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EXPOSITIONS PASSEES MONDE Année 2009
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Exposition terminée
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AUTRICHE - SALZBOURG : Musée d'Art Moderne " Tony Cragg : seconde nature " Du 04 juillet au 11 octobre 2009
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Tony Cragg :
" Companions "
2008 fibre de verre
© Charles Duprat
© ADAGP
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Tony Cragg est considéré comme l'un des plus importants sculpteurs contemporains. Les 120 oeuvres présentées dans cette exposition témoignent des recherches graphiques de Tony Cragg a entreprises depuis les années soixante-dix, ainsi quune vingtaine de sculptures conçues depuis lan 2000.
Né en 1949 à Liverpool, Tony Cragg travaille de 1966 à 1968 comme technicien de laboratoire dans lindustrie chimique. Il intégre en 1969 le College of Art du Gloucestershire, à Cheltenham, puis fréquente pendant trois ans la School of Art de Wimbledon, avant de suivre de 1973 jusquen 1977 les cours du Royal College of Art de Londres. Il devient professeur à lÉcole des Beaux-Arts de Metz en 1976, et obtient une mission de chargé de cours en 1978 à la Kunstakademie de Düsseldorf, où il exerce, depuis 1988 comme professeur.
Enseignant également de 2001 à 2006, à lUniversité des Arts de Berlin, Tony Cragg a été sélectionné avec ses oeuvres à la Biennale de Venise pour y représenter la Grande-Bretagne en 1988. Il a également obtenu le Prix Turner en 1988, puis le Prix Shakespeare en 2001 et, en 2007, le Praemium Imperiale pour la Sculpture de la Maison Impériale Japonaise, qui équivaut au Prix Nobel pour les arts.
Tony Cragg vit et travaille depuis 1977 à Wuppertal (Allemagne), où il a ouvert en 2008 un parc de sculptures avec ses propres oeuvres.
Son oeuvre plastique, s'est samorcée par la confrontation entre le Land Art anglais et des méthodes de travail liées au corps, qui lui ont permis de développer des trouvailles formelles nouvelles. Des métamorphoses dans la perception du monde des objets, du paysage et des corps se trouvent amalgamées dans son travail composé dans les années quatre-vingt par des installations à base de fragments de plastique, construites en mosaïques, faites de reliefs colorés sur le sol, en forme de provocation esthétique à l'égard des clichés de lépoque contemporaine.
Tassements, superpositions et accumulations formes que l'on retrouve également dans ses dessins procédant à la création de loeuvre, Tony Cragg utilise des matériaux usagés et des objets d'usage courants de récupération pour les interpréter et les mettre en scène de manière à surprendre.
À côté de ses agrandissements monumentaux dobjets du quotidien, il travaille dans les années 1980 sur ses "Early Forms" purement abstraites, qui se développent comme des formes autonomes, qui senfoncent se développent et forment des courbes, se retournent dynamiquement et se recroquevillent. Elles en se métamorphosent comme les formes intérieures et organiques d'un corps rappelant aussi les origines de lévolution primitive des organismes. Dans ce groupe doeuvres, les sculptures sont douées dune souplesse grâce aux matériaux ostensiblement moelleux utilisés et donnant limpression de mobilité pour proposer différents niveaux de lecture et dinterprétation.
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Tony Cragg
© ADAGP
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Cela vaut également pour les "Rational Beings", qui sont des oeuvres façonnées et se révèlent être dun intérêt tout particulier. "Body Language" sont les appellations dun groupe de sculptures de la période de la fin des années 1990, aux formes flexibles comme des tuyaux et qui apparaissent comme autant de métaphores de lêtre humain.
Plus récemment, il réalise des stèles comme des alignements et des déformations de visages, qui se transforment de mille manières et se développent dans lespace dans une sorte de mouvement rotatif. On voit apparaître des têtes, ou des figures aux yeux clos, avec une plasticité d'où sortent des formes qui renvoient aux "Mental landscapes", comme des visages-paysages ou des paysages mentaux, se diversifiant en formes visionnaires ou nostalgiques.
Tony Cragg se décrit lui-même volontiers comme un « matérialiste » qui cherche à explorer et à élargir les possibilités de matériaux sans cesse nouveaux. C'est ainsi qu'il se confronte dans ses oeuvres avec le verre, le bois, le plastique, le bronze, le plâtre, la fibre de verre, l'aluminium, la pierre, face à lespace et au temps, aux mouvements aux microstructures et aux macro-assemblages.
En bref, il expérimente la notion dénergie laquelle prend chez lui une signification toute particulière . Cette exposition permet dappréhender les sujets paysages, nus et natures mortes , leurs relations qui s'établissent entre les microstructures et les macro-assemblages, et comment elles évoluent dans la pensée créatrice de l'artiste depuis près de trente ans.
Les dessins et les sculptures présentés dans cette exposition sont présentés ensemble et permettent d 'établir des comparaisons entre les deux expressions. Les dessins, où lartiste contourne les objets dune manière mouvante, par des gestes déliés, laissent aussi passer des formes, des ondes, des fragments, des particules, des oscillations, des flux et des courants dans lespace des sculptures chargées de forces qui leur font face.
Museum der Moderne - Salzbourg
(LMDA) ( avec nos remerciements à Petra Holtmeyer)
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Exposition terminée
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ESPAGNE- BARCELONE : Musée Picasso " Kees Van Dongen " Du 11 juin au 27 septembre 2009
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Kees Van Dongen :
" Femme fatale " 1905
Huile sur toile © Coll. Part. © ADAGP

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Kees Van Dongen :
" Le Tango de l'Archange " 1930
Huile sur toile © Musée des Beaux Arts - Nice © ADAGP
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Cornelis Theodorus Marie ( dit Kees) Van Dongen (1877-1968) a joué un rôle déterminant dans l'histoire artistique du début du XXème siècle et fut l'un des membres les plus actifs du mouvement fauviste. L'objet de cette exposition est de montrer l'évolution de l'artiste depuis ses débuts jusqu'au sommet de sa carrière et de souligner quels furent en particulier ses échanges avec Picasso.
Les extravagances de sa démarche picturale, le style et les couleurs en opposition au classicisme pour lui de l'impressionnisme ne manqueront pas d'influencer le mouvement expressionniste allemand et le placeront sur le front de l'avant-garde de cette époque auprès de Matisee et de Picasso.
Cette exposition présente le parcours de l'artiste au travers cette période tumultueuse de sa jeunesse, non seulement avec les tableaux peints alors, mais également avec une présentation représentative de ses travaux graphiques d'alors.
Cornelis Theodorus Marie ( dit Kees) Van Dongen (1877-1968) est issu d'une famille bourgeoise hollandaise de Rotterdam. Il suit les cours de l'Académie Royale des Beaux Arts à partir de 1894 sous la Direction de Van Maasdjik, avec qui il apprend le dessin, et s'imprègne de l'art de Rembrandt et de Franz Hals, pour dessiner et peindre essentiellemnt des paysages.
L'année 1897 lui donne l'opportunité de venir à Paris, où il parvient à exposer quelques dessins et illustrations inspirées de scènes de la rue, dans une démarche proche de Steinlen ou de Toulouse Lautrec avec lesquels il se lie d'amitié. Il fait différents petits métiers pour survivre, tout en réalisant des dessins dénonçant l'âpreté de la vie et les injustices sociales pour le journal "l'Assiette au Beurre". Jusqu'en 1905, il réalise en tout près de 300 illustrations pour ce journal.
Parallélement à partir de 1904, il se consacre davantage à la peinture, en s'attachant à la représentation de la "Femme", dans des sujets qui délaissent la critique sociale, pour laisser place à la sensualité, à la fête, au plaisir. Cela lui permet d'exposer au Salon des Indépendants à l'automne 1904 où il se fait remarquer par la présentation de six de ses toiles, qui lui valent de pouvoir exposer ensuite à la Galerie Vollard, des oeuvres réalisées en Hollande, des paysages, des marines, mais également des vues de Paris.
Après un séjour en Normandie, il rencontre Matisse, et s'intéresse au divisionnisme de Signac. Sa palette devient plus intense et plus vive, jusqu'à l'utilisation de couleurs pures qui le rapprochera du fauvisme, avec des intensités contrastées, tout en s'orientant vers une simplification de ses lignes.
Impressionné également par Van Gogh, il s'intéresse de plus en plus à la couleur, aux oppositions, à la complémentarité, à la puissance aux contrastes, à la recherche d'une expression primitive selon une approche qui lui permet d'acquérir la réputation d'un artiste audacieux et moderne. Sa prédilection pour la figure féminine, pour la représentation de sa sensualité, pour l'évocation de la sexualité au travers des recherches chromatiques de plus en plus violentes, le confirme dans le fauvisme, mais dans une orientation personnelle qui l'éloigne des traces de Cézanne dans lesquelles marchent la plupart des autres artistes.
L'année 1910 lui permet de quitter Paris et le Quartier Montmartre, ses boulevards, ses cafés-concerts, pour voyager, en Italie, en Espagne, puis au Maroc. Il découvre l'intensité et la chaleur de la lumière, les teintes ocres et vives, la brillance des matières et des tissus, les multiples nuances du blanc, qui accentuent encore sa fascination et son goût pour les couleurs vives et chaudes, et en particulier pour le rouge.
Il acquiert une aisance matérielle et une notoriété qui lui permettent alors de mener une vie mondaine, d'organiser des réceptions et des fêtes extravagantes courrues du tout Paris, de participer à des expositions de plus en plus nombreuses.
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Kees Van Dongen © Coll. Part. © ADAGP
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L'année 1913 marque la fin de sa période fauviste. Il fait alors des compositions décoratives de nus très stylisées, et s'intéresse de plus en plus au portrait féminin, par lesquels il exprime par sa composition non seulement la force instinctive du désir, mais également le charme, la séduction, l'esthétisme.
Van Dongen prend goût à la vie mondaine, et aux plaisirs de la vie. Il est un peintre à la mode. C'est la période " cocktail" du peintre, au cours de laquelle les scandales se succéderont, tant pour les soirées privées dans lesquelles il se distinguera par ses excenticités, que pour les oeuvres qu'il proposera au Salon d'Automne, mais qui lui attireront la sympathie du public.
Les années 1920 le consacreront comme portraitiste officiel, et il sera sollicité pour de nombreux portraits, tandis qu'une exposition rétrospective de 1927 au Stedelijk Museum d'Amsterdam, lui permettra une reconnaissanvce internationale.
Séparé de son épouse Guus, il trouvera une liaison avec Jasmy Jacob et multipliera ses voyages, tel son séjour en Egypte en 1928 où il peint de nouveaux portraits.
En 1929, il se fait naturaliser français et reçoit un grand nombre de commandes de portraits de la part des personnalités en vue de l'époque, tels que le roi des Belges, l'Aga Khan, l'actrice Arletty, ou Sacha Guitry.
Sa vie prend un nouveau tournant en 1938, lorsqu'il rencontre Marie-Claire sa femme qu'il épousera en 1953. En 1940, alors que Paris est occupé, il participe au voyage en Allemagne nazie organisé par Arno Becker, avec des artistes tels que Derain, Vlaminck, Dunoyer de Ségonzac qui leur seront à tous reproché.
Il s'installe à partir de 1949 à Monaco, alors que les expositions et les rétrospectives qui lui sont consacrées se multiplient à l'étranger, et que le milieu artistique français le boycotte en raison de l'ambiguité de sa position par rapport à l'Allemagne.
En 1959, sa participation à la grande exposition " Le fauvisme Français et les débuts de l'impressionisme" le réhabilite quelque peu auprès du public, avant qu'il ne meurt le 28 mai 1968 à Monaco.
Voir article Kees van Dongen
Musée Picasso - Barcelone
(LMDA)
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Exposition terminée
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SUISSE - BÂLE : Kunstmuseum Basel " Vincent Van Gogh. Entre ciel et terre : les paysages " du 26 avril au 27 septembre 2009
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Vincent Van Gogh
" Les Oliviers " - 1889
©
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Par cette présente exposition, le Kunstmuseum Basel présente pour la première fois au monde une spectaculaire rétrospective portant sur les paysages réalisés par Vincent van Gogh.
Ce sont pas moins de soixante dix chefs d'oeuvre, pour une part des tableaux mondialement célèbres, mais aussi des oeuvres beaucoup moins connues du grand public qui ont pu être réunies en provenance de différentes collections privées et des musées européens, américains ou asiatiques.
La présentation est complétée de quarante tableaux contemporains appartenant à la collection du Kunstmuseum Basel qui servent de cadre à lapproche révolutionnaire qui a été celle de Van Gogh dans la peinture des paysages.
Cette exposition présente lart de Van Gogh (1853 -1890 ) sous un jour entièrement nouveau. Car en effet on peut dire que certains paysages dans lesquels a vécu Van Gogh ont exercé sur lui une profonde émotion et ont marqué autant sa personnalité dartiste que son art.
Un regard attentif sur les différents tableaux de paysages permet de découvrir ou de redécouvrir la perception que Van Gogh avait de la nature et de retrouver l'univers dans lequel il vivait . D'une manière tout à fait nouvelle il a pu trouver progressivement et pas à pas un langage artistique parfaitement original et une liberté totalement radicale dans la manière de concevoir la représentation, la composition, la technique et l'utilisation des couleurs.
Le visiteur peut ainsi appréhender l'évolution de l'oeuvre de Van Gogh de manière très directe, à partir des tons ocres de loeuvre de jeunesse pendant sa période hollandaise, jusqu'à sa peinture stylisée lumineuse et colorée qu'il met en oeuvre quand il s'installe dans le sud de la France, à Arles, avec des couleurs très intenses, voire violentes par lesquelles ses tableaux exercent aujourdhui encore à la fois admiration et fascination.
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Vincent Van Gogh
©
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Ce que l'on peut retenir également de cette exposition, c'est que tout au long de sa vie productive, malheureusement très courte, à Paris, à Arles, mais aussi pendant son séjour à lasile de Saint-Rémy de Provence et enfin à Auvers sur Oise, il a toujours exprimé son admiration pour la beauté infinie de la nature, et célébré finalement dans une certaine dimension mystique la grandeur de la création, au sens divin du terme.
Ses paysages, mais aussi tableaux plus descriptifs, avec des thèmes comme le semeur, les arbres fruitiers en fleurs, la moisson ou le faucheur, soulignent le cycle des forces de la nature, et celui d'une fascination qui était la sienne pour le renouveau perpétuel des plantes, des fleurs, mais aussi à chaque fois différent au fil des mois et des saisons renaissantes.
Kunstmuseum Basel
(LMDA)
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Exposition terminée
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ESPAGNE- BARCELONE : Musée Picasso " Kees Van Dongen " Du 11 juin au 27 septembre 2009
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Kees Van Dongen :
" Femme fatale " 1905
Huile sur toile © Coll. Part. © ADAGP

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Kees Van Dongen :
" Le Tango de l'Archange " 1930
Huile sur toile © Musée des Beaux Arts - Nice © ADAGP
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Cornelis Theodorus Marie ( dit Kees) Van Dongen (1877-1968) a joué un rôle déterminant dans l'histoire artistique du début du XXème siècle et fut l'un des membres les plus actifs du mouvement fauviste. L'objet de cette exposition est de montrer l'évolution de l'artiste depuis ses débuts jusqu'au sommet de sa carrière et de souligner quels furent en particulier ses échanges avec Picasso.
Les extravagances de sa démarche picturale, le style et les couleurs en opposition au classicisme pour lui de l'impressionnisme ne manqueront pas d'influencer le mouvement expressionniste allemand et le placeront sur le front de l'avant-garde de cette époque auprès de Matisee et de Picasso.
Cette exposition présente le parcours de l'artiste au travers cette période tumultueuse de sa jeunesse, non seulement avec les tableaux peints alors, mais également avec une présentation représentative de ses travaux graphiques d'alors.
Cornelis Theodorus Marie ( dit Kees) Van Dongen (1877-1968) est issu d'une famille bourgeoise hollandaise de Rotterdam. Il suit les cours de l'Académie Royale des Beaux Arts à partir de 1894 sous la Direction de Van Maasdjik, avec qui il apprend le dessin, et s'imprègne de l'art de Rembrandt et de Franz Hals, pour dessiner et peindre essentiellemnt des paysages.
L'année 1897 lui donne l'opportunité de venir à Paris, où il parvient à exposer quelques dessins et illustrations inspirées de scènes de la rue, dans une démarche proche de Steinlen ou de Toulouse Lautrec avec lesquels il se lie d'amitié. Il fait différents petits métiers pour survivre, tout en réalisant des dessins dénonçant l'âpreté de la vie et les injustices sociales pour le journal "l'Assiette au Beurre". Jusqu'en 1905, il réalise en tout près de 300 illustrations pour ce journal.
Parallélement à partir de 1904, il se consacre davantage à la peinture, en s'attachant à la représentation de la "Femme", dans des sujets qui délaissent la critique sociale, pour laisser place à la sensualité, à la fête, au plaisir. Cela lui permet d'exposer au Salon des Indépendants à l'automne 1904 où il se fait remarquer par la présentation de six de ses toiles, qui lui valent de pouvoir exposer ensuite à la Galerie Vollard, des oeuvres réalisées en Hollande, des paysages, des marines, mais également des vues de Paris.
Après un séjour en Normandie, il rencontre Matisse, et s'intéresse au divisionnisme de Signac. Sa palette devient plus intense et plus vive, jusqu'à l'utilisation de couleurs pures qui le rapprochera du fauvisme, avec des intensités contrastées, tout en s'orientant vers une simplification de ses lignes.
Impressionné également par Van Gogh, il s'intéresse de plus en plus à la couleur, aux oppositions, à la complémentarité, à la puissance aux contrastes, à la recherche d'une expression primitive selon une approche qui lui permet d'acquérir la réputation d'un artiste audacieux et moderne. Sa prédilection pour la figure féminine, pour la représentation de sa sensualité, pour l'évocation de la sexualité au travers des recherches chromatiques de plus en plus violentes, le confirme dans le fauvisme, mais dans une orientation personnelle qui l'éloigne des traces de Cézanne dans lesquelles marchent la plupart des autres artistes.
L'année 1910 lui permet de quitter Paris et le Quartier Montmartre, ses boulevards, ses cafés-concerts, pour voyager, en Italie, en Espagne, puis au Maroc. Il découvre l'intensité et la chaleur de la lumière, les teintes ocres et vives, la brillance des matières et des tissus, les multiples nuances du blanc, qui accentuent encore sa fascination et son goût pour les couleurs vives et chaudes, et en particulier pour le rouge.
Il acquiert une aisance matérielle et une notoriété qui lui permettent alors de mener une vie mondaine, d'organiser des réceptions et des fêtes extravagantes courrues du tout Paris, de participer à des expositions de plus en plus nombreuses.
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Kees Van Dongen © Coll. Part. © ADAGP
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L'année 1913 marque la fin de sa période fauviste. Il fait alors des compositions décoratives de nus très stylisées, et s'intéresse de plus en plus au portrait féminin, par lesquels il exprime par sa composition non seulement la force instinctive du désir, mais également le charme, la séduction, l'esthétisme.
Van Dongen prend goût à la vie mondaine, et aux plaisirs de la vie. Il est un peintre à la mode. C'est la période " cocktail" du peintre, au cours de laquelle les scandales se succéderont, tant pour les soirées privées dans lesquelles il se distinguera par ses excenticités, que pour les oeuvres qu'il proposera au Salon d'Automne, mais qui lui attireront la sympathie du public.
Les années 1920 le consacreront comme portraitiste officiel, et il sera sollicité pour de nombreux portraits, tandis qu'une exposition rétrospective de 1927 au Stedelijk Museum d'Amsterdam, lui permettra une reconnaissanvce internationale.
Séparé de son épouse Guus, il trouvera une liaison avec Jasmy Jacob et multipliera ses voyages, tel son séjour en Egypte en 1928 où il peint de nouveaux portraits.
En 1929, il se fait naturaliser français et reçoit un grand nombre de commandes de portraits de la part des personnalités en vue de l'époque, tels que le roi des Belges, l'Aga Khan, l'actrice Arletty, ou Sacha Guitry.
Sa vie prend un nouveau tournant en 1938, lorsqu'il rencontre Marie-Claire sa femme qu'il épousera en 1953. En 1940, alors que Paris est occupé, il participe au voyage en Allemagne nazie organisé par Arno Becker, avec des artistes tels que Derain, Vlaminck, Dunoyer de Ségonzac qui leur seront à tous reproché.
Il s'installe à partir de 1949 à Monaco, alors que les expositions et les rétrospectives qui lui sont consacrées se multiplient à l'étranger, et que le milieu artistique français le boycotte en raison de l'ambiguité de sa position par rapport à l'Allemagne.
En 1959, sa participation à la grande exposition " Le fauvisme Français et les débuts de l'impressionisme" le réhabilite quelque peu auprès du public, avant qu'il ne meurt le 28 mai 1968 à Monaco.
Voir article Kees van Dongen
Musée Picasso - Barcelone
(LMDA)
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Exposition terminée
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ALLEMAGNE - MUNICH : Städtische Galerie im Lembachhauss und Kunstbau " Wassily Kandinsky : absolu-abstrait " Du 25 octobre 2008 au 22 février 2009
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Wassily Kandinsky
" Petites Joies "
Huile sur toile 1913
110 x119,7cm
© Guggenheim Museum New York
© ADAGP
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La Städtische Galerie Lenbachhaus à Munich, le Centre Georges Pompidou à Paris et le Musée Solomon R. Guggenheim de New York sont les trois musées qui possèdent les plus vastes collections au monde des Seuvres de Wassily Kandinsky.
Ces trois musées se sont associés pour présenter une vaste rétrospective de lun des artistes les plus importants de lart moderne avec pour commencer cette présente exposition de la Lenbachhauss de Munich réunissant ses 90 oeuvres les plus représentatives, laquelle sera suivie par une exposition à Paris l'été prochain, puis à New York durant l'automne 2009.
Cette rétrospective présente ainsi toutes les étapes importantes qui ont marqué l'oeuvre de Kandinsky au travers la complémentarité idéale des trois musées qui se sont réunis pour proposer une exposition couvrant tout le parcours du peintre. Seuls sont donc présentés les chefs-dSeuvre de sa peinture qui jouèrent un rôle décisif dans lévolution de son art.
C'est ainsi que la Lenbachhaus présente les oeuvres de jeunesse de Kandinsky, qui font l'essentiel de sa collection, quand celui-ci faisait partie du groupe "Der Blaue Reiter" - Le Cavalier Bleu - jusquen 1914. Le Musée du Centre Pompidou de Paris, quant à lui propose les oeuvres réalisées par Kandinsky pendant la Révolution Russe et pendant la période quil passa au Bauhaus à Weimar et à Dessau jusquen 1933.
La période tardive de l'artiste est représentée par les oeuvres du Musée Solomon R. Guggenheim de New York couvrant les années parisiennes de kandinsky, des années 1933 à 1944 .
Wassily Kandinsky est né à Moscou le 4 décembre 1866 et il est décédé le 3 décembre 1944 à Neuilly Sur Seine. Il est l'un des plus grands innovateurs de lart du XXème siècle et peut être considéré comme le fondateur de lart abstrait. .
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Wassily Kandinsky à Munich en 1909 ©
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Voir dossier Wassily Kandinsky
Städtische Galerie im Lembachhaus und Kunstbau
Vidéos
(LMDA)
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Exposition terminée
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BELGIQUE - BRUXELLES : Musée Royal des Beaux Arts " Cobra " Du 07 novembre 2008 au 15 février 2009
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Le Musée Royal des Beaux Arts de Bruxelles présente dans cette superbe exposition plus de 180 oeuvres d' un mouvement essentiel dans l'art moderne qui n'aura duré que trois ans de 1948 à 1951, mais dont les principaux instigateurs , tels que Corneille, Karel Appel, Asger Jorn ou Pierre Alechinsky accéderont plus tard à la notoriété internationale.
A Bruxelles au lendemain de la guerre, des artistes parmi lesquels les Danois Asger Jorn, Carl-Henning Pedersen, Henry Heerup, Egille Jacobsen, le Belge Pierre Alechinsky, Christian Dotremont , Joseph Noiret, les Hollandais, Karel Appel, Constant et Corneille, se réunissent au sein d'un groupe dans le souhait de réaliser leur idéal d'une meilleures société, en pensant que l'expression créatrice pouvait devenir un langage universel. Ils rejettent la culture rationaliste européenne dont la guerre vient de démontrer la décomposition. Ils recherchent dans les formes artistiques les moins contaminées par les normes et les conventions, les signes des expressions primitives : c'est l'art préhistorique, l'art populaire médiéval, l'art naïf, les créations des enfants ou des handicapés mentaux, l'écriture, la calligraphie, qui pour eux sont au plus près de la nature de l'individu, de son psychisme et d'un subconscient au plus proche de son authenticité profonde.
Aussi entreprennent-ils de rechercher toutes les formes irrationnelles qui peuvent s'exprimer dans l'art sous toutes ses formes, et dans toutes ses matières : le dessin, la peinture, la sculpture, le bois, le métal, la terre, les mots, les sons, l'écriture.
Ils créent en novembre 1948 à Paris, au Café de l'Hôtel Notre-Dame, sur le Quai Saint Michel , le mouvement CoBrA , à partir du nom des villes d'où ils viennent : Copenhague, Bruxelles, Amsterdam . Ses créateurs vivaient pour la plupart dans la "grande capitale culturelle", qu'était encore alors Paris, mais aucun n'était Français. D''autres artistes - belges, danois, néerlandais, suédois, tchèques, allemands et français - se joindront à eux , comme le Français Jean-Michel Atlan ou le Néerlandais Théo Wolvecamp.
A l'origine de leur activité artistique, se trouve aussi une réflexion politique engendrée par une analyse marxiste révolutionnaire de la société, et contre toute spécialisation de l'art : ils s'intéressent à la réalisation en commun d'oeuvres de poèmes, d'écritures, de peintures en s'opposant à tout formalisme stylistique ou esthétique.
Classé aux Etats-Unis dans une continuité de l'expressionisme, abstrait défini aussi par le terme d' "Action painting", Cobra sera perçu en France comme une prolongation du surréalisme, que l'on baptisera ensuite " l' Abstraction Lyrique " .
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Asger Jorn :
" La Lune et les animaux " 1950
© SABAM - Belgique 2008
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Pierre Alechinsky et Christian Dotremont :
" Ondes extrêmes du feu " 1974-1979
© Coll. part.
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Les ressources de Cobra seront de pousser ainsi à l'extrême l'art collectif avec au départ des rencontres entre les différentes individualités , avec par exemple les travaux de Asger Jorn et de Christian Dotremont, ceux de Dotremont avec Guillaume Corneille ou Atlan . Peintres, poètes, sculpteurs se retrouvent donc pour exercer selon leurs propres termes " la peinture à deux pinceaux, l'écriture à deux pensées ". Au delà des idées, des opinions qu'il partagent, et des oeuvres collectives, ils organisent ensemble des expositions et créent la Revue Cobra en mars 1949, dont huit numéros sont publiés. Cette revue rassemble des informations, des documents, des textes en prose, des vers, des réflexions sur l'écriture, sur l'art populaire, sur le cinéma, en s'appuyant sur la démarche de la " Révolution Surréaliste " d'André Breton, sans que le rêve ne supplante la vie, mais pour laisser place à l'expérimentation et à la spontanéité : " Notre expérimentation cherche à laisser s'exprimer la pensée spontanément, hors de tout contrôle exercé par la raison. par le moyen de cette spontanéité irrationnelle, nous atteignons la source vitale de l'être. Notre but est d'échapper au règne de la raison... pour aboutir au règne de la vie ". De nombreuses autres revues seront publiées dans cette suite à Copenhague, Bruxelles et Amsterdam.
Au delà, de nombreuses expositions sont également organisées, à commencer par celle de Copenhague en novembre 1948, avec une présentation des oeuvres d'Ager Jorn, de Jacobsen, de Pedersen. En mars 1949, à Bruxelles se tient une nouvelle exposition internationale intitulée " La fin et les moyens", qui permet à Pierre Alechinsky de rejoindre le groupe et d'en devenir l'un des membres les plus actifs, puis une nouvelle en novembre à Amsterdam à laquelle participèrent de nombreux artistes internationaux et qui amplifia l'audience de Cobra au travers le monde. En novembre 1951, à Liège se tint ensuite la dernière exposition de Cobra, selon les souhaits de Jorn et de Dotremont, organisée par Pierre Alechinsky.
La présente exposition vise ainsi tout dabord à retracer lhistoire du Mouvement Cobra en le plaçant dans son contexte historique et culturel. Après la Libération et pendant la Guerre froide, les artistes s'inscrivant dans son prolongement exploreront de nouvelles pistes artistiques, mais aussi politiques et littéraires, que lon qualifiera de libertaires. À ce titre, laction de Cobra méritera dêtre soulignée dans une perspective qui conduira certains membres à l'Internationale Lettriste à partir de 1953 puis au Situationnisme et à Fluxus en 1957.
Au delà des oeuvres présentes, l'exposition fait une large part aux éléments documentaires : revues, textes, livres et photographies avec les originaux de numéros de la Revue Cobra ...
(LMDA)
Musée Royal des Beaux Arts de Bruxelles
A voir aussi, pour en savoir plus : Article " L'Internationale Situationniste "
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Exposition terminée
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ALLEMAGNE - KARLSRUHE : Staatliche Kunsthalle " Edouard Vuillard " Du 18 octobre 2008 au 25 janvier 2009
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Edouard Vuillard
"L'Entrée du Jardin" 1903
Huile sur toile 57,5 x 76,5cm
Coll. Part. New York © ADAGP

Edouard Vuillard
1901
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Edouard Vuillard (1868-1940) est sans doute l'un des peintres les plus importants de la fin du XIXème siècle en France. Son oeuvre engagea l'art des années 1900 vers des voies nouvelles, qui aujourd'hui impressionne encore par sa qualité et sa complexité.
Cette exposition propose une découverte de l'artiste encore peu connu en Allemagne, avec une présentation de près de 120 oeuvres couvrant les différentes périodes du parcours de l'artiste. Peintures, aquarelles, dessins, gravures en provenance de diffférents musées du monde et de collections privées, permettent un aperçu de l'ensemble de l'oeuvre dans toute sa diversité et sa richesse.
Né à Cuiseaux en Saône-et-Loire le 11 novembre 1868, il est élévé à Paris dans une famille modeste. Au Lycée Condorcet, il se lie avec le musicien Pierre Hermant, l'écrivain Pierre Véber et Maurice Denis.
En 1885, il quitte le lycée et rejoint son ami Ker-Xavier Roussel, pour suivre les cours du peintre Diogène Maillart (1840-1926).
C'est alors qu'il commence à fréquenter le Louvre, et à se découvrir une vocation artistique, à l'opposé de la tradition familiale qui le destinait aux fonctions militaires.
Il entre en mars 1886, à l'Académie Julian. En juin 1887 il est admis à l'Académie des Beaux-Arts et suit l'enseignement de Jean-Léon Gérôme.
Il développe son goût pour les natures mortes réalistes et aime beaucoup peindre des scènes d'intérieur. Son travail se caractèrise par une recherche subtile et nuancée de gammes colorées, d'équilibres entre les clairs et les obscurs, des traits travaillés en arabesques, des motifs décoratifs inspirés des estampes japonaises.
C'est un grand admirateur des classiques comme Vermeer, Watteau et Chardin, mais il s' intéresse beaucoup aussi aux artistes allemands du XVIIème.
En 1889, il se joint à un petit groupe d'artistes de l'Académie Julian, avec Maurice Denis et Pierre Bonnard qui réalisent des oeuvres marquées de symbolisme et de spiritualité, lesquels se baptisent la "confrérie des Nabis" ( nabis signifiant "prophètes ", en hébreu ), tout en se revendiquant des travaux de Paul Gauguin.
Il s'agit pour eux de se libérerer de toutes les conventions académiques et en particulier de la reproduction fidèle de la nature ou de la scène observée. L'important est la réalité propre du tableau, davantage que la reproduction de la réalité. Il sont déçus par les limites de l'impressionnisme qui se contente de reproduire des paysages, et d'être au final qu'un appauvrissement intellectuel alors que pour eux l'imaginaire, le sentiment doivent être les moteurs essentiels de l'émotion. Il faut faire entrer l'art dans la vie.
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Paul Sérusier l'un des peintres du groupe Nabis développe de son côté un amour de la méthode synthétiste, reposant sur l'imagination et la mémoire en excluant totalement l'observation directe.
Edouard Vuillard, d'abord réticent cette idée que le peintre ne cherche pas à reproduire de façon réaliste ce qu'il voit, finit, vers 1890, par s'essayer à ses premières oeuvres synthétistes. Ainsi en 1891, dans la peinture " Au Lit ", à l'aide de motifs simplifiés et de larges applats de couleurs, l'artiste crée une composition faite d'horizontales et de verticales en s'affranchissant de la perspective, mais donnant cependant une impression de profondeur avec des tons neutres qui génèrent une sensation de silence et de repos.
En 1893, poursuivant dans le symbolisme et inspiré par la littérature contemporaine d'auteurs tels que Maeterlinck, Henrik Ibsen, ou encore Stéphane Mallarmé il peint des atmosphères lourdes, comme par exemple " Intérieur, effet de soir ", dans lesquelles la dimension dramatique s'ajoute à une certaine spiritualité.
En 1899, Vuillard réalise des lithographies dont par exemple la série des "Paysages et Intérieurs ", ainsi que des études au pastel et à l'aquarelle qui témoignent d'une grande virtuosité dans les techniques nouvelles. C'est une période où il réalise aussi aussi des panneaux décoratifs pour les intérieurs de maisons bourgeoises parisiennes, des affiches et des cartons de décors de théâtre davant-garde, et des photographies de ses amis proches.
Après 1900, il s'oriente davantage vers les portraits en recevant de nombreuses commandes de la bourgeoisie parisienne. Il ne délaisse par pour autant les scènes d'intérieur qu'il affectionne particulièrement, dans lesquelles il peint
l' intimité de pièces meublées chargées des instants prolongés de la vie quotidienne.
Au terme du parcours proposé par cette exposition, on découvre plusieurs vues de la Place Vintimille à Paris ( aujourd'hui Place Berlioz ), où Edouard Vuillard vivra de 1908, jusqu'à sa mort en 1940. L'artiste y présente ses lieux familiers dans de nombreux travaux :esquisses, pastels et peintures, dans des perspectives sans cesse renouvelées pour exprimer les changements de saisons et l'évolution du temps.
Staatliche Kunsthalle
Vidéos
(LMDA)
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exposition
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exposition
Musée de la Marine
Paris
Mathurin Méheut
Du 27 février au 30 juin 2013

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cinéma
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cinéma
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théâtre
Voyage
au bout de la nuit d'après
Louis- Ferdinand Céline
Mise en scène
Françoise Petit
avec
Jean-François Balmer
Théâtre de l'Oeuvre 55, Rue de Clichy
Paris - 75009
Jusqu'au 24 mars 2013
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