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 EXPOSITIONS PARIS et ILE DE FRANCE ||EXPOSITIONS FRANCE et REGIONS || EXPOSITIONS AUTOUR DU MONDE

WB01512_.gif (115 octets)   OCTOBRE 2001

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La piscine "art déco" de Roubaix transformée en Musée.
Lundi 22 octobre 2001

La piscine "art déco" de Roubaix, considérée comme la plus belle piscine de France, qui avait été fermée en 1985 vient de réouvrir ses portes, au profit de la création d'un Musée d'Art Appliqués.
Le pourtour du bassin laisse place aujourd'hui à des expositions de sculptures, tandis que des salles ont été construites pour la présentation des artistes de la région et pour une exposition de peintures du XIXème proposées par des collectionneurs privés. Le Musée d'Arts Appliqués de Roubaix renferme également une importante collection de tissus ainsi qu'un jardin botanique.


Prolongation de l'exposition " Graphismes " à la BNF.
Samedi 20 octobre 2001

L'exposition " Graphismes : 1997-2001" qui se tient actuellement à la Bibliothéque François Mitterrand est prolongée jusqu'au 20 novembre.
Ce sont 200 créateurs et graphistes du monde entier qui sont réunis dans cette exposition de la BNF, pour permettre un état des lieux de l'art graphique, discipline exigeante, qui est assimilée souvent en France à l'art décoratif.
L'exposition, présentée en libre accès dans l'une des galeries de la bibliothèque, montre à travers différentes sections la grande diversité de la création internationale : affiches -"faire regarder"-, mise en page -"faire lire"-, logos et ligne graphique -"faire reconnaître"-, signalétique -"faire se repérer"-,  oublier l'écran -télévision, internet-.
De nombreuses affiches, publications et supports permettent de voir l'extrême créativité de ce secteur, en termes d'invention visuelle dont la fonction est avant tout de transmettre une image, une idée, un engagement, une reconnaissance ou une identité. C'est ainsi que l'on peut venir découvrir les travaux les plus divers dont ceux entres autres de l'américain Charles Spencer Anderson, très "néo-kitsch", ceux du finlandais  Kari Piippo donnant dans le minimalisme, le polonais expressionniste Roman Kalarus, l'autrichien constructiviste Stephan Fuhrer, les constructions colorées d'Irma Boom des Pays Bas, les typographies de la française Catherine Zask.


Vente chez Sotheby's d'oeuvres et d'objets consacrés au Moyen Orient.
Jeudi 18 octobre 2001

Le Moyen-Orient et la Méditerranée ont été à l'honneur chez Sotheby's ce mercredi à Londres avec une vente aux enchères présentant plus de 200 peintures, ainsi que des photos, des manuscrits, des cartes et des livres retraçant l'histoire de la région.
Parmi les objets proposés à la vente, une copie imprimée du "Coran de Hambourg" datant de 1694 ayant appartenu à l'orientaliste allemand Abraham Hinckelmann, qui voulait traduire le livre saint musulman en latin.
La collection compléte du journal satirique et critique de l'écrivain égyptien James Sanua (1839-1912) "Abou Naddara Zarqa" : "L'Homme aux Lunettes Bleues", qui devint ensuite entre 1877 et 1905  " Les Voyages de l'Homme aux Lunettes", puis "La Clarinette", puis enfin "Le Charmeur", publié en arabe et en français et qui conduisit James Sanua à la disgrâce auprès du Khédive, et à l' exil en France, en 1878.
Parmi les livres, a été proposé aussi  la première édition du livre "The Holy Land" de David Roberts, avec des lithographies de ses peintures de Baalbeck au Liban, de Pétra en Jordanie, de l'Egypte et de la Palestine. De même qu'un livre intitulé "Mecca", La Mecque, un ouvrage rare  publié en 1865 par le voyageur et historien Richard Francis Burton.
Des photos de la Mecque prises dans les années 1880 par un orientaliste néerlandais et des photos du "Mahmal", la chaise à porteurs sur laquelle les pèlerins égyptiens apportaient chaque année à la Kaaba la couverture noire en soie brodée de fils d'or, ont également été proposées à la vente. Ainsi que des cartes et des gravures, du XVI ème siècle, dont une carte très rare de l'Arabie, des cartes anciennes des villes de Jérusalem et Le Caire.
Plus de 200 toiles de peintres orientalistes ont été egalement été présentées parmi lesquels des oeuvres de Baumont, Millar, Fromentin, Corrodi, Girardin, Dodwell, qui reproduisent des scènes de la vie quotidienne dans les palais, ainsi que les harems, les marchés, les souks aux esclaves, les caravanes, mais aussi des vues des Pyramides égyptiennes, d' Istanbul, de Tyr, de Tripoli, de Palmyre, de Baalbeck et Jérusalem.


Exposition sur la Naissance de la Chrétienté en Provence, à Arles.
Mercredi 17 octobre 2001

L'exposition "D'un monde à l'autre : Naissance d'une Chrétienté en Provence", qui vient de s'ouvrir au Musée de l'Arles Antique à Arles, a pour but de montrer comment la Provence change totalement d'univers entre le début du IVème siècle et la fin du VIèmesiècle, et la rapidité du développement dans cette région de la religion nouvelle, qu'est le christianisme.
Originaire de Palestine, cette religion arrive dans la Gaule romaine au IIème siècle. C'est en l'an 313, après les nombreuses persécutions, qu'elle parvient à être reconnue par l'Empire romain, et qu'elle devient à partir de l'an 392, la seule religion officiellement admise. Les premiers chrétiens utilisent les images des croyances anciennes ou les représentations des divinités antiques pour convertir les paiens à leur nouvelle religion.
Jusqu'au VIème siècle, les évêques chassent dans les campagnes toutes les traces des rites populaires anciens et faire disparaître les restes de paganisme dans les croyances paysannnes Dans chaque village, on a élevé une chapelle, et dans les cités construit des églises, et la symbolique chrétienne envahit la vie quotidienne, avec la représentation des croix et des signes de la chrétienté sur les objets, les armes, les meubles, ou encore la vaisselle...
Cette exposition montre ainsi l'extrême influence de cette nouvelle religion, qui s'est propagée rapidement, et l'importance des abbés et des évêques, dans ce développement, au travers une centaine  d'objets religieux anciens tel par exemple, cet autel ancien ouvrant l'exposition qui montre Jupiter tenant le sceptre et la foudre, mais au dos duquel on a gravé la croix du Christ, un sarcophage du IIème siècle, ou plus loin tel l'ensemble des reliques récemment restaurées de Saint Césaire, Evêque d'Arles (469-542).


Le Poitou est l'un des centres les plus anciens de l'art préhistorique.
Mardi 16 octobre 2001

Le Poitou contitue l'un des centres de l'art préhistorique en France, avec des sites ornés de gravures et de sculptures, mais aussi avec des sites où l'on a découvert de nombreuses pierres ou os décorés de figures animales et humaines, qui sont à ce jour parmi les plus anciennes connues
au monde, et dont certaines datent d'environ 150 000 ans.
Le site le plus remarquable de la région est celui du Roc aux Sorciers situé à Angles sur l'Anglin découvert il y a quelques années, dans le département de la Vienne, dans lequel on a pu retrouver une frise sculptée représentant une suite de bisons, de bouquetins et de chèvres, mêlée à des figures de femmes enceintes.
Dans le même département, à Savigné, dans la grotte du Chaffaud, on a aussi été découvert en 1840 un os de renne de 13 cm de longueur sur lequel était gravé des biches, l'oeuvre d' un homme du magdalénien. I
D'autres oeuvres moins "figuratives" ont été découvertes par les chercheurs dans ces différents sites, tels un couple de rennes, ou un saumon dans l'eau, ou un enfant aux bras levés, avec des gravures souvent superposées, dont des spécialistes comme le préhistorien Jean Airvaux ou Jean Clottes, Président du Comité International d'Art Rupestre, expliquent que les représentations, n'étaient pas faites pour être montrées, mais qu'elles pouvaient êtres des retranscriptions d'ordre rituel, dans des lieux de culte primitifs.
Ces différentes découvertes ont été étudiées par Jean Airvaux dans un ouvrage qui vient de paraître "L'art préhistorique du Poitou-Charentes" aux Editions La maison des Roches, et dont Jean Clottes écrit qu 'elles constituent un ensemble de gravures et des sculptures" le plus imposant et le mieux conservé qui ait jamais été découvert dans le monde pour le Paléolithique".


Il y a dix ans était découverte la grotte sous marine Cosquer.
Mardi 16 octobre 2001
La grotte sous-marine Cosquer, du nom du plongueur qui l'a découverte voilà dix ans en octobre 1991, ornée de peintures préhistoriques et située au Cap Morgiou, près de Marseille,  n'a jamais été visitée jusqu'à ce jour, que par quelques scientifiques et techniciens.
Cette grotte sous-marine a suscité au début de nombreux débats sur l'authenticité de ses oeuvres peintes, dont on a pu certifier en 1992 par des analyses faites sur des prélèvements, qu'elles avaient éte réalisées à deux périodes différentes. Certaines de ces oeuvres peintes ont pu être datées d' il y a environ 19 000 ans et d'autres datées d' il y a près de 27 000 ans.
Au total, ce sont aujourd'hui 140 gravures qui ont été répertoriées par les scientifiques représentant des peintures d'animaux terrestres, dont des chevaux, des bisons, des aurochs, et des bouquetins, mais aussi ce qui est extrêmement rare, des figures d'animaux marins, tels des phoques, des pingouins, des poulpes, et des poissons.
Les oeuvres les plus anciennes, qui ont été trouvées et qui datent de plus de 25 000 ans, sont des mains "négatives", des contours de mains faits par la technique du pochoir, mais aussi des mains "positives", mains enduites de couleur appliquées sur les parois de la grotte. L'un de ces dessins paléolithiques représente, fait aussi très rare, un sexe masculin. Un autre figure un homme étendu sur le dos, probablement mort, avec une tête de phoque.
Il apparait que cette grotte était à l'époque accessible à pied sec, et que le niveau de la mer plus bas, se trouvait à environ 5 km de cet abri . Les spécialistes considèrent aujourd'hui que ces grottes peintes, occupées par les hommes du paléolithique étaient des lieux de rites, et des sanctuaires sur les parois desquelles ont représentait des figures chamaniques, et des dessins par lesquels la mort se trouvait transcrite par une transformtion de l'homme en animal.


Découverte d'une carrière de l'Egypte ancienne par une équipe japonaise. Lundi 15 octobre 2001
Des archéologues japonais viennent de découvrir l'une des plus importantes carrières de l' Egypte Ancienne, laquelle mise au jour permet de recueillir de nombreuses informations sur les techniques de construction de l'époque pharaonique.
Cette découverte a été faite dans les collines surplombant le Nil près des ruines de l'ancienne cité d'Akoris, à 230 km au sud du Caire, qui était entre 2300 avant J.C. et 700 après J.C., une ville très prospère.
Cette carrière qui s'étend sur près de six kilomètres semble avoir été très utilisée entre le 1er et le 2ème siècle après J.C., lors de la présence romaine en Egypte. Les Egyptiens mettaient à profit les périodes de crues du Nil pour effectuer les transports de pierres par voie fluviale entre la carrière située à proximité du fleuve et les différentes régions du pays. Les pierres servaient à la construction des temples, mais aussi à celle des chemins et des routes.
Il apparait que la carrière était utilisée pour fabriquer trois types de matériaux de construction :  les pierres plus tendres étaient taillées sur place et utilisées pour réaliser les routes, les pierres les plus volumineuses et les plus dures étaient taillées pour être utilisées à la construction des murs, et une troisième activité consistait à broyer le calcaire pour en extraire de la chaux.


Exposition Raphaël au Musée du Luxembourg à Paris.
Lundi 15 octobre 2001
Avec l'ouverture de l'exposition " Raphaël Grâce et Beauté " au Musée du Luxembourg à Paris, c'est en France, la première fois qu'une quinzaine de peintures parmi les 80 oeuvres connues et une vingtaine de dessins de Raffaello Sanzio, dit Raphaë(1483-1520) , sont ainsi rassemblés dans cette présentation consacrée au portrait à l'époque Renaissance.
On peut admirer en ouverture son "Saint Sébastien", une oeuvre fortement influencée par Le Pérugin son maître en Ombrie, mais aussi la "Vierge à l'Enfant entre saint Jérôme et saint François",  oeuvres de jeunesse .
Mais l'oeuvre de Raphaël, qui a entretenu des relations avec la famille Médicis, est présentée surtout au travers un choix de portraits, comme " La Dama dal Liocorno " en provenance de la Galerie Borghese à Rome, "La Velata", de la Galerie Palatine à Florence, ou "La Fornarina", amante et modèle du Maître avec lesquels, on voit la richesse esthétique et stylistique du peintre et l'évolution de ses compositions inspirées de la peinture flamande. Les portraits des poètes et hommes de lettres qui sont présentés ici complètent ce choix du thème de la "Grâce et de la Beauté", pour compléter l'interprétation symbolique et expressive des portaits féminins, par des allusions et des références au contexte de son époque.

Raphaël : "La Fornarina" ( détail) 1518 Huile sur bois  85 x 60 cm © Galleria Nazionale d'Arte Antica Rome

Raphaël : "La Fornarina"  ( détail) 1518 
Huile sur bois 
85 x 60 cm
Galleria Nazionale d'Arte Antica Rome ©


Pablo Picasso : "Buste de Femme au Chapeau " 1962 Gravure sur linoleum © Musée Picasso Barcelone

Pablo Picasso :
"Buste de Femme
au Chapeau "
1962
Gravure sur linoleum
63, 5 x 52;5 cm 
Musée Picasso
Barcelone ©

Les dernières oeuvres de Picasso présentées au Musée de Nantes.
Samedi 13 octobre 2001
L'exposition consacrée à Picasso (1882-1973) qui s'ouvre au Musée des Beaux-Arts de Nantes présente un choix de 57 tableaux éxécutés par le peintre pendant ses dix dernières années d'activité, entre 1961 et 1972.
Ces tableaux qui sont pour certains inconnus du grand public, car ils ont été rarement montrés, proviennent de la collection personnelle du petit-fils du peintre Bernard Ruiz-Picasso. Certains d'entre eux n'ont jamais été exposés, ou qu'une seule fois, lors d'une exposition au Palais des Papes à Avignon, en 1973.
Picasso poursuivit pendant cette période de la fin de sa vie, ses recherches avec la même liberté de peindre, et la même virtuosité que durant les périodes précédentes, exprimant tout autant   une modernité stupéfiante et une force d'expression unique qui en fait l' un des artistes majeur du XXème siècle.


L'homme de Néanderthal connaissait l'altruisme.  
Vendredi 12 octobre 2001
Les dernières recherches et analyses d'un archéologue canadien Serge Lebel, viennent de mettre en évidence que les ancêtres de l'homme de Néanderthal qui ont habité il ya environ 200.000 ans une grotte du Vaucluse, près de Monieux, au fond des Gorges de la Nesque, vivaient de manière quasi sédentaires, fabriquaient des outils et avaient des comportements altruistes.
Cette grotte du Bau de l'Aubésier découverte en 1904, et dans laquelle des travaux de recherches ont été à nouveau entrepris depuis 1987-1988, ont pu permettre de découvrir en août 2000, parmi d'autres, en particulier une mandibule humaine édentée, dont l'analyse a montré qu'elle a été atteinte d'une grave infection buccale. Sur cette mandibule, les cavités laissées par la chute des dents se sont refermées, ce qui signifie que le malade ne pouvait mastiquer, et qu'il a dû être assisté pendant des mois, ou des années, par les membres de sa tribu. Cela constitue la plus ancienne preuve de l'existence d'une forme de "compassion" et d'"altruisme" chez les hommes préhistoriques, expression d'altruisme dont on avait les preuves  jusqu'à maintenant qu'il n'était apparu que depuis 50000 ans environ.
Selon les scientifiques, les autres membres devaient pré-macher la nourriture, et déchirer la viande, avec leurs propres dents, avant de la cuire et la mastiquer, pour pouvoir servir à la personne malade une alimentation sous forme de bouillie.
Les fouilles ont permis de découvrir par ailleurs des dents d'autres pré-néanderthaliens, dont l'une porte une marque importante de carie, démontrant que ces hommes n'étaient pas que des chasseurs, et mangeaient aussi des végétaux.
Ce site par ailleurs qui comporte différents niveaux de fossiles et de cendres issues de foyers, séparés par des couches de roche extrêmement dure résultant de l'écroulement du plafond, possède des  traces dont les plus anciennes remontent à plus de 200.000 ans. L'épaisseur assez importante de la couche comprenant des cendres noires montre une occupation prolongée du site correspondant à une quasi-sédentarisation des hommes dans les lieux.
Des outils de pierre ont été également retrouvés, dont une lame de pierre, dont la taille en forme d'éclats correspond à une technique attribuée à l'homme de Néanderthal, et déjà observées dans d'autres sites préhistoriques.


Statue en or de Sainte Foy en Majesté Vème-IXème siècle (détail) Coeur de bois, feuilles d'or, pierres précieuses © Trésor de l'Abbatiale Sainte Foy Conques

Statue en or
de Sainte Foy en Majesté
Vème-IXème siècle
(détail)
Coeur de bois, feuilles d'or, pierres précieuses
Trésor
de l'Abbatiale Sainte Foy
Conques © 

Le trésor médiéval de Conques prochainement  au Louvre .
Vendredi 12 octobre 2001
La statue-reliquaire en or de Sainte-Foy, ainsi qu'une quinzaine de pièces du trésor médiéval de Conques dans l'Aveyron seront prochainement exposées, jusqu'en mars 2002, dans les murs du Musée du Louvre pendant les travaux de rénovation du Musée du Trésor de Conques.
La "Majesté de Sainte-Foy" est une statue du IXème siècle, recouverte d'or, de bijoux et pierres précieuses haute de 85 centimètres, qui conserve les reliques d'une jeune fille de douze ans, qui aurait été condamnée au supplice du gril en l'an 303 à Agen, après qu'elle ait été convertie au christianisme par sa nourrice. Ce sont des moines qui auraient ramené les reliques à Conques en 866. Le corps de la statue qui est en plaques d'or recouvrant une âme de bois, serait de la fin du IXème siècle, tandis que le visage en or de la statue, lui remonterait au Vème siècle. Les bijoux et les pierres précieuses qui recouvrent la statue, lui ont été offerts au fil des siècles par les pélerins qui s'arrêtaient à Conques sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle.
Le Trésor de Conques, est l'un des plus grands trésors religieux de l'Europe romane, conservé en France et préservé depuis des siècles dans ce petit village du Rouergue, et la "Majesté de Sainte-Foy" constitue l'unique pièce qui subsiste encore aujourd'hui des statues-reliquaires de l'époque carolingienne. Il n'existe pas d'équivalent en reliquaire ou objet d'orfèvrerie du haut Moyen Âge et de l'époque romane, d'où l'intérêt primordial et l'importance exceptionnelle de ce trésor présenté au département des Objets d'Arts du Louvre.


Le "Purisme " au Musée de Grenoble.
Jeudi 11 octobre 2001 
L'architecte Le Corbusier, et les peintres Fernand Léger et Amédée Ozenfant, sont au centre d'une importante exposition qui vient de s'ouvrir au Musée de Grenoble, sur l'influence du mouvement "Puriste" entre 1918 et 1925 à Paris, mais aussi partout en Europe.
Ce courant artistique dont les influences fûrent trés importantes sur l'ensemble de l'art du début du XXème siècle, a pris naissance autour d'une revue artistique intitulée "L'Esprit Nouveau", publiée entre 1918 et 1925, et qui est rapidement diffusée et connue en Europe et dans le monde.
C'est alors la fin de la première grande guerre du siècle nouveau, et beaucoup d'artistes sont fascinés par le développement du nouveau monde industriel et moderne. Les machines dans les usines, les moteurs, les trains, les bateaux, mais aussi les ustensiles modernes de la vie quotidienne, attirent les artistes qui découvrent dans leurs mécanismes ou dans leurs formes, les références d'une nouvelle esthétique, fonctionnelle, géométrique, angulaire, et totalement épurée.
Fernand Léger, Amédée Ozenfant et Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier, parmi eux sont fascinés surtout par la géométrie des formes, et par la technicité des machines. Ils transposent dans leurs sujets que sont les peintures de natures mortes, des objets qui proviennent des fabrications des chaînes industrielles, ou davantage ils en font souvent aussi le centre de certaines de leurs oeuvres, tel par exemple le célèbre " Remorqueur" de Fernand Léger, peint en 1920.
Cette exposition qui rassemble plus de 70 peintures, et quelques 20 dessins de ces trois artistes reconstitue l'atmosphère des ces années, et l'intense créativité de cet "esprit nouveau" qui règne alors et avant que les trois artistes ne se séparent.

Fernand Léger : "Le Remorqueur " 1920 Huile sur toile  104 x 132 cm © Musée de Grenoble

Fernand Léger :
"Le Remorqueur "
1920
Huile sur toile 
104 x 132 cm 
Musée de Grenoble ©


L'inauguration de l'exposition "Made in USA" à Bordeaux.
Mercredi 10 octobre 2001 
L'exposition "Made in USA" vient d'être inaugurée ce lundi au Musée des Beaux-Arts de Bordeaux, en présence de l'ambassadeur des Etats-Unis en France, Howard Leach, et de Mme Jacques Chirac. Les organisateurs ont maintenu cette inauguration officielle malgré la situation internationale, avec des mesures de sécurité très renforcées.
"Made in USA", réunit une présentation des oeuvres emblématiques de l'art américain de 1908 à 1947, dans le cadre d'un projet d'échanges entre les musées français et américains pour familiariser en particulier le public français avec l'art américain, depuis l'Ash Can School, issu de l'impressionnisme, jusqu'aux  oeuvres majeures des expressionnistes abstraits comme Barnet Newmann ou Jackson Pollock.
Cette exposition, rassemble des peintures et des oeuvres graphiques, mais aussi des photographies et des sculptures, prêtées par différents collectionneurs et musées français et américains.


Ouverture de l' exposition Giorgio Morandi au Musée d'Art Moderne.
Mardi 09 octobre 2001 

L'exposition consacrée à Giorgio Morandi (1890-1964), qui vient de s'ouvrir au Musée d'Art Moderne de présente l'un des plus grands artistes italiens contemporains.
Un ensemble de près de 80 peintures et dessins et aquarelles représentant en grande partie des natures mortes réalisées par le peintre bolognais entre les années 1950 et 1960, permet de découvrir un peintre de la solitude, encore insuffisamment connu en France.
Dans de multiples déclinaisons, ce sont les objets de la vie quotidienne qui dominent ses oeuvres et ses natures mortes : bouteilles, boîtes, coupes, pots, bols, sont présentés dans des dispositions spatiales dans lesquelles les "vides" prennent une importance égale aux surfaces pleines et figuratives. La permanence du thème de la nature morte, l'extrême sobriété de ses compositions et de ses sujets et les milles nuances de ses couleurs, témoignent d'un artiste en quête intérieure, à la recherche de valeurs essentielles, quelquepart entre le temps et l'infini .
Il y a chez Morandi,  quelquechose de Piero della Francesca. Par une mise en scène spatiale des objets, et par le génie de ses pinceaux, au travers les fonds, les couleurs de terres et les contours dilués, ces objets deviennent des sujets abstraits dans lesquels les formes évoquent un monde intemporel, comme enfoui dans la mémoire. Morandi disait lui même : "Il n'y a rien de plus surréel, et rien de plus abstrait que la réalité".


Gustav Klimt " Le Baiser" ( détail) 1905 © Osterreichisches Museum für angewandte Kunst Vienne

Gustav Klimt
"Le baiser" (détail)
Huile sur toile
1905
Osterreichisches Museum für 
Angewandte Kunst Vienne ©

L'Art Nouveau et l'Expressionnisme autrichien à Rome.
Mardi 09 octobre 2001 

Gustav Klimt, Egon Schiele, et Oskar Kokoschka sont à l'honneur dans une nouvelle exposition consacrée aux trois grands peintres autrichiens, et intitulée "De l'Art Nouveau à l'Expressionnisme" qui vient de s'ouvrir au Centre Culturel Vittoriano de Rome.
Ce sont 120 oeuvres majeures, peintures, dessins et aquarelles en provenance les plus grands musées du monde, dont le Musée Historique et l'Albertina de Vienne et le Metropolitan Museum de New York, mais aussi de différentes collections privées qui ont été réunis.
Parmi les oeuvres de Gustav Klimt (1862-1918) sont présentes "Judith I" réalisée en 1901, "Adam et Eve" peinte en 1917-18, "Nuda Veritas" en 1899, "Les trois âges de la femme" de 1905, le  "Portrait d'Eugenia Primavesi " de 1913, entres autres, soulignant le but que s'assigne à partir de 1897 le fondateur de la "Sécession" viennoise, à promouvoir "l'Art Nouveau"
Parmi les oeuvres de Kokoschka, le "Portrait de Felix Albrecht Harta" de 1909, le " nu de femme assise, les mains derrière la tête" de 1903, et des oeuvres d'Egon Schiele telles que "Mère avec deux enfants" peint en 1917, ou "Le portrait d' Hugo Koller" de 1918, montrent la distance que les deux peintres prennent avec leur maître, pour s'interresser, non plus à l'éxubérance de l'apparence et de la beauté sensuelle, mais aux tourments de la vie intérieure des individus à l'aube de la naissance de la psychanalyse freudienne.


Une exposition consacrée à Louis Daguerre.
Lundi 08 octobre 2001

Une exposition  consacrée à Louis Daguerre se tient actuellement et jusqu'au 2 décembre  à Bry sur Marne. Cette exposition intitulée "Louis Daguerre, le magicien de l'image" présente des daguerréotypes, des peintures, et des dessinsdans le cadre du 150ème anniversaire de la mort de l' inventeur.
Louis Daguerre qui était avant tout peintre et décorateur de théâtre, trouve en effet la célébrité en 1838, par l'invention d'un appareil qui permettait d'imprimer définitivement une image grâce à l'utilisation du chlorure de sodium, comme fixateur avec l'usage de la vapeur de mercure comme révélateur.
A Bry sur Marne, on peut encore voir dans l'église, un diorama donnant l'illusion d'une toile animée de lumières et de mouvement conçu par Daguerre et réalisé en remerciement à la commune, et classé monument historique en 1913.


Vente aux enchères d'une oeuvre de Nicolas Poussin.
Vendredi 05 octobre 2001

Le tableau du peintre français Nicolas Poussin (1594-1665) intitulé "La Sainte Famille avec Saint Jean Baptiste" vient d'être adjugé pour 1,80 million d'euros dans une vente aux enchères à Zurich.
Cette oeuvre a été éxécutée fin 1627 par Nicolas Poussin alors qu'il habitait à Rome. Il venait à cette époque de recevoir plusieurs commandes du pape, ce qui prouve la grande  notoriété dont bénéficiait alors le peintre français en Italie, selon la Galerie Suisse Koller qui vient de vendre l'oeuvre.


Découverte de deux tombes romaines en Grèce.
Jeudi 04 octobre 2001

Des archéologues grecs viennent de mettre au jour deux tombes de l'époque romaine, près de la ville de Potamoi dans le nord de la Grèce.
Ces deux tombes qui devaient composer un caveau familial sont celles d'une femme et d'un enfant. Dans la tombe de la femme, les chercheurs ont découverts des boucles d'oreille, une chaîne et un bracelet en or, une amphore, ainsi que des céramiques dont plusieurs en parfait état.
Selon les archéologues plusieurs indices semblent montrer que d'autres tombes doivent exister sur ce même site, et d'autres fouilles selon eux devraient permettre de découvrir d'autres sépultures qui pourraient constituer un cimetière romain.


Vincent Van Gogh : " Entrée de jardin à Montmartre" 1887 Mine de plomb, encre et couleurs à l'eau sur papier velin 31,6 x 24 cm © Rijksmuseum Vincent Van Gogh Amsterdam
Vincent Van Gogh :
" Entrée de jardin à Montmartre"  1887

Mine de plomb, encre et couleurs à l'eau sur papier velin  31,6 x 24 cm
Rijksmuseum Van Gogh  Amsterdam ©

Les dessins de Van Gogh à Paris présentés au Musée d'Amsterdam.
Jeudi 04 octobre 2001

L'exposition "Vincent Van Gogh à Paris " qui s'ouvre au Rijksmuseum Vincent Van Gogh d'Amsterdam, qui possède la plus importante collection au monde des dessins de Van Gogh, présente l'époque charnière que constituent les années 1886 -1888 dans l'évolution artistique du peintre, deux années durant lesquelles Van Gogh, passe progressivement d'une oeuvre sombre et grise qui est celle de la période de Nuenen et d'Anvers, pour passer aux exaltations colorées d'Arles et de Saint-Rémy de Provence.
C'est toute l'oeuvre sur papier de cette période qui est offerte au public en 124 dessins, sur les 132  repertoriés et connus au travers le monde, période pendant laquelle Van Gogh découvre les impressionnistes, les pontillistes, les symbolistes et où il rencontre Pissarro, Signac, Seurat, Gauguin, Emile Bernard, ou encore Toulouse-Lautrec.
Au contact de toutes ces tendances et de tous ces artistes, par l'intermédiare de Théo son frère, qui est marchand d'art et qui posséde des oeuvres de Monet, Renoir, ou encore de Sisley, Vincent Van Gogh découvre les jeux de la lumière et des couleurs, et réalise des dessins et des toiles de plus en plus plus réhaussés de couleurs, et de plus en plus rythmés tel que l'on peut le découvrir en particulier dans les natures mortes qu'il réalise alors. Ses dessins évoluent eux aussi : des vues de Montmartre, du Jardin du Luxembourg, des boulevards et des moulins de Paris, des scènes de la vie quotidienne, dans lesquels on  voit disparaître les ombres et les grisailles de la mine de plomb et de l'encre, pour voir apparaître la lumière derrière les traits réhaussés de peinture à l'eau.


 

 

Les peintures de la Grotte Chauvet sont les plus anciennes au monde.
Mercredi 03 octobre 2001
Les peintures de la Grotte Chauvet, découvertes en Ardèche en 1994 sont vieilles de plus de  30.000 ans. Ce sont les dernières datations au moyen du radiocarbone qui confirment une antériorité de certaines peintures par rapport à l'ancienneté qui en avait été indiquée initialement.
Il avait été en effet estimé que ces peintures pariétales pouvaient dater de la période magdalénienne, entre 12.000 et 17.000 ans, telles que celles qu'Altamira en Espagne, de Lascaux ou  de Niaux, de par le caractère complexe des motifs dessinés et de l'exécution de ces peintures.
Mais il semble selon une spécialiste, Mme Helène Valladas du CNRS, que le même degré d'élaboration existe dans les peintures pariétales de la Grotte Chauvet, dont on vient de confirmer par ces nouvelles datations qu'elles remontent à l'époque aurignacienne. Cela remet donc en cause le principe, communément admis, selon lequel l'art préhistorique aurait lentement évolué du simple vers le complexe.
L'estimation de l'ancienneté des peintures murales, était jusqu'ici essentiellement basée sur le style de représentation des animaux ou des figures, ou d'après les traces laissées su les sites par les occupants des grottes, ossements, pierres, etc...La datation au carbone qui est utilisée maintenant dans l'analyse des pigments de couleurs, permet désormais de dater ces peintures avec une plus grande précision et sans dommage pour elles.
Il apparaît donc que l'âge des peintures de la Grotte Chauvet, vieilles de plus de   30.000 ans, sont les plus anciennes oeuvres picturales jamais découvertes au monde. Elles bouleversent totalement aussi les connaissances que l'on pouvait avoir sur l'évolution de l'art préhistorique, mais aussi sur l'évolution de l'histoire des hommes, puisque les datations dans la grotte, démontreraint qu'il y a eu à deux périodes distinctes et successives la présence des hommes en ces lieux.

Grotte Chauvet peinture rupestre © Drac Rhône Alpes

Grotte Chauvet
peinture rupestre
Drac Rhône Alpes ©


Contrefaçons d'oeuvres d'arts à Vence.
Mercredi 03 octobre 2001

Le gérant d'une galerie d'art de Vence dans les Alpes-Maritimes et trois autres personnes, viennent d'être mis en examen pour escroquerie, contrefaçon et recel d'oeuvres d'arts.
Dans le cadre d'une enquête sur un trafic international de fausses oeuvres d'art, quinze personnes qui ont été interpellées dernièrement dans la région parisienne et en Provence Côte d'Azur, ont pour douze d'entre elles été relâchées.
Le galeriste est essentiellemnt accusé d'avoir vendu des contrefaçons de César. Mais ce sont plus de 200 pièces qui ont été saisies par la police, suite à une enquête en cours depuis mai dernier au sujet d'un vol de trois tableaux authentiques eux, de Magritte, Chagall, et Léger dans une autre galerie d'art de Vence.


 

 

Exposition "Afghanistan, une histoire millénaire" à Barcelone.
Mardi 02 octobre 2001
Une exposition intitulée "Afghanistan, une histoire millénaire" qui vient de s'ouvrir à la Fondation Caixa à Barcelone permet de découvrir le richissime patrimoine culturel et artistique de l'Afghanistan, en partie détruit par trente ans de guerre et par le régime des Talibans depuis des années.
Ce sont 230 oeuvres d'arts en provenance de collections privées et de nombreux musées, tels que le Musée de l'Homme et le Musée Guimet de Paris, le Museum fur Indische Kunst de Berlin, et le Musée de l'Hermitage de Saint Peters bourg qui sont présentées ici au public. Elles permettent de voir la richesse culturelle de ce pays et de comprendre l'évolution de son histoire depuis l'Antiquité, dans une présentation qui met en relief au travers un panorama du patrimoine afghan, les périodes particulières des arts gréco-bouddhiques, dont les bouddhas de Bamyan étaient la représentation la plus symbolique, et celles de l'islamisation de l'Afghanistan à partir du XVème siècle.
C'est au début de cette année que l'organisation de cette manifestation a été décidée par la Fondation Caixa, au moment où les Talibans ont mis à exécution à l'aide d'explosifs la destruction des Bouddhas géants du Vème siècle, sculptés dans la falaise de la vallée de Bamyan, au centre du pays.


 

Edward Hopper " La Maison près de la voie ferrée " 1925 Huile sur toile  © Museum of Modern Art

Edward Hopper
" La Maison
près de la voie ferrée " 1925 Huile sur toile 
61 x 73,7 cm
Museum of Modern Art
New York ©

La Neue Nationalgalerie de Berlin recevra en 2004 la collection du MOMA.
Mardi 02 octobre 2001

Le Musée d'Art Moderne de New York ( le MOMA) pour lequel sont prévus d'importants travaux de rénovations et d'agrandissement, fermera ses portes en juin 2002. Il sera temporairement transféré dans un entrepôt du Queens qui sera transformé en hall d'exposition. Les travaux se dérouleront jusqu'en fin 2004, pour une réouverture du musée qui fêtera alors ses 75 ans d'existence.
Une partie des oeuvres du Musée d'Art Moderne de New York, dont 180 tableaux et sculptures seront à cette occasion exposées de mars à septembre 2004 à La Neue Nationalgalerie de Berlin.
C'est ainsi que le Musée de Berlin acceuillera un ensemble d'oeuvres exceptionnelles du MOMA , dont des oeuvres de Matisse, de Kandinsky, de Picasso, et de différents artistes américains comme Edward Hopper, Jackson Pollock, Willem de Kooning ou Georgia O'Keefee .


 

 

Découverte en Egypte du tombeau de "Quar", médecin du pharaon.
Lundi 01 octobre 2001

Un nouveau tombeau de l'Ancien empire pharaonique et datant de la VIème dynastie (2350-2180 avant J.C.), vient d'être découvert par des archéologues égyptiens dans la région de Saqqarah, au sud du Caire.
Dans ce tombeau en forme de coupole, mis au jour près de la pyramide d'Ounas, on a également découvert une table  d'offrandes en alabastrite, sur laquelle sont gravés une liste de sacrements, ainsi que le nom de "Quar" celui du défunt, et ses titres. Des objets chirurgicaux, des poteries et une vingtaine de statues en bronze de différentes tailles, représentant des divinités, dont la reine Isis, ont été également découverts.
Il s'agirait du tombeau du médecin d'une famille royale de la VIème dynastie.
A proximité, les archéologues on découvert par ailleurs, une enceinte en pierre calcaire de la troisième dynastie (2700-2620 avant J.C.) qui pourrait être une partie de la pyramide du roi Sékhemkhet, fils du pharaon Djéser, qu 'il avait avait commencé à se faire construire pendant son règne, mais qui est restée inachevée.


 

 

Le Metropolitan Museum de New York restitue un bas relief à l'Egypte.
Lundi 01 octobre 2001

Le Metropolitan Museum de New York  vient recemment de restituer un bas relief antique
à l'Egypte, qui demandait le retour de cette pièce volée il ya a environ 60 ans. Cette oeuvre en calcaire datée d'il ya 3300 ans, représente l'épouse du Pharaon Séthi 1er allaitant un enfant.
L'Egypte par ailleurs demande au gouvernement britannique la restitution de la pierre de Rosette, datée de 196 av.J.C., conservée par le British Museum à Londres, et qui a permis au savant français Jean François Champollion le déchiffrage des hiéroglyphes.



Une explication sur l'origine du Mur du Mont Saint Odile en Alsace.
Lundi 01 octobre 2001

Le Mur du Mont Sainte-Odile, qui constituait une enceinte mystérieuse et emblématique de l'Alsace, et dont on ne comprenait pas jusqu'à maintenant l'origine ou l'utilité, viendrait de trouver une explication de son existence par les dernière découvertes faites par des archéologues.
Constitué d'une muraille d'environ dix km de périmètre et de trois mètres de haut, et dont des parties sont encore parfaitement conservées, ce mur constituait une énigme et alimentait diverses légendes en Alsace. Car il n'existe pas dans le monde, de pareille enceinte faite d'un appareillage de gros blocs de grès, assemblés en certaines places, par des tenons en bois en forme de queue d'aronde.
Depuis deux siècles, les historiens s'affrontent sur la date d'origine et la fonction de cette muraille sans avoir jamais jusque là donné une explication plausible à cette construction. Les hypothèses les plus courantes lui donnaient une origine préhistorique, ou datant de l'Empire romain, ou encore de l'invasion celte.
La datation des tenons en chêne qui ont été retrouvés l'an dernier dans un grenier de la région, avec des notes indiquant l'endroit précis où ils avaient été prélevés sur l'édifice dans les annnées 1875 et conservés depuis lors à cet endroit, indique que ces pièces de bois sont du VIIème siècle ou du début du VIIIème siècles et de l'époque mal connue du duché d'Alsace entre 640 et 740.
Il s'agirait donc d' un "mur chrétien", construit à l'époque du Duc d'Alsace Etichon, membre de
l' aristocratie franque et père de Sainte Odile, qui a donné son nom à une colline sainte. Odile, morte en 720, fut la première abbesse de ce couvent situé à proximité. D'où l'hypothèse des historiens, selons lesquels il s'agirait d'une enceinte, encerclant un terrain désert et montagneux de 120 hectares, édifié pour montrer les limites de propriétés du couvent et la puissance du Duc d'Alsace.


 

 

Courseul, le site de la résistance gauloise revit son passé gallo-romain.
Lundi 01 octobre 2001

Courseul, petite ville aujourd'hui de 5.000 habitants près de Dinan en Ille-et-Vilaine, fût en l'an 57 avant Jésus-Christ, le lieu d'une renaissance de la resistance gauloise contre l'invasion romaine et la domination de César en Armorique. Corseul, ville des Coriosolites, fût l'un des derniers bastions gaulois avant la conquête définitive des romains sur toute la Gaule, mais elle fût aussi une importante cité antique, dont on retrouve depuis les premières fouilles en 1965, les habitats anciens, les puits, les thermes, les voies, le temple, qui retracent les quatre siècles d'occupation romaine et de prospérité économique.
C''est ainsi que les Romains ont fait de la bourgade l'un des principaux centre économique et politique de leur colonie gauloise, avec la construction de diverses voies romaines, entre Corseul et Condate (Rennes) ou Dariorigum (Vannes), dont on peut encore voir les traces en certains endroits. Sur la place, on peut découvrir les ruines du quartier commercial de la cité peuplée à l'époque de 6.000 à 7.000 habitants, et sur les hauteurs du bourg, des restes de murailles du temple de Mars, construit à la fin du Ier siècle avant J.C. Ce temple, qui date de l'Empereur Auguste et dont la cour d'une surface de près de 5.000 m2 pouvait réunir à l'interieur de ses murs jusqu'à 4.000 pèlerins.
Les Monuments Historiques et la Société Archéologique de Corseul viennent de terminer les derniers travaux de mise en valeur du site, jusque là
et depuis 1965 réhabilité par la volonté et la disponibilité de quelque bénévoles.
Un petit musée a été ouvert au public à l'intérieur de la Mairie, où ont été rassemblés une centaine d'objets trouvés dans les fouilles : des céramiques, des poteries, des masques, des statuettes et des fragments de peintures murales rappellant les fresques de Pompéi. On peut également découvrir une stèle funéraire élevée par un officier romain en hommage à sa mère, Silicia Namgide, qui l'avait suivi en Armorique depuis Carthage.



Présentation de "La Mémoire engloutie de Brunei "à la Conciergerie.
Lundi 01 octobre 2001

L'exposition "La Mémoire engloutie de Brunei" qui vient de s'ouvrir à la Conciergerie à Paris, présente les plus belles pièces d'une découverte impressionnante faite dans l'épave d'une jonque du XVème siècle découverte près du Sultanat de Brunei en 1997, à 50 kilomètres des côtes, avec plus de 13 000 pièces au total, avec des porcelaines, des jarres d'origines chinoises, thaï, ou vietnamienne, des vases, des bracelets en pâte de verre, des gongs en bronze, des meules de pierre...
Ce sont parmi ces pièces, près de 4.600 objets en porcelaine chinoise bleu-et-blanc de l'époque Ming et 2.200 jarres, dont un millier presque intactes qui sont remontées par les chercheurs et étudiés par 140 spécialistes, archéologues, restaurateurs, experts en céramiques, dessinateurs, photographes, plongeurs, et médecins.
Les 1.200 objets présentés ici sont replacés dans le cadre d'une présentation chronologique de l'expédition dont l'objet au printemps 1997, était d'étudier la pose d'un pipe-line pour la société Total-Final-Elf. On y voit la découverte de l'épave au travers ses aspects techniques, puis les profondeurs et les plongeurs filmés dans leur travail de dé-envasement de l'épave pour remonter les milliers d'objets sur la barge, et enfin l'atelier où les objets sont entreposés pour être  inventoriés et restaurés.

Les objets sont exposés au milieu d'une pièce d'eau installée dans la Salle des Gardes de la Conciergerie. On découvre ainsi des objets ordinaires de porcelaine qui sont transportés à bord de simples jonques, dans le cadre d'un commerce régulier et tel qu'il était pratiqué à l'époque.

 


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