Le mONDE dEs ARTS

 

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EXPOSITIONS PASSEES
AUTOUR DU MONDE
Année 2001


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EXPOSITIONS PARIS et ILE DE FRANCE || EXPOSITIONS FRANCE et REGIONS || EXPOSITIONS AUTOUR DU MONDE

 || Le mONDE dEs ARTS ||
AFRIQUE DU SUD

CAPE TOWN
South Africa National Gallery
" Marc Chagall  - The light of Origins"
Jusqu'au
14 janvier 2001

Marc Chagall : " Résistance "  (détail) 1937-1948   © Musée National d'Art Moderne Paris

Cette exposition hautement symbolique consacrée à Marc Chagall (1887-1985) regroupe de nombreuses peintures, lithographies, aquarelles et tapisseries.

lIIustration :
Marc Chagall : " Résistance "  (détail du Tryptique Résistance- Résurrection-Libération) 1937-1948  
©
Musée National d'Art Moderne Paris


LE CAP : South African National Gallery
http://www.museums.org.za

ALLEMAGNE

BERLIN : Musée du Bauhaus
" Les Enfants de l'Ange "
Jusqu'au 15 octobre 2001


Friedl Dicker-Brandeis (1898-1944), artiste juive et autrichienne, décoratrice, architecte, peintre et tapissière surnommée "l'Ange" par des enfants juifs du camp de concentration nazi de Theresienstadt, se voit rendre hommage à Berlin par cette une exposition qui présente quelque 200 tableaux peints par les enfants juifs de Theresienstadt.
Friedl Dicker-Brandeis, qui nait à Vienne en 1898, meurt le 9 octobre 1944 assassinée par les nazis au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, en Pologne, après deux ans passés au camp de concentration de Theresienstadt, aujourd'hui Terezin, en République tchèque, où matricule 548, et enseignant le dessin et la peinture, elle essaie de faire oublier aux enfants, ses co-détenus, l'enfer de l'univers concentrationnaire.
Organisée par le Centre Simon Wiesenthal, du nom du chasseur de criminels de guerre nazis, basé à Los Angeles en Californie, cette exposition présente 200 tableaux et dessins des enfants, ainsi que des documents personnels, tableaux, dessins, maquettes de décors, tapisseries, textiles, objets, photos, lettres, qui de par le monde, qui ont pu être retrouvé concernant Friedl Dicker-Brandeis et son oeuvre.
Friedl Dicker-Brandeis, à Vienne, choisit très tôt la voie artistique. Elle suit les cours du peintre Johannes Itten, l'un des principaux et théoriciens de l'Ecole du Bauhaus, qu'elle rejoint en 1919 . à Weimar. Là, elle prend sa place auprès de Walter Gropius, Wassily Kandinsky, Paul Klee, avant que d'être cataloguée par le nazisme avec bien d'autres, d'artiste "dégénérée". Elle est arrêtée et déportée à Theresienstadt en décembre 1942 ,"camp-modèle" aux apparences d'une petite ville avec des magasins, des cafés, un théâtre, un orchestre, des jardins, des écoles, servant aux nazis de vitrine de respectabilité pour mieux cacher au monde l' extermination des juifs. Au total, entre 1941 et 1945, ce sont 140.000 Juifs qui auront été parqués dans ce camp de Bohême-Moravie, dans lequel 35.000 d'entre eux y sont morts et 90.000 autres auront été conduits vers les chambres à gaz.

IIIustration : Friedl Dicker-Brandeis : "Autoportrait en automobile" 1940 © Coll. Part

BERLIN : Martin Gropius Bauhaus : http://www.berlinerfestspiele.de


Friedl Dicker-Brandeis : "Autoportrait en automobile" 1940 © Coll. Part
ALLEMAGNE

BERLIN : Musée Die Bruecke
Gruenewald - Berlin
" Die Bruecke "
Jusqu'au 24 juin 2001

Le Musée "Die Bruecke",  rassemble pour la première fois dans une exposition , les oeuvres les plus représentatives  des peintres du collectif "Die Bruecke"- Le Pont-, qui ont été les précurseurs de l'expressionisme allemand. Ce sont 150 toiles, dessins et aquarelles qui ont été choisis et présentés ici, parmi une collection d'oeuvres, composée au total de près de 400 huiles et de plus d'un millier de dessins.
Ce collectif  crée en 1905 par de jeunes peintres, dont Karl Schmidt-Rottluff, Ernst Ludwig Kirchner, Erich Heckel et Fritz Bleyl à Dresde et rejoint ensuite par Max Pechstein, Otto Mueller et Emil Nolde, veut se définir comme "un pont vers de nouvelles rives".
Influencés dans un premier temps par le  travail pictural de Vincent Van Gogh et la tension des toiles d'Edvard Munch, ces différents artistes expriment rapidement leur propre style,  en outrageant les formes et en utilisant des couleurs brutes et violentes pour exprimer "directement et authentiquement" leurs impressions, selon leur propre devise.
Ils se laissent conduire par leurs impulsions et leurs sentiments intérieurs. Ils considérent que la forme est expressive lorsqu'elle est distordue et créée dans l'instant, et la couleur bien plus parlante quand elle est brute et spontanée. C'est ainsi que les portraits  peuvent prendre des couleurs vertes, les yeux être teintés de jaune, avec les cheveux rouges, et les paysages faits de montagnes bleues et d'ombres roses, alliés à des contours déformant les traits des figures et les tracés des paysage. Ces artistes se qualifient eux mêmes de "jeunes sauvages" et de "révolutionnaires" à une époque où l'ordre prussien vante ordre et discipline. La liberté se manifeste aussi dans le choix des scènes, inspirées par l'expression d'un idéal du retour de l'homme à la nature, rêvé par Nietzsche, mêlée d'un sentiment de lassitude et de ressentiment à l'égard de la civilisation ressentie par les artistes de cette époque
A partir de 1911, la solidarité de ces peintres se détériorent, attirés qu'ils sont pour certains, par la vie urbaine de Berlin, la fièvre de ses nuits et les nouvelles tendances de l'art comme le futurisme italien et le cubisme français. Les toiles de cette période témoignent de l'évolution du style, partagé entre ces différentes tendances et le changement apporté par l' environnement et le cosmopolitisme de la ville. Les formes arrondies, et les couleurs chaudes disparaissent, ainsi par exemple chez Kirchner dont la palette s'assombrit, les formes se compriment, et s'écrasent dans une atmosphère menaçante et comme annonciatrice de la Première Guerre mondiale, qui survient un an après la dissolution du collectif "Die Bruecke" en 1913.

Illustration : Erik Heckel : " Fillette Debout "  1910   Gravure sur bois avec couleurs  54,1 x 40 cm   © Coll. Part.

Erik Heckel : " Fillette Debout "  1910   © Coll. Part.

ALLEMAGNE

TUBINGEN : Kunsthalle
Philosophenweg 76- Tübingen (tél : + 49 70 71 96 910)
" Le Douanier Henri Rousseau : Passeur de la Modernité"
Jusqu'au 17 juin 2001

Henri Rousseau : " Un Soir de Carnaval " 1886 © Museum of Art Philadelphie 

Employé à l'octroi de Paris, et douanier donc, Henri Rousseau, en total autodidacte dans la peinture, cherchera dès 1885 à participer à tous les salons dont le plus notoire " Les Indépendants", pour faire reconnaître son style naïf qui le tient éloigné de tous les standards de la peinture de son époque, des circuits officiels, et lui vaut l'ironie de tous les critiques. Il a une admiration totale pour la peinture académique, et de Bouguereau en particulier, dont il s'efforce d'imiter le réalisme et le détail des compositions. Cela se traduit chez lui par des scènes bien éloignées, des scènes mythologiques qui inspirent les peintres qu'il admire.Ce sont des scènes de sa vie quotidienne, de son imagination rêveuse, ou de ses visions fantaisistes, qu'il peint et qui ne répondent à aucune norme esthétique ou technique de l'époque : les perspectives sont écrasées, les proportions sont absentes, les dessins sont soulignés de traits, les couleurs sont vives, les objets sont juxtaposés sans réelle règle de composition. "Un Soir de Carnaval "en 1886, lui permet de se faire connaître dans un genre de composition libre, réaliste, et naïve qui parvient a séduire Alfred Jarry et Guillaume Apollinaire, car il échappe aux critères esthétiques communs. Rousseau parvient à séduire aussi Delaunay, Picasso, mais aussi Kandinsky qui voit en lui le parfait contrepoint réaliste et primitif de l'abstraction et de  la vision théorique qui est la sienne. Cette exposition montre combien Rousseau fût en effet le passeur vers la modernité et par là vers l'acceptation d'un art libre sans unité de lieu, de temps ou de perspective.

Illustration : Henri Rousseau : " Un Soir de Carnaval " 1886 Huile sur toile 116 x 89 cm ©
Museum of Art Philadelphie 

ALLEMAGNE

MANNHEIM : Reiss Museum
" L'Or des Princes Barbares "
Jusqu'au 04 juin 2001

Appliques de harnais de selle d'Apaphida II à têtes d'aigles © Musée Nationalm de Roumanie Bucarest

Plus de 600 objets divers et précieux réunis dans cette superbe exposition, où l'on peut découvrir les bagues, colliers, boucles d'oreilles, fibules, épingles à cheveux, boucles, miroirs en bronze, peignes en os, vaisselles, et ustensiles ou armes diverses ayant appartenus aux tribus des Huns, des Ostrogoths et autres Wisigoths de l'époque des Grandes Invasions durant les IVème et Vème siècles de notre ère.

Illustration :
Appliques de harnais de selle d'Apaphida II  à têtes d'aigles. Or , grenats cloisonnés, yeus incrustés en verre   © Musée Nationalm de Roumanie Bucarest


 

 

 

ALLEMAGNE

BERLIN : Musée Hamburger Bahnhof
" Luc Thyman, Peintre de la cruauté "
Jusqu'au 13 mai 2001


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Le peintre belge Luc Tuyman, retrace la douloureuse histoire de l'Allemagne et la Shoah, dans les murs du Musée Hamburger Bahnhof à Berlin, par une exposition de peintures et de portraits directement inspirés des photographies des magazines de propagande de la Wehrmach, ou de celles des bourreaux nazis.
Ce sont d'abord des lieux : des chambres à gaz, des dortoirs de déportés, le quartier général du parti nazi, qui se traduisent par des ombres, des taches, des lignes, des points, pour souligner l''horreur du régime, apposées par le peintre sur des photographies copiées ou  collées sur des toiles.
Ce sont aussi des portraits, inspirés de photographies du magazine Signal, qui publiait des reportages photographiques des fronts, et qui était distribué à partir de 1940 en Allemagne et dans les pays occupés. Les taches, les couleurs, les traits de peinture rendent les personnages et les lieux méconnaissables, mais les personnages sombres, les visages effacés, et les choses floues baignent dans des ombres et des formes indéfinies dont le mystère est lourd d'images plus réelles : une silhouette grise au visage fondu dans la pénombre, représente Himmler, chef de la Gestapo, un  skieur tombé dans la neige au visage dur et blanc représente Albert Speer, l'architecte d' Hitler, la photographie de Reinhard Heydrich, l'organisateur de l'extermination juive, est collée dans un décor de bureau, pourvue des lunettes de soleil, dans un regard vide.
Les identités floues de ces lieux et de ces hommes en font des images de la honte, selon Luc Tuyman, qui a choisi d'interpréter et de traiter les documents historiques comme sujets d'art, tout en étant obsédé par l'impossibilité de représenter la cruauté telle quelle fût.


ALLEMAGNE

HAMBOURG : Hamburger Kunsthalle
" Emil Nolde : Légende, Vision, Extase "
Jusqu'au 04 mars 2001

Cette exposition est composée autour de 70 tableaux, peints par Nolde entre 1909 et le milieu des années 20 sur le thème de la religion et de la foi . Ces peintures religieuses montrent une grande intensité  expressive et indiquent dans certaines de ses peintures figuratives une recherche pour une compréhension spirituelle plus profonde. Les peintures religieuses ont marqué le début d'une nouvelle phase artistique chez Nolde, non seulement en termes de contenu mais aussi avec de nouvelles possibilités d'expressions stylistiques influencée par l'Impressionisme. Il s'est concentré sur la représentation des visions intérieures au lieu de la reproduction des impressions sensorielles, a préféré les extrémités du spirituel à la description des sujets quotidiens et a remplacé la fluidité de la forme par des couleurs intenses. Nolde on le voit dans certaines de ses toiles, présentes ici, qu'il ne s'est pas intéressé à la religion dans un sens conventionnel, mais plutôt du point de vue de l' extase.

Illustration : Emil Nolde: " Jeune Couple "  1931-1935   Aquarelle sur carton  53 x 37 cm   © Coll. Tyssen Lugano


Emil Nolde " Jeune Couple "  1931-1935 Aquarelle sur carton © Coll. Tyssen Lugano

ALLEMAGNE

NUREMBERG : Germanisches National Museum
Kartäusergasse Nuremberg
" Albrecht Dürer, gravures"
Jusqu'au 09 janvier
2001

Albrecht Dürer (1471-1528) était fils d'orfèvre à Nuremberg. Au lieu de succéder à son père, dans son noble métier, il préfère s'interrese à la gravure et voyager. Il rencontre à Venise certains des maîtres de l'humanisme et de la Renaissance et décide par son art, allié au développement de l'imprimerie, d'ouvrir son pays à ce renouveau des idées et des arts. Il diffuse ainsi ses gravures faites de scènes allégoriques, de scènes bibliques, mais aussi des portraits, au travers l'Allemagne et les pays du nord. Ce sont près de 300 de ces gravures que l'on nous propose de découvrir ici en provenance de collections privées.

lIIustration :
Albrecht Dürer : " Malancolia  " 1514   © Coll. Part.

Albrecht Dürer : " Malancolia  " 1514   © Coll. Part.

AUTRICHE

VIENNE : Bank Austria Kunstforum
" Kazimir Malévitch"

Jusqu'au  02 décembre 2001

Kasimir Malévitch : " Un anglais à Moscou " 1914 Huile sur toile 88 x 57 cm. © Stedelijk Museum Amsterdam


Cette rétrospective consacrée au peintre russe Kazimir Malevitch (1878-1935), constitue l'une des plus importantes expositions jamais organisées hors de Russie sur cet artiste de l'avant-garde russe.
Ce sont 120 oeuvres qui ont été réunies, en provenance pour la plupart du Musée d'Etat de Saint Petersbourg, pour permettre de mieux connaître le parcours de ce peintre, qui fût contraint de modifier les dates de ses oeuvres pour essayer d'échapper à la censure communiste et stalinienne.
Malevitch qui a participé aux premiers moments de la révolution russe en 1905 est un peintre engagé, qui se met au service de la révolution. Ses premiers tableaux figuratifs, inspirés de la vie paysanne, et marqués par l'expressionnisme, le fauvisme, et le cubisme, sont des hymnes à l'homme et à l'humanité.
A partir de 1915, il s'engage dans l'art abstrait. Il présente pour la première fois en 1915 à Saint Petersbourg, dans une exposition intitulée "0,10", qui fait scandale, des tableaux composés de  multiples formes géométriques sur des fonds blancs, et invente le "suprématisme", qu'il expose dans un manifeste, dans lequel il écrit que le primat en tout est l'émotion, et que celle-ci doit être au dessus de toute autre considération artistique, et hors même de la réalité. Son oeuvre la plus "radicale " est " Carré Noir sur Fond blanc", peinte en 1913 qui est une rupture totale, voire nihiliste avec l'art ancien, qu'il ne considère être que des reproductions de la nature. L'art pour lui n'a d'autre fin que son propre but, à partir de ses propres formes, de ses propres matières, de ses propres couleurs.
Elu député au soviet de Moscou en 1917, et Directeur de l'Institut d'Etat pour les arts à Léningrad en 1924, il poursuit des recherches qui viennent s'opposer aux principes du réalisme socialiste. Son institut est fermé en 1929, et il est même emprisonné pendant quelques mois, en 1930. Pour ne pas être condamné au reproche d'anticonformiste, il antidate ses tableaux de sa dernière période, à partir de 1920 où il revient au figuratif, pour faire croire aux autorités, qu'en fait il est toujours resté proche de la peinture figurative, même dans ses périodes abstraites
Cette exposition nous fait découvrir des tableaux, des dessins, des objets, et des esquisses d'architectures qui présentent toutes les facettes de cette oeuvre en quête d'absolu, mieux connue  depuis les années de la perestroïka, du fait que ses oeuvres avaient pour une partie été reléguées dans les réserves des musées soviétiques

lIlustration : Kasimir Malévitch : "  Un anglais à Moscou " 1914 Huile sur toile 88  x 57 cm. © Stedelijk Museum Amsterdam

VIENNE :  Bank Austria Kunstforum http://www.kunstforum-wien.at

 

 

 

 

BELGIQUE

BRUXELLES : Palais des Beaux Arts
Palais des beaux-arts - Annexe   Ravenstein, 23 Bruxelles (Tél: 2 507 84 66 )
" Marcel Broodthaers : l'homme de lettre à la conquête de l'espace"
Jusqu'au 10 juin 2001

Le Palais des Beaux Arts de Bruxelles consacre actuellement un importante rétrospective à l'artiste belge Marcel Broodthaers (1924-1976), qui demeure l'une des figures majeures de la deuxième moitié du XXème siècle et dont l'oeuvre met en question le statut et le rôle de l'art.
Cette exposition qui présente quelques 200 pièces, rend compte aussi des multiples formes du travail de cet artiste qui a su utiliser tour à tour la peinture, la sculpture, l'assemblages d'objets, la photographie, les textes, le film, et met en lumière le rôle important de l'écrit dans son oeuvre : Extraits de textes, de poèmes, de réflexions et jeux d'écriture parsèment en effet les oeuvres de l'artiste.
Marcel Broodthaers, dans les années 60, travaille des series de créations insolites en utilisant des matériaux ordinaires, comme des coquilles de moules collées sur des grandes toiles ou entassées dans d'énormes récipients, ou des morceaux de charbon ou des coquilles d'oeufs.
Dans les années 70 son art devient plus conceptuel . Cette structure qu'il met sur pied en 1968 à Bruxelles, sous le nom de "Musée d'Art Moderne, Département des Aigles" devient le point de départ d'une série d'expositions où il se questionne sur l'art, sur sa fonction, et s'interroge sur l'idée d'oeuvre d'art, sur la place de l'art dans la société, et sur les liens entre l'art et le commerce.


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BELGIQUE


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BRUXELLES  : Musées Royaux d'Arts et d'Histoire
Parc du Cinquantenaire Bruxelles
" Les Joyaux Méconnus de Russie
Jusqu'au 1er avril  2001

Plus de 1600 bijoux, médailles, pierres et objets d'orfévrerie, témoins de la magnificence et de la richesse des Tsars de Russie, sont réunis dans cette exposition exceptionnelle du Musée du Cinquantenaire. On y découvre des gemmes uniques, mais aussi des créations de Bolin ou de Fabergé et autres objets de joailleries en provenance des ateliers de Moscou ou de St Pétersbourg acquis durant son règne par la famille tsariste.

BELGIQUE

LIEGE : Salle Saint Georges
" Picasso : Les Représentations du Visage
Jusqu'au 31 janvier 2001

Pablo Picasso : " Portrait de Lola " 1899 © Coll. Part.

La représentation du visage n'a cessé d'obséder Pablo Picasso, tout au long de son oeuvre. C'est le thème de cette exposition présentée par la ville de Liège laquelle a réunit près de 150 oeuvres
(dessins, gouaches, sculptures et huiles), depuis l'année 1899 avec un portrait de "Lola", jusqu'en 1971, soit deux ans avant sa mort, avec la série des mousquetaires et des arlequins.
L' évolution picturale apparait dans les portraits de ses compagnes successives réalisés par le peintre : Fernande d'abord, puis Marie-Thérèse, Dora Maar, et Françoise Gilot. L'exposition présente ainsi de manière alternée une série de portraits de Marie-Thérèse et de Dora Maar  réalisés entre les années 1920 et 1940 mettant en évidence  leurs personnalités radicalement opposées.
L'ensemble de l'exposition a été construite autour de la seule toile de Picasso conservée dans les collections publiques en Belgique, "La Famille Soler" acquise en 1939 par le Musée d'Art moderne et d'Art contemporain de Liège et qui figure parmi les vingt tableaux les plus célèbres de l'artiste.

Illustration : Pablo Picasso : " Portrait de Lola "  1899  sépia sur papier  23,1 x 17 cm   © Coll. Part.

CANADA

MONTREAL : Musée des Beaux Arts
" Picasso érotique"

Pavillon Michal et Renata Hornstein
1379, Rue Sherbrooke Ouest  Montréal - Tél : (514) 285-1600

Jusqu'au 23 septembre 2001

Pablo Picasso : " Nu féminin" 1901 Huile sur toile 70 x 90,2 cm © Musée National d'Art Moderne Centre Georges Pompidou Paris

Après sa présentation à la Galerie Nationale du Jeu de Paume à Paris, l'exposition "Picasso érotique" s'est installée à Montréal au Musée des Beaux Arts pour montrer des peintures qui en leur temps ont parfois fait scandale .
Ce sont plus de trois cents oeuvres, peintures, gravures, croquis, sculptures, dessins et céramiques qui sont réunis à l'occasion de cette exposition consacrée à la dimension de l'érotique dans l'oeuvre de Picasso dont près d'un tiers n'ont jamais été présentées .
Les oeuvres présentées ici : femmes nues, étreintes, baisers, phallus, accouplements,  sont à peu de chose près les mêmes qu'à Paris, mais la présentation de Montréal est fondamentalement différente.
La présentation classique et chronologique de Paris a été délaissée au profit d'une mise en scène de l'oeuvre, et d'un voyeurisme, avec des cloisons courbes, des trous de serrure pour apercevoir les oeuvres les plus osées, des fentes dans les cloisons pour souligner telle ou telle dimension érotique d'une toile ou d'une sculpture.
Accompagnées parfois de photos ou d 'extraits de vieux films érotiques, les oeuvres sont traitées dans leur contexte réél, non comme des expressions purement esthétiques et intellectuelles, mais comme réalité des différents moments vécus par l'artiste au cours de sa carrière. Le public découvre ainsi que la célèbre toile "Les Demoiselles d'Avignon", s'appelait à l'origine de l'aveu même de   Picasso  "Le Bordel d'Avignon". De même que certaines oeuvres sont présentées dans des salles obscures par allusion aux scènes de maisons closes, mais aussi à des oeuvres qui ont influencé le peintre, tel Degas, ou encore une gravure de Rembrandt  intitulée  "La Femme qui pisse", présentée en regard de "La Pisseuse surprise par deux vieillards" de Picasso.
Ont été mis particulièrement en valeur ainsi les éléments qui alimentent le regard, le fantasme et le plaisir, dans l'art du peintre et dans l'évolution du mécanisme entre l'exhibitionnisme et le voyeurisme tout au long du parcours artistique du maître catalan .

lIlustration : Pablo Picasso : " Nu féminin" 1901.Huile sur toile 70 x 90,2 cm. © Musée National d'Art Moderne Centre Georges Pompidou  Paris
MONTREAL : Musée des Beaux Arts http://www.mbam.qc.ca


CANADA

MONTREAL : Musée des Beaux Arts
3400, Avenue du Musée
" De Dürer à Rembrandt "
Jusqu'au 04 février 2001

Rembrandt " Sarah se plaint de Agar à Abraham " ©  Coll. Musée Bonnat Bayonne

Cette exposition du Musée des Beaux Arts rassemble une sélection d'oeuvres de la collection permanente du Musée pour porter  témoignage de l'incidence de la gravure sur l'évolution de l'art en Europe sur l'imaginaire populaire des époques où ont vécu ces artistes. La découverte des procédés de gravure, au quinzième siècle, a permis par exemple de diffuser des images publiquement et a permis  aux artistes de se faire connaître entre eux. L'exposition retrace l'évolution des différentes techniques au travers vingt-six estampes réalisées par des maîtres tels que Israel Van Meckenem, Albrecht Dürer, Jacopo de Barbari, Federico Barocci, Jacques Callot, Claude Lorrain et Rembrandt, entre autres.

lIlustration : Rembrandt  " Sarah se plaint de Agar à Abraham " Dessin à la plume 19 x 30,4 cm  ©  Coll. Musée Bonnat Bayonne

CANADA

TORONTO : Art Gallery of Toronto
317 Dundas Street West Toronto
Matisse, la collection du Musée des Beaux-Arts de Baltimore"
Jusqu'au 14 janvier 2001

Henri Matisse  : "l'Homme Nu - Le Serf " 1900  © Coll. Part.

Grand Maître de la peinture moderne, Matisse a inventé une manière d'utiliser les couleurs qui s'inspire beaucoup des motifs et des impressions textiles."Je ne peins pas des femmes mais des images", remarquait l'artiste qui montra toujours son souci du réel dans ce siècle livré à l'abstraction. Cette exposition offre un regard sur les cinquante années de la carrière de Matisse, avec une trentaine de peintures, une  vingtaine de sculptures, des dessins et un livre illustré.
Une part importante est consacrée au "Grand nu allongé", à ce moment des années 30 où Matisse utilise la photographie pour mieux parvenir à l'achèvement de son oeuvre. Matisse photographiait en effet les différentes étapes de sa création, ( vingt-deux étapes furent nécessaires pour le "Grand nu allongé") et travaillait en épinglant les clichés sous ses yeux pour mieux visualiser les options qu'il avait envisagées.
D'autres toiles essentielles sont aussi présentes dans cette exposition telles que "Le Nu bleu" peinte en 1907, "Le Grand Nu Allongé", intitulé à l'origine Le Nu Rose de 1935), "La Robe Jaune" de 1929 et "L'Odalisque au miroir" de 1923, ainsi que parmi les sculptures " Le Serf ", exécuté d'après le modèle masculin Bevilaqua, qui posa aussi à diverses reprises  pour Rodin.

Illustration : Henri Matisse  : "l'Homme Nu - Le Serf  "  1900  Huile sur toile 100 x 72 cm © Coll. Part.

ESPAGNE

BARCELONE : Fondation La Caixa
" Afghanistan, une histoire millénaire "

108 Paseo San Juan, Barcelone.
Jusqu'au 23 décembre 2001


Cette exposition intitulée "Afghanistan, une histoire millénaire" permet de découvrir le richissime patrimoine culturel et artistique de l'Afghanistan, en partie détruit par trente ans de guerre et par le régime des Talibans depuis des années.
Ce sont 230 oeuvres d'arts en provenance de collections privées et de nombreux musées, tels que le Musée de l'Homme et le Musée Guimet de Paris, le Museum fur Indische Kunst de Berlin, et le Musée de l'Hermitage de Saint Peters bourg qui sont présentées ici au public. Elles permettent de voir la richesse culturelle de ce pays et de comprendre l
' évolution de son histoire depuis l'Antiquité, dans une présentation qui met en relief au travers un panorama du patrimoine afghan, les périodes particulières des arts gréco-bouddhiques, dont les bouddhas de Bamyan étaient la représentation la plus symbolique, et celles de l'islamisation de l'Afghanistan à partir du XVème siècle.

Boudha géant de Bamiyan Afghanistan ©

C'est au début de cette année que l'organisation de cette manifestation a été décidée par la Fondation Caixa, au moment où les Talibans ont mis à exécution à l'aide d'explosifs la destruction des Bouddhas géants du Vème siècle, sculptés dans la falaise de la vallée de Bamyan, au centre du pays.

ESPAGNE

MADRID : Musée du Prado
P° del Prado s/n. 28014 Madrid - Tél : (91) 330 28 00. 330 29 00
" Murillo : enfance "
Jusqu'au  09 décembre 2001


Cette exposition est dédiée au thème de l'enfance chez Bartolomé Estaban Murillo (1617-1682), qui est considéré comme l'un des grands maîtres de la peinture baroque espagnole.
Ce sont une quinzaine d'oeuvres qui ont été réunies, parmi les oeuvres les plus importantes de l'artiste sévillan :dont des scènes qu'elles soient religieuses ou profanes, qui constituent de véritables chefs-d'oeuvre de la peinture de l'enfance .

MADRID : Musée du Prado : http://www.museoprado.mcu.es
   /  http://www.mcu.es/prado


ESPAGNE

VALENCIA : Musée des Beaux Arts
" La Renaissance Méditerranéenne :
Jusqu'au 02 septembre 2001

Cette exposition sur la Renaissance Méditerranéenne, et qui est la prolongation de l'exposition du Musée Thyssen-Bornemisza de Madrid a pour objet, au travers d'une centaine d'oeuvres, d' illustrer les voyages des artistes, les itinéraires  et les influences mutuelles de leurs oeuvres en Italie, France et Espagne au cours du XVe siècle.
Ces 102 tableaux, dont des oeuvres de Van Eyck, de Van der Weyden, de Berruguete ou de Jean de Flandres, en provenance de différentes collections publiques et privées d'Europe et du monde, mettent  en évidence les différences entre les différents peuples de la Méditerranée et le fait que la culture naît des différences, de la confrontation et des échanges entre ces peuples.

IIIustration : D'après Rogier Van der Weyden  "Saint Luc dessinant le portrait de la Vierge  " copie fin du XVème
Huile sur panneau de chêne  133 x 107 cm © Musée Groeninge  Bruges - Belgique



D'après Rogier Van der Weyden "Saint Luc dessinant le portrait de la Vierge " copie fin du XVème Huile sur panneau de chêne 133 x 107 cm © Musée Groeninge Bruges - Belgique

ESPAGNE

MADRID : Musée Thyssen- Bornemisza
" La Renaissance Méditerranéenne :
Jusqu'au 06 mai 2001

Cette exposition sur la Renaissance Méditerranéenne a pour objet, au travers d'une centaine d'oeuvres, d' illustrer les voyages des artistes et les itinéraires de leurs oeuvres en Italie, France et Espagne au cours du XVe siècle.
Ces 102 tableaux, dont des oeuvres de Van Eyck, de Van der Weyden, de Berruguete ou de Jean de Flandres, en provenance de différentes collections publiques et privées d'Europe et du monde, soit du Metropolitan de New York, de la National Gallery of Art de Washington et de Melbourne, du Musée d'Art de Cleveland  et de Princeton, des musées ou galeries de Florence, Bologne, Venise, Berlin, Francfort, de la Bibliothèque Nationale de France ou du Louvre, ou encore de cathédrales comme celle de Valence, sont toutes remarquables et précieuses pour leur rareté et leur représentativité pour le XVe siècle. Ce sont principalement des peintures sur bois mais il y a aussi des incunables, des sculptures et des textiles, qui représentent la Renaissance Méditerranéenne en une même exposition et mettent  en évidence les différences entre les différents peuples de la Méditerranée et le fait que la culture naît des différences, de la confrontation et des échanges entre ces peuples.
L'exposition concue selon un ordre chronologique est composée de trois parties représentant chacune des phases de l'évolution artistique du XVe siècle.
Une première partie, "la Méditerranée Cosmopolite", qui est dédiée à l'art gothique et aux relations entre les cours française, hollandaise, italienne et les centres germaniques de 1390 à 1440, souligne l'influence italienne et l'importance à l'époque des villes de la côte méditerranéenne espagnole comme Valence.
La deuxième partie, "la Méditerranée Bipolaire", illustre ce que futrent entre 1440 et1460 les deux grandes évolutions artistiques du moment avec le naturalisme des Pays-Bas et l'introduction de la technique de la peinture à l'huile ainsi que le développement de la perspective qui s'étend de l'Italie vers l'ensemble de la Méditerranée occidentale.
La troisième et dernière partie, "la Méditerranée Plurielle" montre entre 1460 et 1500 la fusion de la perspective avec l'art français et flamand, dont l'oeuvre picturale de Jean de Flandres ou de Pedro Berruguete représente la synthèse de ces influences.


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ESPAGNE

MADRID :  Museo Thyssen-Bornemisza
" Explorer l'Eden : les paysages américains du XIXème"
Jusqu'au 14 janvier 2001

Thomas Cole : "Paysage au tronc d'arbre " 1826 © Providence Museum of Art Rhode Island

Cette exposition propose un voyage au travers la peinture paysagiste américaine du XIXe siècle, qui reste encore assez méconnue en Europe malgré l' influence sur la tradition paysagiste anglo saxonne de la peinture occidentale.  L'ensemble des oeuvres rassemblées ici sont présentées selon un parcours chronologique, allant du romantisme au naturalisme,  et de Thomas Cole, le père du paysagisme nord-américain, à celle de Winslow Homer, peintre annonciateur de l'art moderne.

Illustration : Thomas Cole : "Paysage au tronc d'arbre " 1826 Huile sur toile
67,3 x 82,6 cm © Providence Museum of Art Rhode Island

MADRID : Museo Thyssen Bornemisza
http://www.offcampus.es


ETATS UNIS

BALTIMORE : Musée des Beaux Arts
" Matisse. La collection des soeurs Cone"
Jusqu'au 30 septembre 2001

Plus d'une centaine d'oeuvres d'Henri Matisse sont présentées au Musée des Beaux-Arts de Baltimore aux Etats Unis, qui conserve la fabuleuse collection des soeurs Cone. Composée de plus de 3.000 pièces diverses, dont environ 500 oeuvres de Matisse et quelque 113 oeuvres de Picasso, qui ont été léguées il y a cinquante ans au Baltimore Museum of Art, cette collection est désormais mise en valeur après deux ans de restauration et après la rénovation du Musée des Beaux-Arts de Baltimore
Ainsi le "Nu Bleu - Souvenir de Biskra " de 1907, le grand "Nu Couché" réalisé en 1935, "Robe Violette et Anémones" ou le "Corso Fleuri de Nice " de Matisse sont présentés dans la "Galerie Cone" qui a été considérablemnt agrandie . De nombreux dessins et esquisses, permettent aussi de suivre le parcours de Matisse (1869-1954), influencé par Cézanne, à ses débuts, puis inspiré par le "fauvisme", jusqu'à sa passion pour les "odalisques" de sa dernière période niçoise.
Cette exposition présente aussi Matisse le sculpteur, avec des oeuvres comme "Le Jaguar", "Le Serf", "La Serpentine", un nu allongé, ou le buste "Tiari", réalisé après un voyage à Tahiti.
A côté d'oeuvres impressionnistes, la galerie présente également quelques oeuvres sur papiers du jeune Picasso, sur le thème des saltimbanques.
Etta (1870-1949) et Claribel Cone (1864-1929) filles d'une famille d'épiciers en gros de Baltimore,  évoluèrent dans le milieu des immigrés juifs-allemands américain où elles se lient d'amitiés avec Léo Stein et sa soeur, l'écrivain Gertrude Stein, les deux intellectuels qui influencèrent le plus la vie artistique américaine de l'époque. Mécènes et collectionneurs, Léo et Gertrude, qui s'étaient installés à Paris, permettent aux soeurs Cone d' acquérir des toiles des plus grands : Bonnard, Cézanne, Renoir, Manet, Gauguin, et leur permettent de rencontrer Picasso en 1901, et Matisse en 1906.

lIIustration : Henti Matisse "Odalisque Jaune " 1926 Huile sur toile 54 x 81 cm © National Gallery Ottawa -Canada

BALTIMORE : Museum of Arts http://www.artbma.org


Henti Matisse "Odalisque Jaune " 1926 Huile sur toile 54 x 81 cm © National Gallery Ottawa -Canada

ETATS-UNIS

NEW YORK : Metropolitan Museum of Art
1000 Fifth Avenue, New York (Tél : +212 570 39 51)
" Vermeer et l'Ecole de Delft "
Jusqu'au 27 mai 2001

Le Metropolitan Museum of Art de New York présente ici une rare exposition réunissant près de la moitié des oeuvres du peintre hollandais Jan Vermeer (1632-1675). Ce sont 15 oeuvres qui sont présentes dans cette exposition exceptionnelle, sur les 34 oeuvres du peintre qui existent dans le monde.
Intitulée "Vermeer et l'école de Delft", elle cherche à situer l'artiste, à Delft, où il a vécu et travaillé jusqu'à sa mort à l'âge 43 ans.  Cette exposition réunit donc aussi 159 oeuvres d'art, dont 85 peintures d'une trentaine d'artistes hollandais, dessins, tapisseries, et porcelaines de Delft  en provenance de collections privées et publiques de différents pays. ll s'agit donc de  montrer aussi en quoi Vermeer a emprunté à son époque dans la composition de son oeuvre.
Delft, petite cité à quelques kilomètres de La Haye était en effet une cité riche et cosmopolite, dont la richesse provenait de l'industrie du lin, mais aussi de la bière . De riches commerçants payaient pour avoir dans leur intérieur des portraits ou des peintures. Vermeer parmi de nombreux autres artistes dans ce contexte du XVIIème siècle, était un peintre reconnu pour la douceur, la subtilité et la transparence de  ses peintures.
Cinq des tableaux présents proviennent des collections du Metropolitan Museum, et l'oeuvre la plus fameuse du peintre, "La Peinture" du Musée Kunsthistorisches de Vienne,
retrouvée après le Seconde Guerre mondiale dans la résidence d'Hitler, est aussi présente. On peut découvrir aussi sa première peinture "L'Entremetteuse" de 1656 du Staatliche Kunstsammlungen de Dresde, ainsi que  "Diane et ses compagnes" du Koninkliijk Kabinet van Schildeerijen Mauritshuis de La Haye, et "Le Christ dans la maison de Marthe et Marie" en provenance de la Galerie Nationale d'Ecosse d'Edimbourg, mais aussi "Le Verre de Vin" du Musée Staatliche de Berlin, et "La Fille au Chapeau Rouge", de la National Gallery de Washington.

Illustration : Jan Vermeer  " La Peinture"  Huile sur toile 120 x 100  cm ©   Kunsthistorisches Museum Vienne


Jan Vermeer " La Peinture" ©  Kunsthistorisches Museum Vienne

ETATS UNIS

BALTIMORE : Walters Art Museum
600 North Charles Street Baltimore (Tél: 410 547 9000)
" Edouard Manet - Les Natures Mortes"
Jusqu'au 06 mai  2001

Edouard Manet : " Bouquet de lilas dans un vase" 1882 © Nationalgalerie Berlin

Après sa présentation au Musée d'Orsay à Paris à l'automne dernier, cette exposition a traversé l'Atlantique pour prendre place au Walters Art Museum de Baltimore. Edouard Manet ( 1832-1883) s'est toujours inspiré des sujets les plus simples ou les plus ordinaires dans l'ensemble de son oeuvre. Dans ses natures mortes, cette simplicité s'amplifie dans l 'equilibre des compositions. Certaines de ces petites toiles qu'il réalise sont l'objet de cadeaux qu'il fait à des amis, à des proches ou à des personnes aimées. Ce sont surtout des fleurs, des violettes, des pivoines ou encore des bouquets composés, autant d'oeuvres qui sont réunies pour la première fois dans cette grande exposition.

Illustration : Edouard Manet : " Bouquet de lilas dans un vase" 1882 Huile sur toile 54 x 42 cm © Nationalgalerie Berlin

ETATS UNIS

NEW YORK : Metropolitan Museum of Art
1000, Fifth Avenue, New York (Tél : +212 570 39 51)
" Corrège et Parmesan - Maîtres du dessin de la Renaissance"
Jusqu'au 06 mai  2001

Corrège - Esquisse Dessin à la sanguine 31,5x 21 cm ©  Coll. Musée Bonnat Bayonne

Corrège(1489-1534) et Parmesan (1503-1540)   furent les deux plus grands maîtres de la Renaissance italienne.Cette exposition  présente au public plus de 130 dessins et esquisses en provenance de collections privées anglaises et américaines. Elle constitue une première de par le fait que ces oeuvres  préparatoires pour les deux artistes sont montrées ensemble en une même exposition . Corrège est devenu célébre par les effets d'ombre et de lumière qu'il a su utiliser dans ses esquisses et ses peintures. Parmesan s'est dégagé de la tutelle de Corrège en devenant un maître du portrait  et des scènes de genre . L'exposition présente une grande variété de types de dessin, de croquis et d'esquisses pour chacun des deux artistes ainsi que des études, et des ébauches de composition qui permettent d 'illustrer la différence de leurs puissances créatrices. Plusieurs de ces oeuvres étaient des travaux préparatoires pour les peintures à l'huile et les fresques et sont maintenant considérés comme des étapes essentielles dans l'histoire de l'art italien.

Illustration : Corrège   Esquisse  Dessin à la sanguine 31,5x 21 cm ©  Coll. Musée Bonnat Bayonne

ETATS-UNIS

NEW YORK : Metropolitan Museum of Art
1000 Fifth Avenue, New York (Tél : +212 570 39 51)
" L'Argent dans le Pérou Ancien  "
Jusqu'au 22 avril 2001

L'argent n'était pas considéré comme un métal secondaire, contrairement à ce que pourraît laisser croire l'utilisation importante de l'or dans les objets de culte des civilisations anciennes d'Amérique . Car si l'or possédait en quelquesorte une vertu dans la relation avec le sacré, l'argent revêtait aussi un caractère en relation avec le divin : il avait un rapport avec l'eau, puisqu'il s'appelait aussi "la pluie de la lune", en contrepoint de la "sueur du soleil" que représentait l'or. C'est dire si l'argent était un métal qui indiquait autant que l'or, la puissance et le prestige de celui ou ceux qui l'utilisaient, en tant qu'objets rituels, ou en tant que parures pour les cérémonies. Cet ainsi que cet exposition permet de découvrir des ornements, des objets, des bijoux, des couvre-chefs, des diadèmes coulés et travaillés dans ce métal, de mêmes que des ustensiles, des statuettes, des figurines, dont celle d'un joueur de flûte de Pan, qui illustrent la richesse du peuple inca, et celle de son art sacré et sacrificiel.



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ETATS-UNIS

WASHINGTON : National Gallery of Art
Constitution Avenue, N.W. entre la 3ème et 7ème rue.
" L'Art Moderne et l'Amérique :
Alfred Stieglitz et ses galeries de New York"

Jusqu'au 22 avril 2001

Alfred Stieglitz est considéré comme l'une des figures les plus marquantes de l'art du début du 20ème siècle,  pour ses photographies de New York et de paysages autant que pour le rôle déterminant qu'il aura eu dans l'introduction de l'art moderne européen aux Etats-Unis.
Fils d'immigrants allemands, et né en 1864 à Hoboken, dans le New Jersey, il s'adonne tôt à la passion de la photographie car elle est pour lui une forme d'expression artistique. Il fonde en 1902 le groupe Photo-Secession et ouvre en 1905 une galerie de photo à New York, dans la 5ème Avenue où il expose aussi les artistes européens les plus inventifs, dans les différe,nts domaines de la peinture, de la sculpture, le dessin et aussi  l'art primitif . C'est ainsi qu'il expose Matisse, Rodin, Cézanne, Picasso, Picabia, Kandinsky ou encore Brancusi.
Il organise en 1915 la première exposition d'art africain considéré comme art et non plus comme témoignage ethnographique. La même année, il expose Braque Picasso aux côtés d'un masque Kota du Gabon et d'un nid de frelons, pour susciter le débat sur la relation qu'il existe entre art et nature, le moderne et le primitif.
Dans les années 20, Stieglitz, poursuit son oeuvre de découvreur et de "révolutionniste", en soutenant l'art européen mais aussi en découvrant de jeunes artistes américains. Dans différentes galeries, la Galerie Anderson en 1921, puis à la "Intimate Gallery" en 1925, et à partir de 1929, à l'"American Place" où il s'installe jusqu'à sa mort en 1946, il présente la jeune avant-garde américaine, appelée les "Sept Américains" : Marsden Hartley, Charles Demuth, Arthur Dove, John Marin, le photographe Paul Strand, et, bien sûr, la peintre Georgia O'Keeffe, dont il partagera durant quelques années la vie à New York. Influencé par   Georgia O'Keeffe,  Stieglitz se consacre ensuite totalement à la photographie en immortalisant des centaines de nus sur pellicule mais aussi  en se mettant aussi à la photographie de la nature, des arbres, des paysages et des nuages.

lIIustration : Constantin Brancusi :  " Mademoiselle Pogany III " Bronze poli 1933  H : 48, L : 20, P : 27 cm
© Musée National d'Art Moderne Centre Georges Pompidou Paris


Brancusi :  "Mademoiselle Pogany III" 1933 © Musée Pompidou Paris

ETATS-UNIS

WASHINGTON : National Gallery of Art
" Art Nouveau 1890-1914 "
Jusqu'au 28 janvier 2001

Près de 350 oeuvres et de 150 artistes ont été retenus pour cette exposition qui fait suite à celle organisée par le Victoria and Albert Museum de Londres, jusqu'en  juillet dernier. Elle est  la plus importante et la plus complète des manifestations n'ayant jamais été proposée sur l'Art Nouveau . Au travers une scénographie très complète rassemblant les chefs d'oeuvre de la peinture, mais aussi de la sculpture, de la céramique, et de nombreux objets, en verre, des tissus, du mobilier, des bijoux, ainsi que des éléments d'architecture, le tout en provenance de très nombreuses collections d'Europe ou d'Amérique. On peut aussi y découvrir des oeuvres de Toulouse Lautrec, Gaudi, Mucha, Gallé, Lalique etc...

lIIustration :
Emile Gallé  " Vase aux éléphants"  en verre soufflé réalisé après la mort de E.Gallé 1925
©
  Coll. Part.

Emile Gallé "Vase aux Eléphants" 1925 © Coll. Part.

ETATS UNIS

NEW YORK :   Metropolitan Museum of Art
1000, Fifth Avenue, New York
" Romantisme - L'Ecole de la Nature au XIXème siècle"
Jusqu'au
21 janvier 2001

John Constable : "Etude de Cirrus" 1821 © Victoria and Albert Museum Londres

Cette exposition présente une centaine de peintures, dessins, croquis et esquisses, issus de la collection Karen B. Cohen, dont un bon nombre  sont exposés  pour la première fois au grand public.
Ce sont des paysages, portraits, compositions et natures mortes exécutés par les artistes de l'école de Barbizon, et par leurs élèves parmi lesquels des tableaux de Couture, Daubigny, Géricault, Rousseau, Delacroix, Courbet et Constable. « Romantisme - L'école de la nature » met particulièrement en valeur un certain nombre d'études de nuages réalisés par Constable et un choix de vingt-trois travaux de Delacroix


Illustration : John Constable : "Etude de Cirrus" 1821 Huile sur toile 11,4 x 17,8 cm © Victoria and Albert Museum Londres

NEW YORK : Metropolitan Museum of Art
http://www.metmuseum.org


ETATS-UNIS

NEW YORK : Solomon R. Guggenheim Museum
1071, Fifth Avenue
" Amazones de l'Avant-Garde Russe"
Jusqu'au 17 janvier 2001

Natalia Sergevna Goncharova  : "Chats"  1913 © Salomon R. Gugghenheim  New York

Quelque peu oubliées par l'histoire officielle de la peinture, les femmes peintres avant-gardistes de la peinture russe du début du XXème siècle que furent Alexandra Exter, Natalia Goncharova, Liubov Popova, Olga Rozanova, Varvara Stepanova, ou   Nadezhda Udaltsova, ont chacune développés une oeuvre originale et indépendante  avec la volonté de jeter les bases d'une nouvelle expression artistique.Elles ont influencé à leur manière l'évolution du cubisme, du futurisme et du constructivisme, en prenant leur inspiration dans leur époque mais aussi dans l'histoire traditionnelle de leur pays. Pour la première fois cette exposition regroupe plus de 60 peintures, dessins en provenance de collections  privées mais aussi de différents musées des provinces russes.

Illustration : Natalia Sergevna Goncharova  : "Chats"  1913 Huile sur toile 84.5 x 83.8 cm © Salomon R. Gugghenheim  New York

NEW YORK : Guggenheim Museum
http://www.guggenheim.org


ETATS-UNIS

PHILADELPHIE :  Philadelphia Museum of Art
" Van Gogh : face à face "
Jusqu'au 14 janvier 2001

Cette remarquable exposition du Philadelphia Museun of Art, de Philadelphie fait suite à deux autres expositions organisées sur Van Gogh ces derniers mois à Boston et à Detroit. Il s'agit d'une rétrospective consacrée à l'oeuvre de portraitiste de Vincent Van Gogh, depuis ses premiers dessins, sombre et gris, de ses débuts aux Pays-Bas, jusqu' aux derniers portraits réalisés à Auvers-sur-Oise, juste avant avant son suicide en juillet 1890. Van Gogh resta toute sa vie durant pauvre. Il ne pouvait payer des modèles pour faire les portraits qu'il affectionnait beaucoup. lI en fût réduit donc aux autoportraits ou à la reproduction de ses proches : la famille du facteur Roulin, le père Tanguy, Mme Ginoux sa propriéraire, son médecin, le Docteur Rey à Arles, le Docteur Gachet à Auvers, etc... Plus de soixante dix peintures et dessins en provenance pour la plupart des plus grands musées du monde sont réunis ici, pour la plus importante présentation de portraits réalisés pour la plupart entre 1886 et 1890. Il disait lui même : "Ce qui me fascine le plus dans mon métier de peintre, c'est le portrait, le portrait moderne. Je voudrais réaliser des portraits qui apparaîtraient comme des révélations pour les gens dans cent ans". Non seulement fût-il un génie de la peinture, mais sans doute aussi un visionnaire.

Illustration : V.Van Gogh : "Autoportrait "  Anvers février 1886 Huile sur toile © J.J. de Goede Amsterdam

PHILADELPHIE : Philadelphia Museum of Art
http://www.philamuseum.org



V.Van Gogh : " Autoportrait "  1886 © J.J. de Goede Amsterdam

GRANDE BRETAGNE

LONDRES : Somerset House
Somerset House Strand, London, WC2R 1LA
" Les Trésors de Catherine II de Russie"

Jusqu'au 23 septembre 2001

Noël Nicolas Coypel  " La Naissance de Vénus " 1732 © Musée de l'Ermitage St Petersbourg

Despote, mais aimant les arts, impératrice éclairéé aux moeurs dissolues, Catherine II de Russie était aussi une grande collectionneuse. La Somerset House et le Musée de l'Hermitage nous offrent la possibilité choisi de découvrir  les toiles de maîtres, les médailles, la joaillerie, les sculptures antiques et les autres oeuvres d'art que la reine reçut en cadeau et qui sont à l'origine de la collection prestigieuse du musée russe. Plus de 500 oeuvres d'art qui sont autant de pièces de collection rares et précieuses sont exposées dans le cadre de ce partenariat sans précédent avec le musée de l'Ermitage de Saint-Petersbourg. La plupart de ces oeuvres resteront exposées à Somerset House jusqu'en septembre 2001. D'autres pièces, toujours prêtées par l'Ermitage, prendront alors leur place, sur un autre thème.

lIIustration : Noël Nicolas Coypel  " La Naissance de Vénus" 1732 Huile sur toile 81 x 65 cm - Entré au Musée de l'Ermitage en 1766 - © Musée de l'Ermitage St Petersbourg

GRANDE BRETAGNE

LONDRES : National Gallery
Trafalgar Square, London Tél. : 020-7747-2885
" Vermeer et l'Ecole de Delft"
Jusqu'au 16 septembre 2001


Cette exposition s'organise selon un ordre chronologique, des années 1630 aux années 1670, et selon un classement par genres de soixante-dix-huit peintures, pour mettre en relief l'oeuvre de Vermeer  aux côtés de ses contemporains Van Vliet, De Witte, Fabritius et De Hooch n'y apparaissent pas comme des faire-valoir du maître. Cette   présentation permet de placer les oeuvres dans un contexte historique de la peinture à Delft au XVIIe siècle, d'autant qu'elles mêmes  transcrivent dans un genre pictural où dominent les architectures, les intérieurs et les espaces limités dans des perspectives parfaites, l'ambiance particulière de cette époque.
Ce genre très particulier qui se développe, à Delft, comme à Haarlem pendant presque un demi siècle mêle le goût pour les constructions géométriques et le travail de perfectionnement de la perspective, mais aussi dans le détail les allusions politiques et les leçons de morale. Ce sont des espaces quadrillés par  des colonnes et des murs, des dallages, des obliques, et des profondeurs, mais aussi des alignements et des arches dans les scènes extérieures. Chez Vermeer, mais aussi chez des peintres tels que Van Bassen, Van Vliet, Emanuel De Witte et Houckgeest ou encore Pieter de Hooch, ce sont des représentations d'un ordre immobile des choses : les représentations des ruelles, des maisons, des chambres, des scènes et des personnages sont quadrillées dans des lignes obliques entre les murs, les sols dallés, les poutres des plafonds, et les fenêtres ouvertes vers des lointains tout autant immobiles.


lIIustration : Emanuel De Witte : " Intérieur avec Femme au Clavecin"  vers 1667 Huile sur toile 77,5 x 104,5 cm © Musée Boymans Van Beuningen Rotterdam.
LONDRES  : National Gallery : http://www.nationalgallery.org.uk



Emanuel De Witte : " Intérieur avec Femme au Clavecin" Huile sur toile 77,5 x 104,5 cm © Musée Boymans-Van Beunuingen Rotterdam.

GRANDE BRETAGNE

LONDRES : British Museum
Great Russell Street  (Tél : + 44 20 73 23 87 83)
" Cléopâtre d'Egypte- De l'histoire au mythe"
Jusqu'au 26 août 2001

Alexandrie, ville égyptienne doit son nom à Alexandre le Grand, Roi de Macédoine, qui chasse les Perses d'Egypte en 332 av. J.C. et qui fait de ce site placé à l'embranchement occidental du Nil, sa capitale et un port très important ouvert sur toute la Méditerranée. C'est la domination de la Grèce sur l'Egypte qui commence et qui dure jusqu'en 30 av. J.C..Cléopâtre, fille de Ptolémée XII d'origine grecque accède au trône d'Egypte et règne de 51 à 30 av.J.C. Son objectif est dès lors de faire d' Alexandrie le centre et la capitale d'un empire qui réunirait l'Egypte, la Grèce et l'Empire romain. "L'Egyptienne" tel le surnom qu'on lui donne en Grèce, attire à elle César, de qui elle a un enfant Césarion. A la mort de César elle se lie avec Marc-Antoine, général romain et lieutenant de César dans ce même objectif. Elle se heurte aux nationalismes et à Octave, fils adoptif de César et futur Auguste qui ne cesse de fomenter contre elle et contre Antoine des révoltes et des combats, dont la célèbre bataille navale d'Actium en 31 av. J.C., qui voit la défaite d'Antoine. Assiégé à Alexandrie, Antoine se donne la mort, tandis que Cléopâtre choisit elle aussi de mourir en se faisant piquer par un serpent venimeux.
Cette superbe exposition réunit les sculptures, bronzes, céramiques, monnaies qui retracent la vie de Cleopâtre VII et les liaisons qu'elle tisse avec Rome au travers César et Marc Antoine. Mais au delà elle présente le mythe de Cléopâtre et les représentations de ce mythe au travers l'histoire mais aussi au travers les arts, dans la peinture, la céramique, la joaillerie, le théâtre, l'opéra et le cinéma.

Illustration : Monnaie d'Antioche : Cléopâtre VII 36 av. J.C. ©  
LONDRES : British Museum  http://www.british-museum.ac.uk


Monnaie d'Antioche : Cléopâtre VII 36 av. J.C. ©  

GRANDE BRETAGNE

LONDRES : Dulwich Pictures Gallery
College Road, London ( Tel : + 44 20 86 93 52 54)
" Murillo, Velasquez et leurs contemporains espagnols"

Jusqu'au 29 avril 2001

Bartolomé Esteban Murillo  " Le Jeune Mendiant " - © Musée du Louvre

Bartolomé Esteban Murillo (1618-1682) et Diego de Silva Velasquez (1599-1660) ont contribué au renouveau de la peinture espagnole au siècle d'or, chacun à leur façon et chacun dans leur style.  Dans une oeuvre partagée entre les compositions religieuses destinées aux couvents de Séville : vierges, annonciations, passions, saintes, et une oeuvre profane faites de tableaux réalistes, Murillo se distingue par une sincérité tendre de sa peinture, contraire à la force et au caractère des scènes de genre, aux portraits et à la virtuosité des couleurs de Vélasquez . Cette exposition permet de comparer les genres et les styles de ces deux grands maîtres de l'histoire de la peinture espagnole par rapport à l'époque et à leur contemporains, parmi lesquels Velasquez fût le peintre préféré du Roi d'Espagne Philippe IV.

lIIustration : Bartolomé Esteban Murillo  " Le Jeune Mendiant " © Musée du Louvre

GRANDE BRETAGNE

LONDRES : Royal Académy of Arts
Burlington House, Picadilly, London, Tél : (00 44) 20 73 00 80 00

" Le Génie de Rome 1592-1623"
Jusqu'au 16 avril 2001

A la fin du XVIème, Rome est la capitale des arts. Le Caravage (1571-1610) et Carrache ( 1560-1609) en reviennent à une peinture naturelle qui exprime la sensibilité, les émotions et la vie intérieure des hommes, chacun dans un style très différent, mais qui traduit les sensations, l'ouverture d'esprit et la générosité de la jeunesse de l'époque. Ils attirent à eux , les peintres de différents pays d'europe qui viennent à Rome  pour trouver l'inspiration et trouver matière à satisfaire aux commandes de l'Eglise
qui recherche de plus en plus la beauté des images, lesquelles doivent pour elle, retranscrire les mystères de la foi et engendrer la compassion et la dévotion. C'est une époque où les décors des églises sont remaniées, et où les peintures religieuses se multiplient non plus autour des sujets de la passion du Christ, ou de l'annoncation   à Marie, mais surtout autour de la vie et l'histoire des saints. C'est l'époque de pontificat de Paul V ( 1605-1621), période pendant laquelle Rome est le centre culturel de l'europe entière : Rubens y séjourne à plusieurs reprises, mais aussi l'Albane, Elsheimer et d'autres. Cette exposition s'attache à montrer au travers un choix de plus de 140 oeuvres, scènes de genre, paysages, portraits, peintures mythologiques, mais aussi religieuses ce que fût l'effervescence de cette période
.

lIIustration : Annibal Carrache  "Femmes Nues au Bain" Dessin à la plume  24,7 x 40,3 cm © Musée Bonnat Bayonne.

Annibal Carrache "Femmes Nues au Bain" © Musée Bonnat Bayonne.

GRANDE BRETAGNE

LONDRES : British Museum
96 Euston Road, London, Tél : (00 44) 171 207 636 155

" Rembrandt  : Gravures et Dessins "
Jusqu'au 08 avril 2001

Le British Museum de Londres et le Rijksmuseum d'Amsterdam possèdent les deux plus belles collections de gravures de Rembrandt ces gravures. Ce sont près de 200 oeuvres provenant de ces collections qui sont réunies dans le cadre de cette exposition, lesquelles constituent un ensemble exceptionnel, où l'on peut retrouver de célèbres chefs-d'oeuvre, tels que "La Pièce aux Cent Florins", "Les Trois Arbres" ou "Les Trois Croix", mais aussi toutes des scènes bibliques, des autoportraits, des scènes de genre, des paysages et des portraits. En présentant les différents étapes d'une même gravure, il est possible de découvrir comment l'artiste, à partir d'une première image, pouvait en créer de nouvelles, rajoutant ou supprimant des personnages, en changeant les ombres, en transformant le décor et l'éclairage. Car Rembrandt était tout aussi inventif, et génial, avec le travail de ses gravures qu'avec la peinture, et ses gravures étaient déjà de son vivant très recherchées.

lIIustration : Rembrandt  : " Personnage Juif " vers 1633  Plume et lavis sur papier brun 17 x 10 cm  © Musée de Grenoble

Rembrandt  : " Personnage Juif " vers 1633 © Musée de Grenoble

GRANDE BRETAGNE

LONDRES : Tate Britain
Milbank London
"  Willian Blake "
Jusqu' au 11 février 2001

Willian Blake ( 1757-1837) a été l'un des artistes anglais le plus influent, le plus inventif et le plus original de son siècle , mais peut-être aussi de ceux qui s'en sont suivis jusqu'à aujourd'hui. Ecrivain , mais surtout poète, graveur, mais aussi peintre, il a marqué par son génie plusieurs générations d'écrivains, d'artistes , mais aussi de musiciens. Cette exposition de la Tate Britain constitue une rétrospective de son art au travers plus de 400 oeuvres en provenance des collections publiques et privées de différents pays du monde et réunies en une splendide présentation dans les nouveaux locaux du Musée complétement réaménagés.

lIIustration : W. Blake " The Good and Evil Angels"  1795 Gravure  © Tate Britain

W. Blake " The Good and Evil Angels" 1795 Gravure © Tate Britain

GRANDE BRETAGNE

LONDRES : National Gallery
Trafalgar Square London  ( tél :+44 20 839 33 21)
" Impression, Peindre vite en France 1860-1890 "
Jusqu'au 28 janvier 2001

Au début du XIXème, les artistes quittent tour à tour leurs ateliers pour goûter au plaisir de la peinture en plein air, autant pour y trouver les sujets et les paysages de leur inspiration, que pour la découverte des effets changeants de la lumière. L' évolution de la technique des préparations des pigments permettent aussi aux peintres de transporter plus facilement  leurs outils et leurs couleurs pour peindre. Les impressionnistes à partir de 1860, sont les maîtres de cette libération, mais sont aussi les inventeurs de la rapidité de l'éxécution : il faut saisir si ce n'est l'instant comme le fera la photo, tout au moins le moment. Manet sera le premier à dessiner un cheval au galop dans le moment où il galope. Quelques années plus tard, Renoir, Monet, et d'un certaine façon Vlaminck témoigneront de ces moments où les impressions et les effets changeants de la lumière ne souffrent pas l'attente de la composition.  Monet réalise ainsi " La Grenouillère" en quelques heures, et les séries qu'il peint telles que "Les meules de Foin " ou la "Cathédrale de Rouen" sont des exemples de cette vivacité nécessaire de la peinture.
Cette exposition propose ainsi la découverte de la peinture impressionniste comme l'art avant tout de la sponténéité, de l'impression qui s'estompe au temps, et du temps qui passe à saisir dans ses meilleurs moments, et comme expression de l'art français des années 1860 -1890.

lIIustration :  Claude Monet " La Grenouillère"  1869 Huile sur toile  75 x100 cm 
© Metropolitan Museum of Art New York

Claude Monet " La Grenouillère"  1869 Huile sur toile  75 x100 cm

GRANDE BRETAGNE

BIRMINGHAM : Barber Institute of Fine Arts
Edgbaston, Birmingham, B15 2TS
La Tonnelle Bleue : Rossetti et les années 1860  "
Jusqu'au 14 janvier 2001

Dante Gabriel Rossetti (1828-1882) est un peintre préraphaélite. Son oeuvre célèbre au travers de ses poèmes et de ses aquarelles l' idéalisation e tl' idolâtrie des belles femmes. Dans les années, il peint essentiellement des tableaux très richement travaillés sur tous les thèmes de la sensualité féminine et de la fascination qu'elle exerce sur l'homme. Cette exposition regroupe une vingtaine de toiles de Rossetti autour du chef-d'oeuvre le plus représentatif de cette période : "La Tonnelle Bleue" (1865). Les sources d'inspiration de Rossetti sont issues de la littérature et de la poésie contemporaines, mais aussi de la renaissance vénitienne autour du mythe éternel de la femme fatale. Les portraits des femmes qui servirent de modèles au peintre sont présents : Lizzie Siddal, Fanny Cornforth, Alexa Wilding et Jane Morris. Mais sont également présents des toiles et des dessins d'autres maîtres du XIXe siècle comme Courbet, Whistler, Burne-Jones, Leighton et Munch qui ont inspirés Rossetti.

lIIustration : Dante Gabriel Rossetti : " Beata Beatrix "  vers 1863 Huile sur toile  86,3 x 60 cm © Tate Gallery Londres

Dante Gabriel Rossetti : " Beata Beatrix " vers 1863 © Tate Gallery Londres

GRECE

ANDROS : Fondation Gourlandis
" Toulouse Lautrec : La Femme comme mythe"
Jusqu'au 23 septembre 2001

A l'occasion du centenaire de la mort de Toulouse Lautrec (1864-1901), la Fondation Gourlandis d'Art Contemporain au coeur du village d'Andros, la chora, au milieu des maisons basses blanchies à la chaux, présente une exposition du peintre français réunissant 135 de ses oeuvres, des peintures à l'huile, mais aussi et surtout des lithographies, des dessins, des croquis, sur le thème du mythe de la femme. 
En provenance de différents musées, dont le  Musée Toulouse-Lautrec d'Albi, le Musée d'Orsay à Paris, la Tate Gallery à Londres, mais aussi de collections privées, dont la collection Gerstenberg, celle de la fondations Buhrle à Zurich, de la  Galerie Beyeler à Bâle ou Jan Krugier à Genève, et de différentes autres collections privées et anonymes, les oeuvres sont présentées selon un itinéraire composé de différentes étapes: le monde de la nuit parisienne, les portraits en plein air, le thème du sommeil, les séries sur la fréquentation des bordels et la célèbre chanteuse de cabaret Yvette Guilbert.
L'audace de Toulouse-Lautrec, issu de l'aristocratie, est celle d'une totale liberté prise à l'égard des préjugés de son époque, et d'une apologie du plaisir, qu'il soit fugace, dans les cabarets et les maisons closes de Pigalle,  avec les femmes, chanteuses, danseuses, et les prostituées, ou qu'il soit plus artistique par l'innocence d'un regard libéré des conventions. C'est ainsi que l'on peut voir des oeuvres telles que "Femme sur le dos, Lassitude", "Femme au Corset, Conquête de Passage", "Femme à la Glace, la Glace à la main", qui ont fait scandale à leur époque, mais aussi " Femme au Boa noir", célèbre pour l'intensité des yeux du personnage
Cette exposition qui couvre l'ensemble de la production artistique de Toulouse-Lautrec depuis les années 1882 et tout au long de sa vie, est accompagnée d'un  catalogue de l'exposition avec les commentaires de Bertrand du Vignaud de Villefort, le petit-neveu du peintre.

Illustration : Toulouse Lautrec : "  Femme au Boa noir " 1892 Huile sur carton 52 x41 cm ©   Musée d'Orsay Paris


Toulouse Lautrec : " Femme au Boa noir " 1892 Huile sur carton 52 x41 cm ©   Musée d'Orsay Paris

HONGRIE

BUDAPEST : Musée Juif
" Marc Chagall"

Jusqu'au 14 octobre 2001

Marc Chagall : " A la Russie, aux ânes et aux autres " 1911. Huile sur toile 156 x 122 cm. © Musée Georges Pompidou  Paris


Cette  exposition consacrée à   Marc Chagall au Musée juif de Budapest, présente un choix  unique de 59 oeuvres du peintre en provenance de collections privées et des musées français. Ces oeuvres sont celles qui sont consacrées en particulier à la jeunesse de Chagall, en Russie à Vitiebsk, mais aussi aux grands personnages de la tradition et de la religion juive, tel que Moïse, les prophètes ou le roi David. Elle est la première exposition consacrée à Chagall depuis 1972 en Hongrie.

lIlustration : Marc Chagall : " A la Russie, aux ânes et aux autres " 1911. Huile sur toile 156 x 122 cm. © Musée National d'Art Moderne Centre Georges Pompidou  Paris

ITALIE

ROME : Palais des Expositions
" Futurismo 1909-1944"
Jusqu'au 22 octobre 2001


La première grande exposition entièrement consacrée au futurisme italien, le mouvement artistique considéré comme la première avant-garde du XXè siècle, se tient actuellement à Rome au Palais des Expositions.
Plus de 400 oeuvres, sculptures, dessins, et photos, sont réunies pour retracer l'histoire et le contexte de ce mouvement culturel et artistique en Italie du début du XXème siècle. Les oeuvres présentées proviennent de différentes grandes collections privées en Italie ou en Europe , ainsi que de différents musées, dont une partie vient d'être exposée dernièrement au Musée Sprengel de Hanovre en Allemagne.
L'exposition veut ici  présenter l'évolution du futurisme selon toutes les variantes de son expression et de sa création, sous l'impulsion de son chef de file Filippo Tommaso Marinetti qui proclamait dans son Manifeste Futuriste : "Nous voulons chanter l'amour du danger, de l'énergie et de la témérité" et
" Les éléments essentiels de notre poésie seront le courage, l'audace et la révolte ".
Le futurisme, avec Marinetti, mais aussi Gino Severini, Giacoma Balla, Carlo Carra, Luigi Russolo, Umberto Boccioni est très influencé par le cubisme, mais est aussi fasciné par le modernisme. Il veut faire sortir l'art des musées et des cadres, et faire intervenir directement les artistes dans la création des objets de la vie quotidienne, le design et la mode. Le mouvement se discrédite à partir de 1915 lorsqu'il s'engage dans le bellicisme et la guerre, en écrivant " Nous considérons surpassée et surpassable l'hypothèse de la fusion amicale des peuples, et n'admettons qu'une seule hygiène pour le monde : la guerre", et par les compromissions et les liens qu'il établit à la fin des années 1920 avec le fascisme de Benito Mussolini, en réclamant un retour aux valeurs romaines anciennes.

Illustration : Gino Severini : "Canons en action" 1915 Huile sur toile 50 x 60 cm ©  Coll. part.  Milan

ROME : Palazzo delle Esposizioni : http://www.palaexpo.com


Gino Severini : "Canons en action" 1915 Huile sur toile 50 x 60 cm ©  Coll. part. Milan

ITALIE

GENES : Palazzo Ducale
Piazza Matteotti 9 16123 Genova (Italy) Tél+39-0105574000
" Voyage en Italie, un défilé magique du XVIème au XXème siècle" Jusqu'au 29 juillet 2001

Michelangelo Merisi dit le Caravage " Le Joueur de Luth "  © Musée de l'Ermitage St Peterbourg 1595

Le Palais Ducal de Gênes a réuni pour cette superbe exposition pas moins de 800 oeuvres , pour retracer l'influence intellectuelle qu'exerça l'Italie sur le reste de l'Europe entre le XVIème et le XXème siècle .
Une première partie de l'exposition porte sur la Renaissance italienne, et sur la vie agitée qui règne à cette époque dans les villes de Ferrare, Parme, Rome, Florence ou Gênes et sur la présentation de portraits et de tableaux de Raphaël, Giorgione, Correge, Caravage, Boldini, Carpaccio, ou Vasari.
Les salles suivantes montrent ce que furent au fil des années les voyages des intellectuels  des divers pays d'Europe, tels que Montaigne, Montesquieu, le Marquis de Sade, Chateaubriand, Goethe, Stendhal, Shelley, Byron, Dickens, Flaubert, Henry James, et Marcel Proust, mais aussi Rubens, Goya, Velasquez, Corot, Rodin et de multiples artistes attirés par l'histoire et l'attrait de la richesse des arts en Italie.


lIIustration : Michelangelo Merisi dit le Caravage (1571-1610) " Le Joueur de Luth "  1595
Huile sur toile  94 x119 cm  © Musée de l'Ermitage St Peterbourg
GENES : Palais Ducal
http://www.palazzoducale.genova.it

ITALIE

ROME : Villa Médicis
Viale Trinita dei Monti, 1 Rome
" Rodin et la leçon de l'Italie "
Jusqu'au 09 juillet 2001

Sur le thème "Rodin et la leçon de l'Italie", La Villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome accueille quelques 180 pièces, dont 80 sculptures, plâtres, bronzes et marbres, et environ une trentaine de dessins, et retracent les étapes de la carrière du sculpteur français.
Rodin, a séjourné à plusieurs reprises à Rome comme le montrent les quelques photos d'époque réunies ici, telle celle où il se promene dans les jardins de la Villa Médicis vêtu d'une cape noire et coiffé d'un grand béret.
Il vient la première fois en Italie, en 1876, pour visiter Florence et Rome. Agé de 36 ans, il connaît  Michel-Ange par les oeuvres exposées au Musée du Louvre , mais à son influence sur son art  s'ajoute aussi celle de l'Antiquité qu'il découvre à Rome. Son bronze intitulé "Eve" concrétise par exemple le "lien" qu'il existe entre lui et le sculpteur de le renaissance italienne, de même que "La porte de l'enfer" est d'une inspiration puisée dans l'oeuvre de Dante.
Des oeuvres par ailleurs telles que "La Méditation", "L'homme qui marche", ou encore" Le Monument à Balzac" montrent également l'influence de la sculpture antiquite sur son travail.
Le "Penseur",  "Le Baiser", sont aussi présents dans cette exposition ainsi que le buste de Balzac ou bien encore la maquette en plâtre de 1884 des "Bourgeois de Calais". "Les Bourgeois de Calais", oeuvre monumentale en bronze réalisée par Rodin en hommage aux six bourgeois qui durant la guerre de Cent Ans se livrèrent au roi d'Angleterre pour sauver leur ville de la destruction, et récemment enlevée de son socle à Calais, a quant à elle été installée dans les jardins de la Villa Médicis, pour y être restaurée sous les yeux du public.

lIIustration : Auguste Rodin
" Le Monument à Balzac " 1897  Bronze 270 x 128 x 120,5 cm  © Musée Rodin Paris

voir dossier " Camille Claudel "

Auguste Rodin: " Le Monument à Balzac " 1897  Bronze 270 x 128 x 120,5 cm  © Musée Rodin Paris

ITALIE

ROME : Museo
Complesso del Vittoriano,  Roma
" Magritte : la storia centrale "
Jusqu'au 08 juillet 2001

Cette exposition intitulée "Magritte, l'histoire centrale" (Magritte, la storia centrale), regroupe au total  70 des chefs-d'oeuvre du célèbre peintre belge, René Magritte (1898-1967) dont près des deux-tiers proviennent de collections privées.
Le monde artistique de Magritte réside dans le mystère qui réside dans le visible et souvent dans les objets familiers qui peuplent sa peinture : la pipe qui cache un visage, le grelot, le chapeau melon.
La pomme verte gigantesque qui envahit une chambre, un corps fait de morceaux emboîtés dans un  jeu de cubes, les bottines qui se transforment en pieds humains, sont parmi d'autres, autant d'images connues qui retracent l'univers de Magritte dont l'objet est de montrer les choses dans leur étrangeté. Les images de Magritte bousculent les certitudes de l'apparence. La vitre brisée marquée par l'empreinte du paysage, les hommes en redingote et chapeau melon qui palabrent au milieu des nuages, les cercueils installés sur un balcon et l'autre qui repose sur un divan montrent un monde caché, extraordinaire, énigmatique, et parfois inquiétant.
"Mes tableaux sont des images, disait  René Magritte. La description valable d'une image ne peut être faite sans l'orientation de la pensée vers sa liberté". Mais les titres qu'il donne à ses oeuvres ajoutent au mystère. "Je les choisis de telle façon qu'ils empêchent de situer mes tableaux dans une région rassurante que le déroulement automatique de la pensée trouverait, afin de sous-estimer leur portée".
En fait, après avoir montré que l'image n'est que le visible au-delà duquel existe l'invisible, c'est la limite du langage, et de la communication que Magritte révèle.
"On donne à mon oeuvre une signification qu'elle n'a pas" affirmait Magritte... "J'ignore la véritable raison que j'ai de peindre et ce qu'il restera dans cent ans de mon oeuvre. Peut-être rien. Ca m'est égal. Ce qui compte, c'est que d'autres trouvent autrement ce que moi j'ai montré".


lIIustration : René Magritte : " Les Valeurs Personnelles " 1952  Huile sur toile 81 x 100 cm  © Coll. Part. New York

René Magritte : " Les Valeurs Personnelles " 1952 © Coll. Part. New York

ITALIE

ROME : Palais Ruspoli
Fondazione Memmo - Palazzo Ruspoli
Via del Corso, 418 - Roma Tél : +
066874704
"  Vélasquez, le Troisième Voyage en Italie"
Jusqu'au 30 juin 2001

Diego Rodriguez de Silva y Velasquez (1599-1660) " Autoportrait  "  Huile sur toile   © Galerie des Offices Florence

Cette grande exposition consacrée à Vélasquez concrétise la poursuite des échanges culturels étroits voulus  entre l'Espagne et l'Italie, et fait suite aux précédentes expositions consacrées à Le Gréco au Palais des Expositions puis à Goya au Palais Barberini à Rome.
Rome fût la troisième ville d'importance, après Séville et Madrid, dans la vie de Velázquez. Il  y vécut en effet à deux reprises pour approcher l' art italien, s'en imprégner et en tirer une réelle influence sur sa propre peinture. La vie libre qu'il connut à Rome, la richesse de ses rencontres artistiques et humaines, l'ont profondément marquées.
Le peintre de Séville fait deux voyages en Italie : le premier entre 1629 et 1631 qu'il faut considérer comme un  voyage d'étude, pour sa formation de jeune artiste, à Gênes, Venise, où il étudie les travaux du Titien et de Tintoret, et à Florence et Rome ceux de Michel-Ange et Raphaël. Il revient ensuite en Italie de 1649 à 1651, vingt ans après, alors peintre de la cour espagnole et portraitiste de Philippe IV, afin de choisir les oeuvres d'art pour réaliser des fresques et décorer le Palais Royal à Madrid.
Cette exposition de trente oeuvres de Velazquez au Palazzo Ruspoli à Rome constitue en quelque sorte " un troisème voyage en Italie ", 350 ans après son précédent voyage, de par son ambition, qui est de donner une image générale  de la vie de l'artiste au travers l' évolution de sa peinture et les changements intervenus dans sa technique et ses modèles, sous l'influenece de ses études dans la péninsule.

lIIustration : Diego Rodriguez de Silva y Velasquez (1599-1660) " Autoportrait  "  Huile sur toile   © Galerie des Offices Florence
ROME : Palazzo Ruspoli http://www.palazzoruspoli.it


ITALIE

MILAN : Palazzo Reale
" Cartier Bresson Photographe"
Jusqu'au 18 mars 2001

Cette importante exposition organisée par Magnum Photos et consacrée à Henri Cartier-Bresson, réunit 155 photographies les plus représentatives du maître français de l'image.
Elle se divise en deux parties.
La première partie intitulée "Images et paroles" est constitué de 50 photos accompagnées, au bas, de commentaires par des écrivains, intellectuels, artistes dont Francis Bacon, Balthus, Jim Jarmusch, Milan Kundera, Arthur Miller et Antonio Tabucchi.
L'autre partie de l'exposition, plus importante et intitulée "Paysages" est, elle, inédite,  et constitue une "première mondiale". Elle regroupe une centaine de photos, des scènes de villes et de campagne, avec des jeux d'ombres et de lumières, des découpages savants malgré l'apparente spontanéité, photos qui sont célèbres pour certaines.
Avec cette exposition, les Services Culturels de la municipalité de Milan poursuivent un cycle d'expositions consacrées aux photographes contemporains, entamé l'an passé par une première exposition consacrée à des clichés de gens en voyage signés Sebastiao Salgado.

IIIustration : H
enri Cartier- Bresson ©

Henri Cartier- Bresson ©

ITALIE

ROME : Villa Médicis
Viale Trinita dei Monti,1, Rome
" Le Dieu caché "
Jusqu' au 28 janvier 2001

Simon Vouet (1590-1649) : "Le Repos pendant la Fuite en Egypte" © Musée de Grenoble 

Organisée par l'Académie de France à Rome, cette importante exposition à la Villa Médicis est consacrée à la représentation de Dieu et du divin dans la peinture française religieuse du XVIIème siècle. Dans cet exercice, de nombreux peintres ont utilisé à cette époque un style suggérant le divin, davantage que la représentation ostentatoire et triomphaliste du siècle précédent.

lIlustration : Simon Vouet  (1590-1649) : "Le Repos pendant la Fuite en Egypte"   Huile sur toile 200 x 128 cm
© Musée de Grenoble


ITALIE

MILAN : Fondazione Antonio Mazzotta
Foro Buonaparte, 50 
" Egon Schiele et l'expressionnisme-1908-1925"
Jusqu'au 14 janvier 2001

Ami de Klimt, Egon Schiele meurt  en 1918 à l'âge 28 ans. Malgré son jeune âge, il avait su marquer son passage à Vienne capitale des arts et de la pensée dans les années 1905 -1915, en rejoignant  Gustav Klimt et son Association des Artistes Autrichiens-Sécession de Vienne, appelée ensuite "Ecole de Vienne. Résolument ancré dans une peinture expressioniste exarcerbée, Schiele est avant tout un portraitiste dont l'art analyse les comportements morbides et pulsions des êtres sous l'emprise de leurs fantasmes ou  de leurs obsessions. Incomparable, Schiele conserve une  place unique dans l'histoire de la peinture de cette époque, dont cette exposition nous retrace les différentes étapes netre 1908 et 1925.

lIlustration : Egon Schiele : "Fille Retroussée à genoux" 1910  Aquarelle et crayon  45   x 31cm © Coll. Part.

Egon Schiele "Fille retroussée à genoux " 1910 © Coll. Part.

JAPON

TOKYO : Musée Métropolitain d'Art
" Art Nouveau 1890-1914"
Jusqu' au 08 juin 2001

Après la National Gallery of Art de Washington, cette exposition  intitulée "Art nouveau, 1890-1914", est la deuxième présentation la plus importante jamais organisée depuis l'exposition universelle de Paris, en 1900.
Ce sont 350 oeuvres de 150 artistes qui ont  été selectionées, en partenariat avec le Victoria and Albert museum de Londres, qui avait organisé une exposition semblable jusqu'au 30 juillet dernier.

L'Art nouveau fut la première tentative consciente de créer un style moderne en accord avec son temps. Les meubles,  porcelaines, argenteries, tissus, bijoux exposés ici sont les témoignages de ce que fût le bouillonnement culturel au début du XXème
Ainsi les bijoux du joaillier René Lalique tel que "La Femme-Libellule "(une broche en émail, or, diamants et pierre de lune), jusqu'à la  bouche de métro d'Hector Guimard, aux formes rappelant la nature soulignent cette effervescence créative, mais aussi les craintes des artistes à l'époque, face à la révolution industrielle, et la négation de celle-ci dans l'art.
Comme le montre l'exposition, les artisans de l'Art Nouveau s'inspireront aussi  des univers exotiques comme le Japon ( avec les tissus Liberty), la Chine, le monde arabe (le designer Bugatti) ou encore les Vikings, et s'exprimeront selon les pays dans une variété géographique de ce style, propre à quelques grandes villes : Paris, Bruxelles, Glasgow, Vienne, Munich, Turin, New York et Chicago
.

lIIustration :  René Lalique : " Collier Noisettes" 1890  or, émaux, diamants, pierres de couleur
© Musée des Arts Décoratifs Paris

 René Lalique : " Collier Noisettes" 1890  © Musée des Arts Décoratifs Paris

MONACO

MONACO : Grimaldi Forum
"Siècle du premier empereur de Chine"
Jusqu'au 30 septembre 2001

L 'Armée souterraine de l'Empereur Quin Shihuang 259-210 av.J.C ©


Cette présentation consacrée au "Siècle du premier empereur de Chine" est une évocation de la vie de l'empereur Quin Shihuang (259-210 av J.C.) qui parvint, au prix de nombreuses et sanglantes batailles, à unifier le pays et à édifier la Grande Muraille. Mais elle reconstitue aussi l'histoire de la dynastie Qin - et la particularité notamment de ses rites funéraires - repris ensuite par la dynastie Han, l'une des plus brillantes de la civilisation chinoise qui établit une période humaniste, en rétablissant le pouvoir des artistes et des lettrés.
Cette exposition, réunit quelque 120 chefs d'oeuvre, dont beaucoup n'ont jamais quitté la Chine, en provenance de la région Shaanxi, près de Xi'an au nord du pays, où ont été mis au jour, en 1974,
les fameux guerriers de terre cuite, mais aussi  des objets rituels en bronze, des éléments d'architecture sculptés, des objets, armes et figurines et des bijoux qui sont présentés en partie ici.

Illustration : L 'Armée souterraine de l'Empereur Quin Shihuang  259-210 av.J.C ©
Adresse : 10, Avenue Princesse Grace -  Monaco - Renseignements : 377 99 99 30 00


MONACO : Grimaldi Forum :  http://www.grimaldiforum.com

PAYS BAS

AMSTERDAM : Stedelijk Museum
" Kirchner : Tahiti dans les Alpes"
Jusqu'au 24 novembre 2001


Le Stedelijk Museum d'Amsterdam, propose une exposition sur le peintre allemand expressionniste Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938), intitulée "Tahiti dans les Alpes", et en particulier sur la période suisse de l'artiste.
Le peintre expressionniste qui a vécu à Davos de 1917 jusqu'à sa mort en 1938, voyait les Alpes Suisses comme une région qui lui permettaient une inspiration plus profonde, et lui donnaient le besoin de peindre des paysages de montagne et des scènes paysannes pleines de symboles.. Kirchner a en effet considéré cette région à l'égal d'un paradis mythique ou  primitif, à la manière où Gauguin s'est nourri de Tahiti, dans son oeuvre.
Ce sont des toiles, des dessins, des sculptures, en provenance majoritairement de collections privées et publiques suisses ou allemandes, qui sont présentées, pour apporter témoignage aussi de l'influence des arts africains dans l'expressionnisme du peintre allemand.
Un "portrait de Jan Wiegers" peint par Kirchner en 1924, est aussi présent, ainsi
qu'une grande tapisserie, achetée en 1959 par Stedelijk Museum, précisément au peintre Jan Wiegers et baptisée "Famille" . Cette oeuvre qui appartient à la collection du Musée représente dans des formes simplifiées et colorées un homme, une femme et un enfant au milieu d'un paysage de montagnes.

AMSTERDAM : Stedelijk Museum of Modern Art http://www.stedelijk.nl

PAYS BAS

ROTTERDAM : Museum Boijmans Van Beuningen
Museumpark18-20, Rotterdam Tél. 00 31 10 4419400/470
" Le Monde selon Bosch"
Jusqu'au 11 novembre 2001


Cette exposition est un hommage à Jérôme Bosch (1450 -1516). Elle constitue un événement exceptionnel dans la mesure où pour la première fois se trouvent réunies plus d'une cinquantaine d'oeuvres, tableaux et dessins peuplés des monstres et des créatures fantastiques, aux composantes mystiques et symboliques si particulières au peintre. Sont mis en regard des oeuvres de Bosch, telles  que "La Nef des fous", "La Tentation de Saint-Antoine"  les oeuvres de quelques artistes contemporains, tels que Thomas Hirshorn, Mariko Mori ou Rist qui permet une vision historique et prospective du peintre flamand. Il s'agit d'une véritable rétrospective qui au-delà des lectures interprétatives d'une oeuvre difficile, formulées par les surréalistes, fait redécouvrir un peintre des pulsions, autant que des passions humaines, un peintre de ses imaginaires autant que de ses réalités les plus triviales, un peintre des folies de l' homme, autant que de ses peurs de la mort, et de l'enfer. Jerôme Bosch n'aurait-il été que le peintre des représentations diaboliques de l'au delà et de l'enfer ou le peintre des réalités et des horreurs de son époque ? L'oeuvre de Bosch n'est pas énigmatique, elle est une oeuvre des extrêmes et des multiples sens.

Illustration : Jerôme Bosch : "L'Extraction de la Pierre de Folie" 48 x 35 cm © Musée du Prado Madrid

ROTTERDAM : Museum Boijmans Van Beuningen : http://www.boijmans.rotterdam.nl


Jerôme Bosch : "L'Extraction de la Pierre de Folie" © Musée du Prado Madrid

PAYS BAS

ROTTERDAM : Musée Boijmans Van Beuningen
"  Pieter Bruegel : dessins "
Jusqu'au 05 août 2001

Pieter Bruegel (1525-1569) " Les Apiculteurs "  Dessin vers 1568  © Kupferstichkabinett Dahlem Museum Berlin

Le Musée Boijmans Van Beuningen, à Rotterdam propose pour la première fois ici l'exposition la plus exhaustive n'ayant jamais été organisée sur l'oeuvre dessiné de Pieter Bruegel l'Ancien.
Avec l'aide du Metropolitan Museum of Art de New York,  57 dessins du Maître Flamand sur les 77 que l'on connait de lui aujourd'hui ont été réunis ici, dont certains n'ont jamais été vus, tel ce dessin intitulé "Les Pèlerins d'Emmaus" qui a été retrouvé dans la propre collection du Musée de Rotterdam et qui est exposé pour la première fois. Cette présentation réunit également un grand nombre de gravures du Maître, dont la série des Vertus et des Péchés Capitaux
Pieter Bruegel serait né entre 1525 et 1530, près de Breda au sud des Pays-Bas et a étudié la peinture et le dessin à Bruxelles avec Pieter Coecke van Aelst. Il épousera la fille de son maître, Mayken, en 1563, et fera divers voyage en Italie, au Pays bas à Anvers, avant de mourrir à Bruxelles en 1569, en pleine terreur des massacres menés par le Duc d'Albe.
On ne connaît que très peu de chose de sa vie, mais il fût un peintre énigmatique et sombre. Il ne fût pas le simple peintre de la vie rurale, des paysans, de leur travail aux champs, de leurs beuveries, ou de paysages mystérieux et fantastiques sous l'inluence de Jérôme Bosch, mais il voulut transmettre au travers la parfaite maîtrise du dessin et des compositions, ses interrogations sur les troubles de son époque entre les catholiques et les protestants, ou sur les conflits entre les occupants espagnols et la révolte du pays flamand, mais aussi sur la vie, les hommes, la connaissance, la vérité, le sens de la bible.
Ainsi, son dessin "Les Apiculteurs et le Dénicheur", représente trois hommes aux visages masqués qui s'occupent à entretenir des ruches au pied d'un arbre, tandis que le dénicheur s'empare d'un nid. Une maxime indique sous le dessin : "Celui qui sait où est le nid a la connaissance, celui qui le prend, en a la possession ". Un autre dessin représente des vieux avec des bésicles sur les yeux cherchant quelque chose avec des lanternes, sur lequel est indiqué "Nul ne se connaît lui même", contrepoint à Erasme et à son "Eloge de la Folie".
Une salle par ailleurs est consacrée à " La Tour de Babel " qui demeure l'une des plus célèbres peintures de Pieter Bruegel.

lIIustration : Pieter Bruegel (1525-1569) "
Les Apiculteurs "  Dessin vers 1568  © Kupferstichkabinett Dahlem Museum Berlin

PAYS BAS

LA HAYE : Gemeente Museum
"Rétrospective Francis Bacon "
Jusqu'au 13 mai 2001

Francis Bacon a commencé à acquérir sa notoriété à la fin des années 40, lorsque le Musée d'Art Moderne de New York achète l'une de ses oeuvres. La grande exposition rétrospective du peintre britannique Francis Bacon (1909-1992) qui vient de s'ouvrir  présente pour la première fois de nombreuses pièces inconnues du public -photos, dessins, documents divers- en provenance de son atelier et présente pour la toute première fois de nombreuses toiles du peintre où l'on découvre l'art et la hardiesse et ses alliances de couleurs, dans lesquelles tranparaissent ses visions de cauchemards avec ses visages monstrueusement déformés et différent documents inédits et divers ayant servi à son inspiration.
La célébre série des Papes, les "Etudes pour un portrait de VanGogh", les "Portraits de  George Dyer", son ami, et différents triptyques dont celui de la Crucifixion peint en 1944 que la Tate Gallery de Londres n'avait encore jamais prêté, sont présentés ici. Toutes les oeuvres majeures du peintre sont réunies, mais aussi un ensemble représentatif d'objets, de documents, de films; de radiographies, et d'illustrations médicales trouvés dans son atelier, sont rassemblées pour permettre d'éclairer les visiteurs sur l'origine des inspirations parfois morbides du peintre.

A sa mort en 1992, il  fallut deux semaines à sept "spécialistes" pour retirer et classer une à une les quelque 8.000 pièces qui restaient dans l'invraisemblable désordre qui régnait de son atelier.
"Ce bordel autour de nous ressemble au bordel qui est dans mon esprit (...) ma vie est comme ça", aimait -il à dire.

lIIustration :
Francis Bacon "Etude pour un portrait de Van Gogh  1957  Huile sur toile  198 x 142 cm  © Coll. Part.

Francis Bacon "Etude pour un portrait de Van Gogh 1957 Huile sur toile 198 x 142 cm © Coll. Part.

PAYS BAS

ANVERS : Koninklijk Museum voor Schone Kunsten
"  Les Enfants en Beauté"
Jusqu'au 22 avril 2001

Nicolas Maes (1634-1693) " Portrait de groupe avec Enfants " 1657 © Musee Groeninge Bruges

Enfants de notables, d'aristocrates du XVI et XVIIèmes siècles  sont au centre de cette exposition qui réunit près de 80 tableaux faits uniquement de portraits de jeunes enfants, dans un genre très en vogue chez les peintres de cette époque dans les provinces flamandes et néerlandaises. Ce genre qu'est le portrait d'enfant est né en Flandres en pleine période de la Réforme, et répond à l'offre que font les peintres de l'époque aux familles riches de réaliser des portraits, dans la mesure où les tableaux à représentations religieuses ne permettent plus à ces peintres de vivre du fait que la réforme précisément retirent les tableaux des églises. Ces portraits pour la plupart sont composés dans des scènes faisant référence aux principes moraux inculqués à ces enfants de bonnes familles de l'époque : obéissance, sagesse, résistance aux tentations, etc...Ce sont au total donc 180 portraits peints par de petits maîtres, tels que Cornelis de Vos, Van Honthorst, Bosschaert,Ter Borch, Maes, ou des peintres hollandais tels que Dirk Dircksz Santvoort.

lIIustration : Nicolas Maes (1634-1693) " Portrait de groupe avec Enfants " 1657 Huile sur toile 150 x 112 cm © Musee Groeninge Bruges

PAYS BAS

LA HAYE : Mauritshuis Museum
" Gerrit Dou"
"Elève de Rembrandt "
Jusqu' au 25 février 2001

Gerrit ou Gerard Dou ( 1613-1675), premier élève et ami de Rembrand, apprécié par Cosme de Médicis ou Christine de Suède fut l'un des peintres les plus prisés de son époque. Maître du trompe l'oeil, de la perspective et de la lumière, c'est dans les scènes de la vie quotidienne qu'il excelle. Son oeuvre tombe dans l'oubli après que la critique du thérocien et historien de l'art Théophile Thoré, condamme en1850 ce genre de peinture qu'il juge totalement froide et sans émotion, au profit de Vermeer. Il sera redécouvert dans les années 1960 par le critique Emmens. Cette exposition, qui constitue une véritable rétrospective, rassemble le plus grands nombre de tableaux jamais réunis depuis 1665 et présente 38 oeuvres en provenance de collections privées et de la Dullwich Gallery de Londres.On redécouvre ici le style d'un peintre intimiste et classique, de l'école hollandaise, spécialiste des compositions d' intérieurs de petits formats, dans lesquelles la lumière éblouit les visages et dévoile les luxes d'une société vivant dans l'aisance, comme on les découvriraient fortuitement au détour d'une rue à la faveur d'une fenêtre ouverte.

lIIustration : Gerrit Dou " L'Astronome à la bougie"  (détail) 1665 Huile sur toile 32 x 21 cm © Getty Museum
Los Angeles

Gerrit Dou " L'Astronome à la bougie" (détail) 1665 © Getty Museum Los Angeles

POLOGNE

VARSOVIE : Musée National
" De Manet à Gauguin "
Jusqu'au 25 mars 2001

Paul Gauguin : " Femmes de Tahiti sur la Plage "  1891 © Musée d'Orsay Paris Ce sont environ quarante oeuvres majeures des impressionnistes et post-impressionnistes français qui ont été réunies et qui sont sont présentées au Musée National de Varsovie. Intitulée "De Manet à Gauguin", cette l'exposition réunit les toiles et sculptures d'Edouard Manet, d'Edgar Degas, de Camille Pissarro, de Claude Monet et d'Auguste Renoir, lesquelles ont été pour la plupart empruntées au Musée d'Orsay de Paris. Après Varsovie où elle restera ouverte jusqu'au 25 mars, l'exposition devrait être montrée dans les villes de Poznan et de Cracovie .

lIlustration : Paul Gauguin : " Femmes de Tahiti sur la Plage "  1891 Huile sur toile 69  x 91cm © Musée d'Orsay Paris

RUSSIE

ST PETERSBOURG : Musée de l'Ermitage
" Les Trésors de la Horde d'Or"
Jusqu'au 24 juin 2001

L'exposition du Musée de l'Ermitage intitulée "Les Trésors de la Horde d'Or", rassemble plus de mille d'objets de l'art mongol, de l'époque de l'invasion de la Russie par les Tatars entre le XIIème et XVème siècles
Ce sont des coupes, ceintures, ornements destinés aux chevaux, ainsi que des monnaies et des bijoux en métaux précieux, qui sont rassemblés et présentés dans plusieurs salles du Musée. Certains de ces objets proviennent des musées du Tatarstan, la République Russe de la Volga à majorité musulmane baptisée du nom de l'ethnie mongole, les Tatars.
Cette exposition est la plus importante exposition jamais organisée sur ce thème en Russie. L'Etat de la Horde d'Or avait été fondé en 1243 par les Mongols lesquels avaient envahi la Russie, avant de tomber en décadence vers 1440.
"C'est la première exposition temporaire qui représente si largement l'art de la Horde d'Or", a affirmé le conservateur du Musée de l'Ermitage, Larissa Aerova.


ST PETERSBOURG : Musée de l'Ermitage http://www.hermitage.ru - http://www.hermitagemuseum.org


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SUEDE

GOTEBORG : Göteborg Museum
" Paul Gauguin : Le Paradis Perdu "
Jusqu'au 28 janvier 2001

Paul Gauguin: "Nave Nave Moe - Eau délicieuse " 1894 © Musée de l'Ermitage St Petresbourg

Le mythe du paradis perdu  est un thème permanent dans l'oeuvre de Paul Gauguin. Cette exposition du Göteborg Museum nous permet de suivre les recherches du peintre au fil de ses différents séjours à Tahiti et dans les Iles Marquises.
A l'aide d'un ensemble d'explications ethnographiques et descriptives des mers du Sud, on revient sur les traces de Gauguin au travers les peintures, gravures, sculptures et dessins qui sont réunies dans le cadre de cette  présentation . Des oeuvres de Van Gogh,et de peintres impressionnistes, mais aussi des artistes nordiques comme Karl Nordström, Ivan Aguéli, ou encore Edvard Munch encadrent et côtoient les tableaux de Gauguin pour en comprendre les influences mutuelles.


lllustration : Paul Gauguin: "Nave Nave Moe - Eau délicieuse "  1894 Huile sur toile 73 x 98 cm © Musée de l'Ermitage St Petersbourg


SUISSE

LAUSANNE: Musée de l'Hermitage
Route du Signal 2 ch 1000 Lausanne Suisse
" Picasso, Klee, Dubuffet... la collection Jean Planque"
Jusqu'au 26 août 2001

La Fondation de l'Hermitage présente ici pour la première fois quelques 150 tableaux de la collection Jean Planque, une importante collection privée suisse, d'un ancien employé de commerce du Canton de Vaud, ami de Picasso et de Dubuffet, devenu conseiller de la Galerie Beyeler à Bâle durant plus de quinze ans.
Jean Planque (1910-1998) a en effet constitué au fil des années une collection d'oeuvres du XXème siècle, allant de Cézanne à Picasso, de Degas à Bonnard, de Van Gogh à Rouault, d'Auberjonois à Hans Berger, de Dubuffet à Kosta Alex
, ou encore Dubuffet, Léger,  Sonia et Robert Delaunay, ou  Nicolas de Staël.
Jean Planque découvre la peinture à l'âge de 20 ans, au travers des aquarelles de Paul Klee exposées par un marchand de tableaux de Bâle. Il achète pour son plaisir ses premiers tableaux. Mais il ne commence réellement sa collection qu'à partir de 1945, en fréquenant les galeries et les musées. Il rencontre Ernst Beyeler, en 1954, qui, subjugué par l'acuité de son regard sur la peinture moderne, lui propose de travailler avec lui et le charge d'acheter les oeuvres d'artistes qui lui paraissant digne d'intérêt. C'est ainsi que Jean Planque acquiert pour le compte de la Galerie Beyerler un grand nombre de tableaux qui en font sa réputation.
Cela lui permet  de rencontrer de nombreux artistes tels Giacometti, Braque, Sonia et Robert Delaunay, Picasso, Tapiès, et surtout Jean Dubuffet, qui l'initie à l'art de la révolte face à l'art  officiel et académique. Jean Planque achète quelques toiles de Jean Dubuffet, dont la "Légende de la rue" peinte en 1963, "Site avec quatre personnages" de 1981.
Il rencontre aussi en 1960 Pablo Picasso, qui lui indique la filiation dans sa création qu'il entretient avec les maîtres tels que Rembrandt, Velasquez, Delacroix, ou Cézanne. C'est ainsi que six oeuvres  représentatives du peintre sont présentées ici dont   "le Sauvetage" de 1933, "la Femme au chapeau dans un fauteuil" de 1939, ou encore "la Femme au miroir" de 1959.

lIlustration :
Affiche de l'exposition " Picasso, Klee, Dubuffet... la collection Jean Planque" Musée de l'Hermitage Lausanne
LAUSANNE : Fondation de l'Ermitage http://www.fondation-hermitage.ch

Affiche de l'exposition " Picasso, Klee, Dubuffet... la collection Jean Planque" Musée de l'Hermitage Lausanne

SUISSE

GENEVE : Musée Rath
Place Neuve 1204 Genève (Tél : 41 22 418 33 40)
" Ostie - Port de la Rome Antique"
Jusqu'au 22 juillet 2001

Le Musée Rath de Genève propose une exposition qui se tient pour la première fois, sur l'activité de Rome ville antique, au travers l'activité de son port, cité où les marchandises, les métiers, les cultures se mêlaient à la porte de la capitale de l'Empire.
Ce sont 470 objets qui sont présentés : bas reliefs, fresques, mosaïques, statues , qui font découvrir l 'activité commerciale et cosmopolite  de cette ville peuplée de près de 50000 habitants  dans les premiers siècles après J.C., avec la présentation de quelques oeuvres importantes telle que la statue de l'impératrice Sabine ou les bustes dee empereurs Trajan et  Hadrien. Une statue du dieu Mithra, tuant le taureau, originaire d'Inde et de Perse, rappelle que la ville a vu se brasser les cultes et les cultures.Les stèles de  tombes antiques, représentent aussi les images des deuils, et des croyances de l'époque avec par exemple l'autel funéraire d'Aulus Egrilius, un enfant mort à l'âge de 5 ans, représenté avec une chèvre, un sarcophage décoré d'Amours avec des guirlandes de fruits
D'immenses photos du site d'Ostie, accompagnent la présentation de tous ces objets, mosaïques,  statues et bas-reliefs, avec des colonnes, des pins parasols, qui donnent une représentation vivante du port et de l'arrivée des navires, tandis que des maquettes reconstituent la ville, ses deux ports et la vie quotidienne d'Ostia Antica

lIlustration : Autel Funéraire d'Aulus Egrilius Magnus marbre du Ier siècle © Musée Archéologique Ostie

Autel Funéraire d'Aulus Egrilius Magnus marbre du Ier siècle © Musée Archéologique Ostie

SUISSE

MARTIGNY : Fondation  Pierre Gianadda
1920 Martigny - Suisse ( tél : -026- 22 39 78)
" Icônes russes, les saints - Galerie Nationale de Tretiakov de Moscou
Jusqu'au 17 juin 2001

"Icône : Le Prince de Pskov"   Ecole de Pskov XVI ème siècle. © Musée Kolomienskolé Moscou

Cette exposition consacrée à l'art religieux en Russie nous propose de découvrir une cinquantaine d'oeuvres couvrant une période allant du XVème au XXème siècle et représentant les différentes écoles, celles de Pskov, Novgorod, Yaroslav, Tver ou encore celle de Moscou. C'est au travers l'étude que l'on peut faire des différents traitements des sujets, des scènes et de leurs variations, l'utilisation des couleurs et des techniques que l'on peut distinguer ces différentes manières iconographiques de traiter le repésentation de la scène religieuse et en comprendre les sources. En effet, ces différences sont les reflets des particularités régionales et de l'histoire propre à ces régions, lesquelles racontent chacune à leur façon, un élément de la fondation de l'état russe.

llustration : "Icône : Le Prince de Pskov"   Ecole de Pskov XVI ème siècle. © Musée Kolomienskolé Moscou

SUISSE

GENEVE : Musée de l'Hermitage
Route du Signal 2 ch 1000 Lausanne Suisse
" Jawlensky en Suisse 1914-1921"
Jusqu'au 13 mai 2001

C'est lors de son séjour en Suisse, entre 1914 et 1921, qu'Alexej von Jawlensky (1864-1941) inaugura ses fameuses séries de variations sur le paysage et le portrait. Ces années furent décisives dans l'évolution de l'artiste russe, car elles le conduiront aux confins de l'abstraction en le détachant de la forme expressive de ses premiers travaux pour le diriger vers un mode de figuration empreint d'intériorité. L'exposition réunit une centaine d'oeuvres de Jawlensky et des artistes qu'il a rencontré alors, parmi lesquels Arp, Hodler, Klee, Richter et Taeuber-Arp.

lIlustration :
Alexej Jawlensky : "Meditation" 1918 Huile sur carton 40 cm x 31 cm © Städtische Galerie im Lenbachhaus Munich

Alexej Jawlensky : "Meditation" 1918 © Städtische Galerie im Lenbachhaus Munich

SUISSE

RIEHEN/BALE : Fondation  Beyeler
Baselstrasse 77 Riehen-Bâle- Suisse ( tél : +41 61 645 97 00)
" Mark Rothko - Union entre peinture et spectateur
Jusqu'au 29 avril 2001

Mark Rothko " Magenta, Black, Green, on Orange " 1949 © Museum of Modern Art New York

La Fondation Beyeler a rassemblé 75 oeuvres de Mark Rotkho, en provenance essentiellement de la Phillips Collection de Washington et de l'Universite de Harvard, afin de restituer dans l'oeuvre du peintre expresionniste américain, ce qui fait sa cohérence et sa singularité dans l'art moderne. Les grandes dimensions des toiles de Rothko faisaient que dans les salles d'exposition, elles devenaient les éléments décoratifs des murs, et c'est pourquoi, il refusait toujours   de participer à des expositions collectives d'artistes. Il souhaitait que les spectateurs soient litterallement plongés dans les couleurs de ses toiles chromatiques, comme dans une expérience des sens envahis par les effets des couches colorées portées par la toile. C'est  à une expérience intérieure que  le peintre invite le spectateur, à une quête méditative ou peut-être métaphysique.

I
llustration : Mark Rothko " Magenta, Black, Green, on Orange " 1949  Huile sur toile 216,5 x 164,8 cm
©
Museum of Modern Art  New York

SUISSE

GENEVE : Musée d'Art et d'Histoire
2, rue Charles Galland 1211 Genève
" La Création du Monde, Fernand Léger et l'Art Africain"
Jusqu' au 4 mars 2001

Le ballet " La Création du Monde " de Darius Milhaud, est présenté en Octobre 1923 à Paris pour la première fois. Blaise Cendrars est chargé de réaliser le livret du ballet et Fernand Léger est chargé de faire les décors et les costumes. Le thème du spectacle est la représentation du mythe de la génèse selon une légende africaine, dans lequel tous les arts intervenaient : musique, danse, poésie, peinture, arts décoratifs. C'est sous l'autorité de Cendrars que Léger peint ainsi le rideau de scène du Théâtre des Champs Elysées pour ce spectacle,  les décors, et les costumes faits d'oiseaux, de singes, d'éléphants, d'insectes et d'arbres accompagnés de figures colorées représentant une imagerie quelque peu simpliste et enfantine de l'Afrique. Cette exposition rassemble l'ensemble des planches et des cartons de Fernand Léger pour la préparation de  ce spectacle et permet de découvrir dans cette représentation idéale et exotique du peintre l'empreinte d'une sensibilité primitiviste, à l'opposé de ce qu'était son goût, exprimé par son oeuvre, pour le modernisme, le mécanisme et le monde urbain .


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