Le mONDE dEs ARTS 

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Marc Chenaye © Espace St Jean -MelunArmand Cassagne : " L'atelier en forêt de Fontainebleau " - Aquarelle et fusain 77x58 cm - © Musée de MelunRené Magritte © ADAGPUtagawa Hiroshige : ©Maurice Denis © ADAGPVincent Van Gogh : " Autoportrait " ©

" Le meilleur tableau est celui
que la raison ne peut admettre ."
Guillaume Corneille


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qu'est-ce que l'art ?

 

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EXPOSITIONS PASSEES
FRANCE & REGIONS
Année 2002

 

ANTIBES : Musée de la Carte Postale
" Francisque Poulbot ou l'Eternelle Jeunesse"

Du 1er octobre au 31 décembre 2002


 Francisque Poulbot : © Musée de la Carte Postale Antibes

 

 


Francisque Poulbot qui est né en 1879 à Saint-Denis (Seine Saint-Denis), est mort le 16 septembre 1946 à Paris. Entre ces deux dates se situent les créations dun artiste dont les Suvres furent si appréciées et si représentatives de l univers de lenfance, quau bout du compte, lon désigna sous le nom de " petit poulbot " tout gamin malicieux, enjoué, espiègle, débordant de vie et se comportant en digne héritier du " Gavroche " des Misérables de Victor Hugo.
Nous sommes en présence de lun des rares cas où le nom propre du créateur est devenu un nom commun pour qualifier des personnages sassimilant directement à ses Suvres.
Ce style immédiatement reconnaissable et reconnu par une large audience populaire nest certainement pas le fait du hasard. Cest pour son auteur le résultat dune longue observation et dune imprégnation des mSurs et coutumes dans le " maquis " de la Butte Montmartre au début du XXème Siècle, tout comme dans le domaine des cabarets quil avait coutume de fréquenter pour y admirer les éléments de décoration de ceux qui allaient savérer être ses Maîtres : Steinlen et Toulouse Lautrec.

Dessinateur de presse de 1895 (date de la parution de sa première Suvre) dans le journal " Le Pêle- Mêle", jusquà 1946 dans " Benjamin ", sa participation à dinnombrables revues se décline dans un inventaire particulièrement impressionnant.
Catherine Saint Martin et François Solo (caricaturiste contemporain), ont réalisé l approche la plus complète possible de cette immense activité. Les passionnés pourront se reporter à leur excellent dictionnaire intitulé : " 5000 dessinateurs de presse et quelques supports " aux éditions Te Arte .

Simples reprises de dessins de presse ou résultats dune création spécifique, les Suvres de Francisque Poulbot se retrouveront tout naturellement éditées en cartes postales.La carte postale, modeste Suvre dart accessible à tous, convient parfaitement au climat qui émane des scènes enfantines où excelle l artiste. On remarque tout de suite la simplicité et la justesse du trait qui traverse les années sans prendre une seule ride. Les propos quil prête aux enfants sont souvent espiègles, incisifs mais toujours dénués de méchanceté (gratuite). Habillée dhumour et de légèreté, cest une grande leçon dhumanisme qui se dégage de l ensemble de cette production.

Christian Deflandre.


Illustration : Francisque Poulbot : © Musée de la Carte Postale Antibes

NICE : Musée Matisse
" Matisse - Terrus : histoire d'une amitié : 1905-1917 "
Du 5 octobre au 31 décembre 2002


Henri Matisse : " La Femme au Chapeau. Mme Matisse " 1905 Huile sur toile © Coll. Part.


Le Musée Matisse de Nice présente dans le cadre de ses "Ateliers de Recherche", une exposition consacrée à un sujet jamais étudié: l' histoire d' une amitié entre Henri Matisse et le peintre catalan Etienne Terrus
(1850-1922), qui durera jusqu'en 1917, et qui sera à lorigine dun nouveau mouvement pictural " le fauvisme".
Matisse, et André Derain avaient décidés de se rendre à Collioure sur les traces de Paul Signac qui y avait séjourné en 1887, fortement influencés qu'ils étaient tous deux par ses recherches pointillistes. Matisse, en avait réalisé l'un de ces chefs d'oeuvres de jeunesse avec sa toile intitulée "Luxe, calme et volupté ", peinte fin 1904, en référence à un poème de Baudelaire : "L'invitation au voyage".

Henri Matisse qui arrive à Collioure en mai 1905, rencontre quelques jours après Etienne Terrus, dont il dit dans une lettre, "j'ai rencontré un peintre des indépendants, ami de Luce, qui s'appelle Terrus et qui est très agréable de compagnie ". André Derain rejoint Matisse quelques semaines plus tard .  "Avec mon mari, écrit Amélie Matisse, ils travaillent ferme malgré la forte chaleur ".
C'est par
cette rencontre avec Etienne Terrus et par cette fusion entre eux, que durant lété, avec des discussions de travail, entourés de leurs amis artistes, tels Camoin, Manguin, Marquet, dont le sculpteur Maillol dira que ses couleurs sont "comme des notes de Mozart", que nait l'idée que les couleurs doivent servir non pas à décrire un paysage mais à procurer une sensation à l'artiste, comme à celui qui regarde son oeuvre. " On ne peut pas vivre dans un ménage trop bien fait, un ménage de tantes de province, dit Matisse. Alors, on part dans la brousse, pour se donner des moyens plus simples qui n'étouffent pas l'esprit. " ? C'est de ce sentiment et de cette émulation que naîtra dés lautomne suivant, la naissance dun nouveau mouvement pictural, que l'on appellera " le fauvisme".
Mais ce n'est pas seulement l'histoire de cette amitié que racontent les lettres inédites et les soixante-dix-sept pièces de cette exposition, créée par le Musée d' Elne, dans les Pyrénées-Orientales, où est né et mort etienne Terrus, mais c'est également celle d'une rencontre décisive entre deux artistes, qui donne un éclairage particulier à l'origine du "fauvisme".
Mais elle est également un hommage à Etienne Terrus dont l'oeuvre est restée longtemps anonyme,
lui qui entré aux Beaux-Arts de Paris en 1882, à l'âge de dix-sept ans, expose  pour la première fois à Perpignan à vingt cinq ans et décide de s'établir définitivement à Elne en voulant vivre en harmonie avec la nature et avec son art, en conservant ses amitiés avec Matisse qui est revenu sur Paris, mais également avec le sculpteur Aristide Maillol établi à Banyuls-sur-Mer, Pablo Picasso et le poète Max Jacob, ou encore avec Vlaminck et Derain installés un temps aussi dans le Roussillon.

Illustration : Henri matisse : " La Femme au Chapeau. Mme Matisse " 1905 Huile sur toile  © Coll. Part.

LABASTIDE ROUAIROUX : Musée du Textile
" Maroc. Tapis de tribus"
Jusqu'au 17 novembre 2002

Affiche de l'exposition : détail d'un sac à grains milieu du XXème siècle - Tribu Aït Bou Ichaouen - Haut Atlas © Coll. Part. - Cliché E. Ossart .

 


Invitation au voyage, cette exposition permet de partir à la découverte de la culture berbère, au travers de somptueux tapis dont la plupart datent du XXème siècle, et issus de collections privées et publiques. La mise en scène inspirée de l'habitat traditionnel marocain, par ses couleurs, ses portes sculptées et ses fontaines, s'articule aurour de 4 espaces, qui symbolisent les 4 régions du Maroc, en partant du Nord ouest pour se terminer au Sud : le Moyen Atlas Oriental, le Moyen Atlas Occidental, le haut atlas prolongé par le djebel Siroua, l'Anti Atlas et le Haouz de Marrakech.
Y sont présentées des oeuvres textiles caractéristiques des principales tribus, que celles-ci soient transhumantes, ou sédentarisées, proches des villes ou éloignées dans les montagnes, parmi lesquelles les Beni Jelidassen, les Beni Sadden, les Marmoucha, les Guerouane, les Aït Sougou, les Zaïane, les Rehamna, les Aït Bou Ichaouen, et d'autres encore.

Ces tapis sont noués, tissés ou de technique mixte. Ils sont réalisés en laine, en poil de chèvre, de dromadaire. Ils ont un épais duvet ou bien sont tissés à plat, selon l'usage auquel ils sont destinés. Tapis de réception, tapis de bât, tenture, couvetrture, telles sont les illustrations de cette exposition.
La culture berbère essentiellemnt orale, faite de poèmes, de fables et de contes, s'illustre magnifiquement sur ces tapis grâce aux coloris, aux motifs et aux symboles de l'univers et de fécondité, que les femmes marocaines ont reproduits au grès de leur inspiration.
Au delà de cet univers artistique, l'exposition montre comment l'influence urbaine, par l'arrivée du
Tapis de Rabat d'origine ottomane, s'est faite sentir sur les créations textiles berbères. Elle rend aussi hommage à ces femmes qui n'ont de cesse de transmettre aux générations futures, leur culture par le biais de cet art que constitue le tissage.

Illustration : Affiche de l'exposition : détail d'un sac à grains milieu du XXème siècle - Tribu Aït Bou Ichaouen - Haut Atlas   © Coll. Part. - Cliché E. Ossart .

NICE : Musée National Message Biblique Marc Chagall
" Les Della Robbia "
Du 29 juin au 11 novembre 2002


Les Della Robbia était une dynastie de sculpteurs dans la Florence des Médicis, qui avait acquit sa réputation grâce à la terre cuite émaillée qu'elle produisait et à une technique qu'elle avait découverte et dont elle conserva longtemps le secret .
Nombres de monument, d'églises en Toscane ou en Ombrie possédent des exemples de ces sculptures de madones, de saints, d'anges, dont les coloris, le modelé, l'éclat sont autant de témoignages de la spiritualité de l'époque.
Florence, en effet dans la seconde moitié du XVème siècle est une ville dont les richesses proviennent du commerce de la laine et de la soie, de l'industrie du tissage, et en font une ville importance sur le plan économique.

Luca Della Robbia : " Caritas " -Terre cuite émaillée © Musée National

Tout comme les Médicis, Luca della Robbia (1399 -1482) est issu d'une famille de drapiers, mais il préfère se consacrer à la sculpture. Il se met au service des familles riches de Florence et contribue à lembellissement des décors des palais et des églises, dont par exemple les reliefs en marbre de la "Tribune des chants" dans la cathédrale de Florence. Reconnu comme un sculpteur de grand talent, il invente une technique de sculpture en terre cuite émaillée qui fait sa renommée dans ce domaine. Il est rejoint par un neveu Andrea della Robbia (1435-1525), qui diversifie cette technique pour l'appliquer à la réalisation de retables, ou de décors en médaillons comme ceux qui ornent le portique de lHôpital des Innocents à Florence, puis par ses fils Giovanni (1469-1529) et Luca (1475-1548 ) qui réalisent le décor du cloître de la Chartreuse de Galluzzo.
Le secret de la technique est un jour révélé par lune des femmes du clan Della Robbia, lequel voit alors l'apparition de sculpteurs rivaux utiliser ce même procédé. La décadence de la famille commence alors, tandis qu'elle est frappée en 1527, par l'épidémie de peste qui gagne Florence et sa région. Luca Della Robbia parvient alors en France pour rejoindre son frère cadet Girolamo (1488-1566), qui depuis 1517 travaille au service de François Ier.

Napoléon III avait fait l'acquisition en 1862 à Rome, dune partie de la collection du Marquis de Campana et avait permis ainsi au Musée Louvre de faire entrer ces figurines dans les collections du musée avant quelles ne soient dispersées dans différents musées français.
Ce sont ainsi cinquante de ces figurines choisies parmi les plus remarquables des Della Robbia, qui sont réunies dans cette exposition, au côté de sculptures d'éléments architecturaux, et d'objets liturgiques.

Illustration : Luca Della Robbia : " Caritas " -Terre cuite émaillée © Musée National

DAOULAS : Centre Culturel
" Les Mondes Dogon"
Du 25 avril au 4 novembre 2002


L'Abbaye de Daoulas présente ici ce que fut l'expédition française de 1930 à 1932 en pays Dogon au centre du Mali, à l'intérieur de la Boucle du Niger, expédition qui servit de source à l'ethnologie française de terrain, pour mieux connaître cette partie de l'Afrique Noire. Les pièces  qui furent rapportées par les explorateurs français sont à l'origine de la naissance du Musée de l'Homme à Paris.
Les Dogons qui ne sont plus qu'au nombre de 200.000 vivent répartis entre différents clans dans de multiples villages, implantés le long des falaises de Bandiagara.
Leurs mythes primitifs et complexes remontent à des temps anciens et s'expriment au travers des ustensiles, des objets rituels et un art très riche liés à ces croyances et à des traditions ancestrales.

Artisanat Dogon : porte de grenier à mil © Musée des Arts Africains Paris

Ce sont 200 pièces de l'art et de l'artisanat Dogon qui sont donc présentés, et permettent d'approcher de plus près cette culture qui demeure encore assez peu connue du public, mais dont il faut espérer qu'elle puisse survivre dans son intégrité, et ne perdre son identité, tant elle est depuis que cette région est au patromoine mondial de l'UNESCO, l'objet de la curiosité sur place de touristes de plus en plus nombreux en mal d'aventure et de sensation.

Illustration : Artisanat Dogon : porte de grenier à mil  © Musée des Arts Africains  Paris

NICE : Musée d'Art Moderne et Contemporain
" Rétrospective Niki de Saint-Phalle "
Du 16 mars au 27 octobre 2002

Illustration : Niki de Saint-Phalle " Tir à la Carabine "  1961 matériaux divers 330 x 210 cm ©  Musée des Beaux Arts Nice


Le Musée d'Art Moderne et d'Art contemporain de Nice accueille cette grande rétrospective Niki de Saint Phalle, dont l'objet est de faire redécouvrir l'oeuvre atypique de cette artiste engagée dans le féminisme à partir des années 1960, et dans le mouvement du Nouveau Réalisme.
Ce sont 325 oeuvres qui sont présentées ici, parmi lesquelles les 170 oeuvres, 63 peintures et sculptures et une centaine d'oeuvres sur papier, gravures et lithographies, qu'elle a offerte au Musée de Nice en octobre dernier.

Née à Neuilly sur Seine en octobre 1930 , fille d'un banquier français et d'une mère américaine, elle s'appele de son vrai nom Catherine Marie-Agnès Fal de Saint-Phalle, dite Niki de Saint-Phalle. Elle avait suivi ses parents aux Etats Unis dès son plus jeune âge, pour habiter ensuite New York à partir de 1937. Très marquée par ses visites au Metropolitan Museum of Art à New York, elle s'interesse à la création artistique très tôt.
En autodidacte, et n'ayant jamais suivi d'enseignement artistique, elle commence à peindre dans les années 1950. Impressionnée par l'oeuvre de Gaudi en 1955 lors d'une visite à Madrid et à Barcelone, elle décide de  faire de la sculpture. Elle dira plus tard" Je n'ai jamais fait l'Ecole des Beaux Arts. La sculpture pour moi, ce n'est pas la culture, mais une manière de vivre".


Elle se fait connaître par une première exposition personnelle où elle réalise  une "action painting" intitulée "Tirs à la carabine", dans laquelle le visiteur tire à la carabine sur des sachets remplis de peintures variées qui coulent sur la toile ou sur des couches de plâtre en relief. Elle ait des assemblages d' objets coupants ou encore des assemblages de divers objets religieux, angelots, crucifix qu'elle couvre de peinture dorée.
Elle sculpte également à partir de 1965 ses premières "Nanas" , dont le sculpteur suisse Jean Tinguely avec lui réalise les armatures métalliques qu'elle couvre d'abord de  de papier mâché, de plâtre et de tissus. Ses "Nanas",   avec leurs formes énormes, rebondies, et colorées, réalisées en papier mâché à ses débuts,puis dans le polyuréthanne ensuite, la rend célèbre alors dans le monde entier. Devenue membre du groupe des Nouveaux Réalistes, elle épouse l'artiste suisse Jean Tinguely en secondes noces en 1971,, avec qui elle réalise des sculptures monumentales pour des commandes de musées, telle l' énorme "Elle" de 25 m de long du Musée de Stockholm en 1966, présentant un sexe béant qui sert d'entrée aux visiteurs.
Parallèlement, elle poursuit un travail personnel de recherche plastique qui lui permet d'être  exposée à Paris, à  Londres, à Amsterdam, à Munich et à New York , mais elle doit aussi sa célébrité par la "Fontaine Stravinsky" ou "Fontaine des Automates"Place Saint-Merri, près du Centre Georges Pompidou, à Paris, qu'elle réalise avec JeanTinguely .
Après la disparition de Jean Tinguely en 1991, elle réalise ses premiers "tableaux éclatés", série de peintures en mouvement, en mémoire de son mari, puis elle compose la sculpture "Les Footballeurs" pour le Musée Olympique de Lausanne, et s'installe en 1994 à San Diego en Californie.
Les oeuvres dont elle a fait don au Musée de Nice, que l'on découvre dans cette exposition  est le résultat d'un concours de circonstance qui l'avait amené déjà à vouloir faire don à la France, il ya dix ans d'une partie de ses oeuvres. La France était restée muette à cette proposition. Alors elle s'était adressée à la Ville de Hanovre qui avait acceptée cette offre et explique le fait que cette ville possède désormais le premier Musée du monde conssacré à Niki de Saint-Phalle. Est venu s' ajouter à cet incident, la disparition il y a trois ans de la sculpture " La Paysanne " dans les murs du Centre Georges Pompidou, une oeuvre de trois mètres de haut et pesant plus d'une centaine de kilos, qui était l'une de ses premières "Nanas", et qui n'a jamis été retrouvée.C'est pourquoi, de dépit, elle fit le choix du Musée de Nice pour sa deuxième donation, ville où à une époque, elle avait rencontré Yves Klein, Arman, et Ben.
Cette rétrospective s'explique ainsi par le fait que le Musée se trouve aujourd'hui en possession de quelques 170 oeuvres, estimées à environ 15 millions d'euros, et qu'il est devenu le deuxième musée, après celui de Hanovre, à posséder autant d'oeuvres de Niki de Saint Phalle.

Illustration : Niki de Saint-Phalle " Tir à la Carabine "  1961 matériaux divers 330 x 210 cm
©  Musée des Beaux Arts Nice

BORDEAUX : Musée des Beaux Arts
" Albert Marquet. La Collection du Musée de Bordeaux"
Du 31 mai au 15 septembre 2002
>>> Prolongation jusqu'au 20 octobre 2002

Albert Marquet :" La Passerelle à Sainte Adresse " Huile sur carton 50 x 61 cm © Coll. Part.


Le Musée des Beaux-Arts de Bordeaux rend hommage dans cette exposition à Albert Marquet (1875-1947), et présente l'ensemble de sa collection composée de 40 oeuvres peintes et 59 dessins, pour constituer l'une des plus importantes expositions consacrée à cet artiste, depuis quelques années.
Albert Marquet qui est né à Bordeaux dans une famille d'origine modeste fut élève de Gustave Moreau, mais rencontra également à l'Ecole des Arts Décoratifs Henri Matisse avec lequel il se lia d'amitié. Parallèlement à une formation académique, l' artiste commença à peindre dans la mouvance impressionniste, mouvement dont il n'oublia jamais les leçons. Cependant dès 1898, il adopta une palette privilégiant la couleur pure et annonçait ainsi déjà le fauvisme. 

Au Salon d'Automne de 1905, Marquet participe avec son ami Matisse à la première exposition fauve et présente en 1907, sa première exposition particulière. Son oeuvre, marquée par une grande sensibilité, évolue très vite ensuite après sa période fauve vers une palette plus nuancée mais toujours remplie de lumière, et de transparence quand il s'agit de peindre des paysages ou les bords de mer.
Ses compositions privilégient également les paysages urbains. qu'il peint depuis les verrières de ses ateliers successifs, tous situés sur les quais, lorsqu'il habite à Paris.
Ses oeuvres révèlent son goût et sa fascination pour les ambiances, les atmosphères, qui montre son extrême sensibilité d'observation et des compositions faites de sérénité très typiques de son art de peindre.
Albert Marquet était également un grand amateur de voyages. Ayant découvert  d'abord le Maroc et Tanger au cours de deux voyages en 1911 et en 1913, il visite ensuite en 1920 l'Algérie qui deviendra en quelque sorte sa seconde patrie. En 1923, il visite aussi la Tunisie, et quelques années plus tard en 1928, l'Égypte.
Mais c'est l'Algérie qui lui crée les plus fortes émotions, et qui l'amène ensuite à retourner souvent à Alger. Ses toiles reflètent à chacun de ses voyages et du temps qui passe qui passe ses préoccupations et ses découvertes. Grâce à sa femme Marcelle Martinet, il n'a pas de contraintes matérielles. Il peut ainsi voyager, donner libre cours à son inspiration et peindre.
En 1941, il acquiert une maison à  Djenan Sidi Saïd, qu'il appelle "sa campagne". Ce lieu est pour lui une source d'inspiration importante, et lui permet de développer une palette très riche en motifs et en couleurs durant les années de guerre.
C'est donc à la présentation des différentes périodes de la vie et de l'oeuvre de l'artiste que nous convie cette très belle et très riche exposition

Illustration : Albert Marquet : " La Passerelle à Sainte Adresse " Huile sur carton 50 x 61 cm © Coll. Part.

ARLES : Fondation Vincent Van Gogh
" Francis Bacon : Van Gogh sur la route de Tarascon "
Du 10 juillet au 6 octobre 2002

Francis Bacon : "Etude pour un portrait de Van Gogh II" 1957 huile sur toile 198 x 142 cm © Thousand Oaks Californie


Les oeuvres de Francis Bacon (1909-1992) présentées ici pour la première fois en France, portent sur le thème des "autoportraits de Van Gogh marchant sur la route de Tarascon" réalisées entre 1951 et 1957 par l'artiste britannique.
Ces huit toiles qui ont pu être rassemblées par la Fondation Van Gogh d'Arles est une véritable gageure, car elle permet de voir ensemble des oeuvres, qui n'avaient pas été présentées depuis l'exposition de la Hanover Gallery de Londres en 1957.
Cette exposition s'ajoute d'une oeuvre intitulée "Hommage à Van Gogh" réalisée en 1958, par Bacon, et des deux "Etudes pour un portrait de Van Gogh" en provenance de la Hirshhorn Collection de Washington. D'autres toiles en provenance des Etats Unis, de la Tate et de la Hayward Gallery à Londres, mais aussi d'Allemagne, de Suède, du Centre Pompidou à Paris ou de collections particulières complètent cette exposition  exceptionnelle. Des portraits photographiques de Francis Bacon réalisés par Peter Beard, Perry Ogden, Lewinski ou Benson sont également présentés.

Cette série de tableaux peints par Bacon, est directement inspirée de l'oeuvre de Vincent Van Gogh réalisée en 1888 et intitulée "Autoportrait sur la route de Tarascon", détruite par les bombes qui tombèrent sur le Musée de Magdebourg à Dresde durant la Seconde guerre mondiale. Francis Bacon avait conservé en mémoire ce tableau, marqué et fasciné qu'il avait été par cet autoportrait où Van Gogh se reproduit tel un personnage errant sous un soleil de plomb le long d'une route avec un carton à dessins sous le bras, et un sac sur le dos.
Francis Bacon voulut reproduire dans cette série, cette fascination et cette sensation
d' incandescence qu'il eut devant l'oeuvre de Van Gogh en la conduisant jusqu'à son extrême.  Différentes études dont l'"Etude pour un portrait de Van Gogh II " de 1957, s'arrête à nouveau à la retranscription de cette incandescence par des couleurs rouges et jaunes données au paysage, par les ocres chauds et rougeoyants de la route, le bleu vif du ciel, et traduire les brûlures accablantes du soleil sur le   peintre aux pas lents, le long d'un chemin aux arbres morts.


Illustration :  Francis Bacon : "Etude pour un portrait de Van Gogh II" 1957 huile sur toile 198 x 142 cm
© Thousand Oaks Californie


CAEN : L'Abbaye aux Dames
" Camille Claudel "
Du 2 août au 6 octobre 2002


Le génie créateur de Camille Claudel, artiste passionnée, mais aussi inspiratrice, modèle, confidente, et maîtresse de Rodin, on le sait aura été occulté par la gloire de son maître et par une intensité créatrice qui l'aura conduit à la solitude obsessionnelle, à la névrose, au délire de persécution et finalement à l'asile.
Artiste maudite, incomprise, presque oubliée, elle est revenue dans nos mémoires par la magie du cinéma, sous les traits d'Isabelle Adjani.

C.Claudel "Torse de femme" Bronze 1884 © Coll. part.


On redécouvre aujourd'hui la parfaite maîtrise de sa  technique et du détail qui font l'originalité de son Suvre dans l'histoire de la sculpture, par rapport à celle de son éminent maître qui ne sera resté finalement qu'un classique.
Cette exposition permet au travers 47 de ses sculptures, en provenance de collections particulières, de mesurer la densité et la richesse de son inspiration et de sa passion pour la sculpture.

Illustration : Camille Claudel  :  "Torse de femme"  Bronze 1884
© Coll. part


voir page " Camille Claudel "

CAP D'AGDE : Musée de l'Ephèbe
"Saveurs et senteurs antiques"
Jusqu'au 30 septembre 2002

Oenoché à bec treflé © Musée Archéologique Cimiez de Nice

Oenochoé à bec treflé
©
Musée Archéologique Cimiez  Nice


Le Musée de lEphèbe du Cap dAgde, niché dans son écrin de verdures aux essences méditerranéennes, accueille une superbe exposition dont l' originalité, au travers la présentation de plus de 220 pièces archéologiques, dont certaines présentées pour la première fois au public, est de nous faire découvrir sur ce que fut dans l'antiquité Gréco-romaine, l'usage, la production et le commerce des produits les plus utilisés à cette époque, dans les échanges entre les pays du pourtour méditerranéen. Le vin, l'huile, le miel, les épices, les plantes aromatiques, les encens, les parfums, les élixirs sont au centre d'un commerce extrêmement dense en effet, successivement entre les étrusques, les grecs, les romains avec l'ensemble des habitants du sud de la Gaule, puis de la Gaule romaine, au travers un port de commerce très important que fut Agde entre le VIème siècle avant J.C.et le IVème siècle après J.C.


Ainsi au travers les "cinq sens ", la vue, l'odorat, l'ouie, le toucher et le goût, cette exposition nous invite à un parcours dans ces temps de l'antiquité et éveille de façon originale nos propres sens non seulement à la curiosité de ce que pouvaient être la vie quotidienne, les arts de la table, les goûts et les senteurs, mais encore nous fait découvrir  la fabrication des parfums, des aromates, des mets, et l'ensemble des arts et des objets liés au transport, à la conservation, à l'utilisation des vins, des aliments, ou des onguents : amphores, vases, fioles et autres askos, lécythes, oenochoes, ou balsamaires richement décorés.
A l'issue de l'exposition, un thermopolium, taverne où l'on vendait alors des boissons chaudes, et un triclinium, petite salle à manger avec des lits, tels qu'on les trouvait à Pompéi, proposent aux visiteurs une dégustation des produits que l'on consommait à l'époque  : le vin d'arthémise ( vin où a macéré de l'absinthe avec du miel), le mulsum ( vin avec du miel, de la cannelle, du poivre et du thym), l'hydromel, la cervoise, ou la posca pour les enfants (boisson à base d'eau fraîche aromatisée au vinaigre), ou encore, le salsum ( pâté de poisson servi sur une tranche de pain), le moretum ( fromage frais de brebis avec des pignons, des amandes et du miel), ou la patina ( gâteau de poire)
.

BELFORT : Tour 46
" Fernand Léger : de la couleur et des couleurs"
Du 24 mai au 22 septembre 2002

Fernand Léger : " Composition aux Trois Figures" 1932  Huile sur toile 182 x 230 cm


Cette exposition est un hommage à Fernand Léger (1881-1955), par la réunion d'une soixantaine d'oeuvres, en provenance notamment de la Donation Jardot faite à la Cité de Belfort.
Le choix des oeuvres présentées démontre une fois encore quelle était l'importance de la couleur pour le peintre, et davantage quelle était la fascination qu'elle produisait sur lui, lui qui la considérait comme une "matière première, un élément vital, un essentiel comme l'eau et le feu, indispensable à la vie", ainsi qu'il l'avait déclaré en 1933 lors d'une conférence au Kunstmuseum de Zurich.

En dehors de la matière, les sujets que sont le modernisme et le  machinisme sont  également au centre de l'oeuvre de Fernand Léger, admiratif qu'il est des techniques, des engins et des machines agricoles symboles de force et de puissance, et moyens d'une libération des hommes. Ses séjours qu'il effectue aux Etats Unis et particulièrement à New York, entre 1940 et 1945, sont pour lui un éblouissement et la révélation d'un nouveau monde possible grâce au machinisme et à la technologie. L'homme lui-même dans son activités au quotidien, dans la rue, dans sa vitalité, dans sa créativité, intéresse l'artiste et est le centre d'interêt de nombreuses de ses oeuvres, car il est également la vie.
L'exposition laisse place également au travail d'illustrateur du peintre, et à son travail d'édition, et permet de révéler s'il le fallait encore, la force poétique mais aussi le génie de l'artiste, qui  a su comprendre l'évolution du monde contemporain.

lIlustration : Fernand Léger : " Composition aux Trois Figures" 1932  Huile sur toile 182 x 230 cm
© Musée National d'Art Moderne - Centre Georges Pompidou Paris


STRASBOURG : Musée des Beaux Arts
" Théodore Chasseriau, un autre romantisme"
Du 19 juin au 21 septembre 2002


Le peintre Théodore Chassériau (1819 -1856) n'avait pas fait l'objet d'exposition importante et d'aucune rétrospective en France depuis 1933. Après l'exposition aux Galeries Nationales du Grand Palais à Paris, cette présente exposition rassemble
46 tableaux, 60 dessins et 16 eaux-fortes, pour présenter un aperçu différent et complémentaire de l'art de Chassériau.
Parmi ces 46 tableaux, quatre sont exposées en permanence au Musée des Beaux-Arts, au sein de la section XIXème siècle comportant divers  tableaux de Corot. Il s'agit d'un "Intérieur de Harem", un des thèmes orientaux favoris de Chassériau, de l'extraordinaire "Mazeppa "et de deux esquisses pour Othello, qu'accompagnera la série des eaux-fortes sur ce thème.

Pour les dessins, 40 d'entre eux ne seront exposés qu'à Strasbourg, en provenance du Louvre dont deux en provenance du Getty Museum et du Musée des Beaux-Arts de Dijon.
Grâce à ces dessins, la maîtrise du dessinateur que fut Chasseriau apparaît parfaitement. Qu'il s'agisse du portraitiste éblouissant -19 dessins dont l'étude pour le fascinant "Portrait de Mlle de Cabarrus"-, du spectateur de la nature ou du peintre réalisant des compositions profanes et religieuses.

 

Théodore Chasseriau: " La Toilette d'Esther" 1841 Huile sur toile 45 x 35 cm © Musée du Louvre Paris

Le parcours ici a été conçu de manière à faire ressortir diverses facettes de l'art de Chassériau.
A l'intérieur de chaque section thématique ressortent les évolutions et les constantes perceptibles pendant la courte
carrière du peintre. Cela est particulièrement frappant pour ses  portraits (salle 9 et 10).
Sa méthode qui consiste à utilisant des ressources graphiques et picturales, en particulier pour les grands décors, est mise en valeur (salles 6 et 7). De même que les deux faces de l'Orientalisme de Chassériau sont mise en évidence : d'un côté l' Orient brutal, de la conquête coloniale, face à un Orient "ethnographique". Le thème féminin est permanent dans son oeuvre où la douleur n'est jamais loin de la sensualité (salle 8). Des oeuvres au statut parfois encore indéfini -esquisses ou oeuvres (in-) achevées ?- parlent à notre sensibilité par leur « expressionnisme » (salle 13).
Occupant la presque totalité du Musée l'exposition laisse quatre salles pour présenter une petite partie de ses collections permanentes en liaison avec Chasseriau, avec la présence de ses contemporains et amis avec des oeuvres emblématiques, une esquisse de Delacroix, des oeuvres de peintres orientalistes, telle celle de son ami Marilhat, ou des bronzes de Barye,  un tableau de Courbet,  une importante peinture de Gustave Doré, "Les Martyrs chrétiens " de 1871, prêtée par le Musée d'Art Moderne et Contemporain de Strasbourg .

L'exposition a été conçue, telle qu' au XIXème siècle, et selon cette époque où les musées s'inspiraient dans leur accrochage des palais, tels ceux de Rome que Chassériau avait visité, en mélangeant les écoles et les périodes, comme on le faisait alors.

Le musée des Beaux-Arts de Strasbourg possède une des plus importantes collections de peintures anciennes en région. Toutes les écoles sont représentées des Primitifs (Giotto) à Courbet et Carpeaux, en passant par Memling, Botticelli, Piero di Cosimo, Raphaël, Véronèse, Corrège, Lucas de Leyde, Greco, Rubens, Champaigne, Largillierre, Boucher, Canaletto, Tiepolo et Goya.

Illustration : Théodore Chasseriau  " La Toilette d'Esther " 1841 Huile sur toile 45 x 35 cm
© Musée du Louvre Paris


voir "Communiqué"

TROYES : Musée Saint-Loup
" Gustave Le Gray 
: l'émotion photographiée"
Du 28 juin au 16 septembre 2002

Gustave Le Gray : " La Grande Vague-Sète " 1857 Cliché sur papier albuminé © Coll.Part.

 


Gustave le Gray (1820-1882), fut l'un des premiers pionniers de la photographie. Le Musée Condé de Chantilly, avait proposé au printyemps la présentation des photographies de Gustave Le Gray en provenance de la collection ayant appartenu à Henri dOrléans, Duc dAumale (1822-1897), lequel avait fait don à lInstitut de France du Château de Chantilly en 1886, de ses collections de peintures, de ses dessins et de ses livres précieux, mais également de son imposante collection de photographies anciennes. 

Le fonds photographique du Musée Saint-Loup de Troyes qui constitue le second fonds d'importance après celui de Chantilly conserve une importante collection de photographies   anciennes, dont 73 clichés de Gustave Le Gray sur papier datant en majorité de la deuxième moitié du XIXème siècle, remarquables tant par la période ( clichés de 1856 à  1858), que par les sujets traités : marines, nuages et camp militaire de Châlons sur Marne.
Dans la présentation de Chantilly, on retrouvait les photographies d'oeuvres d'art prises par Gustave Le Gray telles "La Joconde" de Léonard de Vinci photographiée au Musée du Louvre, ainsi que de nombreux portraits, et on trouvait également un grand nombre de photographies de marines prises par Le Gray, acquises par le Duc d'Aumale en 1856 à Londres.

Ici, c'est toute l'émotion, la force et la générosité de l'artiste qui se dégagent, dans des photographies moins connues, dont la série de nuages, mais aussi de quelques clichés plus  cèlèbres tel que celui de " La Vague Brisée" présente dans cette superbe exposition.

Illustration : Gustave Le Gray : " La Grande Vague -Sète " 1857 Cliché sur papier albuminé  © Coll.Part.

AIX LES BAINS : Musée Faure
" Henri Matisse : femmes assises"
Du 21 juin au 15 septembre 2002


Le Musée Faure a pu rassembler un grand nombre de gravures et de lithographies réalisées par Henri Matisse entre 1906 et 1936, en provenance de différents musées français sur le thème des femmes assises. Dans le prolongement de l'amour qu'il avait pour la peinture, mais aussi pour le dessin, Matisse s'interessa également aux différentes techniques de la gravure : eau forte, pointe sèche, lithographie, ou encore gravure sur linoléum ou monotype.
C'est à partir de 1903 qu'il commence à utiliser ces différentes techniques au travers un nombre important de liseuses, d'odalisques, de nus, qu'il réalise, et qui lui permet de faire des recherches de modelés, des exercices de traits stylisés, en recherche de réduction et de simplification des lignes entre les années 1910 et 1920.

Henri Matisse  " Nu assis aux bras levés" 1924 Lithographie 61 x 47 cm © Musée d'Art Moderne New York

A partir de 1922, Henri Matisse, s'arrête davantage aux techniques de la lithographie, avec lesquelles il développe toutes les possibilités que lui offrent l'utilisation du noir et de toutes les variantes du gris et du blanc, pour des oeuvres plus riches et plus précises dans les détails. En 1929, il en revient aux eaux-fortes représentant des nus, dans lesquelles, ce sont les lignes qui reprennent l'avantage sur la texture qu'il avait travaillée par exemple par la lithographie, et il se consacre également à l'illustration de livres, telles les eaux-fortes qu'il réalise pour les poèmes de Stéphane Mallarmé, pour des oeuvres de Montherlant, ou plus tard pour des poèmes de Ronsard destinés à  des éditions en tirages limités.
Cette exposition permet ainsi d'observer, voire de découvrir l'évolution entre ces différentes techniques utilisées par l'artiste et la mise en évidence de sa puissante écriture graphique.

Illustration : Henri Matisse  " Nu assis aux bras levés" 1924 Lithographie 61 x 47 cm
© Musée d'Art Moderne New York


TOULOUSE : Musée des Augustins
" Lubin Baugin, un grand maître retrouvé "
Du 27 juin au 9 septembre 2002

Lubin Baugin : "La vierge, l'Enfant Jésus et Saint Jean" Huile sur bois " 34 x 26 cm © Musée des Beaux Arts Nancy


Lubin Baugin (1608-1663)  est l'un des derniers grands peintres français du XVIIème siècle à n'avoir pas encore fait l'objet d'une étude approfondie et d'une grande exposition.
Après l'exposition inaugurée et présentée au Musée des Beaux-Arts d'Orléans, l'artiste est présenté aujourd'hui au Musée des Augustins à Toulouse.
En effet, pour la première fois, ce sont une cinquantaine de tableaux qui ont été rassemblés, pour permettre de mieux faire connaître l'oeuvre de ce grand peintre oublié, et de dévoiler la personnalité subtile et plutôt étonnante de Lubin Baugin.

Parmi ses oeuvres de jeunesse, il faut en particulier retenir ses natures mortes qui comptent parmi les plus belles et les plus surprenantes du genre en France, telles " Nature Morte à l'Echiquier ", ou " Nature Morte aux Gaufrettes " ou encore " La Coupe de Fruits" au Musée de Rennes .
Plus tard ce sont ses " Vierges à l'enfant" qui lui ont assuré de son vivant une réputation de peintre remarquable, ainsi que de grandes compositions religieuses comme celle de Notre Dame de Paris, de par les empreintes de délicatesse et d'élégance propre à Le Corrège et à Parmesan, de sensibilité, et de tendresse, héritées de l'Ecole de Fontainebleau, qui caractériseront principalement ses compositions.


Illustration : Lubin Baugin : "La vierge, l'Enfant Jésus et Saint Jean" Huile sur  bois " 34 x 26 cm
© Musée des Beaux Arts Nancy

LYON : Musée des Beaux Arts
" L'Ecole de Barbizon"
Du 22 juin au 9 septembre 2002

Jules Dupré " Paysages avec vaches" 1850 Huile sur toile 90 x 117 cm © Musée de l'Ermitage St Petersbourg


Dans cette exposition, le Musée des Beaux Arts de Lyon rassemble une centaine d'oeuvres, qui démontrent que les peintres impressionnistes n'ont pas eu le monopole de la peinture en plein air, mais davantage, que les peintres de Barbizon, derrière Théodore Rousseau et Jean François Millet , tous épris de nature, et de réalisme, plantaient les uns après les autres leurs chevalets dans la campagne autour de Fontainebleau, pour exprimer leur amour de la liberté, de la vie campagnarde et de ses paysages bucoliques.

Entre 1840 et 1860, se réunissent et se rencontrent ainsi à Barbizon, à l'Auberge Ganne, les plus grands paysagistes de l'époque, tels Troyon, Huet, Nanteuil, Corot, Caruelle d'Aligny, Diaz de la Pena, Daubigny, Desgoffe, Dupré, qui vont dans la campagne et dans la forêt à la recherche des émotions et des lumières qui en font en fait les véritables précurseurs de l'impressionnisme.
Monet, Renoir et Cézanne firent vite oublier la plupart de ces artistes, pourtant consacrés par Charles Baudelaire ou Théophile Gautier, dont l'histoire de la peinture en a fait en quelquesorte des peintres "intermédiaires".
C'est une injustice que le Musée des Beaux Arts de Lyon ici contribue à réparer, ceux là qui furent également les inventeurs du respect de la nature, et quelque part les premiers écologistes à vouloir protéger les paysages en les fixant sur la toile, tout en protestant contre les agissements des hommes à la défigurer, à l'exploiter et à provoquer des déséquilibres. Théodore Rousseau écrivait déjà en 1872 : "L'homme s'agite dans son ignorance, intervertit l'ordre dans la nature et rompt les équilibres "


lIlustration :  Jules Dupré " Paysages avec vaches" 1850 Huile sur toile 90 x 117 cm
© Musée de l'Ermitage St Petersbourg

STRASBOURG : Musée d'Art Moderne et Contemporain
" Joaquin Torres-Garcia, Rétrospective"
Du 24 mai au 8 septembre 2002


Lexposition rétrospective de Torres-Garcia ( Montévideo 1874-1949), présentée au Musée dArt Moderne et Contemporain de Strasbourg offre au public une vision complète de lSuvre de ce créateur davant-garde en rassemblant une centaine de pièces, des tableaux et sculptures, dessins et jouets, provenant dune part de collections privées, et dautre part des collections des plus grands musées français et étrangers (dont le Musée National dArt Moderne à Paris, le Musée dArt Moderne de la Ville de Paris, le Museu dArt Contemporani à Barcelone, le Museo Centro de Arte Reina Sofia à Madrid, le MoMA à New York ou encore la Fondation Torres-Garcia à Montevideo en Uruguay).

Cette manifestation demeure la première grande exposition de Torres-Garcia présentée dans un musée français depuis celle de 1975, organisée au Musée dArt Moderne de la Ville de Paris. Elle sattachera à présenter lensemble des travaux de Torres-Garcia tout en réservant une place particulière au séjour parisien de lartiste, de 1926 à 1934.

Joaquin Torres-Garcia : " Figure de femme assise" 1936 Huile sur carton 49x 39,5 cm © Coll. Part.

Durant cette période il rencontre les principaux acteurs de labstraction géométrique : Arp et Van Doesburg - historiquement liés à la Ville de Strasbourg -, Domela, Hélion ou encore Mondrian. Membre fondateur du Groupe "Cercle et Carré en 1930" aux côtés de Michel Seuphor, il développe à Paris un constructivisme synthétique entre abstraction pure et valeurs archaïques précolombiennes, entre la règle et laléatoire. Une section présentera des Suvres de ces artistes davant-garde et mettra en lumière la place de Torres-Garcia dans lactivité artistique de lépoque. Laccent sera mis également sur les jouets de bois fabriqués par lartiste parallèlement à sa production picturale, qui furent présentés pour la première fois à la Galerie Dalmau à Barcelone en 1918. Cette section permettra de souligner laction pédagogique de Torres-Garcia, qui, à son retour en Uruguay en 1935, créa une Association pour un Art Constructif, école et centre intellectuel, véritable organe de diffusion de ses idées.

Cette rétrospective sera loccasion déditer un important catalogue denviron 280 pages auquel collaboreront des spécialistes du monde entier et qui rassemblera pour la première fois en France une anthologie des textes de Torres-Garcia.

Illustration : Joaquin Torres -Garcia : " Figure de femme assise" 1936 Huile sur carton 49 x 39,5 cm
© Coll. Part.

GIVERNY : Musée d'Art Américain
"Jasper Johns : l'oeuvre gravé 1960 - 2000 "
Du 23 juin au 8 septembre 2002


Le Musée d'Art Américain de Giverny présente ici une rétrospective de l'oeuvre de l'un des peintres américains contemporains les plus renommés, qu'est Jasper Johns. On y découvre toutes les techniques de gravures utilisées par l'artiste entre les années 1960 et 2000, bien connu pour ses peintures de drapeaux américains et ses sculptures de boîte de bières, au travers une série d'oeuvres graphiques : estampes, lithographies, sérigraphies, eaux fortes, comme autant d'oeuvres qui en font l'un des artistes les plus influents sur le mouvement du pop'art.

Jasper Johns : " Land's End " 1978 Eau forte et couleurs - 106 x75 cm © Coll. Part.


Ce sont une soixantaine d'oeuvres ou copies que l'on découvre dans cette exposition qui peuvent montrer l'influence qu'il a pu exercer sur d'autres artistes tels que Roy Lichtenstein, Andy Warhol, Claes Oldenbourg, Tom Wesselman, James Rosenquist, Robert Indiana, David Hockney ou Peter Blake, entre d'autres.
Jasper Johns qui né à Augusta en Géorgie en 1930, suit des cours à l'université de Columbia en Caroline du Sud,  puis s'installe à New York en1949, où il suit des cours dans une école d'art, pour faire de la publicité, et vit de différents petits métiers. Après son passage à l'armée, à la fin de 1954, il rencontre Robert Raushenberg et John Cage, avec lesquels il se lie d'amitié, et commence à peindre ses séries de lettres et de chiffres. 
En 1955, il détruit une partie de ses oeuvres antérieures, et se met à peindre les séries bien connues de drapeaux américains, ou de cibles, tout en travaillant à la réalisation de boutiques de luxe. En 1958, la Galerie de Castelli de Lion à New York organise sa première exposition individuelle avec succès.
Avec les années 60, Jasper Johns se concentre sur l'emploi d'objets de la vie courante dans son art et il moule par exemple une sculpture composé de deux bidons de bière qu'il intitule "bronze peint" et incorpore de vrais objets à ses toiles. Son art prend peu à peu les objets de la vie quotidienne comme matière de ses compositions. C'est la naissance du pop'art.

Dans les années 70, l'oeuvre de Johns se déplace vers des travaux monochromatiques et des séries de peinture composées de hachures et de croix dans des formes géométriques, tandis que les les années 80, il se  concentre sur des thèmes plus autobiographiques en incorporant des objets personnels dans son travail. Dans une démarche totalement différente de celle de Marcel Duchamp et mouvement de Dada en France dans les années 20, il ne détourne pas le sens des objets, tels qu'un porte-bouteille ou un urinoir, pour leur donner une autre valeur et un autre référent, mais il incorpore les objets communs dans sa peinture comme une réaction contre l'expressionisme abstrait peu accessible au grand-public et sans aucun repère iconographique.A sa suite plusieurs artistes américains du pop'art prendront le thème des objets journaliers  en les dépeignant sous une forme plus commerciale : images des boîtes de potage de soupe Campbell, ou des  hamburgers en grands formats, ou encore des sculptures composé d'objets comme des machines à écrire. Les thèmes de ces artistes ne sont pas de critiquer la société de consommation ou du commerce, mais d'extraire un modèle artistique par l'emprunt qu'ils font à la société et aux médias. y compris par exemple en détournant les techniques d'impression de la bande dessinée ou encore de la publicité.
Il obtient le Grand Prix de la Biennale de Venise en 1988, avec une oeuvre intitulée " Les Quatre Saisons" qui consacre son oeuvre et le reconnaît mondialement comme l'un des plus grand artistes contemporains.


Cette excursion ici dans l'oeuvre graphique de Jasper Johns montre la grande variété d'inspiration de l'artiste, mais également des techniques utilisées, qui commencent par l'utilisation des motifs iconiques que sont les chiffres et les lettres de l'alphabet, en passant par les séries des cibles et des drapeaux, jusqu'à des oeuvres où apparaissent des motifs aléatoires et abstraits composés avec des rayures ou encore des copies qui mettent en référence l'histoire de l'art et les articles personnels significatifs de sa vie .

Illustration : Jasper Johns : " Land's End " 1978   Eau forte et couleurs - 106  x75 cm © Coll. Part.

STRASBOURG : Musée d'Art Moderne et Contemporain
" Silvia Bächli - Cabinet d'art graphique"
Du 24 mai au 8 septembre 2002

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LSuvre de Silvia Bächli est de la nature dun journal intime : sortes d"instantanés" perceptifs de la vie quotidienne, sensations fugitives et réminiscences qui sorganisent peu à peu à travers le dessin, en formes simples ou complexes, selon la signification que le quotidien diffuse au travers de la perception. Fragments de corps, objets isolés se rapprochent les uns les autres pour former une image globale sarticulant en de multiples signifiants.
Le dessin, à lencre, à la gouache, à la craie ou au fusain, mais toujours en noir sur fond blanc, est le mode dexpression presque exclusif de Silvia Bächli. Son travail consiste en séries de dessins, dont le dénominateur commun est le noir, présentés parfois en feuilles séparées ou, plus souvent, regroupés selon une disposition étudiée avec soin et qui est le fruit de combinaisons déterminées par lespace, par les parois et par lenvironnement où les Suvres sont exposées.
Née en 1956 à Baden (Suisse), Silvia Bächli vit à Bâle et Paris et enseigne à lEcole des Beaux-Arts de Karlsruhe.

"Dans mes dessins,dit-elle, il est rarement question de signification symbolique. Il sagit simplement de ce qui est montré. De brefs moments de sensation, de fugitives visions, lSil qui sattarde un peu plus longtemps sur quelque chose que nous connaissons tous, mais auquel nous naccordons dhabitude pas autant dattention [&] Ou : la raison dun dessin peut être simplement le jeu avec la ligne, comme la mélodie dun saxophone".
Organisée en collaboration avec le Domaine de Kerguehennec avec une présentation différente dans chaque lieu cette exposition constituera la première monographie consacrée à lartiste par un musée français.

En 1987, Jean-Christophe Amman lui avait consacré une exposition personnelle à la Kunsthalle de Bâle. Ses travaux ont été présentés depuis dans de nombreux musées et centres dart en Europe.

ISSOUDUN : Musée de l'Hospice Saint Roch
" Serge Poliakoff : Peintures et gouaches "
Du 14 juin au 2 septembre 2002

Serge Poliakoff : "Composition" 1955 Huile sur toile 130 x 97 cm

 


Cette exposition qui fait suite à l'importante rétrospective de Dunkerque, consacrée à l'oeuvre du peintre français d'origine russe Serge Poliakoff  (1900 -1969), présente sur une période allant de 1938 à 1968, près de soixante-dix oeuvres d'un des maîtres de la couleur et de l'abstraction du XXème siècle.
Composée d'un ensemble de toiles de différents musées européens, belges et allemands notamment, et d'un certain nombre d'oeuvres en provenance de différentes collections privées, on peut également découvrir deux tapisseries exceptionnelles des Gobelins réalisées d'après des cartons de l'artiste .

Serge Poliakoff, qui est né à Moscou, quitte la Russie en pleine guerre civile, et arrive à Paris en 1923. Pour vivre, il joue de la musique dans les restaurants russes de la capitale, et y rencontre Robert Delaunay, et Wassily Kandinsky .
En dehors de ses talents de musicien, Poliakoff pratique aussi la peinture à l'huile, la gouache et l'aquarelle, en réalisant des compositions faites d'éléments géométriques, vivement colorés et découpés selon une inspiration fortement marquée par le futurisme. Ses oeuvres de 1938 à 1952 sont fortement imprégnées d'abstraction géométrique et d'un art informel, avec un agencement imbriqué de formes aux lignes diagonales, verticales ou horizontales soulignées de couleurs intenses et vives.
Après cette première période, et jusqu'à sa mort en 1969,  il développe dans l'ensemble de ses oeuvres un jeu complexe de camaïeux et d'imbrications de formes structurées en jouant sur l'intensité lumineuses et la juxtaposition de couleurs aux textures granuleuses, épaisses, ou  fluides afin de renforcer encore les teintes.
Son art et ses talents de coloristes, il les utilise aussi pendant cette période, à la réalisation de décors pour des ensembles de faïence et d'émaux composés pour la Manufacture de Sèvres, aujourd'hui très recherchés.


Illustration : Serge Poliakoff : "Composition" 1955 Huile sur toile 130 x 97 cm
© Musée National d'Art Moderne Paris

TOULOUSE : Musée des Jacobins
" Arts Précolombiens d'Amérique Centrale "
Du 27 avril au 2 septembre 2002


Pour la première fois en France après de Paris, cette exposition rassemble un ensemble exceptionnel dart précolombien dAmérique Centrale appartenant à la célèbre collection Barbier-Mueller.
Couvrant la période des 1 700 ans qui ont précédé larrivée des Européens sur le continent américain, cette cinquantaine de pièces rares offrent un impressionnant témoignage de la richesse de lart des anciens peuples du Nicaragua, du Costa-Rica et du Panama.
Le visiteur découvre les caractéristiques de cet art très différencié selon les pays et les régions géographiques. Coupes et vases globulaires aux motifs géométriques de couleurs vives illustrent la région du Grand Coclé au Panama tandis que des sculptures en roche volcanique caractérisées par des figures humaines ou animalières révèlent les différentes productions du Costa Rica.
Objets de cérémonie ? Traduction dune vision religieuse et surnaturelle du monde ? Seule lémotion est certaine devant cet art dont on est loin davoir percé tous les secrets.

Jarre effigie - Céramique polychrome Style Pataky Nicaragua, région de Gran Nicoya Période VI (1000-1350 après J.C.) © Coll. Barbier-Mueller

Faire découvrir les trésors dautres civilisations ou rendre compte de thèmes historiques ou patrimoniaux liés à Toulouse telle est la mission que poursuit Monique Rey-Delqué, conservateur de lEnsemble Conventuel des Jacobins et Chargée du patrimoine de la Ville qui organise cette exposition en collaboration avec la Mairie de Toulouse.


lIlustration :
Jarre effigie Céramique polychrome Style Pataky Nicaragua, région de Gran Nicoya
Période VI (1000-1350 après J.C.)
© Coll. Barbier-Mueller

POITIERS : Musée Sainte-Croix
" Louis Billotey : l'ambition classique"
Du 28 juin au 15 août 2002

Louis Billotey " Le Sacrifice d'Iphigénie" 1935 Huile sur toile © Musée de Roubaix

 


Faisant suite à l'exposition du Musée de Beauvais, il s'agit pour le Musée Sainte Croix de Poitiers de rendre hommage à Louis Billotey (1887-1940) peintre admirateur de Ingres, et qui sa vie durant fut la discrétion même.
Issu d'une famille d'artistes, il débute sa carrière, en 1907, reçoit le Prix de Rome, et participe au courant du début du XXème siècle qui concilie les novations plastiques avec la tradition classique. L'académisme renaît entre les années 1925 et 1939, notamment dans l'art monumental et décoratif  auquel Louis Billotey participe au travers les chantiers de reconstruction des années 1920. C'est ainsi qu'il participe à la création des décors du Palais de Chaillot en 1937, au côté de Bonnard et de Vuillard,  avant de se suicider le 14 juin 1940, au moment de l'entrée des troupes allemandes dans Paris.

Son souvenir s'efface ensuite rapidement de la mémoire de ses contemporains. Pourtant nombre d'oeuvres remarquables sont peu connues du grand public telles
" Le Sacrifice d'Iphigénie", acquis par l'Etat en 1935 pour le Musée National d'Art Moderne, la fresque du Palais de Chaillot " La Tragédie ", peinte entre 1937 et 1938, " Les Cavaliers" en 1910, très bien accueilli au Salon des Artistes Français en 1913, la "Dame au Cerf " de  1913, la "Vénus Marine" de 1922, et " Le Paradis Terrestre" de 1924, de même que ses vitraux, et un chemin de croix, réalisés dans les églises de la région de Beauvais entre 1926 et 1934.
A sa mort, sa veuve Marie-Rose Billotey conserve tout le contenu de son atelier jusqu'en 1957. L'ensemble est ensuite remisé ensuite dans un garde-meuble, jusqu'en 1980, date à laquelle les héritiers en font un inventaire complet, pour y retrouver de nombreux tableaux très caractéristiques de son style. Parmi ceux là "Nu au miroir" dans l'esprit d'Ingres, "Dame au Cerf ", le "Portrait de Marie-Rose Guérin "qui deviendra sa femme, peint à Haramont dans l'Aisne en 1918, "Vénus Marine", "Paradis terrestre" où l'on devine l'influence du Douanier Rousseau, et de nombreuses autres oeuvres telles "Départ des Cavaliers" ou " Départ pour la chasse" qui sera le motif d'une tapisserie par la Manufacture des Gobelins en 1933.

Cette exposition fait apparaître au travers les peintures, les dessins, et les esquisses, l' art subtil de ses compositions, la finesse de ses traits, son sens de l'observation et du détail, le traitement allongé des personnages et l'utilisation qu'il fait des drapés, par lesquels il parvient à restituer des volumes et des formes que l'on retrouve dans l'art décoratif de son époque.
L'importance de certains thèmes symbolistes et mythologiques, avec des messages d'harmonie, de paix, de beauté, de sagesse, mais aussi des thèmes comme celui de la chasse, celui du cheval, celui de Saint Sébastien, le patron des archers, traduisent l'attachement de Louis Billotey à la tradition classique, mais aussi son goût pour l'antique, .


Illustration : Louis Billotey " Le Sacrifice d'Iphigénie" 1935   Huile sur toile © Musée de Roubaix

LE HAVRE : Musée Malraux
" On a découvert un nouveau Géricault "
Jusqu'au 29 juillet 2002


C'est à l'occasion d'une exposition en octobre 2000 au Musée du Château de Flers consacrée au peintre Jean Victor Schnetz (1787-1870), que des experts ont pu identifier ce portrait d'une vieille italienne comme étant une oeuvre de  Géricault et non de Schnetz, comme on l'avait  considéré au prime abord pour cette exposition.
Ce portrait qui était conservé dans les réserves du Musée du Havre, et y avait   été oublié depuis 1873, était en réalité une oeuvre de Théodore Géricault (1791-1824), peinte lors d'un dernier voyage du peintre en Italie dans les années 1820-1821.

Théodore Géricault " Etude de vieille femme" 1820 © Musée Malraux Le Havre

Il est celui de la mère de Maria Grazia Boni, qui fût le modèle et la compagne de Jean Victor Schnetz. En effet, Schnetz, élève de David, avait rencontré Géricault à Paris, et l'avait retrouvé ensuite en Italie. L'oeuvre avait été attribuée à Schnetz car il avait peint lui même la mère de sa compagne  à plusieurs reprises. A cette occasion, on fait découvrir au visiteur le détail de l'enquête menée par les spécialistes, et plus largement sont montrées ce que sont les méthodes d'investigation pour attribuer un tableau à son créateur.

Illustration : Théodore Géricault  " Etude de vieille femme" 1820  © Musée Malraux Le Havre

MONTPELLIER : Musée Fabre
" Made in USA : l'art américain de 1908 à 1947"
Jusqu'au 23 juin 2002

Edward Hopper : "Summertime" 1943 huile sur toile 74 x 112 cm © Delaware Art Museum Wilmington


"Made in USA", réunit une présentation d'oeuvres emblématiques de l'art américain de 1908 à 1947, dans le cadre d'un projet d'échanges entre les musées français et américains afin de familiariser en particulier le public français avec l'art américain, depuis l'Ash Can School, issu de l'impressionnisme, jusqu'aux  oeuvres majeures des expressionnistes abstraits comme Barnet Newmann ou Jackson Pollock.
Cette exposition, rassemble des peintures et des oeuvres graphiques, mais aussi des photographies et des sculptures, prêtées par différents collectionneurs et des musées français et américains.

llustration : Edward Hopper   "Summertime" 1943 Huile sur toile 74 x 112 cm
© Delaware Art Museum Wilmington



CHANTILLY : Musée Condé
" Gustave Le Gray, un pionnier de la photographie"
Jusqu'au 17 juin 2002

Gustave Legray : Gustave Le Gray : " Le Brick au Clair de Lune " Cliché sur papier albuminé 1856 © Coll.Part.


Gustave le Gray (1820-1882), fut l'un des premiers pionniers de la photographie. Le   Musée Condé de Chantilly nous propose ici la présentation des photographies de Gustave Le Gray en provenance de la collection ayant appartenu à Henri dOrléans, Duc dAumale (1822-1897), qui avait fait don à lInstitut de France du Château de Chantilly en 1886, de ses collections de peintures, de ses dessins et de ses livres précieux, mais également de son imposante collection de photographies anciennes. 
Ce fonds photographique conservé à Chantilly est constitué denviron 1400 tirages sur papier datant en majorité de la deuxième moitié du XIXème siècle. Henri d'Orléans Duc d'Aumale en tant que donateur avait demandé à ce que que sa collection ne puisse pas être prêtée.
Le Musée Condé de Chantilly expose donc ces épreuves rares de Gustave Le Gray dans les lieux mêmes où ce fonds est conservé, alors que l'actualité des ventes concernant certaines de ses épreuves et des expositions mettent sur le devant de la scène ce pionnier de la photographie.

Dans la collection du Duc dAumale, on retrouve ici les photographies d'oeuvres d'art prises par Gustave Le Gray telles "La Joconde" de Léonard de Vinci photographiée au Musée du Louvre, ainsi que de nombreux portraits. Mais on trouve également et surtout la collection la plus importante de photographies de marines prises par Le Gray, et que le Duc d'Aumale avait acquises en 1856 à Londres.

Gustave Le Gray : " La Grande Vague-Sète " 1857 Cliché sur papier albuminé © Coll.Part.


Gustave Le Gray qui commença sa carrière comme peintre, fut l'élève de Delaroche. Il se qualifiait lui-même
de « peintre photographe », et s'intéressa particulièrement à la recherche technique pour l'amélioration du négatif papier en utilisant le collodion, en 1849, et  en inventant le négatif papier ciré.  Le Gray réalisa différente photographies reportages pour Napoléon III , comme la série du "Camp de Châlons" en 1857, mais aussi les "Barricades de Palerme" en 1860), et réalisa de nombreux portraits et des paysages . Il aurait fini sa carrière au Caire, comme professeur de dessin et de peinture en pratiquant  toujours la photographie et en ayant montré des des photos d' 'Égypte à l'Exposition Universelle de 1867 à Paris.

En 1856, lors d'une exposition organisée par la Société Photographique de Londres, Gustave Le Gray se fait remarquer par ses marines en parvenant par sa technique à mettre en relief les effets de nuages, ce que les   photographes de l'époque n'arrivaient pas à rendre en raison des différences des temps de pose entre le ciel et  le sujet. C'est par l'utilisation d'un tirage sur deux plaques de verre différentes, une pour le ciel et une pour le sujet, qu'il parvient à résoudre la difficulté dans ses marines par le rendu simultané du mouvement des flots et les nuages du ciel, par exemple avec son cliché intitulé "  Brick au Clair de Lune ", réalisé en 1856.En octobre 1999, une marine de Le Gray, intitulée " La Grande Vague, Sète" prise en 1857, avait atteint  la somme de cinq millions de francs lors d'une vente à Londres.

Illustrations :
en haut : Gustave Le Gray : " Le Brick au Clair de Lune " 1856 Cliché sur papier albuminé  © Coll.Part.
en bas : Gustave Le Gray : " La Grande Vague-Sète " 1857 Cliché sur papier albuminé  © Coll.Part.

PAU : Musée des Beaux Arts
" Traits de Picasso"
Du 27 avril au 12 juin 2002

Pablo Picasso : " Homme et femme" 8-10-1964 Crayon sur carnet de croquis © Coll.Part.


Cette exposition intitulée " Traits de Picasso " constitue un événement culturel non pas tant par la prouesse qui fait qu'un musée de province accueille une exposition qui était à New York, il y a à peine quelques semaines, mais sutout parce que les quarante-quatre gravures qui constituent cette présentation couvrent, la quasi-totalité de la carrière du maître, entre 1905 et 1960, exception faite de la période cubiste.
Le choix de cette exposition a été d'aborder le peintre non pas par ses toiles, le côté le plus connu du grand public, mais par le côté plus intimiste de son oeuvre : le dessin et les différentes techniques qu'il utilisera telles la pointe sèche, l'eau-forte, l'aquatinte sur cuivre, au d'autres techniques encore .

En suivant pas à pas le parcours de cette présentation sur les " Traits de Picasso", on décrypte mieux l'évolution et la démarche de l'artiste, et ses différentes périodes, jusque dans ses dernières années, en particulier celle où il cherche par le dessin à apporter des solutions au problème de l'expression plastique du visage qu'il fait évoluer vers le masque, avec l'exemple du "Portrait de Gertrude Stein" qu'il réalise en 1906, et qui le conduit progressivement à l'abstraction.
Les études pour les "Demoiselles de la Rue d'Avignon " procédent de cette même recherche en 1907, qui le feront quitter progressivement la figuration pendant une dizaine d'années jusqu'en 1917, date à partir de laquelle, il retrouve son goût pour le dessin et la ligne, tels les portraits qu'il réalise de ses amis musiciens, tels Igor Stravinski, Eric Satie, Manuel de Falla, et par le retour à des compositions figuratives aux influences classiques, tout en gardant son goût pour des figures stylisées qui l'améneront ensuite à partir des années 1930 à des compositions très structurées dont "Guernica" en 1937 restera l'oeuvre essentielle, au travers toutes les études qui l'auront précédée.
Les années qui suivront Guernica, et la Seconde Guerre Mondiale, seront pour Picasso, celles d'un retour à la jouissance de la vie, à la paix, durant " la période d'Antibes", jusqu'à sa fin en avril 1973, où les traits de Picasso, expimeront des visages, d'hommes, de femmes qui vivent, jusqu'aux scènes érotiques de sa dernière période.

lIlustration : Pablo Picasso : " Homme et femme" 8-10-1964  Crayon sur carnet de croquis
© Coll.Part.

LILLE : Palais des Beaux Arts
" Berthe Morisot : 1841- 1895 "
Jusqu'au 9 juin 2002


Cette exposition du Palais des Beaux-Arts de Lille, est la plus grande rétrospective depuis près de quarante ans, jamais consacrée à Berthe Morisot (1841-1895).
Elle réunit plus d'une centaine d'oeuvres choisies parmi les plus représentatives parmi les quelques quatre cents oeuvres recensées de l'artiste.
Amie de Renoir, de Degas, de Cézanne, de Mallarmé, Berthe Morisot, fille de préfet, bourgeoise et peintre impressionniste à ses heures, a "vécu sa peinture et peint sa vie", comme l'a écrit Paul Valery.
Elle n'a pas eu à vivre de sa peinture. Mariée très honorablement à 33 ans, elle a conduit sa carrière de peintre selon son vouloir, en ignorant totalement ce que cela pouvait avoir de choquant dans son milieu, à son époque.

Berthe Morisot  : "Le Berceau " 1874  Huile sur toile 56 x 46 cm © Musée d'Orsay

Ses thèmes préférés sont les représentations du bonheur sans ombre, tels les visages de femmes et d'enfants, les fleurs dans les jardins d'été en privilégiant la clarté et la lumière, au risque de laisser parfois apparaître la trame de la toile, et elle pose elle même volontiers pour ses amis peintres.
Cette superbe exposition propose d'ailleurs, parmi les oeuvres empruntées à différentes collections privées ou à des musées américains, huit portraits réunis pour la première fois et réalisés son beau-frère Edouard Manet, dont son fameux tableau " Berthe Morisot au Bouquet de Violettes", peint en 1872.


Illustration : Berthe Morisot  : "Le Berceau " 1874  Huile sur toile 56 x 46 cm © Musée d'Orsay

DUNKERQUE : Musée des Beaux Arts
" Rétrospective Serge Poliakoff "
Jusqu'au 2 juin 2002

Serge Poliakoff : "Composition" 1956 Huile sur toile 130 x 97 cm © Musée d'Art Moderne de Saint Etienne


Cette importante rétrospective consacrée à l'oeuvre du peintre Serge Poliakoff  (1900- 1969), sur une période allant de 1937 à 1969, et organisée par le Musée des Beaux Arts de Dunkerque, en collaboration avec la famille de l'artiste, réunit près de soixante-dix oeuvres d'un des maîtres de la couleur et de la composition du milieu du XXème siècle.
Composée d'un ensemble de toiles de différents musées européens, belges et allemands notamment, qui ont été réunies par le fils du peintre, et d'un certain nombre d'oeuvres en provenance de différentes collections privées, on peut également découvrir dès l'entrée dans les lieux, la dernière oeuvre inachevée de l'artiste .
Serge Poliakoff, né à Moscou, quitte la Russie en pleine guerre civile, et arrive à Paris en 1923. Pour vivre, il joue de la guitare et de la balalaïka dans les restaurants russes  de la capitale, et y rencontre Robert Delaunay, et Wassily Kandinsky .

En dehors de ses talents de musicien, Poliakoff pratique aussi la peinture à l'huile, la gouache et l'aquarelle, en réalisant des compositions faites d'éléments géométriques, vivement colorés et découpés selon une inspiration fortement marquée par le futurisme. Ses oeuvres de 1938 à 1952 sont fortement imprégnées d'abstraction géométrique et d'un art informel, avec un agencement imbriqué de formes aux lignes diagonales, verticales ou horizontales soulignées de couleurs intenses et vives.
Après cette première période, et jusqu'à sa mort en 1969,  il développe dans l'ensemble de ses oeuvres un jeu complexe de camaïeux et d'imbrications de formes structurées en jouant sur l'intensité lumineuses et la juxtaposition de couleurs aux textures granuleuses, épaisses, ou  fluides afin de renforcer encore les teintes.
Son art et ses talents de coloristes, il les utilise aussi pendant cette période, à la réalisation de décors pour des ensembles de faïence et d'émaux composés pour la Manufacture de Sèvres, aujourd'hui très recherchés.


Illustration : Serge Poliakoff : "Composition" 1956 Huile sur toile 130 x 97 cm
© Musée d'Art Moderne de Saint Etienne

ANGERS : Musée Jean Lurçat
" Pierre Vemaëre ou l'harmonie des contraires "
Jusqu'au 20 Mai 2002

Image non disponible


Pierre Wemaëre, né en 1913, commence à peindre en 1935, avant de devenir en 1936,  au côté du peintre danois Asger Jorn, l'élève de Fernand Léger. Jorn et Wermaëre se lient d' amitié et s'imprégnent de la formation de leur maître, mais aussi des travaux de Kandinsky et de Klee.
Pierre Wemaëre est contraint d'arrêter la peinture avec la guerre de 40, et il se met au tissage dans lequel il trouve matière à une autre créativité artistique. Asger Jorn est lui aussi attiré par cette technique et le rejoint dans cette activité par la création d' oeuvres tissées qu'ils exécutent ensemble.

IEncouragé par son ami Asger Jorn, l'un des créateurs du mouvement Cobra, Pierre Wemaëre reprend la peinture au cours des années 60. Son oeuvre faite de jaillissements, d'empâtements, de spontanéités et de couleurs sauvages, font de lui un coloriste s'exprimant avec des violences et des déchirements dans un  graphisme où naissent des formes, figures et êtres fantastiques.
Pierre Wemaëre pendant les événements de 1968, avec Jorn, réagit avec fougue, s'engage, auprès des révoltes étudiantes, et développe de nouvelles techniques d'expression avec l'utilisation des papiers collés. Dans les années 1980, il renoue avec la tapisserie, en conservant la même fougue et la même agressivité dans ses couleurs et ses matières tout en poursuivant une oeuvre de peintre dont la palette demeure toujours aussi vigoureuse et colorée et ne peut laisser personne dans indifférence

Adresse : Musée Jean Lurçat - 4, Boulevard  Arago  49100 Angers

MARSEILLE : Musée Cantini
" De Cézanne à Dubuffet "
Jusqu'au 5 mai 2002

Jean Dubuffet : "Site avec Trois Personnages " 1981 acryle sur toile 61 x 50 cm © Coll. Part.


Ce sont quelques  150 peintures et dessins rassemblés par le collectionneur suisse Jean Planque (1910-1998), ami de Picasso et de Dubuffet, qui nous sont proposés dans cette exposition du Musée Cantini de Marseille sous le titre  "de Cézanne à Dubuffet".
Jean Planque qui est né en 1910 dans le Pays de Vaud en Suisse, après avoir fait magasinier et des études de commerce à Lausanne, découvre  la peinture moderne devant une toile de Renoir représentant un bouquet de roses. Représentant de commerce, il voyage, visite les musées et les galeries pendant ses loisirs, et prend le temps de rencontrer des artistes. Son regard s'affine et il est très attiré par l'oeuvr  e de Paul Klee,  qui lui donne alors qu'il a vingt ans l'envie d'étudier l'art moderne.
Il achète pour son plaisir ses premiers tableaux. Mais il ne commence réellement sa collection qu'à partir de 1945. Il rencontre Ernst Beyeler, en 1954, qui, subjugué par l'acuité de son regard sur la peinture moderne, lui propose de travailler avec lui et le charge d'acheter les oeuvres d'artistes qui lui paraissant digne d'intérêt. C'est ainsi que Jean Planque acquiert pour le compte de la Galerie Beyerler un grand nombre de tableaux qui en font sa réputation.

Il se lie d'amitié la même année avec Jean Dubuffet, dont il pourra acquérir dans sa collection une quinzaine d'oeuvres importantes,  dont la "Légende de la rue" peinte en 1963, ou "Site avec quatre personnages" peinte en 1981.en reconnaissant plus tard que c'est de lui qu'il a tout apprit pour comprendre et analyser un oeuvre.
Il rencontre aussi  Pablo Picasso, en 1960, qui lui indique lelien qu'il entretient avec les maîtres tels que Rembrandt, Velasquez, Delacroix, ou Cézanne dans sa création. C'est ainsi que Jean Planque et réunit dans sa collection une quinzaine de tableaux et de dessins du maître, ainsi que près de 400 estampes, dont six  sont présentées ici, telles  "le Sauvetage"  réalisée par Picasso en 1933, "la Femme au chapeau dans un fauteuil" de 1939, ou encore "la Femme au miroir" de 1959.
Jean Planque rencontre encore Giacometti, Bazaine, Bissière, Braque, Sonia et Robert Delaunay, Tapiès et de multiples autres artistes avec lesquels il enrichit sa collection au côté de certaines oeuvres de Cézanne,  Redon, mais encore Degas, Monet, Van Gogh, ou Gauguin.
Ce sont donc une grande partie de ces oeuvres qui sont donc présentées ici dans cette très belle exposition qu'il ne faut pas manquer.

Illustration : Jean Dubuffet  "Site avec Trois Personnages " 1981  acryle sur toile 61 x 50 cm © Coll. Part.

MARSEILLE  : Centre de la Vieille Charité
" Rétrospective Dora Maar "
Jusqu'au 30 avril 2002


Cette exposition qui est la première grande rétrospective en France consacrée à Dora Maar, de son vrai nom Théodora Markovic, photographe et peintre, nous offre le privilège de découvrir le talent trop méconnu de cette femme qui fut le modèle, la compagne de Pablo Picasso et l'égérie des surréalistes, et dont une seule exposition avait été réalisée jusque là, en1990 à Paris.
Ce sont, pour l'occasion plus de 200 pièces, photographies en noir et blanc, oeuvres de l'artiste elle même, tableaux de Picasso et oeuvres de plusieurs surréalistes qui ont été rassemblés en provenance de nombreuses collections privées, et de divers musées
Cette exposition nous fait découvrir l'univers photographique de Dora Maar qui emprunte à la fois au surréalisme et au photo-reportage de rue, avec des vues de Paris des années trente.
Une série de photos totalement exceptionnelles nous font découvrir également les différentes étapes en cours de réalisation du "Guernica" de Picasso, dans son atelier de la Rue des Grands Augustins à Paris, en 1937.

Dora Maar en 1950 devant le portrait de Picasso qu'elle a réalisé en 1937 © Coll. Part.

Dora Maar qui est connue comme l'un des modèles privilégiés de Picasso, et comme sa compagne durant quelques années, de 1936 à 1943, s'installe ensuite près d'Avignon où elle se retire dans une maison pour y vivre seule   dans une profonde solitude. Elle meurt en juillet 1997, dans un appartement délabré de la Rue de Savoie à Paris, où l'on retrouve de nombreuses oeuvres inconnues de Picasso.
Elle devient célèbre pour le grand public suite à la vente aux enchères d'octobre 1998, où nombre de ses photographies et de ses biens, sont dispersés, parmi lesquels de nombreux ouvrages dédicacés par des amis poètes et artistes, mais aussi des peintures, des dessins, des collages et des  bijoux de Picasso.
Morte à l'âge de 90 ans, elle était réputée pour sa beauté et pour son élégance, mais aussi par ce qu'elle était une femme engagée qui fréquenta le groupe Octobre où elle côtoya de nombreux artistes surréalistes, tels Paul Eluard, André Breton et Jean Cocteau, mais aussi des photographes célèbres tels Brassaï, Cartier-Bresson ou encore Man Ray.


Illustration : Dora Maar en 1950 devant le portrait de Picasso qu'elle a réalisé en 1937  © Coll. Part.

STRASBOURG : Musée d'Art Moderne et Contemporain
" Antonio Saura : la crucifixion "
Jusqu'au 21 avril 2002

Antonia Saura : " Grande Crucifixion rouge et noire " 1963 Huile sur toile 195 x 245 cm © Musée Boymans van Beuningen Rotterdam


Pour la première fois en Europe, cette exposition est consacrée à l'un des thèmes dominants dans l'oeuvre des dernières années du peintre espagnol Antonio Saura, celui de la crucifixion.
Antonio Saura (1930-1998) est l'un des peintres majeurs de l'art contemporain espagnol. C'est à partir de 1947, et s'éloignant du surréalisme, qu'il s'oriente vers un art plus informel ayant pour thèmes les portraits imaginaires, les foules, et les crucifixions, surtout à partir de 1957 jusqu'en 1996.
Dans des couleurs sombres, ces dessins et ces toiles consacrés à la crucifixion,ne répondent pas particulièrement à une préoccupation religieuse de l'artiste, mais à une  perception et à une représentation de la tragédie humaine.

C'est un ensemble de 80 toiles et dessins, en provenance pour la plupart de collections privées qui sont rassemblée ici, dans le cadre de cette exposition organisée en partenariat avec le ministère espagnol des Affaire Etrangères.

Illustration : Antonia Saura " Grande Crucifixion rouge et noire " 1963 Huile sur toile 195 x 245 cm  © Musée Boymans van Beuningen Rotterdam
Adresse : Musée d'Art Moderne  1, Place Hans -Jean Arp - 54000 Strasbourg -  Renseignements : 03 88 52 50 00

NANCY : Musée des Beaux Arts
" Raoul Dufy "
Jusqu'au 1er avril 2002


Ce sont 130 tableaux qui ont été réunis ici pour retracer l'itinéraire du peintre Raoul Dufy
(1877-1953), appelé quelquefois "le peintre de la joie de vivre", avant qu'ils ne regagnent pour une grande partie les murs du Centre Georges Pompidou.
Sur les deux étages des salles d'expositions temporaires du musée, le visiteur peut suivre le parcours de Raoul Dufy depuis ses premières oeuvres impressionnistes, en passant par le fauvisme, jusqu'aux séries qu'il réalise à  la fin de sa vie. C'est ainsi que l'on peut retrouver les plus grands tableaux de sa période "fauviste" comme "Les Baigneuses" mais aussi de nombreux paysages, ainsi qu'une une série de portraits.

Raoul Dufy : " Maisons à Trouville" 1933 Huile sur toile 50 x 73 cm © Musée d'Art Moderne Centre Pompidou Paris

Raoul Dufy était un grand admirateur de Matisse, dont il aimait les oeuvres colorées. Pour lui, les couleurs et la peinture doivent exprimer, la vie, l'amour, la nature, les bords de mer, la gaieté, la joie de vivre. Toute son oeuvre est guidée par cette démarche au travers les différents époque de sa vie. Mais il aimait aussi de multiples autres formes d'expression artistiques, comme la musique - il admirait Claude Debussy-, mais aussi le théâtre,- il a créé des décors de théâtre, ou encore les beaux tissus et la couture, il a créé à une période de sa vie des modèles de tissus après avoir notamment travaillé pour une maison de soieries lyonnaise. Ce sont les différents aspects de cette oeuvre riche en couleurs, et exprimant tous les plaisirs de la vie que l'on peut retrouver dans cette très belle exposition.

Illustration : Raoul Dufy " Maisons à Trouville" 1933 Huile sur toile 50 x 73 cm 
© Musée d'Art Moderne Centre Pompidou Paris

AIX EN PROVENCE : Galerie d'Art - Hôtel de Castillon
" Victor Hugo "
Jusqu'au 7 avril 2002

Victor Hugo : illustration du Phare d'Eddystone dans l"'Homme qui rit " 1866 © Coll. part.


Le bicentenaire de la naissance de l'écrivain et poète français le plus populaire en France et le plus connu au monde, Victor Hugo (1802-1885), s'accompagne actuellement de nombreuses manifestations et expositions, dont la présentation au public de son oeuvre artistique et graphique, composée d'environ trois mille pièces.
Car à côté de l'écriture et de la poésie, Victor Hugo s'est aussi consacré au dessin, et au travail de l'encre et du lavis qu'il appréciait plus particulièrement, car c'était pour lui le moyen le plus rapide et le plus précis, davantage que la description par l'écriture pour fixer les images qui lui traversaient l'esprit. Son inspiration fortement imprégnée du romantisme, lui permettait de tracer au crayon et à l'encre, les restes d'un vieux mur, une tourelle de château en ruine, un vieil escalier, un arbre mort démantelé, qui lui permettaient aussitôt de donner naissance à des histoires fantastiques au profond des murs d'une forteresse abandonnée au sommet d'une roche, ou à des scènes visionnaires et cauchemardesques faite de paysages tourmentés par des ciels orageux et sombres.

Cette exposition permet d'en apprendre davantage sur les talents de dessinateur, beaucoup moins connus que ses talents de poète, et de voir ici, comment derrière lui, le grand écrivain a laissé cette image d'un grand visionnaire, mais aussi comment il a transmis à ses héritiers, ce goût pour la puissance évocatrice de l'image, au travers l'oeuvre entre autre de son fils Charles, devenu photographe, ou de son petit fils Georges devenu peintre.

lIlustration : Victor Hugo : illustration du Phare d'Eddystone dans l"'Homme qui rit " 1866 © Coll. part.

LA REUNION/ ST DENIS DE LA REUNION : Musée Léon Dierx
" La Collection Ambroise Vollard "
Jusqu'au 7 avril  2002

 Pablo Picasso : " Le Repas Frugal " 1904 -Tirage Picasso - Eau Forte sur zinc 50,9 x 41 cm ©


Des oeuvres appartenant au patrimoine mondial tel que "Le Masque" de Picasso, ou encore "LEntrée du Jardin au Petit Gennevilliers" de Gustave Caillebotte sont présentées actuellement dans les grandes salles rénovées du Musée Léon-Dierx à Saint-Denis de la Réunion, après une tournée internationale dans laquelle les quelques 157 oeuvres d'art de la célèbre collection Ambroise Vollard, ont pu être exposées à Paris, à Reims, à Singapour, ou encore à New Delhi.
La collection est présentée ici dans son intégralité, dont Lucien Vollard, le frère du célèbre marchand dart, avait fait don au Musée Léon Dierx en 1947.
Dans l'intégralite des chefs d'oeuvre que compose cette collection,  les pièces les plus précieuses, sont "LEntrée du Jardin au Petit Gennevilliers" de limpressionniste Gustave Caillebotte, réalisée en 1893, des portraits de Pierre-Auguste

Renoir peint en 1903,"Le Repas Frugal" de 1913 et "Les trois Amies" de 1927 de Pablo Picasso, et une mine de plomb de dAuguste Rodin de 1899, "Le Nu Féminin" qui ne sera exposée que quelques jours en raison de son extrême fragilité à labri de la lumière et de lhumidité.
On peut également admirer des sculptures de Pablo Picasso, dont "Le Masque", des toiles de Paul Gauguin " Pot à Personnages Bretons", "Jeune Femme au Capuchon", mais aussi "Tête d'Enfant"  de Louis Valtat ou encore "Eau ou Petite Laveuse"de Pierre-Auguste Renoir qui ont été restaurés, avec diverses autres oeuvres pour l'occasion.

Illustration : Pablo Picasso  " Le Repas Frugal " 1904 - Tirage Picasso - Eau Forte sur zinc  50,9 x 41 cm ©

RENNES : Musée des Beaux Arts
" Made in USA : l'art américain de 1908 à 1947"
Jusqu'au 31 mars 2002


"Made in USA", réunit une présentation d'oeuvres emblématiques de l'art américain de 1908 à 1947, dans le cadre d'un projet d'échanges entre les musées français et américains pour familiariser en particulier le public français avec l'art américain, depuis l'Ash Can School, issu de l'impressionnisme, jusqu'aux  oeuvres majeures des expressionnistes abstraits comme Barnet Newmann ou Jackson Pollock.
Cette exposition, rassemble des peintures et des oeuvres graphiques, mais aussi des photographies et des sculptures, prêtées par différents collectionneurs et des musées français et américains.

Grant Wood : "American Gothic" 1930 Huile sur toile 76 x 63,3 cm © Chicago Art Institute


Illustration : Grant Wood  "American Gothic" 1930  Huile sur toile 76 x 63,3 cm  © Chicago Art Institute

GAILLAC : Musée des Beaux Arts
" Toulouse-Lautrec : visages spectacles "
Jusqu'au 17 mars 2002
Actuellement


Le centenaire de la mort d'Henri de Toulouse-Lautrec fait l'objet de  différentes expositions, à Albi, ville natale du peintre, à Malromé, son dernier lieu de résidence, mais aussi à Gaillac au Musée des Beaux Arts, où sont exposées une centaine d'oeuvres rarement présentées, en provenance de différents musées, dont le Musée Paul Dupuy de Toulouse, ou de collections privées.
Car en effet, les aieux  et la famille de Toulouse- Lautrec sont originaires de la région de Gaillac depuis le
XVIIéme siècle, ce qui a incité le Musée à célébrer aussi le centenaire de la mort du peintre, par une présentation d'oeuvres mettant en avant deux thèmes essentiels chez  le peintre : les portraits et le cirque.

Toulouse Lautrec : " Jane Avril" 1899 lithographie 56 x 36 cm © Musée Toulouse-Lautrec Albi

Toulouse-Lautrec a représenté le cirque à la fin de sa vie, un sujet qu'il a toujours affectionné. C'est ainsi qu'il réalise, en 1899, alors qu'il est interné dans une maison de repos, différents dessins, représentant ce sujet, dont le Musée a pu récupérer quelques planches d'un album   tiré à 12 exemplaires, et offerts par des imprimeurs à la famille du peintre, quelques années après sa mort.
Ce sont également différentes affiches originales que l'on retrouve, dont quelques unes représentant Jane Avril, May Belfort ou encore May Milton, largement inspirées dans leur composition par les emprunts du peintre à la peinture japonais, avec de grands aplats de couleur.

Illustration : Toulouse Lautrec : " Jane Avril" 1899 lithographie 56 x 36 cm © Musée Toulouse-Lautrec Albi
Adresse : Musée des  Beaux Arts -Château de Foucaud -  81500  Gaillac 

Actuellement CASTRES  : Musée Goya
" Le livre d'Or de Willy Mucha   "
Jusqu'au 17 mars 2002
Image non disponible


Le Musée Goya de Castres consacre l'oeuvre de Willy Mucha (1905-1995), qui pour la première fois présente "Le Livre d'Or" de l'artiste, où sont apposées les signatures de ses amis artistes les plus prestigieux ayant eu des liens avec lui à Collioure, de la deuxième guerre mondiale à 1983, et qui sont reproduites et "accrochées" avec les oeuvres de Mucha lui même. 
On peut ainsi regarder dans le détail les dessins, peintures ou les textes de créateurs tel s Foujita, Maillol, Dufy, Cocteau, Chagall, Picasso, Braque, Dali, Ernst, Lartigue, Butor, Kessel, Miro,  ou encore Aragon ou Barjavel.

Willy Mucha fût le centre et le trait d'union de l' attrait des artistes pour la petite ville de Collioure, véritable petite capitale de lart, avant lui mais aussi et surtout après guerre. Né à Varsovie en 1905, Willy Mucha vient en France en 1920 après de multiples voyages au travers l'Europe, après avoir connu la Russie, lAllemagne et lempire austro-hongrois. C'est en 1936, en allant en Espagne où vient déclater la guerre civile, qu'il s'arrête à Collioure et décide d'y revenir.  Après la guerre, Willy Mucha s'y s'installe et trouve là , toute la source dinspiration , l'élégance et la fraîcheur que l'on trouve dans  son oeuvre. Cest là quil reçoit alors de nombreux créateurs et qu'il ouvre son fameux "Livre dOr" dans lequel on vérifie par les textes, les dessins ou les peintures que Collioure fût un lieu   d'inspiration intense et de fascination créatrice unique.

Adresse : Musée Goya  - Hôtel de Ville 81100 Castres -

DIJON : Musée des Beaux Arts
" Paysages de Bourgogne "
Jusqu'au 11 mars  2002


Lexposition du Musée des beaux Arts de Dijon ," Paysages de Bourgogne : De Corot à Laronze" couvre un siècle de peintures de paysages en Bourgogne.
La Bourgogne, est l'une des régions françaises, qui durant le XIXème siècle, a bénéficié de lintérêt des artistes pour le paysage et la pratique de la peinture en plein air. C'est d'abord Constable, au début du siècle qui initie cette pratique, en quittant  son atelier, laquelle trouve son plein développement avec Corot et les impressionnistes.
C'est ainsi qu' apparaissent un peu partout en France des villages qui constituent des centres artistiques où s'installent les peintres. Peu éloigné de Paris, et remarqué pour la beauté de son paysage, Barbizon est un exemple de ces villages.

Jean-baptiste Corot : " Charette, souvenir de Marcoussis, près de Montlhéry " 1855 Huile sur toile 97 x 130 cm © Musée d'Orsay - Paris

La Bourgogne, fût aussi une région prisée par les artistes, du fait que les transports   par chemin de fer, raccourcisse la durée des voyages  et permettent des déplacements plus faciles entre la capitale et la province. C'est ainsi qu'entre le Morvan et le Charolais, la beauté des paysages et une douceur de vivre attirent nombreux les artistes entre 1830 et 1930.
C'est un siècle de peinture que l'on est invité à découvrir, au travers les différents styles et sujets de paysages, dont l' évolution sur un siècle accompagne tous les courants de la peinture depuis les paysages du Morvan de Corot, ou les aquarelles réalisées dans le Nivernais de Jongkind, professeur de Claude Monet, ou encore de Jean Laronze
peintre du Charolais, fortement imprégné de l'oeuvre de Jean-François Millet et de son goût pour une peinture réaliste et sensible du monde paysan


Illustration : Jean-baptiste Corot   " Charette, souvenir de Marcoussis, près de Montlhéry " 1855   Huile sur toile 97 x 130 cm
© Musée d'Orsay - Paris
Adresse : Musée des Beaux Arts  -   21000 Dijon - Renseignements : 03 80 74 52 09

ARRAS  : Musée des Beaux Arts
" Ousmane Sow : séries africaines "
Jusqu'au 04 mars 2002
Ousmane Sow  : " Guerrier Peul " (détail) ©


Cette nouvelle exposition du sénégalais Ousmane Sow consacre l'oeuvre de cet artiste et sa reconnaissance tardive dans le domaine de la sculpture. Ousmane Sow dès son plus jeune âge taille le calcaire, mais il est détourné de ce goût qu'il a pour la sculpture, pour des études qui le conduisent au métier de kinésithérapeute.
Après ses études et  vingt ans de vie et de travail en France, il retourne à Dakar pour créer, sculpter et s'engager par son art dans la défense des tribus et des peuples qui luttent pour survivre. Il sculpte pour encourager les hommes et les femmes à ne pas baisser les bras, et à se battre pour leur liberté. Il sculpte avec sa technique particulière qu'il améliore au fil de ses travaux, des visages indiens d'Amérique du Nord, mais aussi et surtout les figures de guerriers Massaïs, de pasteurs Peuls, de lutteurs Noubas, des Zoulous, qui sont pour lui autant de symboles des hommes et des peuples qui veulent relever la tête, et qui s'opposent à l'oppression. Sa première exposition se tient en 1987 au Centre Culturel Français de Dakar; il a alors 50 ans.

Ousmane Sow a inventé sa technique, mais aussi sa matière. Son mélange secret fait de paille, de jute, de terre et de divers ingrédients macère dans des cuves avant que d'être malaxée, collée et modelée de ses doigts sur des structures métalliques. Ce n'est qu'avec réticence qu'il accepte de voir ses sculptures moulées dans le bronze. Peu après l'exposition sur le Pont des Arts à Paris en 1999, il accepte de fondre trois de ses oeuvres: " La Mère et l'enfant",  "le Nouba debout", et " La danseuse aux cheveux courts". Il n'est pas opposé à cette technique, mais elle l'éloigne quelque peu de l'émotion qui est la sienne dans le moment même de la réalisation de l'oeuvre, quand sa matière prend forme directement sous ses mains. Pour Ousmane Sow, la valeur majeure parmi toutes est la dignité.

Illustration : Ousmane Sow  : " Guerrier Peul " (détail) ©
Adresse : Musée des Beaux Arts - Abbaye St Vaast   22,Rue Paul Doumer 59000 Arras - Renseignements: 03 21 71 26 43

CAEN : Musée des Beaux Arts
" Antonio Saura : l'oeuvre imprimé "
Jusqu'au 04 mars 2002
Antonio Saura Gravure ©


Le Musée des Beaux-Arts de Caen présente l'oeuvre imprimé d'Antonio Saura (1930-1998) qui avait été défini par André Breton, comme le "Peintre des présages". Antonio Saura fut une figure majeure de l'art espagnol de la fin du XXe siècle.
Cette exposition qui constitue la plus importante rétrospective jamais organisée par un musée français, rassemble un grand nombre d'estampes, plus de cent cinquante, sur quatre thèmes : la femme, le portrait, la crucifixion, la foule, et présente de nombreux livres illustrés, qui initie à une oeuvre qui demeure encore peu connue du public français.
L'estampe est restée pour Antonio Saura, l'un de ses moyens d'expression préféré tout au long de sa vie. Il a en effet, selon le catalogue raisonné, d'Olivier Weber-Caflisch et Patrick Crame, aux Editions Patrick Crame, édité à Genève en 2000, réalisé pas moins de 632 gravures, lithographies et sérigraphies entre 1958 et 1998.

La maîtrise des techniques de l'estampe, et de la sérigraphie chez Antonio Saura, est un jeu de superpositions de matières, de collages et de recomposition d'images à partir de fragments de papiers déchirés, tels les" Aphorismes de Lichtenberg", ou les autoportraits de la série "Moi" .

Illustration : Antonio Saura Gravure ©
Adresse : Musée des Beaux Arts - Le Château  - Caen - Renseignements: 02 31 40 47 70

QUIMPER  : Musée Départemental Breton
" Ernest Guérin  "
Jusqu'au 03 mars 2002
Affiche de l'exposition.


Ernest Guérin né à Rennes, en 1887, étudie à l'Ecole des Beaux-Arts avant de venir à Paris poursuivre sa formation auprès d'un architecte. Artiste original, il pratique avec le même bonheur la gouache, l'aquarelle, et l'enluminure et participe à de nombreux salons alors à la mode.
Très vite sa réputation grandit, par le caractère de son oeuvre qui peint la rudesse de la vie, les coutumes des paysans bretons, les traditionnlles fêtes religieuses, et le caractère sauvage de la Bretagne au travers ses paysages, son climat et ses atmosphères. Au côté de Mathurin Méheut, il témoigne des traditions de la vie villageoise, et de l'emprise des croyances religieuses sur le quotidien.

Cette exposition nous fait découvrir quelques une des oeuvres marquantes de l'artiste, telles celle d'un" Pardon Breton", qui illustre l'affiche de l'exposition et constitue un sujet récurent chez Ernest Guérin. Mais parmi les différentes oeuvres présentées, on peut aussi découvrir en particulier ses aquarelles, consacrées à la Tunisie et aux " Femmes Touareg" , ou encore les enluminures illustrant sa vision de la vie de Jeanne d'Arc, ou les illustrations d'un recueil de prières,  autant d'oeuvres qui restituent les nombreuses richesses de cet artiste.

Illustration : Affiche de l'exposition.
Adresse : Musée Départemental Breton - 29100 Quimper

TOURS : Château de Tours
" De la Figuration au Geste : Mirò à Tours "
Jusqu'au 27 février 2002


Intitulée "De la Figuration au Geste", cette exposition dont l'entrée est libre se distingue des différentes rétrospectives réalisées sur l'oeuvre de Mirò par l'accent mis sur les multiples talents de l'artiste, à la fois sur  son oeuvre de peintre, mais aussi de graveur, de céramiste et de sculpteur.
Ce n'est pas uniquement l'oeuvre, mais aussi l'homme qui est mis en avant à Tours par de nombreuses photographies prises sur l'artiste dans son atelier de Palma de Majorque, quelques mois avant sa mort, et par de nombreuses lettres échangées avec les artistes de son époque.
Ce sont 125 gravures, aquatintes, pointes-sèches, ou lithographies qui sont présentées, ainsi que 50 sculptures et 5 céramiques en provenance de la Fondation Joan Mirò
de


Joan Miro : " Femme et oiseau dans la nuit" 1945 © Fondation Joan Miro Barcelone

Barcelone, et de la Fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence, ainsi que de la galerie Lelong de Paris. Parmi les oeuvres exposées, les célèbres lithographies telles que "Personnage au soleil rouge" (1950) ou encore "Personnage et Oiseau" (1948), les sculptures telles que, "L' oiseau lunaire" (1970), et un bronze monumental arrivé tout droit du Square Blomet dans le 15ème arrondissement à Paris, et qui n'avait jamais quitté ce lieu, à proximité de l'atelier où travailla l'artiste l'année 1928. 

Illustration : Joan Mirò : " Femme et oiseau dans la nuit" 1945 © Fondation Joan Mirò Barcelone
Adresse : Château de Tours  - 37000 Tours - Renseignements : 02 47 21 68 69

TOULOUSE : Musée des Jacobins
" L'Or des Amazones "
Jusqu'au 20 février 2002
Appliques de harnais de selle d'Apaphida II  à têtes d'aigles. Or , grenats cloisonnés, yeus incrustés en verre   © Musée National de Roumanie Bucarest


Cette exposition intitulée" L'or des Amazones " ou l'histoire des peuples nomades d'Asie et d'Europe du IVème av. J.-C. au IVème siècle ap. J.-C, après avoir été présentée au Musée Cernuschi à Paris, est reçue actuellement par Toulouse, qui sera la seule ville de province en France à accueillir cette exposition de grande qualité scientifique.
Elle propose la découverte d'un art ancien provenant du Nord de la Mer Noire, trouvé dans la fouille des kourganes, les tertres funéraires de la région du delta du Don et du Kouban et révèle la richesse des objets  funéraires et de l'orfévrerie de la civilisation des Scythes et des Sarmates.
L'exposition est organisée dans un parcours qui guide le visiteur parmi les trésors découverts dans différentes chambres funéraires, jusqu'à  celle d'une riche princesse sarmate de Kobiakovo, qui fût découverte en 1987. Elle permet de   développer les connaissances que l'on peut avoir déjà sur le mode de vie de ces peuplades et sur le mythe des Amazones, et découvrir ainsi les riches parures, les armes et les harnachements utilisés par ces sociétés nomades ainsi que les trésors des objets réalisés en or, associés aux pierres de couleur, les turquoises, les grenats, les cornalines, qui démontrent le raffinement de ces peuples dits barbares, venant des profondeurs des steppes d'Asie Centrale .

Cette exposition réunit de nombreuses pièces rares qui illustrent  ce que furent les échanges commerciaux entre les peuplades de l'est et de sud de l'Oural, et celles de l'ouest, mais aussi les conflits entre ces peuplades, et les migrations qui brassérent les formes traditionnelles et anciennes de ces cultures  et apportérent  un renouvellement des coutumes, des traditions, des connaissances.

Illustration : Appliques de harnais de selle d'Apaphida II  à têtes d'aigles. Or , grenats cloisonnés, yeus incrustés en verre   © Musée National de Roumanie Bucarest
Adresse : Musée des Jacobins - Ensemble Conventuel des Jacobins  31000 Toulouse - Renseignements: 05 61 22 21 92

DIJON :  Bibliothèque Municipale
" Les Manuscrits de la Toison d'Or"
Jusqu'au 31 janvier 2002
 
Image non disponible


Cest à Philippe le Bon que lon doit la création de lOrdre de la Toison dOr, inspirée directement de la mythologie grecque. La conquête de la peau du bélier est assimilée à la poursuite de la sagesse, et de la vertu. Philippe le Bon pour soutenir la foi chrétienne et exalter la chevalerie européenne créée lOrdre de la Toison dOr à loccasion de ses noces avec Isabelle du Portugal, en 1430.
Au travers l'histoire, la tradition la Toison dOr demeure encore très vivace en Europe. La ville de Dijon témoigne ici de sa fidélité à cet Ordre du Duc de Bourgogne, et présente dans cette exposition un certain nombre d'ouvrages rares faisant référence à l'Ordre en écho à l'armorial équestre de la Toison dOr publié récemment par lHôtel de Région
Les objets essentiels représentatifs de l'Ordre de la Toison dOr, que sont le collier, les manteaux se trouvent à la Hofburg de Vienne, mais le public peut découvrir ici les livres ornés d'enluminures et classés par ordre chronologique qui décrivent comment l'Ordre a pu être mis en place. Plusieurs volumes aux riches enluminures sont présentés, dont celles présentant Guillaume Fillastre, chancelier de lordre offrant son livre à Charles le Téméraire, mais aussi larmorial manuscrit, dessiné par Anne dEnnetières de Tournai, mais aussi le manuscrit qui contet lhistoire de la Sainte Chapelle, détruite en 1802 et qui fût le siège de la Toison dOr.


Adresse : Bibliothèque Municipale de Dijon
- 21000 Dijon  -

NANTES : Musée Dobrée
" Au Fil du Nil
Couleurs de l'Egypte Chrétienne
"
Jusqu'au 20 janvier 2002


Le Musée Dobrée propose au travers de cette exposition près de 170 pièces exceptionnelles, témoins de lhistoire de lart de lEgypte copte.
En collaboration avec le Musée du Louvre et le Musée Historique des Tissus de Lyon, l'objet est  de faire découvrir ici, suite à leur restauration, un ensembe de tissus coptes issus de ses propres collections et apporter le témoignage de l'émergence du christianisme en Egypte, au IIème siècle de notre ère.
LEgypte copte, dans la filiation des traditions pharaoniques, hellénistiques, romaines, puis plus tard musulmane, sest construite une culture originale au travers son art, et des artistes qui ont su créer de véritables chefs-d'oeuvre dans le travail du textile, du bois, de la pierre ou du métal.

Pichet d'époque byzantine en cuivre et or © Musée du Louvre

Lart du tissage est chez les Coptes tout à fait exceptionnel, et sert de fil rouge à cette exposition, mais de nombreux objets et documents permettent également de découvrir ce que fût la vie quotidienne en Egypte du IIème au XIVème siècle de notre ère.

Illustration : Pichet d'époque byzantine en cuivre et or © Musée du Louvre
Adresse : Musée Dobrée - 18, Rue Voltaire 44000 Nantes - Renseignements : 02 40 71 03 50

NANTES : Musée des Beaux Arts
" Picasso "
Jusqu'au 14 janvier 2002
Pablo Picasso : "Buste de Femme au Chapeau " 1962 Gravure sur linoleum © Musée Picasso Barcelone


Cette exposition consacrée à Picasso (1882-1973) ouverte au Musée des Beaux-Arts de Nantes présente un choix de 57 tableaux éxécutés par le peintre pendant les dix dernières années de son activité, entre 1961 et 1972.
Ces tableaux qui sont pour certains inconnus du grand public, car ils ont été rarement montrés, proviennent de la collection personnelle du petit-fils du peintre Bernard Ruiz-Picasso. Certains d'entre eux n'ont jamais été exposés, ou qu'une seule fois, lors d'une exposition au Palais des Papes à Avignon, en 1973.

Picasso poursuivit pendant cette période de la fin de sa vie, ses recherches avec la même liberté de peindre, et la même virtuosité que durant les périodes précédentes, exprimant tout autant une modernité stupéfiante et une force d'expression unique qui en fait l' un des artistes majeur du XXème siècle.

Illustration : Pablo Picasso : "Buste de Femme au Chapeau " 1962 Gravure sur linoleum © Musée Picasso Barcelone
Adresse : Musée des Beaux Arts - 10, rue Georges Clémenceau 44000 Nantes - Renseignements : 02 40 41 65 65

BESANCON : Musée des Beaux Arts et d'Archéologie
" Henri Matisse "
Jusqu'au 14 janvier 2002


Le Musée des Beaux Arts et d'Archéologie nous permet de découvrir Henri Matisse, à la fois peintre, dessinateur et sculpteur, à la recherche permanente d'une expression synthétique dans les trois moyens d'expression de l'art plastique.
Avec le dessin, Henri Matisse a toujours cherché à  privilégier le rythme et l'expressivité du trait. En peinture, il a cherché à apporter un système chromatique nouveau. Dans le domaine de la sculpture, c'est l'animation de l'ensemble des surfaces, et la mise en avant du volume qu'il a toujours voulu dévoiler et développer.
Cette exposition présente 11 oeuvres parmi les plus significatives de l'artiste dans chacun des trois genres de l'expression plastique. Pour le dessin, c'est en particulier "Femme Endormie" ,

Henri Matisse : Henri Matisse : " Le Serf " 1900-1903 Bronze hauteur : 92 cm © Coll. Part.

que l'on peut admirer de près, parmi les peintures, ce sont "Autoportrait" et "Nu Rose" qui ont été retenues et parmi les sculptures " Le Serf ", en provenance de différentes collections, dont celle du Musée Matisse de Cateau-Cambrésis, ce musée créé par Matisse lui-même dans sa ville natale, mais aussi d'une  collection particulière de Besançon .

Illustration : Henri Matisse : " Le Serf " 1900-1903 Bronze hauteur : 92 cm  © Coll. Part.
Adresse : Musée des Beaux Arts et d'Archéologie - 1, Place de la Révolution 35000  Besançon -

STRASBOURG : Musée d'Art Moderne et Contemporain
" Tomi Ungerer et New York "
Jusqu'au 13 janvier 2002
Image non disponible


Strasbourg, ville natale de l'artiste, fait honneur à Tomi Ungerer, à l'occasion de son soixante-dixième anniversaire, par une grande exposition au Musée d'Art Moderne.
L'enfant du pays, né donc à Strasbourg un 28 novembre 1931, qui a grandi à Colmar pendant la guerre, et par laquelle il fût profondément influencé dans une grande partie de son oeuvre, est un grand voyageur. En 1956, il gagne New York, où il vend des dessins et réalise des livres pour enfant. Il travaille aussi un peu dans la publicité, dans l'édition, et milite contre la guerre au Vietnam ou la ségrégation raciale.En 1971, il part au Canada, puis en 1976 pour l'Irlande, où il s'installe, et partage son temps dans des voyages entre l'Alsace, les Etats Unis et l'Irlande .

Cette exposition retrace les années 1960 et la période new-yorkaise de l'artiste en présentant plus de 250 dessins originaux, ainsi que livres, affiches, sculptures et de multiples documents en provenance du Centre Tomi-Ungerer de Strasbourg, mais aussi de diverses collections partriculières américaines et françaises.

Adresse : Musée d'Art Moderne et contemporain - 1, Place Hans Arp 67000  Strasbourg  - Renseignements : 03 88 23 31 31

ARLES : Musée de l'Arles Antique
" D'un monde à l'autre : Naissance d'une Chrétienté en Provence "
Jusqu'au 06 janvier 2002


L'exposition "D'un monde à l'autre : Naissance d'une Chrétienté en Provence", proposée par le Musée de l'Arles Antique a pour but de montrer comment la Provence change totalement d'univers entre le début du IVème siècle et la fin du VIèmesiècle, par la rapidité du développement dans cette région de la religion nouvelle, qu'est le christianisme.
Originaire de Palestine, cette religion arrive dans la Gaule romaine au IIème siècle.   C'est en l'an 313, après les nombreuses persécutions, qu'elle parvient à être reconnue par l'Empire romain, et qu'elle devient à partir de l'an 392, la seule religion officiellement admise. Les premiers chrétiens utilisent les images des croyances anciennes ou les représentations des divinités antiques pour convertir les paiens à leur nouvelle religion.
Jusqu'au VIème siècle, les évêques chassent dans les campagnes toutes les traces des rites populaires anciens et faire disparaître les restes de paganisme dans les croyances paysannnes Dans chaque village, on a élevé une chapelle, dans les cités des églises, et la symbolique chrétienne envahit la vie quotidienne, avec la représentation des croix et des signes de la chrétienté sur les objets, les armes, les meubles, ou encore la vaisselle...

Image non disponible

Cette exposition montre ainsi l'extrême influence de cette nouvelle religion, qui s'est propagée rapidement, et l'importance des abbés et des évêques, dans ce développement, au travers une centaine  d'objets religieux anciens tel par exemple, cet autel ancien ouvrant l'exposition qui montre Jupiter tenant le sceptre et la foudre, mais au dos duquel on a gravé la croix du Christ, un sarcophage du IIème siècle, ou plus loin tel l'ensemble des reliques récemment restaurées de Saint Césaire, Evêque d'Arles (469-542).

Adresse : Musée de l'Art Antique - Presqu'île du Cirque Romain 13200 Bordeaux  - Renseignements : 04 90 18 88 88

GRENOBLE : Musée de Grenoble
" Le Purisme : 1918-1925 "
Jusqu'au 06 janvier 2002

Fernand Léger : "Le Remorqueur " 1920 Huile sur toile  104 x 132 cm © Musée de Grenoble


L'architecte Le Corbusier, et les peintres Fernand Léger et Amédée Ozenfant, sont au centre de cette importante exposition du Musée de Grenoble, concernant le mouvement "Puriste" entre 1918 et 1925 à Paris et dont les influences fûrent trés importantes sur l'ensemble de l'art du début du XXème siècle. Le Purisme qui a pris naissance autour d'une revue artistique intitulée "L'Esprit Nouveau", publiée entre 1918 et 1925, se répand rapidement par la diffusion partout en Europe et dans le monde de cette revue.
C'est alors la fin de la première grande guerre du siècle nouveau, et beaucoup d'artistes sont impressionnés par le développement du nouveau monde industriel et moderne. Les machines dans les usines, les moteurs, les trains, les bateaux, mais aussi les ustensiles modernes de la vie quotidienne, attirent les artistes qui découvrent dans leurs mécanismes dans leurs rouages,ou dans leurs formes, les références d'une nouvelle esthétique, fonctionnelle, géométrique, angulaire, et totalement épurée.

Fernand Léger, Amédée Ozenfant et Charles-Edouard Jeanneret dit Le Corbusier, parmi eux sont fascinés surtout par la géométrie des formes, et par la technicité des machines. Ils transposent dans leurs sujets que sont les peintures de natures mortes, des objets qui proviennent des fabrications des chaînes industrielles, ou davantage ils en font souvent aussi le centre de certaines de leurs oeuvres, tel par exemple le célèbre " Remorqueur" de Fernand Léger, qu'il peint en 1920.
Cette exposition qui rassemble plus de 70 peintures, et quelques 20 dessins de ces trois artistes reconstitue l'atmosphère des ces années, et l'intense créativité de cet "esprit nouveau" qui règne alors.


Illustration : Fernand Léger : "Le Remorqueur " 1920 Huile sur toile  104 x 132 cm © Musée de Grenoble
Adresse : Musée de Grenoble  - 1, Place de Verdun  38000 Grenoble -

TOULOUSE : Galerie Art Espace /Aéroport de Blagnac
" Toutain "
Jusqu'au 05 janvier 2002
Jean Louis Toutain : " le Marchand de Glace " ©


Tout dans l'oeuvre de Jean-Louis Toutain inspire et respire les bonheurs simples de la vie. Les sculptures toutes en rondeurs, les aquarelles, les peintures, pleines d'humour et des plaisirs des choses simples du quotidien, font du sculpteur, un artiste à part dans la mouvance de l'art actuel en proie à ses écorchures, à ses angoisses, et à ses doutes.
Ces plaisirs de la vie se retrouvent constamment dans ses sculptures monumentales, comme dans celles qu'il présente à la Galerie Art Espace de Toulouse Blagnac. Telle cette énorme "Maternité en bronze" de 4 m x 2 m en provenance du Jardin des Plantes à Paris,

coulée en Allemagne et montée à Mulhouse et exposée en ce moment avec trois autres grandes résines, ou encore ses "Jumelles" , " Le Marchand de glace " et " Le Grand Bi "qui  attendent les voyageurs sur le parvis de l'aéroport, tandis que " Les Endormis"et "Départ différé", occupent une partie du hall.

Illustration : Jean Louis Toutain : " Le Marchand de Glace " ©
Adresse : Galerie Art Espace Aéroport de Blagnac  - 31000 Toulouse Blagnac

 

            
      

 


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