées à Athènes au début du XIXème siècle, par des archéologues britanniques. celui de la Chine, qui a établi il y a deux ans un service administratif chargé de réclamer les trésors nationaux volés ou bradés depuis des siècles, avant 1949, par des étrangers.
En 1999, le Musée des Beaux Arts de Montréal avait dû rendre au Musée de Budapest, après plusieurs années de démarches, un tableau de Giorgio Vasari (1511-74) intitulé "Les Noces de Cana" de petit format, 40 sur 28 cm volé en 1944, et revendu en 1961 dans un magasin d'antiquités la capitale hongroise avant d'être illégalement introduit au Canada, avant de rejoindre la collection du Musée de Montréal en 1963.
Un tableau de la série des "Nymphéas"de Monet en vente à Londres.
Jeudi 18 Avril 2002
Une oeuvre de Claude Monet, intitulée "Nymphéas" sera proposée dans une vente aux enchères d'oeuvres impressionnistes chez Sotheby's à Londres le 24 juin prochain.
Cette oeuvre, qui n'a jamais été exposée depuis 1925, fait partie d'une série de 48 oeuvres représentant des nénuphars et réalisées par Monet à Giverny, au bord de l'étang de sa propriété. Elle avait été a achetée en 1940 par un particulier français au galeriste Durand-Ruel, 14 ans après le décès du peintre. Cette oeuvre estimée à plus de 18 millions d'euros pourrait atteindre à la vente 25 millions d'euros ou davantage.
Au mois de juin 2001, une toile de Monet, dans la série des "meules de foin", avait atteint plus de 16,5millions d'euros dans une vente aux enchères à Londres, et en 1999, une toile de la série des "nymphéas" avait atteint de son côté à New York, la somme de 25,5 millions d'euros.
Une oeuvre de Bruegel "l'ancien" prochainement mise en vente.
Mercredi 17 Avril 2002
Une toile de Pieter Bruegel " l'ancien" appartenant à une collection particulière sera mise en vente à Londres chez Christie's, le 10 juillet prochain. Cette oeuvre intitulée " L'ivrogne tombé dans l'auge aux cochons", et qui date de 1557, est l'une des deux dernières oeuvres de Pieter Bruegel (1525-1569), qui restent encore aux mains de collectionneurs privés. Elles est estimée entre 3,5 et 4,2 millions d'euros.
Cette toile, est en possession actuellement d'une ancienne famille aristocrate flamande. Elle est dans cette famille depuis le début du dix-neuvième siècle, mais il y avait toujours eu quelques doutes sur l'authenticité de cette oeuvre. C'est à l'issue d'un partage entre héritiers, qu'en 1966 son propriétaire a entrepris des recherches, des visites de musées et des expertises pour authentifier ce tableau posé sur un vieux présentoir en dessous duquel est inscrit " Bruegel l'ancien", a-t-il ajouté.
L'authenticité qui en a été discutée depuis, a été cependant confirmée par des analyses scientifiques réalisées par deux professeurs de l'Université de Louvain, voilà deux ans, qui ont établi que ce tableau était bien un original, et qu'il était signé et daté en 1557 par Pieter Bruegel "l'ancien".
Cette oeuvre fait partie d'une série de tableaux réalisés par l'artiste flamand consacrés aux thèmes de la morale et appelée "Les proverbes" . Un tableau qui reprend l'ensemble des personnages de la série des " Proverbes" de Pieter Bruegel "l'ancien" est d'ailleurs exposé également au Musée de Berlin. Son fils, également peintre, Pieter Bruegel "le jeune", est né en 1564 et est décédé en 1638.
Du fait que l'Etat belge n'a pas de droit de préemption sur cette oeuvre, le propriétaire du tableau a souhaité que ce soit un musée flamand qui en soit l'acquéreur .
Vente d'objets issus du Titanic à Southampton.
Mardi 16 Avril 2002
Vendredi dernier, lors d'une vente aux enchères à Southampton en Angleterre, une montre retrouvée à bord de l'épave du Titanic, a été acquise pour un montant de 31000 euros.
Parmi un lot de 316 objets vendus par la Société Britannique du Titanic, à l'occasion du 90ème anniversaire de la tragédie, cette montre en plaqué or appartenait à John Gill, britannique de 24 ans, un passager du transatlantique, qui partait tenter sa chance en Amérique. Les aiguilles étaient arrêtées sur 03h21 du matin, l'heure précise, à laquelle le paquebot a été englouti dans l'Atlantique au sud de Terre Neuve dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 en faisant près de 1.500 victimes, alors que 700 rescapés avaient pu survivre à la catastrophe. Un autre objet, en celui d'un menu de Première classe du 10 avril 1912, le premier jour du voyage du Titanic a atteint la somme de 43000 euros.
Ouverture au Louvre de l'exposition " Les artistes du Pharaon".
Mardi 16 Avril 2002
A partir du 19 avril et jusqu'au 5 juillet prochain, le Musée du Louvre propose à l'aide de 370 oeuvres, dont 250 qui proviennent de ses propres réserves, de nous faire revivre par cette superbe exposition, ce qui constituait la vie quotidienne des hommes, des ouvriers et des artistes, dont l'existence et le destin étaient dévolus au pharaon, il y a de cela plus de 30 siècles.
En Haute Egypte, sur la vallée occidentale du Nil, il y avait un village appelé Set Maat, aujourd'hui appelé Deir -el Medineh. Ce village, situé au pied de la Vallée des Rois, était le site, où entre 1500 et 1050 av. J.C., ont vécu les milliers d'artistes, architectes, décorateurs, sculpteurs qui ont creusés, édifiés, sculptés et ornés de fresques les tombeaux pharaoniques, mais aussi les sépultures des personnages les plus importants du Nouvel Empire.
Ces artistes qui étaient appelés " les employés ou les hommes de la tombe", vivaient selon une organisation hiérarchisée. D'un côté, il y avait les ouvriers et les esclaves dont le travail était de creuser les tombes, de tailler et de transporter les blocs de pierre, de les mettre en place, de l'autre, il y avait les artistes, qui sculptaient les bas-reliefs dans le calcaire, les statues dans le grés, les peintres qui décoraient les murs des sépultures, gravaient les fresques et dessinaient les hieroglyphes, qui accompagnaient les défunts rois, reines ou princes dans leur vie de l'au-delà. Ces artistes et artisans honoraient les dieux, tout au long de leur vie, mais leur ouvrage terminé pour le prince ou le pharaon, ils devaient se préparer à édifier leur propre tombe.
Opposition à la vente du "Carré Noir sur Fond Blanc" de Malévitch.
Lundi 15 Avril 2002
Le Ministère Russe de la Culture vient de s'opposer à la vente qui était prévue ce samedi de l'une des trois toiles du peintre Kasimir Malevitch (1878-1935) mises aux enchères par la maison russe Gelos.
Cette oeuvre célèbre intitulée "Carré Noir sur fond blanc", peinte en 1913, était proposée à la vente avec deux autres oeuvres dont un autoportrait et le portrait de Natalia, la femme de l'artiste.
Considérée comme faisant partie du patrimoine culturel de la Russie, le "Carré Noir sur fond blanc" devrait probablement être offerte en vente directe à un musée d'Etat.
Cette décision contestée par la société Gelos et qui organisait les enchères de ce tableau pour le compte d'une banque en faillite, estimait la mise à prix à environ 1 million de dollars. Il est l'un des quatre "Carré noir" peint par Malévitch, dont l'existence est connue.
Cette oeuvre avait fait sensation lors de sa première exposition en 1915, de par son caractère totalement révolutionnaire par rapport à la peinture de l'époque, et avait conduit à la renommée mondiale de Malevitch, que le régime soviétique avait ensuite banni comme représentant de "l'art dégénéré".
Kasimir Malevitch fut au début du XXème siècle, non seulement le précurseur de la peinture d'avant-garde en Russie, et l'inventeur du suprématisme, nom qu'il donne à sa conception personnelle d' un art abstrait géométrique, mais il fut aussi un théoricien, et un véritable révolutionnaire de l'art, posant la création artistique comme un absolu, et comme l' élément moteur d'un changement de société et de civilisation.
Une édition originale de "Mort à Crédit" de Céline bat un nouveau record.
Samedi 13 Avril 2002
Un exemplaire de l'édition originale de "Mort à crédit" de Louis Ferdinand Céline vient d'être adjugée à Drouot, ce jeudi, à plus de 100000 euros, laquelle vente constitue un nouveau record mondial pour une édition originale de cet ouvrage.Ce volume est l'un des exemplaires hors commerce du tirage de tête avec le texte initial non expurgé, contenant quelques 164 gouaches et deux dessins originaux de Gen Paul.
Une édition originale du "Voyage au bout de la nuit", hors commerce sur tirage spécial portant une dédicace autographe et illustrée de 105 dessins originaux aux crayons de couleur de Carlo Farneti , a également été vendue lors de cette séance pour plus de 40000 euros.
L'Allemagne restitue à la Russie des objets d'arts volés durant la guerre.
Vendredi 12 Avril 2002
Les autorités allemandes ont accepté de rendre à la Russie sept des tableaux et deux des icônes de grande valeur qui avaient été enlevés, par des soldats allemands en URSS, durant la dernière guerre mondiale.
Les icônes avait été volées en 1942 dans des fermes lors de l'avance de l'armée allemande dans le Caucase, et les peintures représentant des portraits du Tsar Alexandre Ier notamment, avaient été volées près de Saint-Petersbourg
Ces oeuvres actuellement exposées au Musée de l'Histoire Allemande à Berlin, devraient regagner le Palais de Gattchina, à Saint-Petersbourg, et s'ajoutent à la faveur des bonnes relations actuelles, à la liste des oeuvres d'art confisquées durant la seconde guerre mondiale, et que les deux pays se sont déjà rétrocédées mutuellement.
L'Allemagne négocie cependant depuis 1991 avec les autorités de Moscou, la restitution de près de 200.000 oeuvres d'art confisquées par l'armée Russe à la fin de la deuxième guerre mondiale, lesquelles ont été décrétées en avril 1999 par le parlement russe, propriétés de la Russie. Parmi ces objets, figure en particulier le fameux"Trésor de Priam", découvert en Turquie par l'archéologue allemand Schliemann sur le site de la Troie antique. Ces objets sont pour l'heure considérés pae les Russes, comme la contrepartie des dommages commis par l'armée allemande en Union soviétique durant la guerre.
La Chine interdit la sortie de territoire à ses objets précieux.
Vendredi 12 Avril 2002
En Chine , l'Administration nationale de l'Héritage Culturel vient de décider l'interdiction de sortie du territoire à un certains nombres d'objets d'arts considérés comme trop fragiles ou trop précieux pour voyager et être présentés à des expositions à l'étranger.
Une liste a ainsi été établie pour la première fois, de 64 trésors du patrimoine chinois, qui désormais ne pourront plus être admirés en dehors des musées et des sites où ils sont actuellement conservés en Chine, parmi lesquels on trouve de la vaisselle en céramique ancienne, les objets d'arts et articles en bronze et les laques. Cette liste s'ajoute à une série de reliques qui étaient déjà interdites de voyage à l'étranger : dont les fresques d'avant la période de la dynastie des Ming (1368-1644), les momies, et un certains nombres d 'objets d'arts estrêmement fragiles ou difficiles à bouger.
Cette décision, qui prenait effet à partir du lundi 8 avril 2002, permettra à nombres d'objets anciens de ne plus être exposés aux dommages éventuels causés par les voyages et les expositions à l'étranger. Ces dernières années, en effet, différents objets d'Art anciens prêtés à certains musés à l' étranger ont eu à subir quelques dégradations, ce qui a décidé les autorités culturelle chinoises, ainsi que le font déjà un grand nombre de pays, à lister les objets appartenant au patrimoine le plus précieux du pays afin de les préserver dans la mesure où ils représentent les valeurs les plus représentatives de l' héritage culturel et de l'histoire de la Chine.
Une statue du Pharaon Amenhotep III retrouvée aux Pays Bas.
Vendredi 12 Avril 2002
L'Egypte vient de retrouver aux Pays-Bas une statue du pharaon Amenhotep III de la XVIIIème dynastie (1580-1085 avant J.C), qui avait été volée à Louxor, et sortie du pays en 1987.
La statue en quartzite fait 50 cm de hauteur et 33 cm de largeur, et est gravée d'hiéroglyphes indiquant les titres pharaoniques d'Amenhotep III. Elle faisait partie d'un lot de plus de cinquante objets volés il y a 15 ans, dans les réserves des objets trouvés dans le temple de Karnak, à Louxor.
"Improvisation 10" de Kandinsky , objet d'une action en justice. Mercredi 10 Avril 2002 Le marchand d'art suisse Ernst Beyeler a acheté en 1951 un tableau de Kandinsky intitulé "Improvisation 10", qui avait été saisi en Allemagne sous le régime nazi. Ce tableau aurait été acheté en toute connaissance de cause, selon Jen Lissitzy le fils de l'ancienne propriétaire du tableau, Sophie Kuppers-Lissitzy, tandis qu'Ernst Beyeler affirme avoir acquis en toute bonne foi cette oeuvre, à un marchand d'art, Ferdinand Moeller, connu pour ses sympathies envers le régime nazi, mais sans savoir qu'il s'agissait d'un tableau saisi par les Nazis.
La plainte de Jen Lissitzy, est fondée sur un dossier de plus d'une centaine de pages, rédigé par ses avocats dans lequel il revendique la propriété de ce tableau qui fait partie aujourd'hui de la collection du musée personnel d'Ernst Beyeler. Selon les avocats de Lissitzy, Ernst Beyeler ne pouvait pas ignorer qu'il s'agissait d'un tableau volé, car il portait à l'arrière un tampon montrant qu'il faisait partie d'un inventaire du régime nazi. Ce tableau dont la valeur est estimée entre 20 et 25 millions de francs suisses, avait fait l'objet d'une tentative d'accord à l'amiable entre les parties, en novembre dernier avait échoué d'où le fait que l'affaire avait été portée devant les tribunaux.
Deux statues romaines en bronze découvertes au Cap d'Agde . Mercredi 10 Avril 2002 Près du Cap dAgde, fin décembre 2001, un amateur de plongée sous-marine a découvert à huit mètres de profondeur deux statues romaines antiques en bronze.
Le Département des Recherches Archéologiques Subaquatiques et Sous-Marines du Ministère de la Culture a procédé à lexpertise des statues.
Il s'agit pour la première représentant un jeune enfant nu, en position debout, haute denviron 65 cm dun Amour ou d'un Eros, dont les deux ailes ont été cassées au niveau des épaules. Les bras qui sont manquants, ont dus être coulés séparément du corps. La tête est égèrement tournée, avec le regard dirigé vers le lointain, et les cheveux en mèches détachées tombent en "anglaises " La statue qui est fixée sur une base ronde, avec un tore et un quart-de-rondsemble provenir des villes du Vésuve et serait d'une période entre le 1er siècle avant et le 1er siècle après J.-C.
La seconde, d'une hauteur de 80 cm, qui est très bien conservée, représente un jeune garçon debout, appuyé sur la jambe droite, avec un déhanchement marqué. Le visage est rond et lexpression du regard est à peine modifiée malgré l'absence des yeux. La cheville droite porte un bracelet à têtes de serpents, objet que l'on retrouve souvent dans la statuaire romaine à partir du IVème siècle avant J.C.
Les deux statues étaient probablement destinées à la décoration, et font partie dune statuaire de dimension moyenne qui était très appréciée par les Romains à l'époque pour le decorum des intérieurs des villas. A l'issue de leur restauration qui est en cours actuellement, elles devraient être prochainement exposées au Musée de l'Ephèbe, au Mas de la Clape au Cap d'Agde.
Des lithographies de Chagall aux enchères à Cologne. Mardi 9 Avril 2002 Une galerie d'art de Cologne, en Allemagne, la Galerie Lermpertz mettra aux enchères le 4 juin prochain, une série de quarante-sept lithographies en couleurs de Marc Chagall (1887-1985), dont la valeur est estimée à plus de 250.000 euros. Parmi elles des exemplaires uniques seront présentées à la vente, dont "La Bastille" ou encore "Les toits", mais aussi des esquisses dont certaines sont signées de la main du maître, dont notamment l'une d'elle intitulée "Daphnis et Chloé".
Un Mai du Livre d'Art 2002 riche en nouveautés. Mardi 9 Avril 2002 Tandis que le Salon du Livre s'est achevé voilà une quinzaine de jours, le "Mai du Livre d'Art", version 2002, qui assure la promotion des beaux livres et livres d'arts en dehors de l'habituelle période de fin d'année, prépare pour sa nouvelle et 13ème édition du mois de mai, un ensemble d'animations destinées à la sensibilisation du public à la diversité et à la richesse essentielle des livres d'arts dans la connaissance non seulement des artistes, mais aussi du patrimoine culturel mondial.
Vingt huit maisons d'édition présenteront en effet 42 nouveaux titres, dont certains spécialement publiés à l'occasion du "Mai du livre d'Art", seront présentés à des prix de lancement très avantageux.
Parmi ces nouveautés, et pour cette occasion sont prévus les parutions suivantes : "Arabie, jardin des Peintres" par T. Mauger aux Editions Adam Biro, "L'Art Forain " par N. Ayadi et A. Kolski aux Editions Vilo, "Matisse et Tériade", aux Editions Anthèse, "La Révolution Surréaliste" sous la direction de Werner Spies aux Editions du Centre Pompidou, " Alain Jacquet - Camouflages 1961-1964" par Guy Scarpetta aux Editions Cercle d'Art, " Matisse" par René Percheron aux Editions Citadelles et Mazenod, " La sculpture grecque " édition bilingue présentée par Marion Muller aux Editions de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts", " L'oeuvre architecturale d'Andréa Palladio" aux Editions Flammarion, " Van Gogh et Gauguin " par D. W. Druick et P. Kort Zegers, et " Gustave le Gray photographe" sous la direction de S. Aubenas aux Editions Gallimard,"Rodin, l'Enfer et le Paradis " par Claudie Judrin aux Editions du Musée Rodin, " Jean Royère" par Pierre-Emmanuel Martin-Vivier aux Editions Norma", "Mondrian aus USA " par V. Pitts-Rembert aux Editions Parkstone, " Le décor géométrique de la mosaïque romaine" en 2 volumes format à l'Italienne aux Editions Picard, " Mauvais Genre(s)- Pornographie, érotisme, art contemporain " par D. Baqué aux Editions du Regard, " Lubin Baugin" par J. Thuillier aux Editions de la RMN, "Dorothea Lange - Le coeur et les raisons d'une photographe" sous la direction de P. Borhan aux Editions du Seuil, ou encore "Vincent Corpet- Analogies"aux Editions Somogy.
Une animation se tiendra avec 150 librairies d'arts de Paris et de province, qui mentionneront leur participation au "Mai du Livre d'Art" par affiche sur leurs vitrines, dans lesquelles les visiteurs pourront trouver les ouvrages d'art de leur choix, à des prix de lancement pour l'occasion souvent très avantageux.
Mais vous pourrez également trouver ces ouvrages sur internet avec le descriptif détaillé du contenu, la biographie des auteurs, les photos de couverture ou d'intérieur et leurs prix promotionnels en consultant par exemple ici notre page "partenaire" :https://lemondedesarts.com/Pagecommand.htm
Le "Printemps des Musées"en Europe a été un véritable succés. Lundi 8 Avril 2002 Pour sa quatrième année, l'opération "Printemps des Musées" de ce 7 avril, permettant la visite gratuite de musées, en France et en Europe a été un véritable succés. Ce sont plus de 1.200 musées dont 800 en France et 400 à l'étranger, dans 28 pays qui ont ouvert ainsi gracieusement leurs portes et qui ont pu attirer dans certains cas près de trois à quatre fois plus de visiteurs que d'habitude, voire davantage.
Ainsi, le Musée d'Orsay, à Paris, a reçu près de 15000 visiteurs, pour 10000 visiteurs lors des journées gratuites habituelles, le Musée Carnavalet, musée d'histoire de la ville de Paris, a connu deux fois plus de public que d'habitude, alors que l'accès est désormais gratuit quotidiennement depuis décembre et le Château de Versailles, a connu une fréquentation 3 fois supérieure à celle d'un dimanche normal et deux fois de plus qu'un dimanche gratuit. En régions, et dans la plupart des grands musées français, il y a eu également un nombre très important de visiteurs, tel le Musée Fabre à Montpellier qui a vu un nombre d'entrées 20 fois plus important que celui d' un dimanche normal, le Musée des Etoffes à Mulhouse, 10 fois plus, le Musée de Flers en Normandie 9 fois plus, le Musée des Beaux Arts et le Musée d'Art Contemporain de Strasbourg, 4 fois plus.
En Italie, à Gênes le Musée Raccolte Frugone qui organisait un parcours de toucher autour de l'oeuvre en marbre d'Edouardo Rubino, a vu 4 fois plus de visiteurs que d'habitude et le Musée de la Sarre à Sarrebruck en Allemagne, a vu lui aussi 6 fois plus de visiteurs.
Le Nigéria récupère ses oeuvres d'arts volées. Lundi 8 Avril 2002 Au Nigéria, après enquêtes policières, les autorités ont pu récupérer ces six derniers mois, plus d'une soixantaine d'oeuvres d'art qui avaient été volées dans le pays pour être revendues à l'étranger
La Direction de la Commission Nationale pour les Musées a indiqué que ces oeuvres d'art avaient été retrouvées dans différents pays européeens, dont la Grande-Bretagne, la France, la Suisse, les Pays-Bas, ainsi qu'en Afrique du Sud, alors que certaines de ces pièces avaient même fait l'objet d'expositions ces dernières annnées dans des musées à Paris et Londres.
Certaines oeuvres ont été dérobées durant ou depuis la période coloniale, mais d'autres sont également sorties du pays clandestinement parfois avec la connivence de certains fonctionnaires nigérians corrompus.
C'est ainsi que le "Ori-Olokun" une tête en bronze d'une divinité de l'eau dans la culture Yoruba, et volée au Musée d'Ile-Ife, le centre historique des Yorubas, au sud ouest du pays, a pu être rapatriée d'Afrique du Sud tout dernièrement, et qu'un masque en ivoire disparu en 1977, a été retrouvé en Grande-Bretagne, et fait actuellement l'objet de discussions entre les deux pays.
La chambre des députés du Parlement nigérian vient d'interpeller le Président Olusegun Obasanjo afin qu'il exige auprès des autorités britanniques le retour des oeuvres d'art masques et statuettes exposées actuellement au British Museum, et volées en particulier en 1897 lors de la prise par les forces britanniques de la ville de Bénin.
"Le Juif au Bonnet de Fourrure"devrait revenir dans la Famille Schloss. Samedi 6 Avril 2002 "Le Juif au Bonnet de Fourrure", un tableau de l'école de Rembrandt, conservé à Prague, et revendiqué par les héritiers de la collection Schloss, qui a fait l'objet d'une expertise de la part d'un groupe de spécialistes Tchèques et Français pour en décider de sa propriété, devrait prochainement revenir dans la Famille d'Adolphe Schloss.
Un accord en ce sens avait été conclu en mai 2001 entre le Ministère de la Culture Tchèque et l'Ambassade de France, pour la formation d'un comité de cinq experts : deux Français, deux Tchèques et un Néerlandais du Rijkmuseum d'Amsterdam, qui devait résoudre le problème de la propriété de cette oeuvre, peinte semble -t'il par Gerbrand Van den Eekhout (1621-1674), l'élève et l'ami de Rembrandt .
Cette peinture qui est gardée à la Narodni Galerie de Prague depuis 1945, fait l'objet d'une demande de restitution depuis trois ans par la France à la Tchécoslovaquie, au nom des héritiers de la collection Adolphe Schloss.
Amateur d'art et collectionneur, Adolphe Schloss, juif français, avait légué à sa femme ses tableaux considérés comme la dernière des grandes collections d'art hollandais et flamand, constituée en France au XIXe siècle. "Le Juif au Bonnet de Fourrure" provient de cette collection de 333 tableaux dérobée en France par les Nazis en 1943, et dont seulement 141 ont pu être récupérés après la guerre.
A Paris, le quai d'Orsay avait publié, voilà 3 ans, un catalogue de 170 peintures environ qui n'ont jamais été restituées à la Famille Schloss, dont cette peinture "Le Juif au Bonnet de Fourrure". Le Ministère de la Culture Tchèque de son côté, avait confirmé sa position selon laquelle le tableau pourrait être rendu à la famille si la preuve absolue était faite qu'il provient bien de la collection d'Adolphe Schloss.
Actuellement, la moitié environ de la collection n'a pas encore été restituée aux héritiers. Certains tableaux présents dans des musées étrangers ou proposés dans des ventes, font actuellement l'objet d'actions en justice ou de demandes de restitution par voie diplomatique. De récentes restitutions cependant ont été effectuées, notamment en 1999, un tableau de Van Delen provenant du Musée Boymans de Rotterdam, un portrait de vieillard attribué à Rembrandt et provenant des Etats-Unis en 2000, un portrait de Marie de Médicis attribuée à Rubens, provenant également des Etats-Unis en 2001.
Le deuxième Festival mondial des Arts Nègres à Dakar en 2003. Vendredi 5 Avril 2002 Une nouvelle édition du Festival mondial des Arts Nègres, se tiendra à Dakar au Sénégal l'année prochaine, 37 ans après la première édition qui avait été organisée en 1966 à l'initiative du président de l'époque Léopold Sédar Senghor.
C'est le Ministre de la Culture du Sénégal, Amadou Tidiane Wone, qui lors de la célébration de la journée mondiale du théâtre, au Théâtre Daniel Sorano à Dakar, qui en a fait l'annonce dernièrement, en précisant que c'est sur une proposition d'un comité d'initiative, que le chef de l'Etat a donné l'instruction de mettre tout en oeuvre immédiatement pour l'organisation de ce deuxième Festival mondial des Arts Nègres au Sénégal.
L'Influence de Jan Van Eyck et des primitifs flamands à Bruges. Jeudi 4 Avril 2002 La Ville de Bruges en Belgique, désignée pour cette année 2002, comme capitale culturelle de l'Europe reçoit actuellement dans le cadre enchanteur du vieux Musée Groeninge une très grande exposition consacrée, à Jan Van Eyck (1390-1441) et à ses contemporains. Car s'il n'existe qu'une quarantaine de tableaux attribués officiellement à ce peintre, dont vingt seulement sont présentés ici, cette exposition met en relief les relations intenses que les primitifs flamands eurent avec les peintres du sud qu'ils aient été italiens, espagnols, portugais ou français , jusqu'à les influencer de manière déterminante.
Intitulée " Jan Van Eyck et les primitifs flamands ", l'exposition couvre les années 1430 à 1530, soit un siècle de rétrospective artistique, et démontre la richesse des liens culturels entretenus entre les artistes de l'époque sur le plan de l'inspiration thématique, des représentations esthétiques, et des des techniques.
Van Eyck qui fut considéré comme l'un des plus grands artistes de son temps, et qui s'est engagé au service de Jean de Bavière, passe à celui de Philippe le Bon en 1425 comme valet de chambre, devient peintre de cour, ce qui lui permet de voyager au travers toute l'Europe et de rencontrer ainsi au travers les principaux maîtres des pays du Sud. Chargé de missions diplomatiques, en 1428, il se rend au Portugal et demande au Roi Jean 1er la main d'Isabelle sa fille, en vain. Il voyage en Espagne où il rencontre Jean II Roi de Castille et en Andalousie où il est accueilli par Mohammed, Roi de Grenade.
Si les principaux maîtres flamands de l'époque sont d'abord Jan Van Eyck, mais aussi Rogier Van der Weyden, Hugo Van der Goes, le Maître de Flémalle, Hans Memling, Jean Hey, Robert Campin, Josse Lieferinx, Gérard David, l' Italie et les pays de sud ont Ludovico Brea, Filippo Lippi, Niccolo Colantonio, Petrus Christus, Antonello da Messina, Giovanni Bellini, Fra Angelico, Lorenzo Lotto, Pedro Berruguete, Juan de Flandres, Jean Fouquet, Bartolomeo Bermejo, Nuno Gonçalves, par lesquels Jan Van Eyck est reconnu comme l'inventeur de la peinture à l'huile, puis avec lesquels l'Ecole Flamande entretient de nombreux échanges.
Jan Van Eyck revient à Bruges à partir de 1430, date à laquelle réalise la célèbre " Vierge au Chanoine Georges Van Der Paele" . Il inaugure à Gand en 1432, le retable de "l'Agneau Mystique" qui fait de lui un peintre définitivement reconnu.
L'exposition à la fois chronologique et thématique, avec des mises en perspective et des comparaisons stylistiques est totalement passionnante tant par son intérêt historique que par la qualité artistique, des portraits et des chefs-d'oeuvres, ici réunis au nombre de 90, en provenance de collections privées et des musées des quatre coins du monde.
Le génie pictural de Jan Van Eyck, est mis en évidence ici tant au niveau de l'inspiration religieuse que de la conception artistique, et se trouve soulignée l'influence définitive des primitifs flamands sur les plus grands peintres de l'Europe du Sud de cette époque.
Léonard de Vinci l'inventeur, à Martigny. Mercredi 3 Avril 2002 A Martigny, en Suisse, la Fondation Pierre Gianadda accueille actuellement au " Vieil Arsenal " une importante exposition consacrée à l'oeuvre d'inventeur de Léonard de Vinci, mort en 1519.
A la fois ingénieur, peintre, architecte, urbaniste, constructeur de ponts, horloger, ou encore conseiller militaire, Léonard de Vinci, est né en 1452 à Vinci. Son père est Piero Fruosino di Antonio Da Vinci, notaire, dont il est fils illégitime mais dont il est néanmoins reconnu. Il écrira un jour dans la marge de quelques dessins anatomiques et fort de sa célébrité : «si le coït se fait avec grand amour et grand désir lun de lautre, alors lenfant sera de grande intelligence et plein desprit, de vivacité et de grâce».
C'est ainsi que les visiteurs peuvent dans cette exposition découvrir de nombreuses maquettes réalisées à partir des croquis de l'inventeur de génie que fut Léonard de Vinci. Inventeur, il dressa le premier les dessins de la bicyclette, de la voiture propulsée par ressort, de l'hélicoptère mais aussi du parachute. Architecture, il dessine des projets de ponts, notamment celui d'un pont sur le Bosphore, des fortifications, et des projets durbanisation pour la ville de Milan. Ingénieur militaire, il invente de nombreuses armes, ainsi que des instruments de torture comme en témoignent de nombreux croquis et dessins .
Les visiteurs peuvent également voir les reproductions de nombreuses autres esquisses et de projets les plus divers portant sur la géométrie, l'hydraulique, la mécanique, les engrenages, le mouvement perpétuel, l'anatomie animale et humaine.
Ce sont environ 150 objets qui présentés dans cette exposition, complétés par des bornes interactives avec près de 8000 reproductions, permettent, de mieux comprendre les préoccupations et la pensée, de Léonard de Vinci, tout en renseignant d'une manière extrêmement complète sur cette époque de la Renaissance .
L' Espagne célèbre le 150 ème anniversaire d'Antonio Gaudi. Mardi 2 Avril 2002 Tandis que la France fête actuellement Victor Hugo, l'Espagne rend hommage à Antonio Gaudi i Cornet né à Tarragone en 1852, et mort à Barcelone en 1926, écrasé par un tramway, et dont on célèbre le 150 ème anniversaire de la naissance, pour qui différentes expositions importantes ont été organisées au travers le pays et à Barcelone.
Il s'agit là de réhabiliter quelque peu larchitecte catalan, qui fut le créateur de la Casa Vicens de Barcelone en 1878, et de la Casa Güell en 1891 à Barcelone, de la Villa Ballesguard en 1902, mais surtout de la Basilique Sagrada Familia de Barcelone, commencée en 1884 et restée inachevée à sa mort. Il est demeuré en effet longtemps décrié en Espagne, en raison de son attachement à un catholicisme traditionnaliste et autoritaire.
Un important budget a par ailleurs été débloqué par le Ministère de la Culture Espagnol pour lachèvement de la Basilique, dont le chantier devrait durer encore près de 50 ans, et dont ne sont terminées à ce jour que la façade de la Nativité, réalisée par Gaudi lui-même, avec ses quatre tours, la façade opposée de la Passion, avec ses sculptures de Josep Maria Subirachs, et l'abside. La nef centrale de la Basilique a été achevée en 1997, mais il reste à construire le clocher central avec la flèche du transept dédiée au Saint-Sauveur, qui s'élévera à 170 mètres, alors que les huit tours actuelles des deux façades s'élèvent à 112 mètres, la fléche dédiée à la Vierge Marie de 140 mètres, mais ausssi le cloître qui entourera l'ensemble avec les sacristies, et la façade principale, celle de la Gloire qui sera composée elle aussi de quatre tours de 118 mètres de hauteurs et qui complèteront l'ensemble des 12 tours consacrées aux apôtres.
La continuation de ce vaste chantier s'est faite d'abord par l'architecte Lluís Bonet qui relança les travaux à partir de 1952 à l'aide de quelques photos anciennes des maquettes originales qui avaient été détruites au cours des émeutes de la Guerre Civile espagnole de 1936. Avec l'aide de l'informatique, la maquette de l'ensemble du monument a pu être reconstituée, les plans redessinés par l'Université polytechnique de Barcelone, et les travaux repris aujourd'hui sous les ordres de l'architecte Jordi Bonet, fils de Lluís Bonet.
Loriginalité d 'Antonio Gaudi fut d'utiliser des matériaux traditionnels avec lesquels, il a pu créer, par une imagination luxuriante une foison de colonnes, d'arcs torsadés, de façades travaillées, de ferronneries ouvragées, exprimant par un certain naturalisme religieux et mystique, à la fois son attachement à la culture catalane et son admiration pour lOrient et le néo-gothique et dont l' influence marquera les surréalistes Dali, Miró, Man Ray et dans une certaine mesure Picasso. Les formes colorées des quatre tours de la façade de la Nativité, de la Sagrada Familia par exemple sont composées de boules-oeufs et de pavés cubiques encastrés faits de ronds jaunes et de triangles rouges, qui rappellent le monument phallique conçu par Miró à proximité du métro "Tarragona", ou la "Casa-Museu" de Salvador à Portlligat surmontée d'un oeuf, ou encore les cheminées cubistes de la terrasse de la Casa Mila, surnommée la Pedrera - la carrière -, contemporaines des cubes de Georges Braque.
En dehors de nombreuses autres architectures construites en dehors de Barcelone, telles la Casa Diaz à Santander en 1885, le Palais Episcopal d'Astorga en 1893, la Casa Andrès à Léon en 1894, et les décorations intérieures de la Cathédrale de Palma de Majorque entre 1904 et 1910, Antonio Gaudi, avait également conçu en 1908 un projet tout aussi extravagant que la Basilique de la Sagrada Familia de Barcelone, qui était celui de la construction d'un hôtel à New York avec des formes de montagnes, de rochers et de rocailles sur une hauteur de plus de 300 mètres de hauteur, auquel les américains avaient alors préféré renoncer.
La propriété des droits de Salvador Dali attribuée à l'Etat Espagnol. Lundi 1er Avril 2002 Le Tribunal d' Instance de Madrid a donné raison à l'Etat espagnol dans le conflit qui l'opposait à une société néerlandaise Demart Pro Arte, au sujet de l'exploitation des droits d'auteurs de Salvador Dali. La Société Demart Pro Arte dirigée par le photographe français Robert Descharnes a été déboutée le 16 mars dernier, malgré le fait que cette société ait signé en 1986 avec l'artiste espagnol un contrat allant jusqu'en 2004 pour la gestion de ses droits d'auteur, laquelle se considérait donc comme le légitime titulaire des droits de Salvador Dali.
La justice espagnole a considéré qu'il ne s'agissait que d'un simple mandat dont la validité s'est arrêtée avec le décés de Dali en 1989. L'Etat Espagnol, qui a été désigné légataire universel dans le testament de Dali avait en effet révoqué le contrat avec Demart Pro Arte en 1994. Ce jugement annule la légitimité des droits de la Société Demart Pro Arte, et décide que le seul propriétaire des droits d'exploitation de l'oeuvre du peintre est l'Etat Espagnol.
Plusieurs tribunaux dans des pays tels l'Allemagne, le Japon et la France avaient raison à Robert Descharnes dans des problèmes de droits, mais ce jugement du Tribunal d' Instance de Madrid contredit les jugements précédents concernant le remboursement des droits perçus escomptés par la Société Demart Pro Arte au titre de sa propriété selon elle, des droits d'auteur de l'artiste depuis sa mort.
La Fondation Salvador Dali, à qui l'Etat espagnol a confié la gestion des droits du peintre s'est félicité de ce jugement et considère que cette décision renforce les droits de l'Etat face à la confusion et à la tentative d'appropriation de droits organisées par la Société Demart Pro Arte.
L'avocat français de Demart Pro Arte, considère de son côté que ce jugement est juridiquement indéfendable, et met en évidence l'incroyable crasse juridique et le chauvinisme de la justice espagnole.
Un Musée des Civilisations de l'Europe à Marseille, en 2008. Lundi 1er Avril 2002 Le Musée des Arts et Traditions Populaires en bordure du Bois de Boulogne à Paris, créé en 1937 fermera définitivement ses portes en juin 2007.
En effet, c'est la première fois, qu'un musée national est appellé à quitter la capitale pour s'installer en province. Ce transfert à Marseille, lui permettra de se transformer en un Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée dont l'ouverture est prévue courant année 2008.
Ce nouveau musée s'installera dans les murs du Fort Saint-Jean au dessus de l'entrée du Vieux-Port, sur une surface qui fera près de 13.000 m2 avec le nouveau bâtiment à l'architecture très moderne qui sera construite face à la mer et prolongera le Fort actuel qui sera entièrement rénové.
Ce Musée des Civilisations de l'Europe et de la Méditerranée, comptera environ un million d'objets, dans sa collection et sera non pas un musée des Beaux Arts, mais un musée de société. Le musée s'organisera entre expositions temporaires et permanentes sur diverses thématiques telles la ville, le corps, la santé, la jeunesse, la musique, l'environnement, l'espace domestique, la nature , etc... en s'appuyant sur de riches collections d'objets de l'agriculture, de l'artisanat, de l'habitat, des outils, des ustensiles, des vêtements, des jeux, etc...enrichies par des prêts d'autres musées et des acquisitions.