EXPOSITIONS PASSEES A PARIS & EN ILE DE FRANCE Année 2002
PARIS : Galerie Artemis Fine Arts
" Rembrandt - L'Art de l'Estampe : morceaux choisis"
Du 21 novembre au 20 décembre 2002
Cette exposition constitue un évènement exceptionnel dans le monde de l'art ancien en France, par la présentation d'un ensemble rare de 35 estampes réunies par la Galerie Artemis Fine Arts sous le titre "Rembrandt Harmensz. Van Rijn (1606-1669). L'Art de l'Estampe : morceaux choisis".
Ce genre de présentation, ordinairement réservée au cercle restreint des collectionneurs et des professionnels, est ici ouverte au plus large public, et lui permet de découvrir l'oeuvre gravé de l'un des plus grands artistes du XVIIème siècle.
La gravure à l'eau forte est un procédé qui existait avant l'artiste. Mais Rembrandt invente avec elle une écriture graphique totalement originale et nouvelle, qui fera de lui un génie dans l'histoire de l'art, et dont peut identifier immédiatement l'appartenance au travers la technique utilisée.
L'estampe est un art difficile, mais elle donne un contenu fascinant, et rempli de séduction à l'oeuvre de Rembrandt, totalement emprunt à la fois d'intimité et d'émotion profonde.
Cette exposition permet d'approcher au plus près l'art de l'estampe et le génie de l'artiste, et convie le plus large public à cette double découverte particulièrement éclairante chez Rembrandt de la technique d'une oeuvre identifiée à l'homme.
" Dans l'histoire de l'art graphique, il arrive rarement qu'on puisse identifier complètement une technique au génie d'un seul artiste; cependant, on peut dire que la gravure à l'eau-forte, au XVIIème siècle, c'est Rembrandt" (K.G. Boon, ancien Directeur du Cabinet des Estampes du Rijksmuseum d'Amsterdam, dans son livre "Rembrant, gravure, oeuvre complet "1978).
PARIS : Fondation Mona Bismarck
" Les Maîtres de la Lumière -
Peintres de plein air en Californie : 1890 - 1930"
Du 26 septembre au 14 décembre 2002
Pour la première fois en Europe, la Fondation Mona Bismarck permet aux visiteurs de découvrir une soixantaine de tableaux d'artistes impressionnistes et néo-impressionnistes américains, de la fin XIXème et du début du XXème siècle en provenance du Irvine Museum de Californie, ou de collections particulières.
C'est ainsi qu'au travers des oeuvres représentant les vastes paysages inhabités de la Côte Ouest américaine, comme chez Edgar Alwin Payne (1883-1947), les rochers battus par la mer de George Gardner Symons ( 1862-1930), les immenses campagnes en fleurs de Granville Redmond (1872-1935), ou les scènes plus intimistes de femmes portant ombrelles, ou prenant le thé, comme chez Guy Orlando Rose (1867-1925), ou Meta Gressey ( (1882-1964), toutes marquées par les influences de la peinture française, limpressionnisme, le pointillisme ou le réalisme, on découvre ici les noms de peintres qui purent dès 1890, présenter leurs créations au Salon de Paris, et affirmer ainsi leur particularité alors que les peintres impressionnistes français étaient eux mêmes pour certains, comme Paul Cézanne, lobjet des plus vives critiques,
PARIS : Maison de la Culture du Japon
" Isamu Noguchi . Sculptural Design : 1904-1988 "
Du 24 septembre au 14 décembre 2002
L'artiste américano-japonais Isamu Noguchi (1904-1988) avait une conception très élargie de la sculpture, car pour lui, la sculpture s'appliquait également au mobilier, aux luminaires, aux décors d'intérieurs, aux décors de théâtre, ou encore aux espaces et aux jardins publics.
"Tout est sculpture, disait-il. Je considère tout matériau qui prend librement vie dans l'espace comme une sculpture."
Il s'agit ici de la première grande exposition consacrée à cet artiste, éternel voyageur entre l'Orient et l'Occident, dont le nom est connu dans le monde entier surtout pour ses "akaris", ses luminaires et ses lampes en papier.
C'est à New York, qu'il découvre l'art occidental, et c'est ensuite par les quelques mois qu'il passe à Paris dans l'atelier de Constantin Brancusi, qu'il parvient dans son expression artistique à une approche multiculturelle et pluridisciplinaire.
Il reste néanmoins marqué par ses origines asiatiques et en particulier par la peinture chinoise et l'artisanat japonais.
Puisant dans la pensée orientale et en particulier dans la conception japonaise de l'esthétisme, il ne fait pas de hiérarchie entre les arts plastiques et les arts appliqués comme on le fait en Occident. Ses recherches s'attachent à faire la synthèse entre l'utilitaire de l'objet et son esthétique, à ne pas réduire l'objet à sa seule fonction pratique, mais a lui trouver une forme artistique. La beauté est pour lui la synthèse des ces deux fonctions. C'est en cela une véritable démarche créatrice qu'il a eu tout au long sa vie et de son oeuvre, dans tous les domaines qu'il a pu approcher, tant dans les décors de théâtre qu'il réalise au milieu des années 30 pour le Modern Dance Theater auprès de la chorégraphe Martha Graham à New York, que dans les mobiliers, chaises et tables en forme de sculptures qu'il crée à entre les années 1940 et 1950, dans la conception qu'on lui confie de jardins publics ou d'espaces urbains, ou encore dans la création de luminaires.
Cette exposition qui rassemble quelques 80 oeuvres dans une mise en scène de Robert Wilson, ami de l'artiste, nous invite à découvrir chez un univers totalement en dehors des classifications habituelles, que Isamu Nogushi lui même qualifait de design sculptural.
PARIS : Fédération de Paris du PCF
" Une Collection Politique ?
Fonds d'art contemporain de la Fédération de Paris
du Parti communiste Français ( 1954-1978 ) "
Du 5 au 27 octobre 2002
Sous l'intitulé "Une collection Politique?", le grand public peut découvrir pour la première fois ce que fût la richesse de la collection d'art de la Fédération de Paris du PCF, qui présente dans ses murs 93 oeuvres d'artistes célèbres, amis, militants ou sympathisants, sur les 350 oeuvres, dont certaines anonymes, qui ont pû être répertoriées par Alain-Georges Leduc, commissaire de cette exposition, professeur à l'Ecole Nationale d'Art, historien et écrivain.
Ces oeuvres offertes ou laissées au parti entre 1954 et 1978, s'étaient amassées et dormaient dans une cave de ce qui fut le premier siège du Parti Communiste Français au 120, Rue Lafayette dans le Xème arrondissement de Paris. Elles s'ajoutent aux oeuvres plus connues laissées par certains artistes, comme cette oeuvre de Marcel Duchamp intitulée " LHOOQ", représentant le Joconde affublée d'une moustache, donnée au PCF par Louis Aragon, à la fin des années 50, pour attester que c'est assurément une exposition à voir.
"Cette idée de montrer cette collection dans sa disparité, avec des oeuvres de plasticiens contemporains remonte à il y a un an " , nous indique Alain-Georges Leduc. Depuis la mort de Staline, jusque dans les années 1966-1968, le réalisme socialiste avait été progressivement abandonné comme référence esthétique au PCF. En 1966 dans sa résolution dArgenteuil, le parti avait d'ailleurs décidé de rompre le carcan inféodant la culture et l'art aux fins et à l'idéologie du parti. Depuis 1954 et jusqu'en 1978, les liens s'étaient progressivement développés avec nombre d'artistes dont les critères esthétiques très différents du réalisme, ne constituaient plus un obstacle.
C'est ainsi que dans les lieux où ils ont parfois été réalisés, des dessins ont été retrouvés, des calicots, des lithographies, des esquisses, des toiles dartistes pour certains aujourd'hui oubliés, mais aussi des pièces uniques, dont par exemple une lithographie de Lurçat, et diverses oeuvres signées de Tal Coat, de Picasso, de Vieira da Silva, de Messagier, de Masson, de Cremonini, de Pignon, de Cueco, ou encore cette huile sur toile de Roberto Matta de 1974 intitulée "Le vif du sujet" longtemps accrochée au mur d'un bureau, avant que d'être remisée à la cave.
Des oeuvres aujourd'hui disparues reviennent en mémoire par le biais de certains courriers retrouvés, par les articles de vieux numéros de "L'humanité", ou par le souvenir de ceux qui étaient là à cette époque : tel se souvient d'un portrait de Staline réalisé par Picasso en 1953, tel autre d'un Pignon-Ernest, tandis que certaines oeuvres sont retrouvées parfois, comme l'une d'entre elle dernièrement, dans une vente aux enchères.
Ce sont près de quarante personnes, qui autour d'une association "Les Caves du 120", ont travaillé à l'inventaire, au nettoyage, à l'encadrage de ces oeuvres pour l'exposition. Dans les membres cette association figurent entres autres, le peintre Pignon-Ernest, le photographe Willy Ronis, larchitecte Chemetov, ou lhistorienne Madeleine Rebérioux.
PARIS : Musée Maillol - Fondation Dina Vierny
" Robert Rauschenberg, oeuvres récentes "
Du 06 juin au 14 octobre
Robert Rauschenberg est sans doute l'un des peintres américains les plus importants de notre époque.
Né en 1925, il a fait l'essentiel de ses études au Kansas City Art Institute, puis au Black Mountain College en Caroline du Nord de 1948 à 1949 avec le peintre Josef Albers. C'est à partir de 1950, qu'il se fait connaître par ses illustrations de "L'Enfer "de Dante, alors achetées par le Museum of Modern Art de New York. Il réalise sa 1ère exposition en 1951, puis voyage en Europe et en Afrique du Nord, pendant les 2 années suivantes. De retour New York, il développe sa technique des collages, et expose en 1953, à New York ses toiles All White et All Black. De 1953 à 1955, il expérimente des collages et assemblages faits de ficelles et de cordes, de papiers, oiseaux empaillés, et même de pierres et de roches.
La période suivante qui va de 1958 à 1961 est celle des combine-paintingsoù il colle des accessoires, et des objets hétéroclites en recherche de textures et de couleurs sur des fonds tachistes, cela en réaction à lExpressionnisme Abstrait de lAction Painting. Il va jusqu'à supprimer le fond, ce qui donne lieu aux prémices du PopArt.
Il se trouve reconnu à l'échelle internationale avec le Grand Prix de la Biennale de Venise qu'il obtient en 1964 devant le peintre français Roger Bissière tandis que ses oeuvres sont disputées par les galeries et les musées du monde entier.
Après la mort de Jackson Pollock en 1956, il donne un nouveau souffle à la peinture américaine, et développe l'utilisation de différentes autres techniques telles que la sérigraphie, la photographie, la gravure, ajoutés à la peinture et aux objets collés sur différents supports comme le bois, le métal, le papier.
Après 1976, il revient à la création dobjets, de tissus aux textures variées, qu'il assemble sur des panneaux muraux selon des techniques différentes, et en 1985, il crée le "Rauschenberg Overseas Cultural Interchange", qui consiste à faire tourner dans différents pays les oeuvres de ses 20 dernières années
Peu connu du grand public français, il incarne cependant aujourd'hui avec Jasper Johns l'un des pôles les plus significatifs de la peinture américaine actuelle, avec sa conception événementielle de la peinture. Pour lui " l'art a tout à voir avec la vie, mais il n'a rien à voir avec l'art", et "mon ambition, dit-il, n'est pas de continuer à peindre des oranges pourries, mais de faire du bon journalisme".
Cette exposition proposée par le Musée Maillol, porte sur les oeuvres récentes de l'artiste réalisées entre 1995 et 2002.
PARIS : Musée National de la Marine
" Pirates !"
Jusqu'au 14 octobre 2002
A la suite de l'Abbaye de Daoulas, dans le Finistère, le Musée National de la Marine au accueille, la plus grande des expositions jamais consacrée en France à la piraterie et à la flibusterie.
Ce sont les aventures mythiques du célèbre Barbe Noire, de John Rackham ou de Francis Drake que l'on découvre, dont les lettres de gloire sont davantage l'expression d'une volonté de voguer librement sur les mers, et de lutter contre l'hégémonie de la flotte toute puissante de l'Espagne catholique.
PARIS : Musée Zadkine
" Raoul Marek : La Salle du Monde-Exil"
Du 16 mai au 13 octobre 2002
Raoul Marek, artiste suisse vivant entre Paris et Berlin propose ici, au travers ses oeuvres nouvelles faites de montages photographiques de grand format, une réflexion générale et au sens large sur l'exil. L'exil au sens du départ, mais aussi au sens de l'ailleurs, au sens de l'exil personnel, comme au sens de l'exil en soi.
Sur le thème du déplacement, du transit, mais aussi de la fuite, du temps et de l'espace, les visuels qu'il présente dans le parcours de cette exposition témoignent du déplacement compris comme une séparation, une douleur, une absence, mais pour mieux se retrouver soi- même dans les voyages, les hasards, les dérives qui permettent les rencontres nécessaires entre les individus, les croisements des cultures, et les échanges de tous les savoirs.
PARIS : Musée d'Orsay
"Kupka, oeuvres graphiques 1894-1912 "
Du 25 juin au 06 octobre 2002
Actuellement
Cette exposition est la première grande exposition consacrée à l'oeuvre graphique de Frantisek Kupka, et à proposer une étude approfondie de cet aspect de la période figurative de l'artiste, quelque peu oubliée derrière l'importance historique et esthétique de son oeuvre abstrait.
Frantisek Kupka né en Bohême en 1871 exprime très tôt son goût marqué pour le dessin et pour la peinture ce qui lui permet dès 17 ans de s'inscrire dans les cours du peintre suédois Alois Strudnicka (1842-1927) et d'entrer à l'Académie des Beaux Arts de Prague en 1889 d'où il sort diplômé en 1892. Il voyage ensuite en Autriche, en Scandinavie et arrive en France en 1896.
Il s'installe à Paris dans le quartier de Montmartre où l'un de ses compatriotes Alfons Mucha réside déjà, et vit en réalisant des affiches pour les pièces Sarah Bernhardt.
Kupka décide de tenter de gagner lui aussi sa vie en étant illustrateur, mais tout en continuant de peindre. C'est ainsi qu'il réalise des affiches pour des cabarets comme "Le Chat Noir" ou "L'Ane Rouge", et qu'il travaille pour Aristide Bruant. Il s'impose rapidement alors comme l'un des principaux dessinateurs de la presse satirique, notamment pour "L'Assiette au Beurre" et qu'il devient illustrateur de textes littéraires, avant que ne s'opère son passage à l'abstraction.
PARIS : Galerie Nationale du Jeu de Paume
"Georges Mathieu "
Du 18 juin au 06 octobre 2002
Cette exposition rassemble un ensemble d'oeuvres de Georges Mathieu, l'inventeur de l'abstraction lyrique, pour une relecture de certains travaux qu'il a pu réaliser dans le cadre de diverses actions publiques et de happenings.
Ces oeuvres peu connues proviennent de divers musées d'Europe, d'Asie et des Etats-Unis, et éclairent le visiteur sur l'oeuvre autant que sur l'homme.
PARIS : Maison de l' Unesco - Salle Miró
" Minn Kyoung-Kap : Vers la Nature"
Du 6 septembre au 25 septembre 2002
Eusan Minn Kyoung-Kap, membre de l'Académie Nationale des Arts de Corée est considéré comme le plus grand artiste de son époque dans son pays. A l'âge de 70 ans, il a consacré les quarantes dernières années de sa vie à exprimer sa sensibilité artistique propre à sa culture coréenne, et plus particulièrement son amour et son admiration profonde pour la nature, au travers une réflexion quant à sa fragilité, et quant à son devenir incertain en raison des méfaits de l'homme.
Les différentes expositions réalisées depuis les années 1960 dans le monde, montrent une oeuvre en constante évolution, depuis l'expression figurative des forêts et des montagnes de son pays dans ses oeuvres premières, vers les étapes d'une progression insensible vers l'abstraction, qui semble le conduire au coeur même de la substance vivante des végétaux et des plantes, aujourd'hui.
La vingtaine de tableaux présentés dans cette exposition, montre une oeuvre pionnière à vocation universelle, par rapport à l'esprit traditionnel de l'art coréen. Son approche, son esprit, et l'infini respect pour la nature qu'elle transmet touche la sensibilité de tous les hommes qui veulent bien s'arrêter un instant devant l'une de ses toiles. Eusan Minn Kyoung-Kap exprime par là dans une langue artistique qu'il adresse à tous les pays du monde, et qui se veut être compréhensible par tous, un hymne au respect nécessaire de notre nature, car essentielle à la vie, à son devenir, mais aussi à l'harmonie entre les peuples, et à la paix entre les hommes.
PARIS : Musée du Louvre
" Ingres, les cartons de vitraux du Louvre"
Du 24 mai au 23 septembre 2002
Le Musée du Louvre possède la plus importante des collections d'oeuvres de Jean-Auguste Dominique Ingres (1780-1867), dont en particulier une série de 25 cartons peints par l'artiste entre 1842 et 1844 pour la réalisation des vitraux de la Chapelle Saint-Ferdinand et de la Chapelle Royale Saint Louis à Dreux.
Le Prince Ferdinand, Duc dOrléans, fils aîné du roi, protecteur et mécène du peintre, meurt d'un accident le 13 juillet 1842 sur la route de Paris à Neuilly sur Seine. Ingres qui venait de réaliser le portrait du Prince Ferdinand, propose en sa mémoire, de dessiner les vitraux de la chapelle qui sera édifiée sur le lieu de la mort du Prince. (*)
Les cartons que l'on peut voir dans cette exposition sont ceux des vitraux qui orneront cette Chapelle et de la Chapelle Royale Saint Louis à Dreux. Par l'influence de Violet-Le-Duc, et de ses travaux de restauration des monuments anciens, le moyen âge et l'architecture sont des sujets dans l'air du temps, et les arts du vitrail, de la sculpture, de l'architecture sont au centre de grandes discussions esthétiques et pratiques auxquelles Ingres participent.
Entrés dans les collections du Louvre en 1874, ils sont très peu connus du grand public, car ayant fait l'objet d'une salle d'exposition à partir de 1925, celle ci restera très souvent inaccessible à partir de 1930, et ce n'est qu'en 1967, à l'occasion d'une rétrospective consacrée au peintre qu'on les découvrira à nouveau, pour être finalement à nouveau remisés dans une réserve.
Au début des années1980, ces cartons ressortent pour être présentés dans les salles dédiées au XIXème siècle, lesquelles salles sont mises en rénovation en 1992, et les cartons à nouveau renvoyés dans les réserves.
C'est donc la première fois depuis lors que ces cartons réapparaissent au centre d'une exposition consacrée uniquement sur ce sujet de l'art du vitrail pour cet artiste, où Ingres montre à la fois ses références à l'Antiquité et au Gothique au travers un certain académisme, mais également une distanciation par rapport à ces repères, en s'impliquant dans une décoration liée à la réalité de son époque.
PARIS : Museum National d'Histoire Naturelle
Jardin des Plantes
" Le siècle de Théodore Monod"
Du 8 mai au 9 septembre 2002
De nombreux dessins, documents, photos, manuscrits, correspondances, et livres nous font partager dans cette exposition, la vie, la carrière et la vision du monde de cet éminent et infatiguable scientifique, Théodore Monod
( 1902-2001), spécialiste du désert qui nous a quitté voilà près d'un an.
Il s'agit de rendre hommage ici à l'un de nos plus grands et des derniers voyageurs naturalistes français, mais aussi botaniste, océanographe, ichtyologue, et philosophe engagé dans une spiritualité mêlee de réalité profond au contact des peuples du désert. Cet hommage est accompagné également d'une importante exposition photographique, avec plus de quarante photographies de Patrick Darfin portant sur "Le Désert Blanc".
PARIS : Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
" Marc Chagall : Hadassah"
Jusqu'au 1er septembre 2002
Les vitraux de la synagogue de l'Hôpital Hadassah à Jérusalem, installés et inaugurés en février 1962, sont l'une des réalisations les plus impressionnantes de Marc Chagall. Cette exposition présente quarante ans après, les croquis, esquissses, dessins et maquettes ainsi que les vitraux d'essai qui ont précédés à la création de cette oeuvre. C'est Myriam Freund et l'architecte Joseph Neufeld qui après avoir visité sa rétrospective au Musée des Arts Décoratifs, en 1959, demandent à Marc Chagall, la création des vitraux de la synagogue de l'Hôpital Hadassah à Jérusalem, alors en construction.
Douze vitraux pour douze fenêtres de plein cintre sont ainsi à réaliser. Marc Chagall en s'inspirant des prophéties de Jacob et de Moïse, choisit alors le thème les douze tribus d'Israël. Il commence ses esquisses à partir de petits dessins en noir et blanc marqués par des contrastes d'ombres et de lumières. Il procéde ensuite à enrichir ce premier travail par des dessins colorés, pour chacun des vitraux à l'aide de papiers et de tissus collés. Il travaille ensuite à la colorisation des ensembles et aux études des effets de la lumière à l'aide d'aquarelles et de gouaches, en s'appuyant sur les conseils de Charles Marq, maître verrier, à Reims.
Marc Chagall considère que le vitrail ne peut être que le prolongement naturel de la peinture, car il dépasse le simple effet de la couleur sur la surface plane, pour donner de la matière et de la profondeur à la couleur, par ses effets et ses jeux de transparence. Telle est la rencontre qui nous est proposée ici, avec les préparatifs d'une oeuvre, dont on voit le cours de la création, dans ses différentes phases, et les étapes successives, qui parfois longtemps travailléees et recommencées, permettent d'aboutir à cette oeuvre achevée qu'on appelle un chef-d'oeuvre.
PARIS : Espace Electra
" Méliès, Magie et Cinéma"
Du 26 avril au 31 août 2002
Réalisée en partenariat avec la Cinémathèque Française et la Cinémathèque Méliès, cette exposition chronologique et thématique, retrace les étapes du génie de Méliès à travers maquettes, éléments de décors, costumes de scènes, manuscrits, films, et démontre ce que fut la contribution de Georges Méliès ( 1861-1938) pour le septième art.
La cinématographie ne porte alors que sur les films documentaires, et est essentiellement uns distraction que l'on présente dans les foires, destinée à amuser le public.
Georges Méliès, lui, ouvre en grand les portes du cinéma en apportant à cette technique : la magie, le fantastique, le rêve, l'évasion, la fiction, qui font ce que le septième art est devenu au fil du XXème siècle.
Cette exposition fête également le centenaire du film " Le Voyage dans la Lune " de Méliès et rend hommage à ce pionnier de l'histoire du cinéma, qui dès 1897, crée le premier studio de l'histoire du cinéma à Montreuil, dans lequel , il va pouvoir inventer et utiliser tout un ensemble de machines et de mécaniques de théâtre pour procéder aux premiers truquages, pour reconstituer des décors, des trompe l'oeil, mais également des catastrophes, des explosions, des naufrages.
Parmi les nombreux films qu'il tournera, plus de 500, on retient "Le Voyage dans la Lune" réalisé en 1902, où il montre son goût pour l'univers de Jules Verne. Méliès réalisera également en 1906 " Deux cents milles sous les mers" où dans une profusion de décors, les comédiens deviendront de véritables figures vivantes et en 1908 " le Conte de la Grand-mère et le Rêve de l'Enfant ", où il cherche à étonner le public par la reproduction d'un univers de végétation luxuriante.
Méliès sera à partir de 1923, obligé de vendre ses films pour rembourser ses dettes, période pendant laquelle, il en détruira également un grand nombre. Il sera contraint d'ouvrir une boutique de jouets et de confiseries pour survivre et rembourser ses créanciers. Certains de ses films seront retrouvés en 1929 et projetés Salle Pleyel. Il sera nommé en 1936 Président d'Honneur de la Cinémathèque, fondée par Henri Langlois et Franju.
PARIS : Musée du Louvre - Hall Napoléon
" Les artistes du Pharaon "
Jusqu' au 22 juillet 2002 >>> Prolongation jusqu'au 5 août
Cette superbe exposition a pour objet de faire découvrir l'ensemble de ce qui constituait le quotidien des hommes, des ouvriers et des artistes dont la vie et le destin étaient dévolus au pharaon.
En Haute Egypte, sur la vallée occidentale du Nil, il y avait un village appelé Set Maat, aujourd'hui appelé Deir -el Medineh. Ce village, situé au pied de la Vallée des Rois, était le site, où pendant cinq siècles, entre 1500 et 1050 av. J.C., ont vécu les milliers d'artistes, architectes, décorateurs, sculpteurs qui ont creusés, édifiés, sculptés et ornés de fresques les tombeaux pharaoniques, mais aussi les sépultures des personnages les plus importants du Nouvel Empire.
PARIS : Musée d'Orsay
" Piet Mondrian de 1892 à 1914.
Les chemins de l'abstraction"
Jusqu'au 14 juillet 2002
Le peintre hollandais Piet Mondrian (1872-1944) fut l'un des pionniers les plus influents de la peinture abstraite. Cette grande exposition du Musée d'Orsay sous-titrée " les chemins de l'abstraction", nous fait découvrir cette période qui mena l'artiste de la figuration la plus réaliste, à l'abstraction et au cubisme abstrait.
Il s'agit de la première grande exposition en France sur Mondrian, depuis la grande rétrospective qui lui avait été consacrée en 1969 au Musée de l'Orangerie. Avec cent dix oeuvres, en provenance du Gemeentemuseum de La Haye, pour la plupart, on retrouve le parcours qui conduit Mondrian entre 1892 et 1914 de ses débuts figuratifs en hollande aux premiers moments de l'abstraction.
Mondrian qui est entré à l'Académie Nationale des Beaux-Arts d'Amsterdam en 1892, subit d'abord l'influence de l'Ecole de La Haye, en travaillant la forme, le style, la lumière et l'espace par des oeuvres naturalistes et des paysages académiques, tel un tableau "Au Stadhouderskade à Amsterdam " peint en 1898, représentant dans des tonalités bleues et grises les bords d'un canal .
Piet Mondrian est alors un peintre réaliste très soucieux de représenter la réalité et la nature dans tous ses aspects, car c'est elle qui permet l'accés aux révélations spirituelles et aux "vérités supérieures", selon une pensée traditionnelle liée au protestantisme. Natures mortes et paysages de campagne sont ses sujets dominants, mais il construit à partir de 1897, des oeuvres faites de lignes claires, par l'utilisation qu'il developpe du crayon noir, de l'aquarelle, de la gouache, dans des dominantes bleues, grises ou brunes, dans des oeuvres souvent mélancoliques.
A partir de 1904, sa peinture change et les paysages laissent la place à des scènes d'intérieurs avec l'abandon des tonalités nuancées au profit de longs aplats de couleurs. Sous l'influence de peintres tels que Cornelius Spoor, Jan Sluyters ou Jan Toorop, il se tourne progressivement vers le fauvisme comme en témoigne des oeuvres telles que "Le nuage rouge" de 1907, "Moulin dans la clarté du soleil "en 1908, ou encore "Dévotion", "Crépuscule", "L'arbre bleu". Mais il s'interresse aussi au divisionnisme de Signac, dans des oeuvres telles que "Dunes", ou à un certain expressionnisme de Van Gogh dans une oeuvtre telle que " Le Pommier en bleu".
Il poursuit également une réflexion philosophique sur le rôle de l'artiste, en quête de permanence et d'universel, et considère que l'artiste doit saisir l'essence des choses, et s'échapper du matérialisme qui conduit à la simple retranscription ou imitation de la nature, dans les limites de la perception ."
Après des toiles qui célèbrent la couleur, succèdent des Suvres dans lesquelles Mondrian explore avant tout les lignes. "Phare à Westkapelle" réalisé en 1910 fait entrevoir la direction que Mondrian prendra ensuite. «Je trouve vraiment que la grande ligne est l'élément primordial dans une chose, c'est ensuite que vient la couleur», dit-il..
Adepte de théosophie, il s'engage dans des compositions fondées sur l'ésotérisme et la spiritualité tel que dans l'énigmatique triptyque " Evolution" qu'il peint en 1910, qui représente l'évolution de la femme entre la réalité matérielle vers la vérité mystique. Car Mondrian cherche à faire de sa peinture un langage universel, dont il considère qu'elle doit rendre compte des réalités essentielles au-delà des apparences sensibles.
Lors d'une exposition à Amsterdam, en 1912, il découvre le cubisme et décide alors de s'installer à Paris pour rejoindre le groupe des peintres "cubistes". C'est au cours de cette période parisienne, entre 1912 et 1914, qu'il passe d'un cubisme figuratif à un cubisme plus abstrait dans lequel les objets perdent leur fonction figurative pour ensemble de lignes formelles horizontales et verticales, mêlées aux couleurs primaires dans un espace à deux dimensions. Il poursuit l'exploration des mêmes thèmes, comme les arbres et les façades d'immeubles, telles "Pommier en fleur " , en 1912, et "Composition ovale en plans de couleurs" en 1914.
"Je sentis que seuls les cubistes avaient découvert le bon chemin, et pendant longtemps, je fus très influencé par eux", écrira plus tard Mondrian.
En 1914, il retourne aux Pays-Bas pour l'été, mais la déclaration de la guerre l'empêche de revenirà Paris. Il connaît alors une renommée internationale, car il est considéré comme l' inventeur d'une forme d'art "universelle".
Cette exposition présente une période qui n'est pas la plus connue du peintre, mais elle permet de saisir la lente évolution vers l'abstraction à laquelle de nombreux artistes succomberont à sa suite tout au long du XXème siècle.
PARIS : Musée Rodin
" Les portraits de Victor Hugo "
Jusqu'au 7 juillet 2002
Dans le cadre du bi-centenaire de la naissance de Victor Hugo, Le Musée Rodin présente actuellement une cinquantaine d'oeuvres qui retrace l' histoire de l'artiste et de son modèle que fut Victor Hugo. Au côté de bronzes, de plâtres et de terres cuites, du maître de la sculpture française, des photographies sont exposés pour la première fois avec des dessins, et deux pointes sèches de Rodin représentant le portrait de Victor Hugo de trois quarts, fait en 1884 et de Victor Hugo de face, de 1885.
La dernière acquisition du Musée Rodin est une épreuve unique du premier état de la gravure du Victor Hugo de trois-quarts que Rodin dédicaça à la fois à Hugo et à Bazire.
PARIS : Musée Jacquemart André
" La passion du dessin. Dessins du XVè au XXè siècle.
La collection Jan et Marie-Anne Krugier-Poniatowski"
Jusqu'au 30 juin 2002
Le Musée Jacquemart-André présente ici la collection de Jan et Marie-Anne Krugier-Poniatowski, dont leur passion du dessin leur a permis de rassembler un nombre important d'oeuvres qui, par leur qualité intemporelle, participent d' une filiation étroite au travers les siècles, entre les différents artistes.
Cette collection qui s'est constituée depuis plus de 30 ans, réunit un nombre de dessins, donc on découvre ici en partie, près de 160 oeuvres de maîtres, mais aussi d'artistes moins connus sur une période qui va du XVème aun XXème siècle.
PARIS : Centre National d'Art et de Culture Georges Pompidou
" La Révolution Surréaliste"
Jusqu'au 24 juin 2002
Cette importante exposition du Centre Georges Pompidou intitulée " La Révolution Surréaliste" présente la plus vaste rétrospective consacrée au surréalisme depuis plus de trente ans, avec la présence d'un ensemble des oeuvres majeures du plus influant des courants artistiques du XXème siècle, sur l'histoire de l'art, la littérature, la poésie, la pensée philosophique et politique de ce siècle.
Cette exposition qui a pu réunir plus de 600 oeuvres de 60 artistes différents, s'ouvre sur le début du mouvement dans les années 1920 et s'achève sur les années 1940, qui a vu de nombreux artistes être contraints à l'exil aux Etats-Unis.
Avec le nom d'artistes tels que Giorgio de Chirico, Max Ernst, Masson, Magritte, Dali, Mirò, Giacometti, Man Ray ou encore Bellmer, tous les peintres les plus engagés dans le surréalisme sont présents dans cet ensemble de présentation monographique, qui s'organise autour des thèmes dominants de ces artistes : "Rêve", "Nuit", "Ville", "Histoire", "Erotisme", "Blasphème".
PARIS : Musée National des Arts et Traditions Populaires
" Héros Populaires "
Jusqu'au 10 juin 2002
Dans la mémoire populaire, les héros personnifient et concrétisent des modèles de vie idéale ou mythique d'une époque.
L'objet de cette exposition est de montrer ce que furent et ce que sont, les idéaux et les valeurs propres à chaque époque, au travers l'histoire occidentale, depuis l'an mil juqu'à aujourd'hui, exprimés dans les exploits, les aventures et les représentations idéalisées de ces personnages au travers l'imagerie populaire, mais aussi dans les arts graphiques, la réclame ou la publicité, la peinture ou plus récemment dans la photographie.
PARIS : Musée Carnavalet
" Les Stroganoff : princes et mécènes"
Du 6 mars au 2 juin 2002
Dans le cadre des échanges avec les musées mondiaux, le Musée Carnavalet présente la collection d'art des Comtes Stroganoff, une famille de marchands et d'industriels russes, qui a réunit au fil du temps dans leur Palais de St-Pétersbourg depuis le XVIIIème siècle une collection très importante d'objets d'arts, de différentes époques.
Composée de nombreuses peintures, d'aquarelles, de gravures, mais aussi de meubles, de bijoux, et de nombreux objets rares , cette collection est aujourd'hui répartie entre différents musées, dont le Musée de l'Ermitage, le Musée Russe, le Château de Pavlovsk, sont ici présentés pour la première fois en Europe Occidentale.
'est ainsi que des oeuvres de peintres français seront présentés, notamment des tableaux de Nicolas Poussin, de Claude Lorrain, de Jacques Blanchard, de Jean-François de Troy, ou encore de Elisabeth-Louise Vigée-Lebrun, mais on pourra découvrir aussi la "Grande Coupe " en malachite sur tripode en bronze doré du Musée
de l'Ermitage, et de nombreux autres objets rares, tels des tabatières en argent, des services à thé, des émaux de Solvytchegodsk, des dessus de cheminées et des colonnettes de marbre ou de malachite, ainsi qu'un petit salon complet en provenance du Château de Pavlovsk.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Chasseriau, un autre romantisme"
Jusqu'au 27 mai 2002
Le peintre Théodore Chassériau (1819 -1856) n'avait pas fait l'objet d'exposition importante et d'aucune rétrospective en France depuis 1933. Cette présente exposition qui rassemble près de deux cents tableaux, dessins et eaux-fortes, répare cet oubli, et restaure l'image de ce peintre français dont on ne retenait le souvenir jusque là que de quelques oeuvres, marquées par ses toiles exaltant la beauté féminine et son goût pour l'orientalisme.
L'oeuvre de Chassériau, au travers l'histoire de l'art, a été jusque là souvent réduite à une influence très marquée par Ingres et Delacroix, et totalement passée sous silence la singularité et la complexité de son inspiration.
Né à Saint-Domingue d'une mère créole et d'un père diplomate, Théodore Chassériau a 12 ans lorsqu'il entre dans l'atelier d'Ingres. lI est vite remarqué par la précocité de son talent, alors qu'il réalise déjà des portraits et des scènes d'histoire. Ingres, en 1835 alors qu'il a à peine 17 ans dira de lui : "Cet enfant sera le Napoléon de la peinture".
Ses dons de portraitiste qu'il aura tout au long de sa courte carrière, tant en dessin qu'en peinture s'exprime au travers des oeuvres telles que "Les Deux Soeurs" qu'il réalise d'abord dans son cercle familial, puis en réalisant des portraits d'amis tel son "Portrait de Tocqueville", et son " Portrait de Lacordaire" ou parmi le milieu mondain qu'il fréqente, tel le "Portrait de Marie d'Agoult", ou "Baigneuse endormie près d'une source ", qui est le portrait réalisé en 1850 de son amie, la comédienne Alice Ozy.
Son goût pour l'histoire, s'exprime d'abord par des oeuvres portant sur la mythologie, et mettant en scène les tourments de l'homme, en proie aux amours impossibles, ou à l'injustice, thèmes chers à la période romantique, renforcé par un voyage en Italie de 1840 à 1841, à la suite duquel, il réalise " Les Troyennes", " La Toilette d'Esther", "Andromède attachée au rocher par les Néréides", "Apollon et Daphné" ou encore "Jésus au jardin des Oliviers". Il est aussi très inspiré par l'oeuvre de Shakespeare, à partir de laquelle il réalise une série d'eaux-fortes sur Othello et Desdémone. Un voyage en Algérie en 1846, lui permet de donner une nouvelle vision de l'Orient, par laquelle, il cherche à s'exprimer, comme témoin de la vie quotidienne en Afrique du Nord.
PARIS : Musée Guimet
" L'Afghanistan, une histoire millénaire "
Jusqu'au 27 mai 2002
Cette exposition du Musée des Arts Asiatiques, démontre l'extraordinaire fécondité artistique de l'Afghanistan au travers l'histoire et le point de confluence que ce pays a représenté entre le Bouddhisme, l'Hellenisme, l'art de l'Islam et l'art Mongol.
Situé au carrefour de l'occident et de l'asie, l'Afghanistan a subit au travers son histoire toutes les influences, d'abord grecques, puis scythes, puis indiennes et iraniennes, par les conquêtes successives de Darius, d'Alexandre le Grand, des califes de Bagdad, ou encore de Gengis Khan et de Tamerlan. Au centre d'une histoire bouleversée et sanglante, c'est un pays et des artistes qui ont su transformer ces influences en une synthèse artistique extrêmement riche, sans jamais dégénérer en un art déchiré et disparate entre ces influences.
Ce sont ainsi 250 objets, en provenance de divers musées français, étrangers, et de collections qui témoignent de la vivacité particulière, de la richesse et du caractère universel des arts dans ce pays.
Des objets en bronzes gréco-romains, des ivoires de l'Inde, des laques de Chine, des miniatures islamiques, des figurines grecques, des sculptures bouddhiques, jalonnent le parcours de cette exposition et retracent cette histoire si tourmentée. Pour retracer ce pays de confluence des arts et des cultures, des sceaux de bonzes, des lapis lazuli, des figurines zoomorphes de la région de Kandahar, et datant de 2800 av.J.C., mais aussi des haches cérémonielles. Des verres d'Alexandrie, des ivoires du trésor de Bégram découverts en 1937 des statues en schiste du Gandhara aux frontières du Pakistan, des bouddhas de Hadda,mais aussi des gouaches sur toiles, représentant des peintures bouddhiques figurant le dieu solaire Surya, de Bamiyan, datant du VIIe siècle, qui sont autant de témoignages du riche patrimoine artistique afghan.
Cette exposition se voulait être à l'origine une protestation contre la destruction par les Talibans des statues des Boudhas de Bamiyan et une mobilisation contre la destruction, d'un des plus grands patrimoines de l'histoire de l'humanité. Elle est devenue avec la situation actuelle un témoignage pour faire connaître à l'extraordinaire richesse et la diversité de ce patrimoine afin qu'il soit préservé et mis en valeur.
PARIS : Palais de Tokyo
" Les Tendances de l'Art Contemporain"
Jusqu'au 26 mai 2002
Dans cette première exposition proposée par le Palais de Tokyo, dont la vocation est de réunir toutes les expressions nouvelles et possibles des arts contemporains, ce sont 20 artistes qui présentent leurs oeuvres, du Thaïlandais Gupta à l'artiste suédoise Gunilla Klingberg, et les mettent dans le contexte d'une interrogation sur les problèmes de l'art contemporain. Le Palais de Tokyo qui a été construit de 1934 à 1937 est l'un des monuments qui reste de l'Exposition Internationale de Paris inaugurée le 27 mai 1937. Il fut le lieu du Musée d'Art Moderne jusqu'à l'ouverture du Centre Georges Pompidou, puis il devient le Musée du Cinéma d'Art et d'Essai de 1977 à 1986.
Après une fermeture de plusieurs années, c'est en 1999, que le Ministère de la Culture décide de le réhabiliter, pour en faire un laboratoire multi-disciplinaire consacré aux arts contemporains.
PARIS : Musée du Louvre - Aile Richelieu
" Belles et Inconnues "
Jusqu'au 24 mai 2002
Intitulée " Belles et Inconnues - Sculptures en terre cuite du XVIème et XVIIème siècle" cette exposition réunit une soixantaine de pièces réalisées par les ateliers de sculpture de la ville du Mans qui fut l'un des centre les plus importants de la création de sculptures en terre cuite, pendant la Renaissance.
Les ateliers du Mans étaient surtout reconnus à l'époque, par leur art et leur production dans le domaine de la statuaire religieuse destinée aux églises.
De grandeur identique à la taille humaine pour les églises, ou de tailles plus réduites pour les cultes privés, l'essentiel des statues étaient sculptées, modelées et peintes dans la région du Mans par des familles entières d'artisans.
Cette exposition composée de près d'une soixantaine de pièces qui ont toutes été restaurées pour l'occasion, témoigne d'un art original et d'un patrimoine un peu oublié d'une région particulière de France, au travers des oeuvres anonymes, mais de grande qualité, où les oeuvres sont présentées en fonction d'une thématique liée à la symbolique religieuse : allant de la Nativité, à la Mise au tombeau, en passant par le thème de la Vierge et l'Enfant, ou celui des Etapes de la Passion du Christ ou du Cortège des Saints.
VERSAILLES : Château de Versailles
" Madame de Pompadour et les arts"
Jusqu'au 19 mai 2002
La Marquise de Pompadour (1721-1764), épouse du fermier général Charles Le Normant d'Etiolles et favorite de Louis XV a été représentée par les plus grands artistes au milieu de livres, d'estampes, de meubles et d'objets dart, montrant le rôle culturel important, tout autant que politique qu'elle a eu de son temps.
Grande admiratrice de François Boucher, elle reste néanmoins sensible, sous linfluence de son frère le Marquis de Marigny, au néoclassicisme naissant.
Pour la première fois, tous les portraits de la Marquise de Pompadour sont réunis. Nattier, Boucher, Quentin de La Tour, Liotard, Carle Van Loo, Drouais ont été les peintres de la Marquise, qui nhésitait pas à utiliser son image, qu'elle soit peinte ou gravée, à des fins politiques.
Ce sont plus de 150 oeuvres d'arts qui sont sont réunies autour de ces portraits, avec des tableaux, des dessins, des sculptures, des meubles, des bijoux, des vêtements lui ayant appartenus, tel un tableau de Chardin, un bureau en laque de Bernard Van Risen Burgh, ou des objets précieux en or, qui recréent lunivers de l'époque et nous font découvrir les goûts très personnels de la Marquise.
Pour l'occasion et dans le cadre de lexposition, le premier appartement de la marquise, récemment restauré et remeublé, situé dans laile nord du château est également ouvert à la visite.
PARIS : Musée d'Orsay
" Thomas Eakins "
Jusqu'au 12 mai 2002
Cent trente cinq oeuvres de Thomas Eakins (1844-1916), peintre réaliste et photographe américain, qui fut longtemps un artiste maudit et boudé par l'Amérique puritaine témoignent dans cette exposition d'un attachement de l'artiste à la nature humaine, à la fois dans sa plastique corporelle, mais, aussi dans sa dimension intellectuelle.
Né à Philadelphie, c'est à l'Académie de Pennsylvanie qu'il étudie le dessin en faisant des copies d'antiques, et des études de nu, tout en suivant des cours d'anatomie et des cours de chirurgie, à laquelle il a faillit se consacrer. Il se tourne finalement vers l'art et vient à Paris, suivre des cours de dessins à l'Ecole des Beaux-Arts, dans les ateliers de Gérôme et de Bonnat, pour perfectionner ses études du nu, et apprendre aussi le modelage pour mieux appréhender l'anatomie.Parallèlement, il apprend la peinture.
PARIS : Musée Maillol - Fondation Dina Vierny
" Toulouse Lautrec et l'affiche "
Jusqu'au 6 mai 2002
Le Musée Maillol présente dans cette exposition la totalité des 31 affiches qui ont été réalisées par Toulouse Lautrec, ainsi que différents dessins, et de nombreuses gravures, estampes et lithographies .
Ce sont au total une centaine d'oeuvres - dont les études préparatoires du Musée d'Albi - qui sont réunies dans cette exposition qui clôt l'anniversaire du centenaire de la disparition de l'artiste (1864-1901), et qui montrent comment le style de l'artiste s'est inspiré des peintures du Groupe des Nabis, mais aussi des estampes japonaises, très à la mode à cette époque.
Toulouse Lautrec est l'un des premiers peintres à avoir appliqué dans l'affiche la synthèse des couleurs réduites à quatre tons à partir desquels il donne du volume à des noirs profonds comme dans le "Divan Japonais" où il utilise le vert olive pour dessiner
les lettrages ou pour les fonds. Pour lui, le trait doit exprimer l'essentiel du sujet dans l'instant, mais surtout susciter la curiosité et l'envie : le principe de base de la réclame qui deviendra ensuite la publicité .
PARIS : Crypte Archéologique du Parvis de Notre-Dame
" L'Ile de la Cité au XIXème siècle.
Les Photos de Charles Marville"
Jusqu'au 14 avril 2002
Jusqu'en 1850, la Cité reste le plus vieux quartier de Paris. Le Baron Hausmann entre 1850 et 1870 a la charge de rendre plus salubre les vieux quartiers, et de faire disparaître le dédale des rues et des ruelles héritées du moyen-âge. De vastes travaux d'assainissement et d'élargissement des rues sont entrepris.
Charles Marville (1816-1879 ?) dessinateur et peintre-graveur fait ses premières photographies vers 1850, en faisant les portraits de ses proches et en prenant des vues darchitecture. Photographe Officiel du Musée Impérial du Louvre, il réalise des reproductions de dessins, en particulier dIngres, mais il travaille aussi et surtout pour des architectes chargés des chantiers de restauration tels Abadie, Millet ou Viollet-le-Duc. C'est en 1858, que Charles Marville devient " Photographe de la Ville de Paris " et reçoit la commande officielle de photographier les grandes réalisations d'Hausmann en cours. Il en profite pour photographier le vieux Paris, et ses vieilles rues avant leur destruction.
PARIS : Centre Georges Pompidou
" Henri Matisse - Ellsworth Kelly : Dessins de plantes "
Jusqu'au 8 avril 2002
Cette exposition est une rencontre apocryphe entre Henri Matisse, le grand maître français de lart de la première partie du XXème siècle, et Ellsworth Kelly artiste américain, qui a vécu à Paris quelques années, et qui est aujourd'hui l'une des figures majeures de lart abstrait.
C'est la rencontre entre les mêmes passions chez ces deux artistes pour le dessin des plantes, des fleurs, des algues, des feuillages et des végétations dans une démarche qui les rassemble ici, mais qu'au final de la création tout oppose.
Henri Matisse, dès 1900 et plus tard dans les années 40, cherche par le dessin à explorer et reproduire les innombrables formes et figures de la nature, au travers des traits simplifiés à l'extrême dans des figures décoratives
Ellsworth Kelly de son côté est envoûté par le motif végétal qui lui sert de modèle et dont il recherche les formes les plus abstraites.
Cette exposition souligne les affinités créatrices entre ces deux démarches qui consiste par le dessin à reproduire la fragilité et l'architecture délicate de la fleur ou de la feuille où apparait la matérialité même du végétal dans sa forme naturelle, sa matière, sa consistance, ses aspérités, ses imperfections, et ses infinies nuances, dans une recherche décorative chez Matisse, et dans une volonté dépuration objective chez Kelly, qui l'entraîne vers l'abstraction.
PARIS : Galerie Nationale du Jeu de Paume
" Oscar Niemeyer"
Jusqu'au 31 mars 2002
Cette exposition consacrée à l'architecte brésilien Oscar Niemeyer, âgé aujourd'hui de 92 ans, rend hommage à l'un des plus grands, si ce n'est le plus grand, de l'architecture moderne, qui fut l'inventeur et le créateur des principaux bâtiments modernes à Brasilia, et Sao Paulo au Brésil, et le constructeur de multiples autres bâtiments aux lignes futuristes au travers le monde.
Parmi ses réalisations les plus importantes, en 1951, il crée l'ensemble du Parc Ibirapuera de Sao Paulo, avec le Palais de l'Agriculture, le Palais des Arts, le Palais des Industries, le Palais des Nations et le Palais des Etats, mais aussi le Siège des Nations Unies à New York, le Siège du Parti communiste à Paris en 1965, la Maison de la Culture du Havre en 1972 , le Siège des Editions Montadori à Milan en 1968, l'Université de Constantine en Algérie en 1969...
Plus de 500 projets sont présentés dans cette importante exposition, au travers plans, croquis, maquettes, dessins et photographies, mais aussi un ensemble de présentations audiovisuelles, qui illustrent les principales étapes de l' oeuvre forte de ce génie de l'architecture dont la volonté a toujours été d'en finir avec les contraintes des angles.
Oscar Ribeiro de Almeida de Niemeyer Soares, est né le 15 décembre 1907 à Rio de Janeiro, et se consacre à l'architecture en sortant diplômé de l'Ecole nationale des Beaux-Arts de Rio de Janeiro en 1939. C'est en travaillant à un projet d'un quartier de loisirs à Belo Horizonte en 1940, qu'il rompt avec le credo de l'angle droit en matière d'architecture.
Oscar Niemeyer, est homme à s'engager idéologiquement : il adhère au Parti Communiste Brésilien en 1945, et pense que l'architecture participe du progrés et de l'émancipation de l'homme . Pour lui, la modernité est liée au progrès social. Il rejette l'architecture rationaliste et fonctionnelle, et sa rigidité structurelle. Pour lui, l'architecture, est faite de rêve et de fantaisie, de courbes généreuses et de grands espaces libres entourés de jardins. Avec Le Corbusier, il réalise ainsi le siège des Nations Unies à New York, dans le soucis permanent qu'il a, et qu'ils ont eux deux, de construire les bâtiments et les villes d'un monde meilleur.
Il est attiré par la ligne courbe, permise par les nouvelles techniques du béton armé, et développe de nombreuses architectures avec des lignes arrondies par lesquelles toutes les compositions sont possibles et expriment pour lui la liberté, la sensualité, la beauté. Il conteste la dictature, la rigidité et la froideur de l'angle droit, pour se vouer au bien être représenté par les courbes, voûtes, arcs, façades ondulantes, rampes enroulées, et qui expriment pour lui la vision futuriste d'une contribution à la réalisation d'un monde moderne plus humain.
Avec l'urbaniste Lucio Costa en 1956, il travaille au programme pour la nouvelle capitale qu'est Brasilia, et réalise le Palais d'Alvorada, résidence du chef de l'Etat, la Place des Trois-Pouvoirs avec le Congrès National, se caractérisant par deux coupoles dont l'une inversée en contrepoint de tours jumelées, mais aussi entre autres,le Palais du Planalto, ou le Tribunal Suprême.
Pendant la dictature militaire dans son pays, il s'exile en 1967 et poursuit ses projets en Europe, où il réalise denombreux édifices en France ou en Italie. De retour au pays, après la dictature, il dessine à Sao Paulo le Mémorial de l'Amérique latine, conçu pour rassembler les peuples contre l'impérialisme, ou le Musée d'Art Contemporain de Niteroi à Rio de Janeiro.
Il continue à travailler encore actuellement à un projet pour un théâtre de 3.000 personnes à Sao Paulo, et à celui d'un centre d'exposition qui devrait être inauguré en septembre prochain à Curitiba.
PARIS : Musée du Louvre
" On a découvert un nouveau Géricault "
Jusqu'au 25 mars 2002
C'est à l'occasion d'une exposition en octobre 2000 au Musée du Château de Flers consacrée au peintre Jean Victor Schnetz (1787-1870), que des experts ont pu identifier ce portrait d'une vieille italienne comme étant une oeuvre de Géricault et non de Schnetz, comme on l'avait considéré au prime abord pour cette exposition. Ce portrait qui était conservé dans les réserves du Musée du Havre, et y avait été oublié depuis 1873, était en réalité une oeuvre de Théodore Géricault (1791-1824), peinte lors d'un dernier voyage du peintre en Italie dans les années 1820-1821.
Ce portrait est celui de la mère de Maria Grazia Boni, qui fût le modèle et la compagne de Jean Victor Schnetz. En effet, Schnetz, élève de David, avait rencontré Géricault à Paris, et l'avait retrouvé ensuite en Italie. L'oeuvre avait été attribuée à Schnetz car il avait peint lui même cette vieille femme à plusieurs reprises.
Le Musée du Louvre dans cette exposition exceptionnelle fait découvrir au visiteur le détail de l'enquête menée par les spécialistes, et plus largement montre ce que sont les méthodes d'investigation pour attribuer un tableau à son créateur.
PARIS : Musée de la Vie Romantique
" André Malraux, le dernier des romantiques, et la modernité"
Jusqu'au 24 mars 2002
Actuellement
André Malraux (1901-1976) s'est déclaré un jour être "le dernier des romantiques". Le Musée de la Vie Romantique, lui rend hommage par cette exposition dans un cadre, que l'on peut regretter trop étroit, eu égard à la nature du sujet. Quatre salles retracent l'itinéraire de Malraux.
Il est encore très jeune, quand en 1920, il se trouve initié à l'art par Max Jacob et fait la rencontre de Braque, Léger, Picasso, Masson, Derain, qui sont de vingt ans plus âgés que lui, et déjà reconnus, en dehors de Masson. Malraux n'est pas alors un découvreur. En comparaison, André Breton, son contemporain, en 1921, découvre des inconnus tels Picabia et Max Ernst, dont il organise la première exposition à Paris.
Les goûts de Malraux restent avec les années trés éloignés de l'abstraction et du surréalisme, jusque dans les années après guerre, qui asseoit son pouvoir en 1959, en créant le Ministère de la Culture. Ses goûts artistiques demeurent encore les mêmes à cette époque : Masson, ou Braque, avec qui il a conservé des amitiés de jadis.
Mais André Malraux par l'aide de Georges Salles, Directeur des Musées de France, et Jean Cassou, Directeur du Musée National d'Art Moderne, rattrape les connaissances distantes qu'il entretient avec l'art contemporain. Il s'interesse à Picasso dont il fait acquérir des oeuvres pour les collections nationales, il commande un travail à Chagall pour l'Opéra en 1962, fait travailler Masson à l'Odéon en 1963. Mais il reste circonspect et très méfiant à l'égard de l'art moderne et vis à vis de la peinture d'avant-garde des années 1960.
Son esthétisme reste en retrait à l'égard de la modernité contemporaine et laisse la place à un discours, qui au fil de temps devient une théorie abstraite et incantatoire, mêlant le religieux à une certaine valeur intemporelle de la culture, et répondant à une certaine idéologie ambigüe et conservatrice de l'art.
Adresse : Musée de la Vie Romantique -16, Rue Chaptal 75009 Paris - Renseignements : 01 48 74 95 38
BOULOGNE : Espace Landowski
" Ruhlmann, un génie de l'Art Déco "
Jusqu'au 17 mars 2002
Jacques-Emile Ruhlmann (1879-1933) est le plus important décorateur de la période Art déco. Aucune rétrospective de ce grand artiste ébéniste n'avait jamais été présentée depuis la seconde guerre mondiale.
Jacques-Emile Ruhlmann, enfant d'une famille alsacienne venue s'installer à Paris, travaille très jeune dans lentreprise de miroiterie et peinture fondée par son père. Il lui succéde à la tête de la société en 1907, et au Salon dAutomne de 1910, il expose une première fois ses premières créations et simpose immédiatement comme un créateur de mobilier dexception.
Peu après la remière guerre mondiale, il fonde les Etablissements Ruhlmann et Laurent qui réaliseront jusquà sa mort, le mobiliers et les objets qu'il dessinera. Sa participation aux grandes expositions telles le salon des Artistes décorateurs en 1911, puis au salon d'Automne de 1913, et ensuite ses aménagements de paquebots, ceux des intérieurs de la Présidence de la République et de différents ministères font de lui un artiste de réputation internationale. Divers musées acquièrent de lui des mobiliers, mais aussi des objets, des tapis, des tissus portant sa marque. En 1925, l' Exposition Universelle consacre son triomphe, quand il réalise l'oeuvre majeure du "Pavillon du Collectionneur", un hôtel particulier, avec larchitecte Patout et différents artistes décorateurs, et sculpteurs, tels Joseph Bernard, Despiau, Bourdelle, Jallot, Francis Jourdain, Rapin, Puiforcat, Dunand.
Il y a un style " Ruhlmann" marqué par une grande finesse des formes, et par l'utilisation de bois rares mêlées à des alliances de matériaux, et à des placages avec des incrustations divoire ou de nacre. Les lignes raffinées des meubles, dans une production mesurée s'oppose au fonctionnalisme industriel. Ruhlmann n'est pas opposé à la modernité des certains matériaux qu'il introduit à la fin de sa vie, dans certains meubles, tel le métal chromé, pour des bureaux, avec les nouvelles ressources que sont lélectricité et le téléphone, mais il reste attaché à une certaine conception française du mobilier de luxe, qui apparait parfaitement dans cette exposition faite d'une cinquantaine de meubles d'exception les plus représentatifs, mais aussi avec plus de 300 documents, faits de dessins, de croquis de mobiliers, et de carnets
PARIS : Ecole Spéciale d'Architecture
" Icônes, Fétiches, Totems et Rituels"
Jusqu'au 14 mars 2002
Une vingtaine d'oeuvres de onze jeunes artistes contemporains sont réunies ici autour du thème " Icônes, Fetiches, Totems et Rituels ", pour illustrer l'idée que la peinture en tant que telle a toujours sa place sur la scène artistique, et conserve une part toujours active et entière au coeur d'un monde où la tendance va de plus en plus vers la numérisation.
Ce sont ici différentes approches et des techniques très diversifiéees qui se confrontent par leurs sujets et leurs matériaux. Axel Pahlavi présente ses formats monumentaux, tandis que Julien Sirjacq expose ses sérigraphies avec jets de peinture au pistolet. Les objets peints de Sanford Wintersberger, croisent les paysages laqués de Xavier de Maisonneuve ou les têtes sculptées recouvertes de feuilles d'argent d'Hervé Ic.
Cette présentation est un carrefour de regards croisés et de rencontres inopinées d'artistes autour d'une même passion : celui de la peinture et d'une interrogation sur son évolution au travers la création actuelle.
PARIS : Musée du Louvre
" Le Trésor de Conques au Louvre "
Jusqu'au 11 mars 2002
La statue-reliquaire en or de Sainte-Foy, ainsi qu'une quinzaine de pièces du trésor médiéval de Conques dans l'Aveyron sont présentées à Paris dans les murs du Musée du Louvre pendant les travaux de rénovation du Musée du Trésor de Conques.
La "Majesté de Sainte-Foy" est une statue du IXème siècle, recouverte d'or, de bijoux et pierres précieuses haute de 85 centimètres, qui conserve les reliques d'une jeune fille de douze ans, qui aurait été condamnée au supplice du gril en l'an 303 à Agen, après qu'elle ait été convertie au christianisme par sa nourrice. Ce sont des moines qui auraient ramené les reliques à Conques en 866. Le corps de la statue qui est en plaques d'or recouvrant une âme de bois, serait de la fin du IXème siècle, tandis que le visage en or de la statue, lui remonterait au Vème siècle. Les bijoux et les pierres précieuses qui recouvrent la statue, lui ont été offerts au fil des siècles par les pélerins qui s'arrêtaient à Conques sur le Chemin de Saint Jacques de Compostelle.
Le Trésor de Conques, est l'un des plus grands trésors religieux de l'Europe romane, conservé en France et préservé depuis des siècles dans ce petit village du Rouergue, et la "Majesté de Sainte-Foy" constitue l'unique pièce qui subsiste encore aujourd'hui des statues-reliquaires de l'époque carolingienne. Il n'existe pas d'équivalent en reliquaire ou objet d'orfèvrerie du haut Moyen Âge et de l'époque romane, d'où l'intérêt primordial et l'importance exceptionnelle de ce trésor présenté au
département des Objets d'Arts du Louvre.
PARIS : Institut du Monde Arabe
" L'Orient de Saladin au temps des croisades"
Jusqu'au 10 mars 2002
Lexposition accueillie par l'Institut du Monde Arabe, intitulée " LOrient de Saladin au temps des croisades" nous fait découvrir lArt Ayyoubide et retrace la genèse artistique et culturelle de cet art : larchitecture militaire, celle des citadelles du Caire, dAlep et de Damas, larchitecture du savoir, et notamment celle des célèbres madrasas, est présentée. Ce sont 250 objets d'arts qui sont présentés, en provenance essentiellement de collections publiques et privées égyptiennes et syriennes.
Adresse : 1, Rue des Fossés St Bernard - 75005 Paris - Renseignements : 01 40 51 38 38
PARIS : Musée Picasso
" Picasso : sous le soleil de Mithra"
Jusqu'au 4 mars 2002
Cette exposition, "Picasso sous le soleil de Mithra ", qui a déjà été présentée à la Fondation Gianadda de Martigny en Suisse, arrive à Paris, dans une version aménagée, sur le thème de la figure mythique du Minotaure, auquel on peut croire parfois, que Picasso (1881-1973) s'identifia. C'est le thème en fait de l'amour, dans son impossibilité qui en est le sujet, c'est à dire l'amour sexualité, l'amour de l'instant
du plaisir, et de la puissance, mais au loin, et au delà, la vision de la mort.
Le culte du taureau remonte au néolithique, mais on le trouve aussi dans toutes les civilisations anciennes du pourtour de la Méditerannée : en Perse, en Egypte, en Crète, en Grèce, chez les Romains, en Espagne.
Pablo Picasso, heritier de ces cultures, fait revivre ce mythe majeur de l'histoire dans son oeuvre, et exhume en lui le sens ancestral de la puissance, et du sacrifice.
L'exposition présente dessins, gravures, peintures, et sculptures de l'artiste, devant lesquels on a mis en en perspective des oeuvres préhistoriques et antiques où le taureau est le sujet central. On y voit que l'artiste fût très tôt attiré par le thème du Minotaure, expression de la peur, mais surtout incarnation de la puissance. Chez Picasso, le taureau prendra aussi tête humaine à partir de 1933, où il s'identifiera davantage au mythe, dans le contexte de ses relations conflictuelles avec sa femme Olga et de ses amours pour la jeune Marie-Thérèse Walter, beaucoup plus jeune que lui.
PARIS : Centre National d' Art et de Culture
" Jean Nouvel"
Jusqu'au 4 mars 2002
Cette exposition est la plus importante jamais consacrée à Jean Nouvel, cet architecte de notoriété internationale. Sur une surface de plus de 1000 mètres carrés, il s'agit d'une consécration de Jean Nouvel, comme architecte majeur de notre époque. Voici dix ans, Jean Nouvel réalisait le fameux complexe "Euralille " du "Triangle des Gares" en plein coeur de Lille après avoir réalisé lInstitut du Monde Arabe ou la Fondation Cartier à Paris mais aussi, la rénovation de lOpéra de Lyon, pour ne citer que ses interventions les plus importantes.
Réputé, connu et reconnu aux quatres coins du monde, à Berlin, comme à Pékin, à Madrid et à Rome comme à New York, cette exposition nous fait découvrir l'homme et sa diversité davantage que le technicien penché nuit et jours su les maquettes et les plans de ses nouveaux projets.
Un grand portrait de lui, en noir et blanc au profil daigle, accueille le visiteur dès l'entrée au son de ses paroles et de ses interviews diffusés à proximité sur des écrans. Dès les premiers pas dans le parcours de l'exposition, on est plongé d'emblée dans la diversification qui caractérise le travail de Jean Nouvel et de son équipe illustré par des centaines de photos colorées qui se reflètent sur le sol comme sur un miroir noir. Le circuit consacre le travail de Jean Nouvel, par ses références à Jean Prouvé, et à Mies Van der Rohe, mais aussi surtout par son implication moderniste dans son époque. Sa réflexion porte sur les liens entre la nature et l'urbanité, mais aussi sur les rapports entre larchitecture et limmatériel. Jean Nouvel est en quelquesorte lhomme dun renouveau de larchitecture daujourdhui Adresse : Centre Georges Pompidou - Rue Rambuteau - Angle Rue St Merri -75004 Paris - Renseignements : 01 44 78 12 33
PARIS : Musée d'Orsay
" A table au XIXème siècle "
Jusqu'au 3 mars 2002
C'est la panorama de l'art de la table au XIXème siècle qui est présenté ici dans le cadre de l'ancien Hôtel de la Gare d'Orsay. Vaisselles, plats, couverts, ustensiles de cuisine, orfévreries, sont présentés dans leur rapport aux arts, mêlés aux dessins et à certaines oeuvres des artistes de l'époque, où apparait un attachement à la nourriture et à la table, en particulier dans différents tableaux d'Edouard Manet.
Les documents les plus divers , menus, livres, affiches publicitaires, dessins de mobiliers, etc... accompagnent cette présentation des habitudes alimentaires et du service à la française encore en vogue au début du siècle, remplacé par le service à la russe où tous les convives mangent à une place définie, le même plat au même moment.
Le rapport à la nourriture et à la table évolue avec l'apparition de légumes consommés régulièrement, la pomme de terre ou le riz, l'apparition de l'asperge et du melon, celle des conserves, des pâtes alimentaires, des glaces, du café, le commerce des fruits, qui développement de nouvelles habitudes alimentaires, mais aussi de nouvelles manières de se tenir à table dans les familles aisées, avec l'apparition aussi des restaurants et des cafés dans le paysage urbain.
PARIS : Musée de la Poste
" Paquebots de rêve"
Jusqu'au 2 mars 2002
Le mot de "paquebot " fait rêver et évoque les vacances, les croisières dans les îles, et la concrétisation du bonheur.Mais à l'origine, au début du 19e siècle, les premières lignes de paquebots furent créées pour le transport du courrier entre les continents, c'était les "paquebots-poste". Aujourd'hui, l'histoire des paquebots s'écrit avec les croisiéres qui associent les plaisirs et les voyages, avec la représentation que l'on se fait de bateaux luxueux voguant dans les îles Caraïbes ou en Méditerranée.
De nombreux livres ont été édités sur le sujet et de multiples expositions ont été réalisées qui ont illustrés et accompagnés tout l'imaginaire de ce qu'était le voyage transatlantique. Mais c'était pour décrire et illustrer la vie luxueuse que l'on menait dans ces palaces, qui étaient pour certains de véritables musées d' arts décoratifs.
Cette exposition "Paquebots de rêve" nous restitue et nous illustre bien sûr cette vie de luxe, mais elle présente aussi de manière plus réaliste cette histoire, faite aussi de la vie des hommes d'équipage au service d'une clientèle aisée, mais aussi celle de l'organisation du tri et du transport du courrier au travers les océans.
PARIS : Fondation COFFIM
" Il était une fois... la Figuration Libre"
Jusqu'au 28 février 2002
"Il était une fois...la Figuration Libre " présente quelques unes des oeuvres de Rémi Blanchard, François Boirond, Robert Combas, Hervé et Richard Di Rosa, réunis dans cette mouvance de la "Figuration Libre" telle que définie par Ben. Inspirés par la musique rock et punk des années 1975-1980, et par la bande dessinée, les cinq artistes se trouvent réunis en 1981 dans une même exposition organisée par le critique dart Bernard Lamarche-Vadel dans son loft, Rue Fondary, à Paris dans le 15ème arrondissement.
Dès lors les expositions se multiplient pour chacun d' eux, ensemble ou séparément qui consacrent une figuration libre issue des éléments de la vie quotidienne mêlée à un expressionisme moderne marqué avant tout par la sensation et le regard distant des choses.
PARIS : Musée Jacquemart-André
" Rouge et Or. Les Trésors du Portugal"
Jusqu'au 25 février 2002
Cette exposition dédiée à l'Art Portugais au XVIIème et à la production de la période baroque montre l'extraordinaire bouillonnement artistique du Portugal à cette époque. Après Washington et Londres, c'est à Paris de découvrir les oeuvres des peintres Josefa de Obidos (1630-1684) et Baltazar Gomes Feguiera ( 1604-1674) entourées de nombreuses céramiques et des objets rares d'orfévrerie, mais aussi de somptueux azulejos, avec au total 90 oeuvres d'art qui pour certaines n'avaient jamais quitté le Portugal. On peut ainsi découvrir l'évolution du style au travers de la période baroque et voir que loin d'une expression artistique sombre et austère en cette période de l'histoire du pays en lutte pour l'indépendance, les formes et les courbes traduisent un vent de prospérité et de vitalité.
PARIS : Fondation Cartier pour l'Art Contemporain
" Gérard Garouste : Ellipse "
Jusqu'au 24 fevrier 2002
Gérard Garouste présente ses toiles non seulement sur les cimaises des galeries et des musées mais aussi parfois sous la forme dinstallations particulières recouvertes par des toiles cousues entre elles. Son exposition consacrée à loeuvre de Rabelais, voilà quelques annnées était déjà faite dune structure de toiles installées en cercle et peintes de chaque côté.
Cette présente installation rappelle les pergolas qui se cachaient dans les recoins des jardins du XVIIIème siècle, dans lesquelles Gérard Garouste nous invite à pénétrer doucement et dans lesquelles on découvre un univers peint de multitudes de personnages, faits d'hommes aux visages de feuille, de divers animaux fantastiques et mythologiques, et de monstres cyclopéens à trois yeux .
On y retrouve dans ce foisonnement une référence immanquable à Jérôme Bosch. Les compositions colorées à la fois lumineuses et sombres, et pleines de symboles énigmatiques, de signes cabalistiques, de mystères et de rêves, renvoient le spectateur à certaines de ses peurs enfantines, mais aussi à ses angoisses, à ses craintes présentes, mais aussi à un imaginaire qui enjambe au travers ces références à l'histoire de l'art, le passé et l'interrogation sur le futur et au-delà.
PARIS : Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
" Georges Janclos : le Journal de Terre"
Jusqu'au 24 février 2002
Georges Jeanclos ( 1933-1998 ) se raconte dans son " Journal de Terre ". L'artiste n'a cessé dans son oeuvre de "prier la terre". Ici par quelques oeuvres qui accompagnent des écrits extrêmement forts et bouleversants, on montre l'artiste dans sa confrontation avec la terre et sa quête, à vouloir décrypter, à vouloir comprendre, l'origine, l'évolution, la tansmission, de l' "alphabet oublié".
Illustration : Couverture du Livre "Prier la Terre" par Jacques Sojcher sur Georges Jeanclos aux Editions Cercle d'Art
Adresse : Hôtel de St Aignan - 71, Rue du Temple -75003 Paris - Renseignements : 01 53 01 86 60
PARIS : Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
" Le Juif errant, un témoin du temps "
Jusqu'au 24 février 2002
Cette exposition est consacrée à la légende du Juif errant, depuis ses origines et au cours de son développement entre le1er et le Vème siècle. Cette légende engendrée et immergée dans une époque où se développent de nombreuses autres légendes ancestrales, lui conférent un mystère et un sens qui n'ont cessé de susciter des interprétations le plus diverses au fil des siècles, dans le domaine des arts et de la littérature.
Adresse : Hôtel de St Aignan - 71, Rue du Temple -75003 Paris - Renseignements : 01 53 01 86 60
PARIS : Pavillon des Arts
" Les plus belles robes du cinéma "
Jusqu'au 24 février 2002
Cinquantes des plus belles robes du cinéma, en provenance de la Cinémathèque Fançaise sont présentées dans le cadre de cette très belle exposition, dont certaines n'ont jamais éte vues par le grand public. Des esquisses, des croquis, des affiches, des photographies et des extraits de film accompagnent et illustrent la création des couturiers qui ont entourés les grandes actrices, entre Paul Poiret et Yves St Laurent, en passant par Jeanne Lanvin, Christian Dior, Coco Chanel, Karl Lagerfeld, ou d'autres, et montrent l'influence de cet art qu'est la haute couture au travers les robes et les costumes du cinéma, sur la mode de leur époque, et qui donne une grande part de rêve à la réalité.
PARIS : Fondation Cartier pour l'Art Contemporain
" William Eggleston "
Jusqu'au 24 fevrier 2002
La Fondation Cartier propose une rétrospective en 250 images, de William Eggleston, d'un phototographe tombé dans l'oubli depuis de nombreuses années, et que l'on considère comme le premier maître de la photographie en couleur.
William Eggleston voit et photographie en couleur depuis le début des années 1960. C'est en 1976 que le Musée d'Art Moderne de New York, le révèle par une exposition d'une centaine de photos accompagnée d'un catalogue, où le conservateur do MOMA, John Szarkowski, écrit "Eggleston est l'inventeur de la photo couleur moderne".
Après des années d'oubli, Eggleston, réapparait en 1992, avec une exposition itinérante, de la Barbican Gallery de Londres. C'est aujourd'hui, un vrai retour de l'artiste à 62 ans, qui voit ses photos se vendrent jusqu'à 28500 euros, comme au dernier Salon Paris Photo, par exemple, et qui admire Kandinsky.
William Eggleston qui est né et qui vit à Menphis dans le Tennessee, est le premier photographe à mettre en relief par ses couleurs les objets de la vie quotidienne,dans leur banalité, mais aussi dans leur esthétique emblématique de la civilisation moderne. Il photographie un vieux réfrigérateur, une lampe suspendue à un plafond, une cuisinière, un évier de cuisine, le dessous d'un lit, un vélo d'enfant, une vieille voiture, un camion, etc...Dans cette tradition de la photo documentaire, Eggleston prolonge le genre, en introduisant encore davantage d'art dans la photographie, par le jeu appuyé et subtil des couleurs. La photo n'est exactement qu'une finalité en soi pour William Eggleston.
PARIS : Musée du Luxembourg
" Raphaël : Grâce et Beauté "
Jusqu'au 27 janvier 2002 >>> Prolongation jusqu'au 24 février
Pour la première fois en France, une quinzaine de peintures parmi les 80 oeuvres connues et une vingtaine de dessins de Raphaël, (1483-1520) peintre majeur de la Renaissance, sont rassemblés dans cette exposition consacrée au portrait à l'époque Renaissance. L'oeuvre de Raphaël, qui a entretenu des relations avec la famille Médicis, est présentée ici au travers un choix de portraits, comme " La Dama dal Liocorno ", "La Velata", ou "La Fornarina", amante et modèle du Maître au travers desquels, on voit la richesse esthétique et stylistique du peintre et l'évolution de ses compositions inspirées de la peinture flamande.
Les portraits des poètes et hommes de lettres qui sont présentés ici complètent ce choix du thème de la "Grâce et de la Beauté", pour compléter l'interprétation symbolique et expressive des portaits féminins, par des allusions et des références au contexte de son époque.
PARIS : Musée National des Arts d'Afrique et d'Océanie
" Kannibals et Vahinés "
Jusqu'au 18 février 2002
Cette exposition présente et met en scène ce que fut la réprésentation des peuples d'Océanie depuis le début du XIXème siècle, en Occident. Cette imagerie populaire illustrant les visages et les habitudes de vie des peuples des mers du sud envahit l'Europe, tout au long du XIXème siècle, comme un effet de mode au travers les arts, le objets, les livres et les journaux de cette époque.
Illustration : Affiche Kannibals et Vahinés (détail)
Adresse : Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie - 293, Avenue Daumesnil -75012 Paris - Renseignements : 01 44 74 84 80
PARIS : Espace Electra
" Les Mondes - Lumières "
Jusqu'au 18 février 2002
Ce sont les oeuvres d'artistes qui se réunissent autour de l' "hyperluminisme"que l'on présente dans cette exposition. La lumière est la matière première de ces artistes qui à l'aide des connaissances récentes de la science et de la technologie en matière de lumière, échafaudent des installations sophistiquées pour mettre en évidence pour l'oeil du visiteur, la matérialité de la lumière au travers des réflexions à l'infini des couleurs, des décompositions fractales, des formes en mouvement, et les multiples autres possibilités offertes par ces techniques.
PARIS : Musée d'Orsay
"August Strindberg 1849-1912 "
Jusqu'au 27 janvier 2002
August Strindberg (1849-1912) découvre la peinture après l'écriture de son premier roman "Le Libre- Penseur" en 1869. Ce sont les peintres français Théodore Rousseau et Gustave Courbet qui sont d'abord ses modèles, avant qu'il ne découvre Turner. Partagé entre l'écriture, la peinture, il conserve une vision pessimiste et impressioniste du monde, que l'on trouve dans ses oeuvres marquées par la dominante du mystère, et de l'inconscient. Artiste multiple, puisqu'il est ausi photographe, son oeuvre de peintre est moins connue en France que son oeuvre littéraire connue grâce aux symbolistes. Cette exposition nous permet de mieux connaître l'artiste suédois, dans l'expression d'une peinture aux prises avec les forces invisibles et obscures qui le traquent.
SCEAUX : Musée de l'Ile de France
" Travail et Banlieue : 1880-1980 - Regards d'artistes"
Jusqu'au 21 janvier 2002
Cette exposition présente au travers les oeuvres d'une cinquantaine d'artistes, une évocation portant sur le thème du travail et sur les transformations du paysage de la région parisienne durant un siècle
d'industrialisation. C'est l'approche esthétique du sujet qui est mis en avant dans le cadre de cette présentation, où l'on voit que les peintres et les sculpteurs furent nombreux à s'intéresser au thème du travail et à l'environnement, selon des regards très divers.
Ce sont ainsi une centaine d'oeuvres et de "regards d'artistes" qui ont été réunis, entre peintures, sculptures, dessins, estampes et gravures, dont une vingtaine d'oeuvres qui appartiennent au fonds propre du musée, et une dizaine venant d'acquisitions récentes. Des oeuvres parmi d'autres de Pierre Bonnard, d'Armand Guillaumin, d'Albert Charles Lebourg, de Frantisek Kupka, de Maximilien Luce, d'Edourd Pignon, de Paul Signac, d'Henri Bouchard, de Stenlein sont présentes dans cette très interressante exposition, selon un parcours qui commence avec les Bords de la Seine, sur le thème de l'énergie, puis les Hauts de Seine, sur le thème de l'evolution, avec pour suivre les hommes et leurs attitudes types, puis leurs métiers.
PARIS : Cité de la Musique
" Figure de la Passion "
Jusqu'au 20 janvier 2002
Les peintres du XVIIème siècle ont eu pour beaucoup, la souffrance et la passion comme thèmes de leur inspiration. Souffrance de la passion, passion de la souffrance, extase, colère, peur, ont été au centre d'une époque, partagée entre le rationnalisme de la pensée et l'expression exacerbée des passions et des sentiments.
Les visages des personnages peints par Simon Vouet, Charles le Brun, Nicolas Poussin, Philippe de Champaigne sont souvent travaillés par la douleur : les visages sont crispés, les yeux exorbités, les bras implorent. Ce sont souvent des scènes de groupe, autour du thème de la passion du Christ et de la crucifixion, ce sont aussi les thèmes de la mort, de la guerre, du meurtre, qui dominent. On est devant l'expression des émotions poussées à leurs extrêmes, que les contemporains du XVIIème siècle cultivaient et délivraient partagés entre la douleur réelle et la compassion raffinée, le plaisir de l'extase et la passion cruelle.
A cette époque, la médecine, les sciences, la philosophie, et ainsi donc les arts tentaient de comprendre et d'expliquer l'âme humaine, dans le but de maîtriser, et de rationnaliser ses paradoxes. On est a l'époque de Descartes, et d'une dominante majeure de la religion, en proie au doute et à la recherche de la vérité.
Cette exposition qui se compose de trois parties, avec la peinture religieuse, la peinture avec les références littéraires de l'époque et la peinture funéraire, permet au public de suivre l'évolution du siècle jusqu'au début du XVIIIème, où par réaction, on voit apparaître une peinture qui montre des scènes plus sereines, des personnages plus apprêtés, des corps plus dénudés, alanguis, et plus sensuels.
PARIS : Musée Carnavalet
"Au temps de Marcel Proust : la collection F.G.Seligmann "
Jusqu'au 20 janvier 2002
Les 160 oeuvres de la collection François-Gérard Seligmann, qui viennent d'être léguées en grande partie au Musée Carnavalet, sont réunies dans le cadre de cette exposition.
C'est l'art et la société de la Belle Epoque que l'on retrouve ici au travers les toiles d'Henri Gervex, représentant des scènes intimistes ou de restaurant, mais aussi dans les portraits de Carolus-Duran, Léon Bonnat, Louise Abbéma ou Jacques-Emile Blanche, ou dans les scènes parisiennes de Jean Béraud, Abel Truchet et Henri Somm.
François-Gérard Seligmann (1912-1999), collectionneur et marchand d'art était passionné par la Belle époque.
Ce sont les 160 oeuvres léguées par la veuve du collectionneur que l'on découvre dans un cadre évoquant les salons d'antan et les ambiances mondaines largement décrites en littérature dans les oeuvres de Marcel Proust.
PARIS : Musée Dapper
" Lam, métis"
Jusqu'au 20 janvier 2002
Le Musée Dapper, lieu consacré aux arts africains, élargit le champ de ses expositions à tous les arts liés à l'Afrique : peintures, sculptures, photographies, mais aussi musique, danse, ou théâtre.
Cette exposition consacrée au peintre cubain Wilfredo Lam, né en 1902 , et à des oeuvres réalisées entre 1938 et 1961, s'associe à une présentation de sculptures africaines et océaniennes, qui ont inspiré pour une grande partie, l'artiste ami et admirateur de Picasso qu'il rencontre à Paris en 1938, mais aussi, proche de Matisse, Léger, Braque et du mouvement surréaliste.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Paris - Barcelone, de Gaudi à Miró"
Jusqu'au 15 janvier 2002
Cette exposition a pour objet de montrer ce que furent les relations et échanges artistiques entre Paris et Barcelone à la fin du XIXème et jusqu'au milieu du siècle dernier.
Elle présente un ensemble d'oeuvres d'arts et d'objets décoratifs, mais aussi des photographies et un panorama de l'architecture au travers les mouvements de l'Art Nouveau jusqu'au Surréalisme, entre l'année 1888, année de l'Exposition Universelle de Barcelone, et 1937, l' année de l'Exposition Universelle de Paris.
Entre ces deux dates, beaucoup d' artistes se sont partagés entre l'Espagne et la
France, tels Casas, Rusinol, Picasso, Manolo, Miró, Dali, Picabia et de nombreux
autres artistes, avec en contrepoint, l'influence sur l'art catalan tel Gaudi, de modèles comme Viollet-le-Duc ou plus tard Le Corbusier, ou les oeuvres de Rodin en sculpture ou encore de Cézanne sur les arts plastiques catalans.
PARIS : Musée Maillol - Fondation Dina Vierny
" Bengt Olson : Dans la lumière du Nord"
Jusqu'au 14 janvier 2002
Cette exposition du Musée Maillol constitue une véritable rétrospective du peintre suédois Bengt Olson. Né en Suède en 1930, Bengt Olson étudie à Paris dans les années 1952-1953 dans l'atelier de Fernand Léger et côtoie tous les grands peintres abstraits de l'époque : Soulages, Poliakoff, Nicolas de Staël ou encore Vieira da Silva... Son art reste encore imprégné de la tradition de l'École de Paris. Mais après une installation définitive en France en 1960, il trouve peu à peu son expression personnelle, son inspiration propre et laisse libre cours à son tempérament et à sa singularité. Tout est structure, matière, réflexion chez Bengt Olson et se traduit par des tons vifs et colorés. Il abandonne toute référence picturale, se libère de la figuration, et se laisse guider par l'intuition et la subjectivité de la couleur.
Bengt Olson s'exprime dans une composition de traits, et de formes, dans lesquels il faut voir de grands
paysages abstraits, ceux de sa Suède natale, figés dans les glaces, ou des étendues gelées pénétrées des
nuits infinies. Bengt Olson entre dans la matière minérale de la glace, dans le détail des cristaux dont il peint la structure par toutes les nuances de bleu, et du mauve. Il pénétre aussi dans le détail de la chair et des tissus organiques, par des abondances de rouges et de vermillons, expressions de thèmes obsessionnels que Bengt Oslon peint et dépeint depuis près de quarante ans.
Bengt Olson ne donne pas de nom à ses toiles car pour lui seule compte l'impulsion qu'elles provoquent. "J'ai toujours préféré la peinture sans figure, dit-il, parce que la figure pour moi est trop facilement assimilable à une ambiance, à une époque, parce que c'est souvent l'événement."
Bengt Olson demeure peu connu en France en dehors des réalisations de différentes compositions murales, telles celle du grand hall de la Préfecture du Val-de-Marne à Créteil, la patinoire de la Défense, ou le tunnel de Saint-Cloud.
PARIS : Musée d'Orsay
"Arnold Böcklin 1827-1901, un visionnaire moderne"
Jusqu'au 14 janvier 2002
Le peintre suisse Arnold Böcklin (1827-1901) demeure toujours assez mal connu en France, et tout autant qu'il l'était quand il mourut, il y a un siècle. Il est vrai que son oeuvre incarnait un certain nationalisme en une période où l'histoire opposait la France et l'Allemagne dans une Europe des nationalismes.Cette exposition nous permet de mieux connaître l'oeuvre de ce peintre, certes qui aimait l'Allemagne, laquelle fît de sa toile " L'Ile des morts", son oeuvre la plus célèbre et la plus mythique, fasciné qu'il était par la philosophie de Nietszche.
Il aimait tout autant l'Italie, où il séjourna de 1850 à 1858, puis dans les années 1880, et on peut découvrir ici diverses oeuvres représentatives de son style et de ses visions fantastiques et symboliques qui restent très marquées par le romantisme allemand.
PARIS : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
" Giorgio Morandi"
Jusqu' au 13 janvier 2002
Giorgio Morandi, (1890-1964), est l'un des plus grands artistes italiens contemporains. Un ensemble de près de 80 peintures et dessins et aquarelles a été rassemblé ici, orienté principalement sur les natures mortes réalisées par le peintre bolognais entre les années 1950 et 1960.
Dans de multiples déclinaisons, ce sont les objets de la vie quotidienne qui dominent les natures mortes du peintre présentées ici : bouteilles, boîtes, coupes, pots, bols,
dans des compositions et dispositions spatiales particulières à l'artiste, dans lesquelles les "vides" prennent une importance égale aux surfaces pleines et figuratives.
PARIS : Bibliothèque Forney " Savignac à Forney"
Jusqu'au 12 janvier 2002
Raymond Savignac, aujourd'hui âgé de 93 ans, édite sa première affiche en 1933. Il est d'abord l'élève du graphiste Cassandre, avant de se voir consacré en tant que maître consacré des arts graphiques en 1949 avec l'affiche Monsavon. Il poursuit toujours depuis son atelier sur les hauteurs de Trouville, face à la mer, son oeuvre d'affichiste, dont il dit qu'en résumé son travail est " de créer des images fugitives qu'on n'oublie pas".
Raymond Savignac, a dessiné plus de 600 affiches dont plusieurs ont fait le tour du monde. Son trait toujours très épuré, se reconnait du premier regard avec les publicités "Bic", ou "Aspro" , mais aussi dans les affiches qu'il réalise pour le cinéma , telles que "La guerre des boutons" d' Yves Robert ou "Lancelot du Lac" de Robert Bresson .
Il travaille aussi pour des marques étrangères, notamment pour Formaggino Mio, en Italie en 1955, puis pour Morinaga Chocolat au Japon en 1958, The Times en Grande Bretagne en 1958, ou encore Salveplast en Suède en 1954.
Raymond Savignac, considère que l'affiche appartient à la catégorie des arts de la rue. "J'ai le sang de la rue qui coule dans mes veines", explique ce fils de bistrotiers parisiens. "C'est là que je me suis instruit d'un point de vue graphique, j'ai passé une grande partie de ma vie à observer", affirme-t-il.
PARIS : La Conciergerie- Palais de la Cité
" La Mémoire engloutie de Brunei"
Jusqu'au 7 janvier 2002
L'exposition "La Mémoire engloutie de Brunei" qui vient de s'ouvrir à la Conciergerie à Paris, présente les plus belles pièces d'une découverte impressionnante faite dans l'épave d'une jonque du XVème siècle découverte près du Sultanat de Brunei en 1997, à 50 kilomètres des côtes, avec plus de 13 000 pièces au total, avec des porcelaines, des jarres d'origines chinoises, thaï, ou vietnamienne, des vases, des bracelets en pâte de verre, des gongs en bronze, des meules de pierre...
Ce sont parmi ces pièces, près de 4.600 objets en porcelaine chinoise bleu-et-blanc de l'époque Ming et 2.200 jarres, dont un millier presque intactes qui sont remontées par les chercheurs et étudiés par 140 spécialistes, archéologues, restaurateurs, experts en céramiques, dessinateurs, photographes, plongeurs, et médecins.
Les 1.200 objets présentés ici sont replacés dans le cadre d'une présentation chronologique de l'expédition dont l'objet au printemps 1997, était d'étudier la pose d'un pipe-line pour la société Total-Final-Elf. On y voit la découverte de l'épave au travers ses aspects techniques, puis les profondeurs et les plongeurs filmés dans leur travail de dé-envasement de l'épave pour remonter les milliers d'objets sur la barge, et enfin l'atelier où les objets sont entreposés pour être inventoriés et restaurés.
Les objets sont exposés au milieu d'une pièce d'eau installée dans la Salle des Gardes de la Conciergerie. On découvre ainsi des objets ordinaires de porcelaine qui sont transportés à bord de simples jonques, dans le cadre d'un commerce régulier et tel qu'il était pratiqué à l'époque.
Adresse : La Conciergerie - Boulevard du Palais 75001 Paris - Renseignements : 01 53 73 78 53