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- Pourquoi le calendrier annoncé pour Pégase s’étend-il jusqu’en 2065 ?
- Quelles dispositions le décret met-il en place pour lancer les travaux ?
- Quels bâtiments et équipements seront déconstruits ?
- Comment seront gérés les déchets radioactifs produits lors du démantèlement ?
- Quels enseignements tirer des autres démantèlements en France ?
Le démantèlement du réacteur de recherche Pégase à Cadarache replonge la filière nucléaire française dans ses complexités historiques et techniques, entre gestion des déchets radioactifs, contraintes sismiques et nécessité d’un espace d’entreposage adapté. Le CEA vient d’obtenir un décret ouvrant la voie à l’opération sur l’installation nucléaire de base nᵒ 22, mais les échéances annoncées soulignent l’ampleur du chantier et la durée probable des travaux.
Pourquoi le calendrier annoncé pour Pégase s’étend-il jusqu’en 2065 ?
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Les autorités ont fixé une date-limite qui prend en compte l’ensemble des phases de démantèlement, de traitement des déchets et de dépollution des sols. Les expertises montrent que certaines étapes requièrent des procédures longues et des validations successives par les autorités compétentes.
La structure métallique du bâtiment pose un défi particulier. Faute de pouvoir garantir sa tenue au risque sismique, les équipes doivent procéder à un démontage total, ce qui complexifie l’ordre des opérations et rallonge les délais.
Quelles dispositions le décret met-il en place pour lancer les travaux ?
Le texte officiel précise les étapes autorisées et adapte le périmètre de l’installation pour permettre un stockage sûr des matériels et des déchets. Cette modification du périmètre vise notamment à faciliter les opérations logistiques et l’entreposage provisoire.
- Autorisation du démantèlement de l’INB nᵒ 22.
- Réaménagement du périmètre pour agrandir les zones d’entreposage.
- Mise en place de procédures de dépollution et de gestion des effluents.
Quels bâtiments et équipements seront déconstruits ?
Le projet couvre une gamme étendue d’ouvrages et de zones techniques, pas seulement le cœur du réacteur. Les équipes vont travailler en parallèle sur plusieurs unités afin d’optimiser le calendrier et la sécurité.

Bâtiment de contrôle et salles techniques
La salle de contrôle et ses annexes seront démantelées dans le respect des procédures de radioprotection. Des inspections approfondies détermineront les zones les plus contaminées.
Zones d’entreposage et de manutention
Les espaces qui stockent du combustible irradié nécessitent des protocoles spécifiques pour l’extraction et le conditionnement. L’objectif consiste à réduire les volumes actifs et à sécuriser les emballages.
Installations annexes et tour de refroidissement
Les bâtiments liés à la ventilation, au traitement des eaux et la tour de refroidissement feront l’objet d’opérations distinctes. Leur démolition suit des calendriers adaptés aux contraintes techniques et environnementales.
Comment seront gérés les déchets radioactifs produits lors du démantèlement ?
La gestion des déchets représente un enjeu central pour ce type d’opération. Les déchets seront triés selon leur niveau de radioactivité et conditionnés avant transfert vers des filières de stockage ou de traitement adaptées.

Pour vous informer sur le sort des matériaux, le CEA doit documenter chaque flux et garantir la traçabilité. Cette exigence vise à assurer la sécurité à long terme et la conformité aux règles nationales.
Quels enseignements tirer des autres démantèlements en France ?
La France compte plusieurs installations en cours de démantèlement, dont des réacteurs UNGG et des sites comme Superphénix ou Brennilis. Ces opérations précédentes ont montré que la singularité des installations augmente la complexité technique.
EDF mise sur la démonstration de son savoir-faire avec des sites comme Fessenheim, où le calendrier reste plus court que pour Pégase. Les différences portent sur la conception initiale, la nature des combustibles et l’état des structures.












