Le mONDE dEs ARTS 

Le mONDE dEs ARTS

Marc Chenaye © Espace St Jean -MelunArmand Cassagne : " L'atelier en forêt de Fontainebleau " - Aquarelle et fusain 77x58 cm - © Musée de MelunRené Magritte © ADAGPUtagawa Hiroshige : ©Maurice Denis © ADAGPVincent Van Gogh : " Autoportrait " ©

" Le meilleur tableau est celui
que la raison ne peut admettre ."
Guillaume Corneille


Et pour vous
qu'est-ce que l'art ?

 

------

ACCUEIL

EXPOSITIONS
EN COURS

EXPOS
 MUSEES à PARIS
et en ILE DE FRANCE
 

EXPOS
 MUSEES 
EN REGIONS

EXPOS
MUSEES
 DANS LE MONDE

EXPOS
 GALERIES À PARIS
ET EN ILE DE FRANCE 
 •
EXPOS
GALERIES
EN REGIONS
 •
 EXPOS
GALERIES

DANS LE MONDE

EXPOS
Le mONDE dEs ARTS

ARTS, HISTOIRE,
PATRIMOINE

PROPOS & CITATIONS

 LIVRES D'ARTS

ARCHIVES

ARTICLES

VIDEOS

RECHERCHE

LIENS


LETTRE D'INFORMATION MENSUELLE

¤¤¤¤¤

Pour nous écrire
Le mONDE dEs ARTS
 lmda(at)lemondedesarts.com

PUBLICITE
------







¤¤¤¤¤

PUBLICITE
------












¤¤¤¤¤

PUBLICITE
------








 

EXPOSITIONS PASSEES
EN FRANCE & REGIONS
Année 2003

         


         

ROUBAIX : La Piscine - Musée d'Art et d'Industrie
" Raoul Dufy : du motif à la couleur "
Du 27 septembre au 07 décembre 2003


Ce sont
plus de 200 oeuvres de Raoul Dufy qui ont été réunies à La Piscine, le Musée d'Art et d'Industrie de Roubaix , à l'occasion du cinquantenaire de la mort du peintre, souvent associé au fauvisme et considéré comme l'un des grand maître de la couleur du XXème siècle.
Une cinquantaine de peintures, quelques 70 dessins et aquarelles, une trentaine de céramiques, et de nombreuses gravures et pièces textiles, mais égalemnet des croquis de mode, des dessins publicitaires, des décors muraux montrent le caractère multiforme de l'oeuvre de Raoul Dufy (1877-1953).

 Image non disponible
images/Dufy4_petit.jpg
non disponible


Le but des organisateurs est à cette occasion de dévoiler et de faire connaître davantage non seulement le peintre, mais l'artiste dans toute sa multiplicité et dans toute sa dimension, au travers les thèmes tranversaux qui, comme celui de la musique ou de la mer sont omniprésents dans son oeuvre, et met en relief des sujets tels que les baigneuses, la mer, les coquillages, l'atelier, la mode, Paris, dans la logique d'une même source à son inspiration, au travers les divers arts qu'il pratique.

Cette exposition, co-produite avec le Musée du Havre, ville natale de Dufy, et le Musée d'Art Moderne de Céret, est centrée sur les relations entre l'oeuvre picturale de l'artiste et ses productions décoratives.


Illustration : Raoul Dufy : " Les Régates "  1930 - Huile sur toile 81 x 100 cm
© Musée d'Art Moderne Paris
© ADAGP, Paris.

SAINT PAUL DE VENCE : Fondation Maeght
"La Russie et les avant-garde russes"
Jusqu'au  05 novembre 2003



Jusquau 5 novembre, on peut se rendre à cette très riche  exposition consacrée aux créateurs russes de 1908 à 1928. Lexposition intitulée: " La Russie et les avant-gardes " comporte 150 Suvres et est le fruit dun long travail pugnace de la part de Jean-Louis Prat pour obtenir ses Suvres auprès des plus grands musées russes.
Les plus grands sont présents: Malévitch, Rodtchenko et Tatline. Avec Tatline cest la grande période du constructivisme et avec Malévitch, le supématisme trouvera son plus ardent défenseur.

Image non disponible

images/Malevitch5_petit.jpg
non disponible


Mais entre lexpression suprême de limage simple, quasiment divinisée de Malévitch et le processus actif de formation, cher à Tatline, on verra également les Suvres de Larionov, de Redko, de Deineka, Lentoulov ou Filonov.
Plus de cinquante artistes expriment ici les influences qui les unissent, mais également tout ce qui les opposent, et les liens qui existent entre les multiples mouvements auxquels ils ont participé : l'expressionnisme, le rayonnisme,  le cubo-futurisme, le suprématisme et bien sûr le constructivisme cher à Casimir Malévitch.


Illustration : Kasimir Malevitch : " Le Faucheur "  1912 - Huile sur toile © Art Museum- Nijni-Novgorod

VANNES : Musée des Beaux Arts - La Cohue
" Bretagne , terre des peintres "
Du 27 juin au
02 novembre 2003

Jean-Julien Lemordant : " Dans le vent " - 1905 Huile sur toile  - 190 x 326 cm


Le Musée des Beaux Arts de Vannes, dit aussi Musée de La Cohue, nom dérivé du breton qui signifiait la halle du marché, au XIIIème siècle, propose une très belle exposition de peintres diversement connus, qui permet de retracer ce que fût l'attrait de cette région dès la fin du XVIIIème siècle, pour les artistes, les écrivains, les poètes.
Véritable terre d'histoire et de légendes ancestrales, la Bretagne a attiré dès cette époque les artistes les plus divers, par la beauté des paysages grandioses et contrastés qui sont les siens, par les variations de son climat et de sa lumière, par le romantisme de ses côtes déchiquetées, les effets de la mer et de ses tempêtes, representative de la passion des hommes, mais aussi d'une tradition ancienne très forte, modelant le caractère  de ses habitants.


Nombreux sont en effet, peintres, dessinateurs et illustrateurs, qui au fil du temps ont contribué à construire l'image d'une région pittoresque et romantique, et qui par leur contribution ont ouvert le chemin de la modernité. C'est à ces artistes peu ou pas connus que cette exposition rend hommage, jusqu'aux peintres bretons qui parvinrent jusqu'au siècle dernier à se faire un nom, tels Louis Caradec, Olivier Perrin, Jules Breton, Jean-Julien Lemordant, Mathurin Méheut, Maxime Maufra dans le monde de la peinture aux côtés des plus grands.


Illustration : Jean-Julien Lemordant  : " Dans le vent " - 1905 Huile sur toile  - 190 x 326 cm
© Musée des Beaux Arts  Quimper

LODEVE : Musée- Hôtel du Cardinal de Fleury
" De Chirico et la peinture italienne
de l'entre-deux guerres "
Du 05 juillet au 26 octobre 2003


Image non disponible

images/Chirico5_petit.jpg
non disponible


Cette exposition réunit des oeuvres de plus de trente peintres réunit autour de Giorgio de Chirico ( 1888 -1978), l'inventeur de la peinture " métaphysique" et précuseur du surréalisme.
En provenance de nombreux musées italiens et français, mais aussi de collections particulières, cette exposition réunit les grands noms de la peinture italienne de l'entre deux-guerres, tels Boccioni, Carrà, Balla, Modigliani, Séverini, Morandi, Sironi, entre autres, et De Chirico,  pour illustrer cette période essentielle de la peinture italienne et européenne de la première partie du XXème siècle.

L'Europe des années 1905-1910, voit naître et se développer de nombreux mouvements artistiques, désirant rompre avec les traditions du passé. L'Italie enfermée dans une certaine apathie culturelle et politique de près d'un siècle et demi, apparait alors sur la scène internationale, par un nombre d'expressions artistiques et littéraires qui en réaction contre le traditionnalisme, trouvent dans le modernisme matière à la création d'un nouvel esthétisme vantant les mérites du monde moderne et de ses techniques libératrices de l'homme.
C'est ainsi que l'Italie produit en quelques dix années, deux mouvements majeurs dans la peinture de l'époque.
Le Futurisme d'abord, qui joue un rôle essentiel dans l'apparition et le développement d'une nouvelle esthétique avant-gardiste. Il s'appuie sur la glorification du machinisme, du mouvement, de la vitesse, exprimant selon Boccioni, Balla, Carrà, Russolo ou Séverini, l'énergie et le dynamisme du monde urbain. Ces peintres s'appuient sur les principes du divisionisme de la couleur et de la forme développés en France, pour développer une peinture exprimant la simultanéité des des visions, des formes, et des sensations. Les scandales et polémiques qu'ils provoquent et entretiennent lors de leurs expositions, accompagnés, de déclarations provocantes, et de manifestes, contribuent à déranger l'académisme, et à vouloir renverser le passéisme. C'est la première guerre mondiale qui marquera la fin du premier Futurisme.
Le second Futurisme, qui apparaîtra entre 1917 et 1921, sous les marques de la peinture "métaphysique", prendra le relais. Inventée par De Chirico, cette peinture met en scène des compositions oniriques ou à l'inverse, ce n'est plus le mouvement, mais l'immobilité, la mélancolie, l'énigmatique qui sont mis en valeur. S'opposant même au premier Futurisme, et le dépassant, elle recherche la signification de la forme, le sens des mythes et des rêves. A la suite de Georgio De Chririco, se sont des peintres tels que Modigliani et Morandi qui développeront ces nouvelles recherches lesquelles s'éteindront progressivement jusqu'à  la veille de la seconde guerre mondiale par l'émergence des positions nationalistes et d'un nouvel enfermement de l'Italie sur elle même. Le retour à la tradition, le formalisme figuratif reprendront alors le dessus au service de l'art officiel et d'un retour à l'ordre.
Cette exposition met ainsi parfaitement en lumière, s'il fallait encore le montrer, combien l'évolution de l'esthétisme, de l'histoire de l'art en général, et les tendances culturelles d'une époque peuvent-être liés et marquées par la période historique et politique dans lesquelles elles s'expriment.

Illustration : Georgio de Chirico :  " Les Archéologues " 1927 - Huile sur toile 116 x 89  cm  © Galerie Nationale d'Art Moderne Rome 
© ADAGP, Paris.

VALENCIENNES : Musée des Beaux Arts
" Arts du Japon de la période d'Edo "
Du 11 avril au 31 août 2003


La Ville d'Edo est en 1603, le centre politique du Japon. Cette ville qui deviendra plus tard Tokyo, s'imposera comme le pôle économique, et culturel du pays, et donnera son nom à une période particulière de l'histoire du japon, l'époque d'Edo, de 1603 à 1868.
Le régime politique autoritaire instauré par le shôgunat des Tokugawa, parvient à maintenir la paix et la stabilité du pays , pendant plus de 250 ans, en favorisant ainsi l'essor démographique, le développement économique et les grandes concentrations urbaines, qui créent alors un climat favorable pour le développement des arts et des métiers artistiques.

Karaori, Costume Nô XVIIIème -XIXème siècle. ©

Ce n'est plus seulement l'aristocratie qui accède ainsi aux arts, mais aussi désormais la bourgeoisie.
C'est alors l'essor de la peinture, au travers l'épanouissement de nombreuses écoles et de styles divers. L'Ecole Ukiyo-e impose par exemple son originalité dans l'art graphique, qui obtiendra plus tard une renommée internationale. Les estampes japonaises qui se font connaître en France à partir de l'Exposition Universelle de 1867, permettent également l'essor de la vogue japonisante par la découverte d'artistes tels Hokusaï, Hiroshige qui inspirent alors de nombreux artistes français tels Edouard Manet, Camille Moreau, et les impressionnistes, jusqu'à marquer aussi de nombreuses disciplines artistiques jusqu'à l'Art Nouveau.
C'est également dans le domaine de la littérature, de la poésie et de la musique, l'essor du théâtre de Kabuti, proposant une vision hédoniste de la société.
Tous les artisanats artistiques se développent dans le même élan de créativité que ce soit dans le domaine du laque, de la céramique, du textile, de la sculpture, des miniatures, des masques.
Un signe extérieur de puissance et de richesse, bien que le pays soit en paix, est également alors l'équipement guerrier. Aussi les maîtres forgerons rivalisent-ils de talent pour fabriquer des armures les plus variées et les plus riches en décoration, de même qu'ils confectionnent des sabres, représentant l'âme du guerrier, dont le tachi, ou le katana ou encore l'aikuchi, qui sont des oeuvres d'arts à part entière.

L'exposition "Arts du japon" offre ainsi un panorama de toutes ces productions à travers un grand nombre d'oeuvres majeures prêtées par les Musées Royaux d'Art et d'histoire de Bruxelles et par le Musée National des Arts Asiatiques de Paris.

Illustration : Karaori, Costume Nô  XVIIIème  -XIXème siècle. ©

ROUEN : Musée des Beaux Arts
"
Jeanne d'Arc : les tableaux de l'histoire "
Du 30 mars au 1er septembre  2003

Jean Auguste Dominique Ingres : " Jeanne d'Arc au Couronnement de Charles VII " -1854 Huile sur toile  - 234 x 163 cm © Musée du Louvre Paris


Le Musée des Beaux Arts de Rouen rassemble dans cette exposition intitulée " Jeanne d'Arc, les tableaux de l'histoire "
une centaine de tableaux en provenance de différentes collections privées françaises et de plusieurs musées étrangers.
C'est la première grande exposition consacrée à Jeanne d'Arc, brûlée à Rouen le 30 mai 1431, au travers la présentation d'un choix de tableaux qu'elle a inspirés au travers l'histoire, en particulier depuis le XIXème siècle.
Après une longue période d'oubli, en effet sous l'impulsion du grand historien Jules Michelet, dans sa monumentale "Histoire de France " qu'il rédige entre 1833 et 1846, Jeanne d'Arc est présentée comme une immense figure de l'histoire de France, et prend la place d'une figure héroïque et romantique, celle d'un mythe unique de la "France éternelle".
On redécouvre alors sa vie et son histoire, avant qu'elle ne soit béatifiée en 1909 et canonisée en 1920 par le pape Benoît XV. 

Elle avait inspiré diverses oeuvres en littérature  en commençant par exemple par le poème de Christine de Pisan " Ditié de Jehanne d'Arc " en 1429, mais aussi une tragédie chez Schiller en 1801 : " la Pucelle d'Orléans", ou encore une trilogie de Charles Peguy en 1897 intitulée " Jeannne d'Arc". En peinture, c'est plus particulièrement à partir des années 1830 et jusqu'en 1930 qu'elle suscite l'inspiration de multiples artistes, en France, chez Ingres par exemple, mais aussi chez de nombreux peintres anglais.
Cette exposition permet en effet de découvrir par exemple des oeuvres de Dante Gabriel Rossetti, de toiles de Ricketts, de Duncan, mais aussi et surtout de William Etty qui ne cache pas son admiration et rend hommage au courage de la " Pucelle".
D'autres oeuvres sont également présentes telles les  transfigurations de la "Jeanne sans visage et sans portrait" évoquées par André Malraux, une Jeanne d'Arc avec un casque germanique à la main du peintre suisse Ernst Stuckelberg, ou encore celle du Français Jules Bastien-Lepage intitulée "Jeanne d'Arc entendant ses voix" du Metropolitan de New York.

Illustration : Jean Auguste Dominique Ingres : " Jeanne d'Arc au Couronnement de Charles VII " -1854 Huile sur toile  - 234 x 163 cm © Musée du Louvre Paris

LE MANS : Collégiale Saint-Pierre la Cour
Serge Poliakoff (1900-1969)
Du 21 mars au 30 juin 2003

Image non disponible

images/Poliakoff11_petit.jpg
non disponible


Serge Poliakoff (1900 -1969), français d'origine russe, est sans doute l'un des plus grands artistes de la seconde génération des peintres abstraits du XXème siècle.
Cette exposition  présente sur une période allant de 1938 à 1968, près de soixante-dix oeuvres de ce maître de la couleur, en provenance de différents musées européens, belges et allemands notamment, et de différentes collections privées.
Serge Poliakoff, qui est né à Moscou, quitte la Russie en pleine guerre civile, et arrive à Paris en 1923. Pour vivre, il joue de la musique dans les restaurants russes de la capitale, et y rencontre Robert Delaunay, et Wassily Kandinsky .

En dehors de ses talents de musicien, Poliakoff pratique aussi la peinture à l'huile, la gouache et l'aquarelle, en réalisant des compositions faites d'éléments géométriques, vivement colorés et découpés selon une inspiration fortement marquée par le futurisme. Ses oeuvres de 1938 à 1952 sont fortement imprégnées d'abstraction géométrique et d'un art informel, avec un agencement imbriqué de formes aux lignes diagonales, verticales ou horizontales soulignées de couleurs intenses et vives.


Après cette première période, et jusqu'à sa mort en 1969,  il développe dans l'ensemble de ses oeuvres un jeu complexe de camaïeux et d'imbrications de formes structurées en jouant sur l'intensité lumineuses et la juxtaposition de couleurs aux textures granuleuses, épaisses, ou  fluides afin de renforcer encore les teintes.
Son art et ses talents de coloristes, il les utilise aussi pendant cette période, à la réalisation de décors pour des ensembles de faïence et d'émaux composés pour la Manufacture de Sèvres, aujourd'hui très recherchés.


Illustration : Serge Poliakoff : "Composition" 1955 Huile sur toile 130 x 97 cm
© Musée National d'Art Moderne Paris
© ADAGP, Paris.

NANTES : Musée des Beaux Arts
" Matisse à Nice "
Du 07 mars au 2 juin 2003


Le Musée des Beaux-Arts de Nantes a rassemblé pour cette exposition vingt oeuvres de la "période niçoise" d'Henri Matisse, réalisées entre 1917 et 1929, pour mettre en relief une période de la vie du peintre longtemps jugée par les critiques, comme la période la moins importante de son oeuvre.
Au travers dix tableaux provenant de la collection de l'Orangerie, à Paris, et l'ensemble des autres toiles empruntés à différents musées français et européens, l'exposition montre comment la période niçoise de Matisse est profondément marquée par le goût de l'Orient, avec la représentation de décors de paravents, d' étoffes, de balcons ouvragés qui montrent combien le peintre reste imprégné de ses précédents voyages en Algérie et au Maroc.

 

Image non disponible

images/Matisse6_petit.jpg
non disponible

Henri  Matisse (1869-1954), originaire du Nord, s' installe à Nice à partir de 1916, bouleversé qu'il est par la richesse des couleurs qu'offre la lumière du Midi. "Quand j'ai compris que chaque matin je reverrais cette lumière, je ne pouvais croire à mon bonheur", écrira plus tard le peintre.
C'est alors qu'il cherche à retranscrire cette lumière et ces couleurs chaudes au travers des scènes d'intérieur, des portraits de femmes, d "Odalisques" alanguies vêtues de rouge ou de bleu, dans des décors de chambres d'hôtels de luxe.
Matisse, déjà très célèbre, comme Picasso, toujours en recherche de nouvelles formes dans la marche forcenée du modernisme du début du siècle, semblait être venu chercher à Nice un certain apaisement, un retour aux valeurs d'une certaine facture classique. Cette période lui vaut alors des critiques sévères de la part de ses premiers admirateurs, qui reprochent au peintre de faire des concessions à la facilité. Matisse restera toujours marqué par cette étape dans son oeuvre, correspondant à une expression profonde de sa nature, mais que les critiques d'arts continueront lontemps à considérer, et certains la considère encore, comme la période la moins créatrice de son oeuvre, alors qu'elle représente chez lui  l'époque la plus riche d'un jaillissement des sensations et d'un plaisir de la vie, en réaction à une époque d'après guerre et loin d'un certain intellectualisme dans lequel semble s'enfermer alors la peinture et les arts en général.

Illustration : Henri Matisse  " L'artiste et son modèle"  - Huile sur toile 60 x 73 cm
© Coll. Part. New York

VANNES : Musée des Beaux Arts
" Jacques Villeglé : Ravisseurs d'affiches "
Du 22 mars au 1er juin 2003


Image non disponible

images/Villegle17_petit.jpg
non disponible


Les vastes espaces de la Cohue, la halle médiévale du XIIIème siècle du Musée des Beaux Arts de Vannes accueillent dans cette exposition un ensemble d'une cinquantaine d'oeuvres de grands formats de Jacques Villeglé, le peintre qui "déchirent les affiches," choisis dans sa propre collection, dont certaines sont présentées ici pour la première fois.
La ville de Vannes fût le lieu pour l'artiste de sa première rencontre avec l'art moderne, lorsqu'il était jeune collégien.
Il voulait être artiste peintre, et c'est sa découverte et sa fascination pour Joan Miró qui lui donna l'envie de pousser les portes de la création.

Les débuts en art de Jacques Villeglé furent marqués d'emblée par la rupture, engendrée par celle de la guerre qui se terminait tout juste. Il s'engage alors dans le refus radical des codes de la création. Peindre ce n'est plus étaler de la couleur, mais descendre dans la rue. C'est voler "la peau des murs ", arracher les formes, les couleurs, les messages tronqués et les télescopages des sens, et les livrer à la lecture du spectateur. L'artiste devient lé révélateur du message anonyme de l'affiche lacérée. Pendant plus de vingt ans, jacques Villeglé va ainsi faire oeuvre de " peintre", ravisseur d'affiches.
A partir des années 80, il s'intéresse aux signes socio politiques que la rue lui livre, et dont il va organiser l'alphabet, developpant un énigmatique et poétique langage graphique.

Différentes thématiques de son oeuvres sont présentées ici : " "lettres lacérées", "lettres et fragments de mots", "affiches de peintres", " tranparences" , " politiques", "objets et personnages lacérés", " dripping et graffitis" etc...qui permettent à la fois une  lecture chronologique et pédagogique de l'oeuvre, depuis les début des affiches lacérées en 1949, jusqu'à ses dernières expérimentations plastiques et esthétiques.


Illustration : Jacques de la Villeglé "Carrefour Beaubourg-Rambuteau 1972
Affiches lacérées marouflées " 182 x 246  cm  © Coll. Part. 
© ADAGP, Paris.

LYON : Musée des Beaux Arts
" Chefs d'oeuvre de la collection Winthrop
"
Du 14 mars au 26 mai 2003


Grenville Lindall Winthrop (1864-1943), un riche avocat américain consacra une grande partie de sa vie à une seule passion qui fut sa collection d'art. Quelques 4000 objets d'arts, dont 850 tableaux et dessins qu'il avait acquis et collectionnés furent légués à sa mort au Fogg Art Museum de l'Université d'Harvard, selon ses propres souhaits à la condition que les étudiants de l'université où il avait lui même fait ses études, aient la possibilité d'admirer et de profiter à tout moment ces oeuvres.

Dante Gabriel Rossetti : "Beata Beatrix"  -1862-1869 - Huile sur toile  - 86,6 cm x 66 cm © Tate Gallery - Londres


Les goûts et les choix de Grenville Lindall Winthrop portaient essentiellement sur les artistes du XIXème siècle, dans le but seul et unique de rechercher ce qui était pour lui l'expression de la beauté. Il s'intéressa beaucoup à la technique graphique en particulier, mais il aimait également  le symbolisme et l'univers fantastique. C'est ainsi qu'un thème comme celui de la "Divine Comédie" de Dante l'avait particulièrement intéressé, au point d'acheter des oeuvres de Blake et de Flaxman sur ce sujet. Il avait également fait l'acquisition d'oeuvres de Gustave Moreau et de préraphaélites. Il aimait également les portraits et fit l'achat d'oeuvres de Courbet, de Rossetti, de Van Gogh, de Toulouse Lautrec, ainsi que les nus de David, Géricault, Burnes-Jones Ingres. Il avait pu également faire l'acquisition d'un croquis préparatoire de David au fameux "Sacre de Napoléon" ainsi que celui d'un lavis du "Radeau de la Méduse " de Géricault.

C'est donc une exposition exceptionnelle, que propose ici le Musée des Beaux Arts de Lyon dans la mesure où c'est la toute première fois, et la dernière fois sans doute avant longtemps que la collection Winthrop quitte Harvard, pour cause de travaux et de rénovation actuellement au Fogg Art Museum. Ce sont 135 oeuvres, dont de nombreux dessins qui ont traversé l'Atlantique pour trouver place ici pendant quelques semaines, avant que d'être présentées à la National Gallery de Londres, puis au Metropolitan Museum de New York, avant de retrouver Harvard.


Illustration : Dante Gabriel Rossetti : "Beata Beatrix"  -1862-1869 - Huile sur toile  - 86,6 cm x 66 cm
© Tate Gallery
- Londres

CAEN : Musée des Beaux Arts
"
Georg Baselitz, gravures monumentales, 2002 "
Du 08 mars au 25 mai  2003

 

Image non disponible

images/Baselitz1_petit.jpg
non disponible


Le Musée des Beaux Arts de Caen propose de montrer dans cette exposition, combien l'estampe occupe une place essentielle dans l'oeuvre du peintre et sculpteur allemand Georg Baselitz, né en 1938 à Deutschbaselitz, en Saxe.
Depuis 1964, Georg Baselitz, réalise des gravures, lithographies, linogravures, eaux-fortes, et bois de grandes dimensions, dont le centre d'intérêt majeur est de composer un corpus d'images dont l'enjeu est l'expresssivité du trait dans la figure humaine .
Pour accentuer la prise en compte de l'oeuvre par le spectateur, mais aussi souligner la distance qu'il faut mettre au regard du sujet figuré, Georg Baselitz décide à partir de 1969 de peindre ou de graver systématiquement toutes ses représentations de manière inversée, la tête en bas, afin d'inciter au dépassement des règles de la figuration et donner de la matérialité à la démarche esthétique de l'artiste.


Les gravures et linogravures présentées ici ont toutes été réalisées par l'artiste durant l'année 2002 . Des autoportraits, des paysages des scènes érotiques inspirées par Marcel Duchamp constituent ainsi le cycle des dernières oeuvres gravées, et sont présentées ici pour l'une des toutes premières fois.

Illustration : Georg Baselitz : " La Grosse blonde " Huile sur toile  250 x 200 cm © Coll. Part.

GRENOBLE : Musée de Grenoble
" La Nouvelle Objectivité"
Jusqu'au 11 mai
2003


La "Nouvelle Objectivité", mouvement artistique fondamental de l'entre deux guerres, s'est développé dans toute l'Europe et en particulier en Allemagne, et s'est orienté vers une vision différente des choses, prenant la forme d'un constat froid et réaliste, acerbe et ironique de la société.
Cette exposition a pour ambition de rendre compte de l'intérêt artistique et iconographique à partir des oeuvres graphiques de ces artistes tels Otto Dix, Max Beckmann et Georg Grosz, qui apportent leur témoignages d'une situation sociale et du chaos économique et moral de l'Allemagne, à cette époque.
C'est en 1925 que ce mouvement artistique apparaît au grand jour, avec une exposition du conservateur de la Kunsthalle de Mannheim, Gustav Hartlaub, qui, dans une exposition qu'il intitule "La Nouvelle Objectivité "et qu'il présente ensuite dans plusieurs villes d'Allemagne, montre dans le sillage de l'expressionnisme né après 1918, qui durera jusqu'en 1933, avec l'arrivée de Hitler au pouvoir, ce nouveau courant de la peinture

 

Image non disponible

images/Grosz3_petit.jpg
non disponible


Cette exposition sévèrement critiquée et qualifiée d'"illustrations socialistes de la pire espèce", amènera, quelques années après les nazis à qualifier de "dégénérés"ces artistes de la "Nouvelle Objectivité", dont les Suvres seront exhibées en 1937, lors de la funeste exposition de Munich. Certains peintres devront alors fuir le régime national-socialiste, comme Max Beckmann et Georg Grosz, qui partiront pour l'Amérique tandis qu' Otto Dix resta en Allemagne, en s'exilant sur les bords du lac de Constance.
Les historiens conservèrent l'appellation "Nouvelle Objectivité", pour cette peinture figée faite dans un réalisme froid. "Nous voulons les choses toutes nues, nous les voulons très claires, presque sans art", disait Otto Dix.
Ces peintres, parmi lesquels Karl Hubbuch, Rudolf Schlichter, Georg Scholz, Alexander Kanoldt, Georg Schrimpf, Christian Schad, Rudolf Dischinger, et parmi les plus connus Max Beckmann et Georg Grosz, ou encore Otto Dix, marqués par le traumatisme de la Première Guerre Mondiale, rendaient compte dans la dureté de leur peinture, de la dureté de l'époque : le chaos économique et moral qu'affrontait la république de Weimar, entre l'inflation et la montée du fascisme
Gustav Hartlaub avait remarqué des disparités stylistiques et iconographiques, entre ces différents peintres dont l'esprit était identique, celui d'une description du réel. Un tendance "conservatrice classiciste", enracinée dans l'intemporel, une autre " très contemporaine" mettant en relief le chaos de l'époque.
Dix, Beckmann et Grosz se rattachaient à la seconde des catégories, aux côtés de Karl Hubbuch, de Rudolf Schlichter ou de Georg Scholz.  Politiquement engagés, ces artistes caricaturaient la République de Weimar, chacun à sa façon, au travers des portraits acerbes, des scènes de rue ou de cabaret, toujours sans concession.
Christian Schad, Alexander Kanoldt, Georg Schrimpf,  Rudolf Dischinger appartenaient à la première, avec des toiles, qui abordaient des sujets plus classiques : paysages, portraits ou natures mortes - paraissant moins critiques, mais traitant leurs sujets dans des  figurations glacées, et inquiétantes.
Peu connue en France, la "Nouvelle Objectivité" avait bénéficié en 1970 d'une première exposition au Musée de Saint-Etienne, puis ensuite Le Centre Pompidou qui n'avait fait qu'aborder le sujet, en 1978, à l'occasion de "Paris-Berlin", puis en 1980, lors de l'exposition "Réalismes".
C'est donc ici la première grande exposition depuis trente ans, consacrée à ce mouvement. Le Musée de Grenoble, est parvenu à réunir ici quelque 200 Suvres graphiques, venant pour la plupart d'outre Rhin, pour montrer ce que fut ce mouvement pictural et artistique sans programme ni manifeste, dont l'influence se sera néanmoins étendue à toute l'Allemagne,  sous des formes différentes, et qui en fait toute sa complexité.


Illustration : Georg Grosz : " Daum marries her pedantic automaton Georg "  1920 - Crayon, aquarelle, collage, plume, encre de chine, sur carton  42 x 30,2 cm   © Berlinische Galerie © ADAGP, Paris.

NOGENT SUR SEINE : Musée Paul Dubois - Alfred Boucher
" Camille Claudel et ses maîtres "
Du 1er février au 04 mai 2003

 

Image non disponible

images/Claudel9_petit.jpg
non disponible


Cette nouvelle exposition consacrée à l'Suvre sculptée de Camille Claudel se démarque des nombreuses expositions qui se sont tenues récemment tant à l'étranger qu'en France. Elle propose en effet au public, dans un même lieu, une collection unique de sculptures de la célèbre artiste, face à des Suvres des deux grands sculpteurs qui ont découvert son talent, Alfred Boucher et Auguste Rodin.
C'est la première fois que l'Suvre de Camille Claudel est confrontée à celle de ses deux maîtres.

L'exposition est organisée en trois parties correspondant aux périodes de sa vie et de son itinéraire d'artiste, sa jeunesse et son apprentissage auprès d'Alfred Boucher,  l'épanouissement de son talent, au côté de Rodin , et la création solitaire.
L'ensemble de ces oeuvres, soi près de cinquante Suvres de Camille Claudel (marbres, bronzes, plâtres, terres cuites) appartenant pour à la collection privée de Reine-Marie Paris, petite nièce de l'artiste,  dont plusieurs pièces originales sont présentées, et retrace son parcours de 1876 à 1905.
A cette collection unique s'ajoutent une vingtaine de sculptures d'Alfred Boucher, de la période 1876 à 1882, et d'Auguste Rodin, réalisées entre 1883 et 1892 et prêtées par le musée Rodin.

Illustration : Camille Claudel  :  "Torse de femme"  Bronze 1884 © Coll. Part. © ADAGP, Paris.

TROYES : Musée National d'Art Moderne
"
Albert Marquet, rétrospective "
Du 27 janvier au 30 mars  2003

 

Image non disponible

images/Marquet23_petit.jpg
non disponible


Le Musée National d'Art Moderne de Troyes accueille la plus grande rétrospective jamais consacrée à Albert Marquet (1875-1947), jusqu'à ce jour, avec la présence de 80 oeuvres réunies dans les murs du XVI ème siècle des bâtiments de l'Evêché de Troyes .
Albert Marquet qui est né à Bordeaux dans une famille d'origine modeste fut élève de Gustave Moreau, mais rencontra également à l'Ecole des Arts Décoratifs Henri Matisse avec lequel il se lia d'amitié. Parallèlement à une formation académique, l' artiste commença à peindre dans la mouvance impressionniste, mouvement dont il n'oublia jamais les leçons. Cependant dès 1898, il adopta une palette privilégiant la couleur pure,la simplification des formes, la saisie d'un mouvement qui  annonçait déjà le fauvisme. 


Au Salon d'Automne de 1905, Marquet participe avec son ami Matisse à la première exposition fauve et présente en 1907, sa première exposition particulière. Son oeuvre, marquée par une grande sensibilité, évolue très vite ensuite après sa période fauve vers une palette plus nuancée mais toujours remplie de lumière, et de transparence quand il s'agit de peindre des paysages, les plages, les ports, les bords de mer
ou les fleuves;
Ses compositions privilégient également les paysages urbains. qu'il peint depuis les verrières de ses ateliers successifs, tous situés sur les quais, lorsqu'il habite à Paris.
Ses oeuvres révèlent son goût et sa fascination pour les ambiances, les atmosphères, qui montre son extrême sensibilité d'observation et des compositions faites de sérénité très typiques de son art de peindre.
Albert Marquet était également un grand amateur de voyages. Ayant découvert  d'abord le Maroc et Tanger au cours de deux voyages en 1911 et en 1913, il visite ensuite en 1920 l'Algérie qui deviendra en quelque sorte sa seconde patrie. En 1923, il visite aussi la Tunisie, et quelques années plus tard en 1928, l'Égypte.
Mais c'est l'Algérie qui lui crée les plus fortes émotions, et qui l'amène ensuite à retourner souvent à Alger. Ses toiles reflètent à chacun de ses voyages et du temps qui passe qui passe ses préoccupations et ses découvertes. Grâce à sa femme Marcelle Martinet, il n'a pas de contraintes matérielles. Il peut ainsi voyager, donner libre cours à son inspiration et peindre.
En 1941, il acquiert une maison à  Djenan Sidi Saïd, qu'il appelle "sa campagne". Ce lieu est pour lui une source d'inspiration importante, et lui permet de développer une palette très riche en motifs et en couleurs durant les années de guerre.
C'est donc à la présentation des différentes périodes de la vie et de l'oeuvre de l'artiste que nous convie cette importante exposition.

Illustration : Albert Marquet : " La Passerelle à Sainte Adresse " Huile sur carton 50 x 61 cm © Coll. Part.
© ADAGP, Paris.

PAU : Musée des Beaux Arts
" Victor Galos. Du Gave aux Pyrénées "
Du 13 décembre au 23 mars 2003


Cette exposition donne l'occasion de redécouvrir ou de mieux connaître l'oeuvre du peintre palois Victor Galos (1828-1879), au travers une soixantaine de tableaux, composés essentiellement de paysages, de natures mortes et de portraits, qui illustrent l'immense sensibilité de ce grand artiste, qui reste malheureusement encore très peu connu.
Victor Galos après des débuts dans la menuiserie dans l'atelier de son père, et quelques tentatives dans la peinture naïve, suit à Pau, les cours du paysagiste Eugène Devéria.

Victor Galos : " Le Pic du Ger " 1867 - Huile sur toile 72 x 91 cm- © Musée Pyrénéen Lourdes

Les conseils d'un ami peintre Narcisse Diaz, adepte de l'Ecole de Barbizon, imprégné de romantisme et de classicisme   encouragent par ailleurs Victor Galos dans une pratique assez indépendante de la peinture. Après un séjour à Paris en 1859, il revient marqué par les oeuvres de Daubigny, de Rousseau, de Corot, dont il s'attache à s'inspirer dans les sujets et les paysages qu'il traite, et dans lesquels la lumière prend une dimension particulière. Victor Galos qui s'inscrit dans une ligne pré-impressionniste, s'attache également à peindre des vues répétées de mêmes paysages, pour en saisir les effets variants de la lumière, et des saisons, tout en demeurant dans une facture et des compostions très classiques. Sa peinture dégage néanmoins une quiétude, un charme, une lumière, qui est un éloge de la beauté de la nature et de la montagne, de ses Pyrénées, dont il n'a jamais tout au long de son oeuvre semblé pouvoir se séparer.

Illustration : Victor Galos : " Le Pic du Ger " 1867 - Huile sur toile  72 x 91 cm -
© Musée Pyrénéen  Lourdes.

NANCY : Musée des Beaux-Arts
" Turner et Le Lorrain"
Du 13 décembre au 17 mars  2003


Deux grands maîtres dans lart du paysage sont réunis ici, avec 15 Suvres présentes de Claude Le Lorrain, en provenance du Musée de Petworth et du British Museum, et 76 tableaux de William Turner prêtés par la Tate Gallery de Londres.
A l'époque de Turner (1775 - 1851), le critique d'art John Ruskin associait le nom du peintre paysagiste anglais à celui de Claude Le Lorrain (1600 - 1682 ), en raison de la vision commune qu'ils avaient l'un et l'autre pour le rôle de la lumière dans la construction des Suvres.

 
Claude Gellée, dit Le Lorrain  " Matin dans un port " - Huile sur toile 74 x 97 cm © Musée de l'Ermitage St Pétersbourg.

L'Suvre de Claude Gellée était depuis le XVIIIème siècle, admirée en Angleterre, et avait eu une grande influence sur les peintres de l 'époque, qui pour certains avaient fait des copies de certaines de ses oeuvres. Claude Gellée dès 1635, dans un "Libro di Verità", avait même consigné les compositions de ses tableaux achevés, pour faire obstacle à ces copies qui circulaient dans le pays. Le document qui était parvenu en Angleterre au début des années 1700, et qui est conservé depuis 1957 au British Museum, avec 200 dessins gravés par Richard Earlom dans les années 1770 , avait permi alors au jeune Turner de découvrir  les travaux de Claude Le Lorrain , dont il avait été fortement marqué,  au point de peindre, à son tour une copie du" Paysage avec Jacob, Laban et ses filles"
Une étude des Suvres des peintres classiques, et de Claude Le Lorrain, avait permis à Turner de découvrir  l'Antiquité classique avant même d'entreprendre son premier voyage à Rome en 1819. De ses voyages, il était revenu avec des compositions étudiées avec les principes de Le Lorrain : perspectives, ruines, ponts, arbres formant des arches, avec des scènes encadrant la partie centrale du tableau pour entraîner le regard dans le lointain.
En 1819, au Musée des Offices, Turner avait copié un autre tableau de Claude Gellée : "Port de mer avec la villa Médicis". En 1821, lors d'une visite au Musée du Louvre, il s'était inspiré à nouveau des Suvres du Lorrain, pour réaliser des esquisses de l'aqueduc d'Arcueil, des vues de Rouen ou de Dieppe. Turner en témoignage de la fascination qu'il avait eu sa vie durant pour Le Lorrain, avait même demandé dans son testament que son "Didon faisant construire Carthage" peint en 1815, soit exposé à la National Gallery au côté d'une oeuvre de Claude Le Lorrain représentant la vue d'un port.

Illustration : Claude Gellée, dit Le Lorrain  " Matin dans un port " - Huile sur toile 74 x 97 cm
© Musée de l'Ermitage   St Pétersbourg.

VALENCIENNES : Musée des Beaux Arts
" Henri Moore : Heads, Figures and Ideas"
Du 22 novembre au 17 mars 2003

Image non disponible

images/Moore22_petit.jpg
non disponible


Plus de 25 ans après la dernière grande rétrospective en France consacrée à l'oeuvre d'Henry Moore, et suite à l'exposition récente de la Fondation Maeght de Saint-Paul de Vence qui portait sur un ensemble remarquable et significatif de l'oeuvre sculpté et graphique dHenry Moore, le Musée des Beaux-Arts de Valenciennes présente ici dans "Heads, Figures and Ideas"  , les sujets qui ont été sources d'inspiration pour l'artiste.
Avec la collaboration de la Henry Moore Foundation à Hertfordshire en Grande-Bretagne dont les collections conservent une grande partie des oeuvres ce sculpteur majeur du XXème siècle, le Musée de Valenciennes, par la richesse de ses propres collections avec un fonds important d'oeuvres de Carpeaux porte une attention particulière à la sculpture.

Cest dans ce contexte que soixante oeuvres d'Henry Moore ont été rassemblées, avec 39 sculptures et 21 dessins, à proximité de la collection de Carpeaux, afin de réunir et de mettre en rapport  ces deux maîtres de la sculpture, qui à des époques différentes, se sont consacrés à la représentation du visage humain.
Henry Moore par ses recherches autour de la figure humaine et dans lappréhension de la forme sculpturale auxquelles il a consacré toute sa vie, avait écrit en 1958 un livre "Heads, Figures and Ideas" qui donne son nom à cette exposition, et dans lequel il indiquait " La figure humaine est ce qui m'interesse le plus... La tête est la partie la plus expressive de l'être humain, et c'est pourquoi en art, elle a toujours été traitée comme un thème indépendant. l'artiste peut utiliser le thème de la tête de multiples manières : pour un portrait, à des fins expressives pour une tête imaginaire, ou pour une étude comme partie d'une oeuvre plus grande".
Cette exposition montre aussi par des dessins réalisés entre 1930 et 1974, que Henry Moore n'a cessé de faire des recherches sur la forme, et montre des projets de sculptures dans divers matériaux qui fournissent un aperçu de son processus de pensée et de travail. La variété de ses investigations sur les formes, qu'elle soient abstraites ou figuratives, témoigne chez lui d'une totale liberté de limagination.
Les croquis et dessins qu'il a exécutés dans les abris de la Seconde Guerre mondiale ou dans des mines de charbon, pour quelques uns, présentés également ici, sont des documents inscrits dans des moments historiques à forte intensité émotionnelle dont l'empathie et l'humanisme sont particulièrement impressionnants dans ce contexte.


Illustration : Henri Moore : "E
tude pour la figure Etendue de l'UNESCO" 1955 - Mine de plomb  28,9 x 23,9  cm
© Henry Moore Foundation

DAOULAS : Centre Culturel Abbaye de Daoulas
" Fées, elfes et dragons "
Du 1er décembre au 9 mars 2003

John Everett Millais : " Ophélie " 1852 - Huile sur toile 76,2 x117 cm  © Tate Gallery Londres


Le Centre Culturel de l'Abbaye de Daoulas (Finistère) accueille l'exposition" fées, elfes, dragons et autres créatures des royaumes de féerie", dont l'objet au travers les oeuvres présentées est de montrer le rapport entretenu par les hommes avec leur imaginaire.
Héritière  des divinités sylvestres, la fée, dont le nom apparaît à la moitié du XIIème siècle dans les romans, se présente sous l'image d'une femme aux pouvoirs extraordinaires qui préside au destin des hommes.

Devenue une figure mythique, elle appartient au culte de l'abondance et de la fertilité, et  traverse l'histoire en échappant aux limites imposées par l'église en accédant au statut de personnage romanesque dans les romans du Moyen-Âge. Le Roi Arthur était ainsi selon la légende, "le roi le plus aimé des fées"et de sa Mélusine. Ce sont ensuite les grands noms de la littérature qui ont trouvé dans ces mythes leurs sources d'inspiration, selon les époques, tels Chrestien de Troyes, Shakespeare, Perrault,  Walter Scott, Goethe, Grimm, ou Andersen...
Les fées ont également frappé l'imaginaire d'un artiste tel que Gustave Doré en France, mais plus particulièrement celle de  nombreux peintres britanniques comme Everett Millais,  Rossetti, Waterhouse, Burne-Jones qui ont fait preuve à partir de 1850, dans la poursuite de cet imaginaire, d'une attirance extrême pour l'invisible et pour l'occulte.
Au centre de cette exposition, et prêtée par la Bibliothèque Nationale, le public peut découvrir un objet exceptionnel, le manuscrit sur parchemin de Mélusine de Couldrette, datant de 1410-1420, avec l'ensemble des 16 enluminures en parfait état qui l'accompagnent.

Illustration : John Everett Millais   : " Ophélie " 1852 - Huile sur toile 76,2 x117 cm  © Tate Gallery Londres

ARRAS : Musée des Beaux Arts - Abbaye St Vaast
" Ousmane Sow : séries africaines "
Du 22 décembre au 04 mars 2003

Image non disponible
images/Sow11_petit.jpg
non disponible


Révélé en 1987 au Centre Culturel Français de Dakar, où il présente sa première série sur les lutteurs Nouba, Ousmane Sow expose six ans plus tard, en 1993, à la Dokumenta de Kassel en Allemagne, puis, en 1985, au Palazzo Grassi, à l'occasion du centenaire de la Biennale de Venise. En 1999, l'exposition du Pont des Arts à Paris, est pour lui une première grande rétrospective, qui le révèle au grand public.
Né à Dakar en 1935, et sculptant depuis son enfance Ousmane Sow a exercé d'abord pendant trente ans le métier de kinésithérapeute. Ce n'est qu'à l'âge de cinquante ans qu'il décide de se consacrer totalement à la sculpture et d'en faire son métier à part entière.

Ousmane Sow a pour source d'inspiration principale la représentation de l'homme. Il aime travailler par séries et s'intéresse d'abord aux ethnies nomades d'Afrique, puis ensuite aunx indiens d'Amérique.
Faisant ses recherches autant dans la photographie que dans le cinéma,  dans l'histoire ou l'ethnologie, son art figuratif possède une force et un souffle épique totalement nouveau. Il se veut être le témoin de la vérité, tout en prenant ses distances avec le réalisme, avec des sculptures modelées et colorées plus grandes que nature. Il cherche la représentation de l'homme en action, mettant en relief son corps, sa musculature, comme métaphore de la vie et de la lutte pour la vie."On lutte, dit-il, pour conquérir la femme qu'on aime, on lutte pour conquérir l'espace, la lutte est une façon d'exister et de reconnaître l'autre, explique-t-il. C'est aussi cela l'Afrique, un champ de lutte et de combat."
Ces figures sont remplies d'une force qui réunit à la fois l'art de la grande statuaire occidentale avec les pratiques rituelles de l'Afrique. C'est précisément un éventail de ses séries africaines que propose cette exposition, qu'il faut voir absolument, si on a manqué en 1999, sa gande rétrospective sur le Pont des Arts à Paris.


Illustration : Ousmane Sow : " Lutteurs Noubas " (détail) -  © O.S.

NANTES : Musée des Beaux Arts
" Simon Vouet  et son atelier "
Jusqu'au 20 février 2003


Simon Vouet : " Etude de Femmme " 1630 - Pierre noire et craie blanche - © Paul Getty Museum Los Angeles


Voici un peu plus d'une
dizaine d'années, un moine bénédictin d'une abbaye munichoise, qui recherchait des documents dans les archives de son institution, eut la surprise de découvrir deux boîtes contenant des dessins anciens. Parmi les multiples dessins d'amateurs qui dormaient là, figurait une série de feuilles qui purent être rapidement attribuées à Simon Vouet ( 1590- 1649), l'un des plus grands peintres du XVIIème siècle.

Ces dessins, qui sont désormais conservés à la Staatsbibliothek de Munich, avec ceux d'un bon nombre de maîtres de l'époque, sont présentés dans cette exposition du Musée des Beaux Arts de Nantes.

Remarquables par leur finesse, ces travaux réalisés à la pierre noire ou à la sanguine, rehaussés de craie blanche pour mieux suggérer les volumes, servaient de travaux préparatoires à la réalisation des tableaux. Mieux que de simples esquisses, les personnages représentés dans l'attitude qui devenait la leur sur la toile, traduisent immédiatement le talent et toute l'intelligence de l'artiste pour doter ses tableaux de mouvement, et de vie, et montrent l' immense habileté de ce que furent ses compositions. .

Illustration : Simon Vouet : " Etude de Femmme " 1630 - Pierre noire et craie blanche - 
© Paul Getty Museum Los Angeles

ROANNE : Musée des Beaux Arts
"
Serge Poliakoff
: 1900-1969"
Du 11 octobre au 02 février 2003

 

Image non disponible

images/Poliakoff8_petit.jpg
non disponible


Cette exposition consacrée à l'oeuvre du peintre Serge Poliakoff  (1900- 1969), organisée  en collaboration avec la famille de l'artiste, réunit près de soixante-dix oeuvres d'un des maîtres de la couleur et de la composition du milieu du XXème siècle.
Un ensemble de toiles de différents musées européens, belges et allemands notamment, ont été réunies par le fils du peintre, ainsi que certaines en provenance de différentes collections privées.
Serge Poliakoff, né à Moscou, quitte la Russie en pleine guerre civile, et arrive à Paris en 1923. Pour vivre, il joue de musique dans les restaurants russes  de la capitale, et y rencontre Robert Delaunay, et Wassily Kandinsky .

En dehors de ses talents de musicien, Sege Poliakoff pratique aussi la peinture à l'huile, la gouache et l'aquarelle, en réalisant des compositions faites d'éléments géométriques, vivement colorés et découpés selon une inspiration fortement marquée par le futurisme. Ses oeuvres de 1938 à 1952 sont fortement imprégnées d'abstraction géométrique et d'un art informel, avec un agencement imbriqué de formes aux lignes diagonales, verticales ou horizontales soulignées de couleurs intenses et vives.
Après cette première période, et jusqu'à sa mort en 1969,  il développe dans l'ensemble de ses oeuvres un jeu complexe de camaïeux et d'imbrications de formes structurées en jouant sur l'intensité lumineuses et la juxtaposition de couleurs aux textures granuleuses, épaisses, ou  fluides afin de renforcer encore les teintes.
Son art et ses talents de coloristes, il les utilise aussi pendant cette période, à la réalisation de décors pour des ensembles de faïence et d'émaux composés pour la Manufacture de Sèvres, aujourd'hui très recherchés.


Illustration : Serge Poliakoff : "Composition" 1955 - Huile sur toile - © Musée d'Art Moderne  Paris

BESANCON : Musée des Beaux Arts
" Victor Hugo vu par Rodin "
Du 04 octobre au 27 janvier 2002

Auguste Rodin : " Victor Hugo " 1884 - dessin pointe sèche  © Musée Rodin Paris


Dans le cadre du bi-centenaire de la naissance de Victor Hugo, cette exposition s'attache à mettre en relief  le génie de Victor Hugo par le regard d'un autre génie que fut Rodin. Par le choix d'un centaine d'oeuvres rassemblées ici, avec à la fois des sculptures, des gravures, des dessins, mais également des photographies, on retrace la manière dont le sculpteur a été impressionné par l'oeuvre du poète, et la manière dont l'artiste a pu regarder et voir celui qui fut son modèle .
C'est ainsi que l'exposition s'articule autour de quatre thèmes : les portraits de Victor Hugo, les sources d'inspiration d'Auguste Rodin, les monuments à Victor Hugo, et l'ensemble des allégories.

Des bronzes, des plâtres, des terres cuites, du maître de la sculpture française, sont présentées pour certaines pièces  pour la première fois, comme ces deux pointes sèches de Rodin représentant le portrait de Victor Hugo de trois quarts, fait en 1884 et de Victor Hugo de face, réalisé en 1885.

Illustration : Auguste Rodin : " Victor Hugo " 1884 - dessin pointe sèche  © Musée Rodin Paris

LYON : Musée des Beaux Arts
" Alfred Sisley : Poète de l'impressionisme "
Du 9 octobre au 06 janvier 2003


L'objet de cette grande exposition consacrée au peintre paysagiste franco-britannique Alfred Sisley (1839-1899), est de remettre à son rang, cet artiste qui à partir des années 1880, fut peu à peu éclipsé, et sans doute injustement par les oeuvres de Degas, de Monet, et de Renoir. Cette présentation permet de voir ce poète de l'impressionisme sous un nouveau jour, en mettant en avant la  sensibilité toute particulière de l'artiste pour les paysages anglais du début du XIXème siècle. Alfred Sisley qui a passé quatre années à Londres, avant que de devenir peintre a été fortement impressionnée par l'oeuvre de John Constable, notamment dans sa manière de travailler les paysages, les nuages, le ciel, et les personnages dans la composition de ses toiles.
Cette rétrospective est la deuxième grande exposition consacrée à Sisley en Europe depuis un siècle, après la grande exposition qui lui avait été consacré en 1992 à la Royal Academy de Londres et au Grand Palais à Paris en 1993, et la récente exposition de Musée Thyssen-Bornemisza à Madrid.

A. Sisley : " Pont de Villeneuve la Garenne " 1872 Huile sur toile 49,5x 64,5 cm © Metropolitan Museum of Art

Ce sont près de 80 oeuvres souvent méconnues du grand public qui ont été choisies et prêtées par différents musées et par des collectionneurs particuliers, parmi d'autres, de France, des Etats-Unis, d'Allemagne, du Canada, d'Ecosse, d'Italie, de Roumanie, ou d'Espagne, en dehors des oeuvres du Musée d'Orsay et de Rouen dont la cession n'a pas été autorisée.Ce choix a été réalisé afin de montrer l'apport de Sisley dans la progression du mouvement impressionniste à partir de 1860, ainsi que l'évolution de son style et des solutions qu'il apporte aux problèmes de l'impressionisme.
L'exposition, présentée de manière chronologique, montre les premières oeuvres de Sisley réalisées entre 1860 et 1870, en particulier des paysages de Fontainebleau, de Montmartre, puis d' Argenteuil, de Louveciennes ou encore de Bougival, puis sa seconde période à Marly-le-Roi de 1870 à 1874 et les dernières années à Moret-sur-Loing de 1880 à 1899, où il s'est retiré en raison de ses difficultés financières. Elle montre également que son oeuvre n'a pas subi de déclin à partir des années 1880, comme on a pu le prétendre quelquefois et il suffit de s'arrêter devant les paysages de cette période ou devant les paysages du Pays de Galles, qu'il peint encore deux ans avant sa mort, pour s'en convaincre.

Illustration : Alfred Sisley : " Pont de Villeneuve la Garenne " 1872 Huile sur toile 49,5 x 64,5 cm 
© Metropolitan Museum of Art

voir dossier " Alfred Sisley "

CHANTILLY : Musée Condé - Château de Chantilly
" Les Clouet de Catherine de Médicis"
Jusqu'au 06 janvier 2003


Après la mort de Catherine de Médicis (1519-1589) on trouva parmi les archives de son cabinet particulier, une cassette qui contenait une collection de plus de 550 dessins, portraits peints, ou dessinés à la sanguine ou encore à l'ardoise.
Longtemps remisée, puis oubliée dans une armoire, cette cassette fut retrouvée au début du XVIIIème siècle par un  marchand et collectionneur anglais, qui vendit en Anglettere quelques dessins à différents amateurs, jusqu'à ce que le Duc d'Aumale acquiert l'ensemble en 1889. Ces dessins et portraits constituent aujourd'hui le fonds de dessins anciens du Musée Condé du Château de Chantilly.

Atelier de François Clouet :  "Catherine de Médicis "  vers 1570 © Musée Carnavalet Paris

Une grande partie de ces oeuvres, soit 320 dessins, cadeaux ou commandes de Catherine de Médicis, portent les signatures prestigieuses des artistes Jean Clouet (1475-1540) et de son fils François (1515-1572). Les portraits entre autres de Charles IX, d'Henri II, de François II enfant, d'Henri III, de Marguerite de Navarre, ou d'Antoine de Barre, l'achevêque de Tours, sont réunis, et rappellent ce qu'étaient les traits de ces illustres personnages du royaume de France, mais donnent également de précieuses indications sur ce qu'étaient les coiffes ou les tenues vestimentaires de l'époque.
Les compositions sont simples, et les modèles représentés le plus souvent de trois quarts, quelquefois de face, ou de  profil, avec des visages mis en relief  par un traitement en quelques traits des épaules et des bustes, avec quelques rehauts d'aquarelle parfois ou de pastel sur les visages travaillés sur des surfaces de papier blanc, avec toutes les nuances du noir et du gris permises par la pierre noire ou celles des ocres avec l'utilisation de la sanguine.
Ce sont au total 97 portraits, en dehors des hauts personnages du royaume, avec des soldats, des hommes d'église, des marchands, des ministres, des femmes de la haute société représentés en quelques traits, et qui montrent  que Jean et François Clouet furent les grands maîtres du dessin français de la Renaissance à l'égal de ce que fut Holbein, dans l'art allemand .

Illustration : Atelier de François Clouet :  "Catherine de Médicis "  vers 1570 © Musée Carnavalet  Paris

BORDEAUX : Musée des Arts Décoratifs
" Couleurs Maroc.
Delacroix et les arts décoratifs marocains"
Du 26 septembre au 06 janvier 2003


Le Musée des Arts décoratifs qui conserve une quarantaine de céramiques maghrébines anciennes dont des pièces rares de l'artisanat marocain du XIXème siècle, a eu l'idée d'organiser cette exposition en partenariat avec Casablanca, la ville jumelle de Bordeaux. Avec nombre de prêts extérieurs pour ce qui concerne les céramiques et diverses oeuvres d'Eugène Delacroix, l'objet de cet exposition est de montrer la qualité de l'artisanat marocain, qu'il provienne des cités, ou du milieu rural, et en particulier de souligner la sensibilité artistique de la dynastie aoulite.
Les arts du textile, des tissages, des tapis, des broderies, du travail du cuir, mais également du cuivre, du bois, des armes, propres aux arts décoratifs marocains du XVIIIème et XIXème siècles sont mis en rapport avec l'oeuvre de Delacroix, qui durant une période fût largement inspiré par l'Orient et en particulier par le Maroc où il séjourna en 1832, et d'où il ramena nombre d'objets d'arts.

E. Delacroix "Femmes d'Alger dans leur appartement" - 1834 - © Musée du Louvre Paris

Le voyage que Delacroix entreprend en effet, en quittant Toulon le 12 janvier 1832, à destination de Tanger, est de prendre de la distance avec l'académisme qu'il juge de plus en plus pesant, et trop tourné vers l'antiquité. Son esprit romantique, sa recherche de l'émotion vraie, se traduit par le besoin de lutter contre l'habitude, contre l'enfermement qui est celle de sa reconnaissance par la critique de son époque. Il a 33 ans, il vient de réaliser " La Liberté guidant le Peuple" et quelques temps avant " la Mort de Sardanapale", ou "Le Massacre de Scio", et il cherche de nouvelles sensations qui pourront lui permettre d'élargir ses sources d'inspirations . Sa découverte du Maroc est un véritable éblouissement : il est ébloui par la magnificence de la lumière et des couleurs dans les paysages, dans les ruelles des villes, mais aussi par la simplicité et l'authenticité des gens qu'il rencontre. Il y découvre aussi la sensualité et le mystère des intérieurs, dont il traduira la foisonnante richesse dans un tableau  intitulé" Les Femmes d'Alger dans leur appartement " qui sera exposé au Salon de  1834 et dans lequel il retrancrit les sensations intenses qui alimenteront ensuite beaucoup son oeuvre tout le reste de sa vie. Cette oeuvre inspirera aussi plus tard Manet quand il peindra son "Olympia", mais également Cézanne pour son "Après-midi à Naples", et renvoie aux Odalisques que peindra aussi Henri Matisse ou à " Femmes d'Alger d'après Delacroix" peint en 1955 par Picasso.
Non seulement Eugène Delacroix aura ramené de ce voyage des aquarelles, des dessins, et de nombreux objets, mais également les souvenirs de paysages, de scènes d' intérieurs, de personnages, des émotions puissantes, et en réalité tout un monde, à partir de quoi, il se sera en quelque sorte ressourcé d'authenticité et à la suite de quoi, il réalisera de nombreuses oeuvres : telles que " les Convulsionnaires de Tanger", " le portrait du Sultan du Maroc Moulay Abd er Rahmann, entouré de sa garde " ou encore le célèbre " Noce Juive au Maroc".

Illustration : E. Delacroix : "Femmes d'Alger dans leur appartement"  -1834 - Huile sur toile  -180 cm x 229 cm
© Musée du Louvre Paris


voir dossier " Eugène Delacroix "

LE HAVRE : Musée Malraux
" Perret : La poétique du béton 1950-1954 "
Du 20 septembre au 06 janvier 2003


Cette exposition est la première importante manifestation consacrée aux trois frères architectes et entrepreneurs Auguste, Gustave et Claude Perret, s'appuyant sur la mise en valeur des fonds provenant darchives publiques ou privées.
Elle permet d'offrir une vision globale de loeuvre des frères Perret, et en particulier d'Auguste Perret( 1874-1954) par les multiples ramifications de ses travaux d'architecte sur la scène française, comme sur le plan international.
La première oeuvre d'Auguste Perret est le Casino de St Malo qu'il réalise en 1899, (détruit aujourd'hui), qui lui permet d'être immédiatement reconnu par la maîtrise du béton matériau peu connu à cette époque. Suivront des architectures telles que le Théâtre des Champs Elysées à Paris (1911), l'Eglise du Raincy (1922), L'Eglise de Montmagny (1925), le Théâtre de l'Exposition des Arts Décoratifs à Paris (1925)   Le Mobilier National (1931), le Musée des Travaux Publics (1937).
Après la guerre, Auguste Perret réalise également le Centre Nucléaire de Saclay en 1949, une partie de l'aéroport de Marignane en 1950. Mais il participe surtout alors, à la reconstruction du Quartier du Vieux Port à Marseille, à celle  du quartier de la gare à  d'Amiens, avec la Tour Perret, haute de 28 étages, ainsi qu'à la reconstruction de la Ville du Havre avec l'Hôtel de Ville et l'Eglise St Joseph.

Image non disponible

images/Perret5_petit.jpg
non disponible

Des plans, des dessins originaux jamais présentés au public, mais également des maquettes et des photographies dépoque  permettent de mettre en relief la spécificité de l'approche technique de l'architecte face aux différentes pratiques et utilisation du béton armé, auquel les frères Perret resteront attachés, parfois avec un certain académisme : fenêtres en hauteur, façades à colonnes, chapiteaux néo-corinthiens. Dans l'art sacré avec la conception de l'Eglise du Raincy, en particulier, par l'utilisation de murs de lumière, et de verres de couleurs, ou encore avec l'Eglise St Joseph du Havre, Auguste Perret se libérera du classicisme, par des formes nouvelles en retrouvant par le jeu des lignes de construction l'élan spirituel et un certain esprit du gothique.
Au travers tous ces éléments lexposition permet de découvrir également une dimension peu connue dAuguste Perret, celle de son activité de dessinateur de meubles et d'architecte dintérieurs, dont témoignera un ensemble de meubles originaux restaurés présents sur place.

Illustration : Auguste Perret vers 1925 (au mur, perspective de lEglise du Raincy). Cliché anonyme. © Institut Français dArchitecture /Direction des Archives de France. Fonds Perret

LILLE : Palais des Beaux Arts
" Lumières et Ténèbres, art et civilisation
du baroque en Bohème "
Du 12 octobre au 05 janvier 2003

Ferdinand Brokof : " Marie Immaculée " 1726 © Musée de Prague


Dans le cadre de la saison tchèque en France, cette exposition fait revivre l'épopée de l'art baroque en Bohème entre le début du XVIIème et la fin du XVIIIème, au travers plus de 170 peintures, gravures, sculptures et objets précieux réunis pour l'occasion.
Les lumières sont celles d'un style éclatant, telles les gloires entourées de rayons dorés que l'on trouvent au dessus des autels dans les églises. Les ténèbres sont celles des ombres qui traversent les tableaux ou marquent les sculptures, à une époque où les conflits et les guerres entre catholiques et protestants font des ravages.
L'apparition de cet art baroque est favorisé dans les années 1630 par l'Eglise catholique, qui voit en lui un moyen de combattre la Réforme, et qui voit une époque, où de nombreux couvents et églises se construisent, et des châteaux se fortifier dans les campagnes.

Prague est la vitrine éblouissante du baroque en Europe à cette époque, dont le Pont Saint Charles et ses décors, achevé de construire en 1714, constitue encore aujourd'hui le témoignage.
Les sculpteurs de renom sont alors Matyas Braun, ou Ferdinand Brokof, qui exécutent  sur bois de véritables chefs d'oeuvres réalistes. En peinture, ce sont Petr Brandel ou Jan-Krystof Liska, qui traduisent dans des oeuvres en clair-obscur des oeuvres lyriques ou religieuses marquées par le soucis du réalisme.
A partir des années 1730, le baroque laisse place aux lourdes élaborations du rococo, avec des oeuvres plus intimistes comme celles du peintre Norbert Grund. C'est ensuite la période du développement des célèbres verres et cristaux de Bohème, mais également de l'art de la gravure, tel que chez Wenceslas Hollar, dont l'oeuvre redonne un peu de fraîcheur et de simplicité à cette période marquée par cette profusion décorative.
Cette exposition offre aux visiteurs toute cette époque avec nombre d'oeuvres et d'objets précieux qui les plongent trois siècles en arrière au milieu d'une période tout de même sombre de l'histoire tchèque, malgré la richesse des trésors présents et en provenance pour la plupart des Musées de Prague.


Illustration : Ferdinand Brokof : " Marie Immaculée " 1726 - © Musée de Prague

 

   
 

------

        
 





¤¤¤¤¤
exposition

 Hommage
à
Wassil Ivanov
( 1909 - 1976 )


sur
Le mONDE dEs ARTS
Wassil Ivanov " Sans titre  " Craies sur papier 1974 © LMDA  / F.A.B - W.I.

¤¤¤¤¤

 
exposition

Musée de la Marine
Paris

Mathurin Méheut

Du 27 février au 30 juin 2013

 Affiche de l'exposotion Mathurin Méheut - Musée de la Marine Paris © Lot84 © ADAGP 2012

¤¤¤¤¤

 
cinéma















¤¤¤¤¤

 
cinéma











¤¤¤¤¤

 
théâtre

Voyage
au bout de la nuit
d'après
Louis- Ferdinand Céline


Mise en scène
Françoise Petit 

avec
Jean-François Balmer

Théâtre de l'Oeuvre
55, Rue de Clichy
Paris - 75009

Jusqu'au 24 mars 2013

Affiche Theâtre : "Voyage au bout de la nuit " - Theâtre de l'Oeuvre-Paris

¤¤¤¤¤

 

¤¤¤¤¤

¤¤¤¤¤

            
      

 


ACCUEIL

EXPOSITIONS
EN COURS
  
EXPOS
MUSEES à PARIS

et en ILE DE FRANCE


EXPOS  MUSEES
eN REGIONS


 EXPOS MUSEES
 DANS LE MONDE

  
EXPOS
GALERIES à PARIS

et en ILE DE FRANCE


EXPOS  GALERIES
eN REGIONS


 EXPOS GALERIES
 DANS LE MONDE

  
EXPOS
Le mONDE dEs ARTS



ARTS, HISTOIRE
PATRIMOINE


 PROPOS
& CITATIONS

  
LIENS
MUSEES A PARIS

ET EN ILE DE FRANCE


LIENS
MUSEES EN REGIONS


 LIENS
MUSEES DU MONDE

 
ACTUALITE
DES LIVRES


Donnez-nous votre avis
en cliquant ici

Merci !


© Le mONDE dEs ARTS