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EXPOSITIONS PASSEES
PARIS & ILE DE FRANCE
Année 200
7

Exposition terminée


CLAMART : Fondation Jean Arp

" Sophie Taeuber : rythmes et réalités  "
Du 22 avril au 22 juillet 2007


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Sophie Taeuber
" Quatre espaces à croix brisée "

1932
© Fondation Jean Arp © ADAGP



La dernière exposition consacrée à Sophie Taeuber (1889 -1943) en France, remonte à 1986, date à laquelle lui fut consacrée une grande rétrospective au Musée dArt Moderne de la Ville de Paris.
A la suite de lexposition " Dada " du Musée National dArt Moderne qui a mis en relief en 2005 le rôle de lavant-garde dadaïste dans la genèse de lart abstrait cette superbe exposition, propose une visite de l'oeuvre de Sophie Taeuber qui joua un rôle important auprès de Jean Arp dans ce mouvement , et dont l'oeuvre peut se placer au niveau de celles de Mondrian, de Van Doesburg ou de Kandinsky.

L'exposition qui couvre toute la période de 1905 à 1942 présentée dans ce que fûrent la maison et l'atelier même de Jean Arp et de Sophie Taueber, montre le parcours de l'oeuvre, associée à des photos et des documents d'époque ainsi que des livres illustrés dont certains sont présentés ici pour la première fois.
Ce havre de paix que Sophie Taeuber avait imaginé en 1927 et où elle travailla, aux côtés de Jean Arp, qu'elle avait épousé en 1922, témoigne également de son intérêt pour l'architecture. Ce lieu conserve d'ailleurs une partie du mobilier quelle dessina, ainsi quune collection dune soixantaine dSuvres, de dessins, d'esquisses, de gouaches, de sculptures, et d'objets dart. Tous deux travaillaient souvent ensemble : tableaux, sculptures, collages, illustration de livres, mais aussi, travaux sur le textile et le bois. " Nos oeuvres sont un reniement de l'égotisme des hommes ... elles cherchent à atteindre par delà-l'humain, l'infini et l'éternel ", disait Jean Arp au sujet de leurs travaux en commun.
De 1929 à 1940, cette maison-atelier fût un centre de réflexion et de rencontre avec de nombreux artistes majeurs du XXème siècle, dont Picabia, Max Ernst, Miro, Duchamp, René Char, et le lieu pour Sophie Taeuber d'une création intense, avec une vision libre et synthétique sur l'ensemble des arts, dans lesquels elle s'exprima.


Sophie Taeuber dans son atelier © Coll. Part. © ADAGP

Sophie Taeuber
dans son atelier
© Coll. Part. © ADAGP


Née en 1886 en Suisse, Sophie Taeuber dès ses premières années dartiste, de 1907 à 1914, s'était inscrite dans les courants du renouveau des arts apparu à partir des années 1850. Avec ses formes géométriques issues de sa formation aux arts appliqués, elle niait le principe d'une hiérarchie dans les arts, et cherchait à utiliser les moyens dexpression les plus variés, dans lesquels prédominaient les formes géométriques élémentaires : lignes, carrés, rectangles, cercles, remplis de couleurs à plat.

Avec ce vocabulaire formel, Sophie Taeuber trouve ses racines et son inspiration dans l'art textile et le tissage, grâce à la formation qu'elle aura eu à Munich dans les Ateliers pour les Arts libres et Appliqués, mais aussi par le fait qu'elle avait été professeur de tissage, et directrice de la section textile de l'Ecole des Arts Appliqués de Zurich entre1916 et 1929.
Considérant qu'il n'y avait pas d'art mineur, elle se consacrait avec autant de passion que pour la peinture, par exemple, à la confection de marionnettes, pour la pièce "Le Roi Cerf " de Carlo Gozzi, dont l'exposition présente trois modèles, ou pour la décoration intérieure modulable du mobilier peint de couleurs vives de sa maison, mais aussi à la danse, à la scénographie, ou encore à l'architecture. Ainsi, la structure de la maison de Clamart  conçue par elle en 1927, d'une forme cubique avec ses trois niveaux et ses petites terrasses composée d'éléments en béton brut, et de matériaux utilisés dans le voisinage, tels que la pierre meulière, est-elle directement inspirée du Bauhaus.
Après s'être réfugiée à Grasse de 1941 à 1942, avec Jean Arp et certains artistes comme Alberto Magnelli, ou encore Sonia Delaunay, elle décède le 13 janvier 1943 lors d'un séjour à Zurich.

Fondation Jean Arp

(LMDA)

PARIS : Musée Maillol -
Fondation Dina Viern
y

" Pascin, magicien du réel "
Du 15 février 2007 au 04 juin 2007


Exposition terminée


Cette superbe exposition qui nous est proposée par le Musée Maillol, réunit quelques 150 des oeuvres, dessins et peintures les plus représentatives d'un des artistes maudits les plus marquants de " l'Ecole de Paris" Jules Pascin. Une abondante documentation est également exposée ainsi qu'un film retraçant la vie de l'artiste, de manière à mieux faire connaître ou redécouvrir cet artiste trop peu connu et malheureusement quelque peu oublié .

Jules Pascin ( 1885-1930 ), de son vrai nom Julius Mordecai Pincas est le fils un riche marchand, de la ville de Vidin en Bulgarie. Ses relations tumultueuses avec une tenancière de maison close, conduit son père à lui exiger de changer de  nom. C'est ainsi qu'il décide de se faire appeler un jour Julius Pascin.

Il fréquente les Ecoles d'Art de Budapest et de Vienne et collabore à la  revue satirique allemande "Simplicissimus", pour laquelle il produit des dessins érotiques et des caricatures, qui lui valent une certaine notoriété. C'est une période   où il rencontre des artistes qui donneront naissance à lexpressionnisme allemand, et avec lesquels il parvient à trouver sa ligne et son style graphique, chargé d'une forte critique de la sociéte de l'époque. Une grande partie de son oeuvre restera d'ailleurs toujours marquée par cette sensibilité, et par la force de la satire, de la caricature. Ses dessins aux traits épais, dépouillés, dans des tonalités claires, aquarellées soulignées de fusain, d'encre et de lavis, se rapprochent des oeuvres obtenues par les techniques de la gravure sur bois, ou  la lithographie.

Après des séjours qui le conduisent de Vienne à Munich et à Berlin, il décide de venir à Paris en 1905 pour tenter sa chance. Là, il poursuit son travail de caricaturiste avec des dessins qu'il envoie régulièrement au journal "Simplicissimus" et il noue des liens avec l'avant-garde française dans le quartier de Montmartre ou de Montparnasse où il rencontre Foujita, Kisling, Soutine, Van Dongen, Derain, Diego Rivera, mais aussi Matisse et les fauves tout en illustrant   les ouvrages de ses amis poètes ou écrivains, tels que Pierre Mac Orlan ou André Salmon.

Jules Pascin est assimilé à l'"Ecole de Paris", selon l'expression du critique d'art André Warnod, désignant l'ensemble des artistes étrangers arrivés avant les années 1920 dans la capitale française pour trouver les conditions les plus favorables à l'expression de leur art, mais restant en marge des principaux mouvements picturaux de l'avant-guerre, tels que le fauvisme, le cubisme, ou le futurisme. Ses sujets préférés demeurent en effet la réprésentation des scènes de la vie quotidienne, et plus particulièrement le corps de la femme et les compositions érotiques.



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Jules Pascin
" Modèle au repos "
Huile sur toile

100 x 81 cm - 1928
© Coll. Part. © ADAGP

Jules Pascin ( à droite ) Pierre Marseille et deux jeunes modèles vers1920 -1922 © Coll. Part. © ADAGP

Jules Pascin ( à droite )
Pierre Marseille et deux jeunes modèles

vers 1920 -1922
© Coll. Part. © ADAGP


Ses voyages qu'il fait successivement en Angleterre, aux États-Unis et à Cuba entre 1914 et 1920, lui permettent de composer de très nombreux croquis et aquarelles qui font scandale autant outre Atlantique, par leur caractère érotique, qu'à son retour en France, où il s'affirme être l'admirateur de Boucher et de Fragonard.
Ses modèles sont souvent entre autres, sa femme Hermine David et son amie Lucy Krogh.

" Pourquoi, dit-il, une femme est-elle considérée comme moins obscène de dos que de face, pourquoi une paire de seins, un nombril, un pubis sont-ils de nos jours encore considérés comme impudiques, doù vient cette censure, cette hypocrisie ? De la religion ?"

On est au début 1930. C'est une période où Picasso, Braque, Miro, le cubisme, les abstraits, les surréalistes, font littéralement exploser la figuration et la représentation dans la peinture. Tout comme  Modigliani, et de nombreux autres artistes il en vient à s'interroger sur la signification de son oeuvre figurative. Les doutes l'assaillent. Il souffre de ne plus être reconnu, et croit perdre le sens, la sensibilité et la puissance qu'il a toujours voulu donner à sa propre peinture. Il sombre et se perd peu à peu dans la fuite, les fêtes, et lalcoolisme.
Il écrit à sa compagne Lucy, une dernière lettre : " Je suis un maquereau, dit-il, jen ai marre dêtre un proxénète de la peinture ... Je nai plus aucune ambition, aucun orgueil dartiste, je me fous de largent, jai trop mesuré linutilité de tout. "

On le trouve mort le 2 juin 1930. Il a quarante cinq ans, il vient de se suicider
.

Musée Maillol


(LMDA)

Exposition terminée

COURBEVOIE : Musée Roybet-Fould
" Francine Holley-Trasenster "

Du 14 mars au 22 avril 2007



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Francine Halley-Trasenster :
" Duo " 1955
Huile sur toile - © Coll. part.


Née en 1919 à Liège, Francine Holley-Trasenster s'intéresse très jeune aux arts plastiques et à la peinture . Elle parvient à entrer dans l'atelier de Mathilde du Monceau, à partir de 1937, en se consacrant essentiellement à la peinture de sujets classiques, paysages, natures mortes et portraits, dans un style totalement figuratif aux dominantes claires et douces.

Durant la guerre, elle poursuit son travail en se consacrant  à la peinture de portraits de ses proches. Puis, elle décide d'entrer comme élève à l'Académie des Beaux Arts de Liège où elle suit les cours de Robert Crommelynck, tout en s'intéressant aux travaux de peintres tels que Manessier, Bazaine, Tal Coat ou Marchand.

Elle est fortement impressionnée par la jeune peinture française qu'elle découvre lors d'une exposition à Bruxelles.
Elle décide alors de venir à Paris où elle rencontre  l'architecte Michel Holley qu'elle épouse en 1947.
Elle entre dans l'atelier d'André Lhote et fréquente le milieu artistique autour de Fernand Léger, de Jean Dewasne et Edgar Pillet, et s'inscrit à l'Atelier d'Arts Sacrés, où elle apprend les techniques de la fresque. Les cours qu'elle suit auprès de Fernand Léger l'influencent beaucoup. Tout en restant dans un registre figuratif, les formes de ses tableaux se décomposent, deviennent peu à peu plus géométriques et les couleurs plus vives.

C'est l'année 1950 qui voit Francine Holley-Trasenster entrer totalement dans l'abstrait avec des formes géométriques en aplats avec des lignes, des trames des graphismes plus ou moins soulignés tout en utilisant des couleurs en juxtaposition, sans dégradé, de manière à faire vibrer la couleur. Elle fait ses premières expositions à Paris au Salon des Réalités Nouvelles de 1951 à 1954.

Son oeuvre apparaît dans les cahiers de sérigraphies, publiés entre 1953 et 1956 à Bruxelles, par le Groupe Art Abstrait duquel elle se rapproche : formes et signes lissés sur fonds monochromes d'abord, puis ensuite dans des structures et des contours linéaires et réguliers, et avec lequel elle expose à Bruxelles, Aix la Chapelle, Milan, etc...

A partir de 1955, son dessin devient plus complexe : les lignes s'amplifient, les formes s'épaississent, et elle diversifie sa matière, en utilisant de nouvelles techniques telles que la gouache, le collage, les pastels, les encres sur papier mouillé qu'elle utilise à partir de 1960, et qui lui apportent de nouvelles possibilités dans ses recherches picturales.





Francine Holley-Trasenster

Francine Holley-Trasenster
© Coll. Part.


En 1962, l'architecte Raymond Lopez lui demande la création d'une fresque murale pour la décoration de l'entrée de l'Ecole Technique Aéronautique de Ville d'Avray. C'est à partir de là que sa réputation se consolide, alors qu'elle poursuit ses recherches sur de nouveaux supports, tout en cherchant à s'affranchir des cadres de la peinture.
Elle réalise des oeuvres sur bois " Les Bois découpés " où elle utilise des toiles peintes marouflées sur des bois découpés, elle s'intéresse également à la sérigraphie, fait des recherches sur l'utilisation du polystyrène sous formes de maquettes enchâssées dans des boîte en plexiglas, sur l'utilisation du formica ou sur les techniques de la tapisserie, pour arriver dans les années 60 où s'intéressant également à la sculpture, elle réalise des séries de grands dessins et maquettes qu'elle appelle " Totems".

Les années 70 conduisent Francine Holley-Trasenster
à s'intéresser  à la musique d'un point de vue pictural alors que celle-ci a toujours tenu une place importante dans sa vie. Elle procède à la préparation de ses oeuvres, comme le ferait un compositeur : avec de nombreuses études et variations préliminaires avant de réaliser le tableau définitif, ce parralèllement à une complexification formelle qui apparaît progressivement dans ses lignes, ses dessins et graphismes, davantage abstraits, mais aux couleurs plus calmes, plus nuancées.

Une nouvelle étape apparaît à partir de 1998, avec des séries en noir et blanc où des formes plus simples, plus affirmées, plus synthétiques, apparaissent  à nouveau et dans lesquelles la couleur s'estompe au profit de formes plus graphiques, qui pourraient faire penser à une forme de calligraphie moderniste et minimaliste épurée dénuée   de tout sens autre que purement esthétique.

Telle est l'oeuvre que nous invite à découvrir ou à mieux connaître le Musée Roybet-Fould à Courbevoie, avec cette très belle exposition qui montre au visiteur le parcours déterminé d'une artiste originale, qui a toujours su et voulu rester à l'écart des courants, en refusant obstinément de s'enfermer dans les tendances convenues des salons mondains de l'art moderne.

FRANCINE HOLLEY-TRASENSTER par A. Sfdintesco et P-G. Persin - Ed. Art Inprogress
FRANCINE HOLLEY-TRASENSTER
par A. Sfdintesco et P-G. Persin - Ed. Art Inprogress

A signaler en même temps que cette exposition la parution d'un catalogue raisonné complet des oeuvres de 1936 à 2002 de Francine-Holley-Trasenster,
aux Editions Art Inprogress intitulé :
" Francine-Holley-Trasenster "
par Alice Sfintesco et Patrick-Gilles Persin ( 360 pages - 60,00 euros )

Voir : Librairie Livres en Lignes


Musée Roybet-Fould

(LMDA)

PARIS : Halle Saint Pierre
" Unica Zürn :
1916 - 1970 "
Jusqu'au 04 mars 2007

Exposition terminée

 

Dans cette très belle exposition, le Musée de la Halle Saint Pierre, rend aujourd'hui hommage à Unica Zürn (1916 -1970 ), à la vie tourmentée et au destin tragique, presque oubliée aujourd'hui et restée trop longtemps dans l'ombre de son compagnon, l'artiste surréaliste Hans Bellmer.
Unica Zürn, qui fût  l'une des icônes du surréalisme, occupe une place tout à la fois exceptionnelle et particulière, par son oeuvre graphique et littéraire. Son oeuvre graphique et littéraire se compose d'anagrammes, de dessins automatiques et d'écrits en prose où se mêlent l'imaginaire, la fiction, et la propre réalité de sa vie, en tension permanente entre le délire et la création.
Proche d'une démarche telle que celle d'Antonin Artaud, en proie à des crises vécues de l'intérieur, Unica Zürn exprime dans ses écrits, dans ses dessins et ses peintures l'illumination que lui procure en elle même ces manifestations de la folie. Son oeuvre cependant se situe ailleurs que dans une nouvelle forme de subjectivité artistique recherchée par les nombreux artistes qu'elle fréquentait. Elle apporte son propre langage poétique, sa propre créativité dans une oeuvre originale à la fois extatique, intensément intériorisée et fantasmagorique.

Unica Zürn  est née à Berlin -Grünewald en 1916, et est morte à Paris en 1970. Femme a la vie tourmentée et à la fin tragique, elle disait pourtant qu'elle avait eu une enfance merveilleuse, cependant marquée par le divorce de ses parents, et la perte de la maison familiale, dans laquelle son père, écrivain, collectionnait les objets ramenés de ses voyages en Orient.
Dans l'obligation d'arrêter ses études très tôt, elle devient archiviste, puis monteuse de film, puis conseillère artistique dans une firme cinématographique. Elle épouse en 1942 Erich Laupenmühlen, dont elle a deux enfants " sous les bombes". Elle divorce en 1949, puis devient journaliste pour plusieurs journaux allemands ou suisses, tout en menant une vie de bohême dans le milieu artistique  de Berlin.

 


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Unica Zürn
dessin à l'encre , sans titre
56 x 69 cm - 1960
© Coll. Part.
© ADAGP


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Unica Zürn
Photo de Man Ray 1956
© Coll. Part.
© ADAGP


En 1953, elle rencontre Hans Bellmer dont elle s'éprend et avec qui elle découvre le dessin automatique. Ils décident de quitter Berlin et de venir à Paris, où ils rencontrent les artistes surréalistes, tels que Jean Arp, Meret Oppenheim, Max Ernst, Victor Brauner, Man Ray, Marcel Duchamp, mais aussi les écrivains André Breton, André Pieyre de Mandiargues, Henri Michaux.
Elle compose alors ses premiers anagrammes, réalise de nombreux dessins automatiques et expose dans différentes galeries.
En 1954, paraît à Berlin son premier livre intitulé "Hexentexte " avec une post-face de Hans Bellmer, dans lequel elle a réunit des dessins et quelques unes de ses "écritures sorcières ", les anagrammes, qu'elle construit à partir d'un mot ou d'une phrase, en changeant les lettres d'un mot ou les mots d'une phrase, pour en faire des enchainements de variations poétiques, proche de l'écriture automatique surréaliste.
En 1957, André Pieyre de Mandiargues préface une exposition importante de ses dessins et de ses gouaches, alors qu'elle tombe dans une première et profonde dépression.
En 1962, elle commence l'écriture d'un nouveau livre intitulé " L'Homme Jasmin : impression d'une malade mentale ", publié en 1971, dans lequel elle consigne par intermittences ses angoisses schizophrènes vécues au quotidien et qui l'amène à séjourner dans plusieurs cliniques psychiatriques, comme dans un autre livre qu'elle intitule " Vacances à Maison Blanche "
En 1967, elle écrit en quelques jours de fulgurance
" Sombre Printemps", qui relate ses souvenirs d'enfance, entre deux passages en services de psychiatrie, publié en 1970.
Cette même année, le 19 octobre, où elle est revenue passer quelques jours auprès de Hans Bellmer, à Paris, elle se suicide en se jetant du balcon de son appartement.


Nous découvrons dans cette exposition des dessins issus d'un imaginaire angoissé aux visions délirantes, envahis de formes étranges dinsectes, danimaux ou parfois dhumains aux contours déformés. Les traits extrêmement fins dessinés d'une plume légère voire aérienne, rappelle des observations faites sous l'objectif d'un microscope, avec des formes filandreuses comme se déplaçant au gré des courants dans un univers marin, ou représentent aussi des figures fantasmagoriques proche des visages de gargouilles hideuses au front des églises du moyen-âge, faites de têtes de dragons, de reptiles ou de formes humaines hybrides et mutantes

Halle Saint-Pierre


(LMDA)

PARIS : Institut du Monde Arabe
" Venise et l'Orient "
Du 03 octobre 2006 au 18 février 2007


Exposition terminée


Conformément à sa vocation, qui celle de favoriser les échanges et le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, lInstitut du Monde Arabe met en oeuvre, en partenariat avec le Metropolitan Museum of Art, New York, cette magnifique exposition, qui met en relief les relations entre Venise et les pays d'Orient, au travers l'histoire.

Rarement deux destins nont été aussi intimement liés malgré les antagonismes et les péripéties des siècles entre Venise, cette cité-Etat européenne qui a exercé une suprématie économique pendant plusieurs siècles en Méditerranée, depuis le IXe siècle, en ayant su tisser des rapports privilégiés, commerciaux bien sûr, mais aussi diplomatiques avec les dynasties du Proche-Orient au Caire, Damas et à Byzance-Constantinople.

Cette exposition au travers la présentation de plus de  200 objets tels que peintures, textiles et tapis, verreries, céramiques, orfèvreries, provenant des collections vénitiennes et des plus grands musées à travers le monde, illustre le parcours de cette exposition, qui couvre plusieurs siècles, depuis le  du vol de la dépouille de St-Marc à Alexandrie en 828, à la dissolution de la République de
Venise à la fin du XVIIème siècle.

Elle couvre également les différentes aires géographiques de la Méditerranée, marquant l' intérêt particulier pour les échanges artistiques et culturels entre Venise et le Proche-Orient, en se concentrant sur la période la plus fructueuse de ces échanges, entre le XIVème
et le XVIIème siècle.


Vittore Carpaccio ( 1450- 1525 ) " La Lapidation de Saint Etienne " - Venise - Huile sur toile 149 x 170 cm 1511-1520 © Staatgalerie Stuttgart

Vittore Carpaccio ( 1450- 1525 )
" La Lapidation de Saint Etienne "
Huile sur toile 149 x 170 cm
1511-1520
© Staatgalerie Stuttgart

 

Verre fin du XIIIème, début du XIVème Verre émaillé haut. :11,3 cm - diam.: 9,5 cm © Museum für Angewandte Kunst Francfort
Verre
fin du XIIIème, début du XIVème
Verre émaillé
haut. :11,3 cm - diam.: 9,5 cm
© Museum für Angewandte Kunst

Francfort

En effet, cest dès la fin du XIIIème siècle que Venise commence à construire de nombreux palais, et à décorer les intérieurs de somptueux tapis dOrient, de riches soieries, de brocarts et de velours. Pour certains de ces objets la question continue à se poser : ces objets, ces verreries, ces orfévreries sont-ils vénitiens ou orientaux ?
Les experts sy perdent, même encore aujourdhui.

Venise devient très tôt une puissance mondiale et établit, grâce au commerce, des liens privilégiés avec les grandes dynasties musulmanes : les Mamelouks et les Ottomans.
La représentation des Mamelouks et des Ottomans, avec leurs vêtures caractéristiques, dans les toiles des grands maîtres de la Renaissance, témoigne de la familiarité des relations entres les Vénitiens et leurs divers voisins méditerranéens.
Ainsi sopère à travers les siècles une transmission des savoirs et des techniques de lOrient vers Venise. A son tour, la République vénitienne exporte dès le XVIème siècle des objets de luxe à décor islamique vers les grandes capitales dOrient.



Institut du Monde Arabe

(Institut du Monde Arabe  - LMDA)

Exposition terminée

PARIS : Musée de la Culture du Japon
" Katagami : les pochoirs japonais "
... Jusqu'au 20 janvier 2007



Katagami ( détail d'un pochoir ) 1880-1929

Katagami  ( détail d'un pochoir )
1880-1929
Japon


Le Katagami est une technique particulère, qui au Japon, permet d'imprimer et de teindre les tissus, à l'aide de pochoirs. Cette technique   apparue  au début du XIIème siècle a vu son apogée lors des années 1600 - 1850, à l'époque d'Edo . Mais c'est à partir des années 1860, que l'Europe, s'intéresse à cet art, au travers les artistes et les créateurs inspirés par le "Japonisme", nom donné par le collectionneur Philippe Burty en 1896 à ce mouvement dans le milieu artistique européen, qui va influencer une grande partie de l'art du début du XXème siècle.

A Vienne, à Bruxelles, à Paris, les mouvements artistiques issus de lArt Nouveau et de lArt Déco, découvrent le raffinement et l'élégance de ces formes et de ces couleurs venues du Japon, jusqu'à constituer la source d'un renouveau dans la décoration, avec un style, des motifs, des figures, qui influencent tout l'art européen de cette époque.
Cette exposition présente un ensemble exceptionnel de plus de deux cents pièces, vêtements, costumes, bijoux, meubles, tissus, vases , affiches, réalisés en katagami, en provenance de différents musées et institutions du Japon et dEurope : Musée dOrsay, Musées des Arts décoratifs de Paris, de Vienne, de Hambourg, Musées Royaux dArt et dHistoire de Bruxelles&

Limpression des tissus à l'aide de pochoirs en papier apparaît au japon dès lépoque de Kamakura, entre les années 1180 et 1330, mais ce n'est qu'à l'époque d'Edo, que cette technique arrive à  son expression la plus élaborée.
C'est dans cette première partie de lexposition, que le visiteur découvre des pochoirs précieux remontant au XVIIIème et XIXème siècles. Constitués de feuilles de papier de riz, de couleurs brunes, ces pochoirs très précieusement découpés et taillés, frappent par la finesse et la beauté de leurs motifs et révèlent limmense habileté qui fût nécessaire à ces artisans et artistes pour les réaliser.
Les meilleures applications de ce procédé de décoration au pochoir, apparaissent dans la richesse des vêtements présentés : kimonos et kimonos pour femmes de lère Meiji (1868-1912),  tenues de samouraï, costumes dacteurs de théâtre kyôgen, costumes traditionnels dOkinawa.


C'est à partir des années 1850, que le Japon s'ouvre à l'Occident avec le développement d'un commerce de plus en plus intensif , pour répondre au gôut grandissant des européens pour l'exotisme oriental. Les céramiques, les tissus, les laques, les mobiliers apparaissent dans les intérieurs mondains, artistiques et intellectuels : cest l'époque de ce qu'on appelle alors le " Japonisme ".
Ce n'est qu'à partir des années 1880, qu'on commence à s'intéresser de plus près à la technique, pour mieux comprendre les procédés de réalisation de ces décors si délicats et si finement travaillés. On découvre alors les pochoirs japonais, et les techniques de katagami, tandis que lindustrie textile japonaise, elle, en pleine mutation commence à délaisser ces procédés trop artisanaux à une époque où l'on écouvre une meilleures productivité dans la confection et l'impression des tissus avec les premières presses dans les manufactures. La découverte du katagami en Europe date d'une période tardive du  "Japonisme". Les artistes occidentaux s'inspirent de ces décors, de ses formes, de ses couleurs, quand il tend à disparaître dans les traditions japonaises. 
La seconde partie de lexposition montre ainsi de  quelle  manière les artistes occidentaux  se sont réappropriés lesthétique du katagami, dans les écoles et les ateliers dEurope ou des Etats-Unis, au début du XXème siècle.
C'est ainsi qu'en Autriche, des artistes tels que Joseph Hoffmann, par exemple ou Koloman Moser crééent des Suvres et des décors largement inspirés des  pochoirs japonais avec des ressemblances évidentes, voire avec la reproduction de motifs puisés dans l'art traditionnel nippon.

Katagami ( détail d'un tissu imprimé ) 1880-1929

Katagami  ( détail d'un tissu imprimé )

1880-1929
Japon

 

Couverture du premier N° de la revue " Le Japon Artistique" reproduisant une estampe d'Hiroshige - Mai 1888

Mai 1888
Couverture du premier N° de la revue
" Le Japon Artistique" reproduisant une estampe d'Hiroshige


Joseph Hoffmann, dans les cours d'architecture qu'il professait, lui même utilisait des pochoirs  empruntés au Musée National des Arts Appliqués  de Vienne et en possédait également une collection.
A Paris, les estampes et les objets artisanaux japonais, sont commercialisés dès les années 1860, et popularisés auprès dun large public par leur présentation aux Expositions Universelles de 1867 et de 1878 et 1889. Ils
sont aussi une source dinspiration majeure pour les peintres français, qui opèrent une révolution dans leur art. Avec louverture de Meiji, les relations déchange sintensifient avec le Japon. Les artistes européens découvrent les estampes des peintres de lukiyo-e (Scènes du Monde flottant) . Ils étudient les estampes dUtamaro, de Hokusai, de Hiroshige ou de Eisen, tandis que les peintres impressionnistes trouvent des voies dexploration qui bouleversent lordre académique établi. De nouvelles conceptions se présentent pour les couleurs et la lumière, les lignes, la composition et la perspective mais aussi pour les sujets.

Le katagami se fait connaître par des articles parus dans des revues dart et participe au renouvellement des arts décoratifs en Autriche, en Allemagne, en Belgique, et en France en particulier avec des motifs qui évoluent vers des formes plus stylisées, plus simplifiées. C'est ainsi qu'un mouvement de simplification des décors et des lignes se répand chez les architectes, dans les aménagements intérieurs, dans le mobilier et les objets. On retrouve ainsi ces motifs aux  lignes onduleuses des pochoirs, alors dans  larchitecture de Guimard, les bijoux de Lalique, les étoffes de Mulhouse, les  dessins et gravures de Félix Vallotton entre autres. Van Gogh lui même fait référence au "Japonisme".
C'est Bruxelles qui au début des années 1890 devient la capitale de lArt nouveau. Les motifs floraux, les compositions, les courbes sinueuses touchent toutes les sphères de la production architecturale, décorative, et artistique, notamment avec les architectes Victor Horta et Henri van de Velde qui ont étudié et parfois collectionné les pochoirs japonais.
LAngleterre de son côté a très tôt développé les échanges avec le Japon. Dès 1862 , à  lExposition Universelle de Londres est présenté pour la première fois en Europe, une gamme très importante de produits artisanaux japonais. Les décorateurs liés au mouvement Art and Crafts par exemple sont particulièrement inspirés par les motifs naturalistes largement développés dans les pochoirs japonais.


Le katagami a ainsi inspiré non seulement lArt Nouveau, mais aussi sur bien des plans le style Art Déco, et la peinture du début du XXème jusqu'à aujourd'hui au travers de nombreux décors aux motifs floraux stylisés dont lorigine japonaise a été bien souvent oubliée.


Maison de la Culture du Japon


( LMDA )

 

   
 

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exposition

 Hommage
à
Wassil Ivanov
( 1909 - 1976 )


sur
Le mONDE dEs ARTS
Wassil Ivanov " Sans titre  " Craies sur papier 1974 © LMDA  / F.A.B - W.I.

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exposition

Musée de la Marine
Paris

Mathurin Méheut

Du 27 février au 30 juin 2013

 Affiche de l'exposotion Mathurin Méheut - Musée de la Marine Paris © Lot84 © ADAGP 2012

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cinéma















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cinéma











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théâtre

Voyage
au bout de la nuit
d'après
Louis- Ferdinand Céline


Mise en scène
Françoise Petit 

avec
Jean-François Balmer

Théâtre de l'Oeuvre
55, Rue de Clichy
Paris - 75009

Jusqu'au 24 mars 2013

Affiche Theâtre : "Voyage au bout de la nuit " - Theâtre de l'Oeuvre-Paris

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