EXPOSITIONS PASSEES A PARIS & EN ILE DE FRANCE Année 2001
PARIS : Centre National d'Art et de Culture Georges Pompidou
" Jean Dubuffet : 1901-1985"
Jusqu'au 31 décembre 2001
L'exposition "Jean Dubuffet" au Centre Pompidou, consacre le centenaire de la naissance de l'artiste en une importante rétrospective qui retrace l'itinéraire du défenseur de l'Art Brut, au travers les différents cycles et séries qui ont ponctués son oeuvre. Près de 400 oeuvres sont présentées ici au public, parmi les quelques 10000 oeuvres qu'il a réalisées.
Cette première grande rétrospective regroupe ainsi des dessins, des peintures, des ensemble modelés et sculptés qui met en relief le caractère novateur de cette oeuvre tant décriée, mais dont l'importance est désormais reconnue dans l'histoire moderne de l'art.
En dehors de toute école ou de toute tendance officielle ou officieuse, Jean Dubuffet affirmait : " l'art doit naître du matériau et la spiritualité doit emprunter le langage du matériau ".
A l'inverse de toute les conceptions artistiques antérieures dans lesquelles, l'artiste est le maître de la matière, il s'agit chez Dubuffet d'accompagner la matière, de s'en faire l'interprète, d'annuler la distance entre elle et lui-même, de s'en remettre à son exigence, pour exprimer la fusion instantanée et spontanée dans l'oeuvre, de l'artiste et de la matière. C'est une conception innovante, provocatrice, et révolutionnaire dans la mesure où le primat est donné à la spontanéité, et à l'inspiration immédiate produite par la "brutalité" de la matière.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" L'Or des Rois Scythes"
Jusqu'au 31 décembre 2001
Cette exposition qui nous vient des Etats-Unis, nous révèle les résultats des dernières fouilles effectuées dans les tombes monumentales du pays des Scythes, les "kourganes"- au nord de la mer Noire, et datant de 700 à 300 avant Jésus Christ.
Les Scythes étaient ces cavaliers nomades indo-européens qui se déplaçaient entre le Danube et le Fleuve Jaune et qui se sont fixés à partir du Xème avant J.C. dans ces régions au nord de l'Iran, dans les steppes entre la Mer Noire et le Caucase. Guerriers redoutables, ils avancèrent jusqu'en Egypte au VIIème siècle avant J.C.où le Pharaon Psammétik 1er, pu les retenir en leur payant un tribu. Ils développèrent une civilisation particulière, en contact avec l'hellenisme, mais aussi avec l'orient, et un art animalier très caractéristique.
Ce sont les grandes invasions des Huns et des peuples germaniques qui les firent disparaître en tant que civilisation originale.
Ces collections d'objets en provenance des musées ukrainiens nous font découvrir la vie et la destinée de ces guerriers aristocrates des steppes décrits par Hérodote.
PARIS : Musée National de la Marine
" Mille sabords . Tintin, Haddock et les bateaux"
Jusqu'au 12 novembre 2001 »»» Prolongation jusqu'au 10 décembre 2001
Dans un cadre exceptionnel de plus de 700 mètres carrés, le Musée de la Marine offre à Tintin, le jeune reporter, et à son ami le capitaine Haddock, une exposition retraçant les épisodes les plus passionnants de leurs aventures au travers le monde et sur les océans. Sont ainsi présentés les objets de la collection personnelle de Hergé, le père créateur de Tintin et de son fidèle Milou, à partir desquels le dessinateur a travaillé et s'est inspiré pour donner à ses personnages et à ses scènes d'aventures un caractère d'authenticité. Ce sont donc des dessins originaux d'Hergé qui sont aussi exposés pour la première fois, mais aussi des gravures du XVIIème siècle, des maquettes, et un ensemble de documents provenant en partie de collections privées.
Adresse : Palais de Chaillot Place du Trocadéro 75016 Paris - Renseignements : 01 53 65 69 69
PARIS : Bibliothéque François Mitterrand
" Graphismes 1997- 2001"
Jusqu'au 11 novembre 2001 »»» Prolongation jusqu'au 20 novembre 2001
Ce sont 200 créateurs et graphistes du monde entier qui sont réunis dans cette exposition de la BNF, pour permettre un état des lieux de l'art graphique, discipline exigeante, qui est assimilée souvent en France à l'art décoratif.
L'exposition, présentée en libre accès dans l'une des galeries de la bibliothèque, montre à travers différentes sections la grande diversité de la création internationale : affiches -"faire regarder"-, mise en page -"faire lire"-, logos et ligne graphique -"faire reconnaître"-, signalétique -"faire se repérer"-, oublier l'écran -télévision, internet-.
De nombreuses affiches, publications et supports permettent de voir l'extrême créativité de ce secteur, en termes d'invention visuelle dont la fonction est avant tout de transmettre une image, une idée, un engagement, une reconnaissance ou une identité. C'est ainsi que l'on peut venir découvrir les travaux les plus divers dont ceux entres autres de l'américain Charles Spencer Anderson, très "néo-kitsch", ceux du finlandais Kari Piippo donnant dans le minimalisme, le polonais expressionniste Roman Kalarus, l'autrichien constructiviste Stephan Fuhrer, les constructions colorées d'Irma Boom des Pays Bas, les typographies de la française Catherine Zask.
Adresse : Quai François Mauriac - 75013 Paris - Renseignements : 01 53 79 59 59
PARIS : Fondation Dina Vierny
" Maillol peintre"
Jusqu'au 20 octobre 2001
Aristide Maillol (1861-1944) dont on ne retient principalement que l' oeuvre de sculpteur, débuta par la peinture, marquée par l'influence des nabis de 1890 à 1900. S'étant joint au groupe "Les Prophètes", il rencontre Maurice Denis, Edouard Vuillard, Pierre Bonnard et Paul Gauguin. Avec Gauguin il découvre dès l'année 1894, ce qui sera le centre de son oeuvre de peintre, mais aussi de sculpteur : le corps nu de le femme. Il s'agit de mettre en valeur la beauté du corps féminin, de lui donner de nouvelles proportions, de le définir dans un autre rapport à l'espace, de rehausser les formes des courbes, pour accentuer la pureté de la nudité, et par là de s'affranchir de toutes les influences classiques. Ses recherches l'amène à la sculpture, et ses sculptures le renvoie à la peinture sans que jamais, il ne se soit éloigné de son objet : le corps féminin, dont il ne tarira plus jamais les éloges après avoir rencontré dans les années 1930, son modèle fétiche, Dina Vierny .Cette exposition rend hommage à l'artiste mort en 1944, en mettant en avant son oeuvre peint peu connu du public.
PARIS : Jardin du Luxembourg
" Lucien Bénière : trésors inattendus"
Jusqu'au 30 septembre 2001
Lucien Bénière invite le promeneur du Luxembourg à méditer devant "La Grande Murale", et à découvrir en 97 tableaux, la virtuosité par laquelle il parvient à travailler le bois dans toutes ses essences. La finesse et la générosité qu'il parvient à donner à la matière est un véritable travail d'orfèvre, la dentelle la plus fine travaillée âprement dans le bois côtoie les formes les plus sauvages d'un bois qui aurait été façonné et usé pendant des années par les eaux d'un torrent tumultueux. Chaque partie est chaleureuse, riche, étonnante, et met en relief dans cette présentation côte à côte, les formes chaudes ou colorées du tableau qui suit ou du tableau qui précède pour révéler les trésors inattendus et infinis offerts par l'art de Lucien Bénière, comme dans un plat pays, quand il n'y a que la cathédrale pour unique montagne.
Une oeuvre de 75 mètres de long représentant plus de 8000 heures de travail et qui est probablement la plus grande fresque en bois du monde réalisée par un seul homme.
Adresse : Jardin du Luxembourg Paris - Renseignements : 01 45 28 16 61
PARIS : Centre Georges Pompidou
" Hitchcock et l'art : coïncidences fatales"
Jusqu'au 24 septembre 2001
Alfred Hitchock (1899-1980), le maître du suspense, fut aussi un maître des arts, par les nombreuses références à la peinture, au graphisme ou à l'architecture, présentes dans son oeuvre cinématographique. C'est l'objet de cette grande exposition qui par 200 peintures, gravures, dessins, livres et sculptures des XIXème et XXème siècles, ainsi que plus de 300 photos de tournage,
d' affiches, de maquettes, de costumes, et des extraits de films montre combien l'univers hitchockien s'est imprégné de thèmes propres à l'histoire de l'art : la femme, le désir, la peur par exemple et de multiples autres thèmes du symbolisme pictural.
Les héroïnes d' Hitchock pour nombre d'entre elles, ont pour modèle les femmes mystères, et évanescentes, de certains préraphaëlites, tel Dante Gabriel Rossetti, par exemple avec son tableau
"Bocca Baciata". Marqué par l'univers fantastique d'Edgar Allan Poe, il est aussi troublé par le symbolisme de peintres tels que Rackham, Martini ou Odilon Redon, l'un des peintres préférés du maître qui lui inspirent ses images inquiétantes de constructions néo-gothiques, et de maisons hantées. Ses lieux de crimes et ses intérieurs font penser à des tableaux des peintres nabis tels que Spilliaert, Vuillard, ou encore Félix Vallotton.
Alfred Hitchock est aussi fasciné par la représentation des espaces et des perspectives qui générent une angoisse immédiate, telles les peintures De Giorgio de Chirico, ou encore celles de Magritte, de Munch, de Weiss.
Cette exposition constitue ainsi une véritable redécouverte du maître du suspense et de l'épouvante, et un voyage de référence dans l'histoire artistique des deux derniers siècles.
PARIS : Musée Carnavalet
" Un château pour un royaume"
Jusqu'au 16 septembre 2001
Dans le cadre de la saison hongroise en France, cette exposition a pour objet de retracer les grandes heures du Château de Budapest, symbole ô combien de l'histoire mouvementée de la Hongrie, depuis son édification au Moyen Age sous les règnes successifs des Anjou et de Sigismond de Luxembourg ( règne de 1387 à 1437), jusqu'aux heures douloureuses de la Seconde Guerre mondiale.
Ce sont 300 objets d'arts exceptionnels, dont des statues gothiques, des pièces d'orfévrerie médiévale, des manuscrits enluminés, des marbres sculptés, des costumes, des porcelaines, des portraits des différents monarques, des sculptures, des gravures, des photos, des monnaies qui ont été réunis pour cette superbe exposition qui couvre en une dizaine de salles, près de huit siècles d'art et d'histoire du royaume de Hongrie.
PARIS : Galerie Nationale du Jeu de Paume
" Eduardo Chillida : oeuvres récentes"
Jusqu'au 16 septembre 2001
Le sculpteur espagnol Eduardo Chillida, Grand Prix de Sculpture de la Biennale de Venise en 1958, né en 1924 à San Sebastian est considéré comme l'un des plus grands sculpteurs de la fin du XXème siècle.
Cette exposition qui est la première rétrospective en France concernant cet artiste réunit une centaine d'oeuvres, à la fois sculptures er dessins, en provenance de la Fondation Chillida à Zabalga en Espagne, le Kunstmuseum et la Fondation Beyeler à Bâle, la Fondation Caixa à Barcelone, le Musée des Beaux Arts de Bilbao et de divers autres musées européens ou américains.
Elle couvre un demi siècle de création, depuis les premières sculptures métalliques, en plomb , puis en fer forgé, mais aussi ses travaux réalisés dans le bois, l'acier, le granit et différents matériaux depuis les années 1960, et nous fait découvrir une oeuvre essentiellement abstraite se jouant de la matière et de l'espace, des vides et des pleins, des jeux de lumière et d'ombre, des courbes et des lignes.
PARIS : Maison de l'Amérique Latine
" Chefs d'oeuvre de l'art Pré-colombien"
Jusqu'au 09 septembre 2001
Cette exposition est une première en France. Une cinquantaine de chefs d'oeuvre de la collection privée suisse, Barbier-Mueller, en provenance du Nicaragua, du Costa Rica et du Panama, sont présentés ici dans un ensemble de l'art précolombien, fait de sculptures, de céramiques pour apporter témoignage de la richesse de l' art d'Amérique centrale, qui demeure moins connu que les arts des Mayas du Mexique ou des Incas du Pérou.
Cette collection qui regroupe au total plus de 500 oeuvres présentées au Musée Barbier-Mueller depuis près de cinq ans à Barcelone, est réunie en partie ici, dans une présentation des oeuvres les plus significatives, qui couvrent les 1.700 années antérieures à l'arrivée des Conquistadores à la fin du XVème siècle.
C'est ainsi que l'on peut découvrir un art des pays d'Amérique centrale très marqué et différencié selon les pays et les régions géographiques, avec au nord de la péninsule le Nicaragua et le Costa Rica où domine le jade en provenance des peuples mayas, et au sud, le Panama qui travaille l'or de Colombie.
Des pièces datées de 200 av. J.C. à 500 ap. J.C., ainsi que des sculptures de pierre ou de jade, des bâtons d'apparat, des sièges de cérémonie du Nicaragua sont présentes. En provenence du Costa Rica, des figurines en terre cuite, pots à encens en céramique, des statuettes en basalte. Tandis qu'en provenance du Panama, sont présentées diverses céramiques aux motifs géométriques aux couleurs vives.
PARIS : Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
" La Haggadah par Gérard Garouste"
Jusqu'au 05 septembre 2001
Gérard Garouste a toujours été particulièrement interessé par les grands textes fondateurs : "L'Ecclésiaste", "La Divine Comédie", "Don Quichotte". Cette fois, c'est le grand texte initiatique de la religion juive, le récit du périple du peuple d'Israël au travers le désert, "La Haggadah" qui inspire Garouste. Ce récit métaphorique qui mêle la foi, la mythologie, le symbolisme et l'histoire donne à l'artiste matière ainsi à interpréter et à illustrer les "Dix plaies d'Egypte", ou les "Tables de la Loi". Cette exposition rassemble ainsi de nombreuses gouaches et des dessins à l'encre de Garouste, ainsi que des gravures et lithographies inspirées de la bible.
PARIS : Musée Bouchard
" La Céramique de Bouchard"
Jusqu'au 15 mars 2001 »»» Prolongation jusqu'au 08 septembre 2001
Ce que l'on sait peu, c'est qu'avant les débuts de la guerre de 1914, et en dehors de son activité de sculpteur Bouchard s'était essayé à la céramique et avait réalisé un certain nombre de terres cuites. Mais c'est surtout après 1925 et jusqu'en 1930, qu'il s'était beaucoup consacré à cette activité. C'est ainsi qu'il avait réalisé un certains nombre de modèles soit en grès, en biscuit ou encore en porcelaine émaillée et qu'il les avait confiés à la Manufacture de Sèvres. Ce sont une trentaine de ces modèles et de ces céramiques qui sont ici exposées et présentées au public
lIlustration : image non disponible
Adresse : 25, Rue de l'Yvette , 75016 Paris - Renseignements : 01 46 47 63 46
PARIS : Musée du Louvre
" Le Trésor de la Sainte Chapelle "
Jusqu' au 27 août 2001
Le trésor de la Sainte-Chapelle a été constitué par Saint Louis, à partir de 1239, autour des reliques majeures de la Passion du Christ, provenant du trésor impérial de Constantinople, et qui étaient tombées en 1204, lors de la quatrième croisade aux mains des Croisés. Il réunissait ainsi à la fois des oeuvres byzantines et médiévales qui comptaient parmi les plus grands chefs-d'oeuvre du Moyen Âge.
Cette exposition regroupera donc l'ensemble des oeuvres qui subsistent de ce trésor. Tout d'abord, les vestiges des reliques et les reliquaires des palais impériaux byzantins (dont le célèbre Grand Camée de France, le plus grand et le plus beau des camées antiques). Puis des reliures, reliquaires et manuscrits enluminés, qui témoignent de la constitution du trésor autour de ces reliques sous Saint Louis. De Philippe le Bel jusqu'au XVIIIe siècle, mitres de soie, manuscrits, ivoires, retables sculptés ou émaillés sont venus l'enrichir, autant de signes de l'intérêt profond que le trésor n'a cessé d'éveiller. La dispersion et le sort des reliques après la Révolution seront enfin évoqués autour des deux spectaculaires reliquaires de la Couronne d'épines.
Après celui de Saint-Denis, présenté avec succès au Louvre en 1991, c'est l'un des plus prestigieux trésors du Moyen Âge qui sera révélé ici au public. Adresse : Le Louvre Place de la Pyramide 75001 Paris - Renseignements : 01 41 20 51 51
PARIS : Bibliothèque François Mitterand
"Antoni Tàpies"
Jusqu'au 29 juillet 2001
L'exposition ici de l'oeuvre gravé d'Antoni Tàpies a pour objet de faire découvrir une partie très importante dans l'oeuvre de l'artiste catalan, qui est celle de l'estampe et qui demeure encore peu connue du grand public. Ainsi sur le papier, les objets, les traces, les traits, les griffures, les signes, les graffitis, prennent une matérialité différente et une dimension totalement artistique.
PARIS : Musée du Louvre
" L'Etrange et le Merveilleux en terre d'Islam "
Jusqu'au 23 juillet 2001
Les plus beaux spécimens de l'art et de l'imaginaire sont réunis dans cette exposition consacrée aux représentations médiévales liées à l'Islam. Les démons et les merveilles de l'imaginaire s'expriment au travers les héros fantastiques, les êtres mi-hommes mi-bêtes, les animaux mythiques, les costumes, et toute une iconographie du merveilleux que l'on retrouve dans les "Milles et une Nuits" ou dans ' Les Merveilles des Choses créées et les Curiosités des Choses existantes", textes écrits au Xème et XIIIème siècle, mais encore présents aujourd'hui dans la littérature. L'ensemble de l'art islamiste est totalement imprégné de cette référence à la métamorphose et de ces représentations transcrivant la transformation fantastique ou fantasmatique des êtres entre l'animal et le végétal. Ce sont des références à un besoin de protection, c'est à dire à un besoin de puissance . Le mysticisme est le prolongement du merveilleux sur le chemin de l'initiation et sur le chemin de la sagesse.Tel est l'objet de cette superbe exposition qui nous plonge dans l'imaginairede l'Orient.
Adresse : Le Louvre Place de la Pyramide 75001 Paris - Renseignements : 01 41 20 51 51
PARIS : Musée du Louvre
" Les gemmes de Louis XIV "
Jusqu'au 23 juillet 2001
La collection de gemmes (vases en pierres dures) rassemblée par Louis XIV fut l'une des plus importantes du genre en Europe. Si les souverains français avaient commencé dès Charles V à s'intéresser à ce type de vases, peu d'entre eux rivalisèrent avec Louis XIV, dont la collection se constitua autour d'objets sélectionnés par Mazarin, que le roi acquit après la mort de ce dernier, en 1661. Enrichie par de nombreux achats et rejointe par celle du Dauphin, la collection du roi comptait en 1723 environ neuf cent cinquante pièces en agate, sardoine, jaspe, jade, lapis, améthyste ou cristal de roche.
L'histoire de la collection fut ensuite assez mouvementée: les gemmes, oubliées en partie puis remises au goût du jour, endommagées et restaurées, furent exposées au public et entrèrent au Louvre, mais certaines servirent également à régler des créances de l'État ou à décorer des palais. Ces vases, qui allient pierre dure et monture d'orfèvrerie, non sans fantaisie, sont souvent constitués d'éléments d'époques différentes. C'est un panorama de l'histoire des vases en pierres dures de l'Antiquité jusqu'à la fin du XVIIe siècle qui est ainsi proposé au regard des visiteurs. Adresse : Le Louvre Place de la Pyramide 75001 Paris - Renseignements : 01 41 20 51 51
PARIS : Palais de la Découverte
" Pompéi, nature, sciences et techniques"
Jusqu'au 22 juillet 2001
Il s'agit dans cette superbe exposition de présenter de très nombreux objets archéologiques, artistiques ou techniques qui permettent d'observer et de comprendre ce qu'étaient les connaissances des romains dans les différents domaines des sciences et des arts, au moment de la disparition de Pompéi, le 24 août 79 de notre ère, sous les cendres du Vésuve.
C'est ainsi que l'on peut découvrir de multiples objets de la vie courante : des objets en vannerie, des cruches en verre, lequel verre servait à faire des bijoux, mais aussi des vitres, un moulin pour la fabrication de l'huile d'olive, un appareil en bronze pour chauffer les plats, une pompe foulante à deux cylindres, un sistre, instrument de musique métallique, un speculum car on connaissait à l'époque dejà la césarienne, des bouches de fontaine et une vanne de canalisation en bronze, des outils de maçonnerie, des balances, ainsi que diverses fresques et bas reliefs.
PARIS : Museum National d'Histoire Naturelle
" Diamants"
" Au coeur de la terre, au coeur des étoiles, au coeur du pouvoir"
Jusqu'au 15 juillet 2001
Le diamant, pierre d'exception, fait l'objet d'une exposition exceptionnelle sur 1200 mètres carrés, à la Galerie de Minéralogie du Muséum, à Paris, transformée pour l'occasion en la plus grande chambre forte publique de France.
Protégée par une porte d'acier et des verres blindés, cette exposition est ouverte tous les jours de 9h00 à minuit et réunit plus de 400 gemmes très rares, qui ne seront peut-être plus jamais présentés. Ainsi les joyaux des Couronnes d'Europe sont réunis dans une crypte sous haute surveillance et pour la première fois, le Portugal présente l'intégralité des diamants de la Couronne portugaise.
La première partie de cette présentation concerne les diamants, dont seront présentés pour la première fois des milliers d'exemplaires bruts, préservés pour leur beauté, et dont certains dépassent 600 carats. Par ailleurs deux diamants extraordinaires du groupe De Beers, qui semblent être les plus beaux spécimens minéralogiques connus, sont présentés dans un coffre-fort spécial.
Dans la partie consacrée aux gisements, sont présents des pays tels que l'Inde, où le Français François Tavernier a acquit pour le roi de France le diamant bleu de la Couronne de France, mais aussi le Brésil où des gisements sont découverts en 1726, l'Afrique du Sud où le premier diamant fut trouvé en 1866.
Une troisième partie de l'exposition est consacrée à la taille du diamant, qui fut inventée en Italie, à Venise ou à Gênes.
Dans ce même cadre, le rôle du diamant en tant qu' affirmation du pouvoir apparaît aussi dans une série de peintures prêtées par Versailles, Florence, Copenhague et Washington.
PARIS : Musée d'Orsay
" Carlo Bugatti 1856-1940"
Jusqu'au 15 juillet 2001
Décorateur et architecte, créateur et fabricant de mobilier, de modèles d'orfèvrerie, d'instruments de musique, et même d'une bicyclette de compétition..., Carlo Bugatti fut particulièrement inventif et original. Il débute à Milan vers 1880, obtient ses premiers succès hors d'Italie en 1888, puis triomphe à l'exposition d'art décoratif de Turin en 1902. Il s'installe à Paris en 1904, avant de se retirer à Pierrefonds en 1910. L'exposition s'efforce de retracer sa carrière, de montrer la diversité de sa production et sa recherche d'une forme toujours plus pure, ligne directrice de toute son oeuvre. Il fut célèbre, mais ses deux fils, Rembrandt Bugatti, le sculpteur animalier, et Ettore Bugatti, le constructeur d'automobiles, le furent davantage. Adresse : 1, rue de la Légion d'Honneur 75007 Paris - Renseignements : 01 40 49 48 14
PARIS : Musée d'Orsay
" Gabriele d'Annunzio 1863-1938"
Jusqu'au 15 juillet 2001
Gabriele D'Annunzio s'imposa comme écrivain et poète au tournant du siècle, revalorisant la littérature italienne en Europe. Auteur talentueux, il s'intéressait également à la peinture, la photographie, la musique, et rêvait de faire de sa vie une "oeuvre d'art totale" à la Wagner. Il transforma sa demeure sur le lac de Garde en création insolite qu'il nomma Il Vittoriale. Pour évoquer ce lieu étrange où il vécut, l'exposition présente des peintures et des sculptures d'artistes qui entourèrent D'Annunzio, des objets d'art, des manuscrits précieux, des décors, des affiches et des vêtements de l'étonnante garde-robe de cet esthète original.
Adresse : 1, rue de la Légion d'Honneur 75007 Paris - Renseignements : 01 40 49 48 14
PARIS : Musée Cernuschi
" L'Or des Amazones "
Jusqu'au 15 juillet 2001
Cette exposition réunit des pièces rares qui illustrent une période importante de l'histoire des peuplades nomades des steppes d'Europe et d'Asie entre le VIème siècle av. J.C. et le IVème siècle de notre ère. C'est une période pendant laquelle les échanges commerciaux entre les peuplades de l'est et de sud de l'Oural, et celles de l'ouest, mais aussi les conflits entre ces peuplades, et les migrations brassent les formes traditionnelles et anciennes de ces cultures et de leurs savoirs et apportent un renouvellement dans les coutumes, les traditions, les connaissances, et aussi dans la production artisanale des objets. Adresse : 1, Avenue Velasquez 75008 Paris - Renseignements : 01 45 63 50 75
PARIS : Musée d'Orsay
" Italies - L'Art Italien à l'épreuve de la modernité 1880 -1910"
Jusqu'au 15 juillet 2001
Le Musée d'Orsay poursuit son approche artistique de l'Europe avec une exposition sur l'Art Italien au tournant du XXème siècle. L'Italie, "mère des arts", jeune nation tout juste unifiée, cherche son identité dans une culture nourrie d'un immense passé, se tournant aussi vers la modernité. Après les Macchiaioli qui, à Florence, dès 1855, donnèrent une orientation nouvelle à la peinture et avant Le Futurisme, véritable explosion de l'avant-garde en 1909, ce sont trente années de création qui sont exposées ici. Peintures, sculptures et photographies de grands artistes mal connus en France - Pellizza da Volpedo, Segantini, Medardo Rosso, le comte Primoli, Balla, De Chirico - témoignent d'un foisonnement profondément original : le réalisme et sa dissolution, un certain cosmopolitisme mondain, le divisionnisme et le symbolisme, l'utopie du progrès, la modernité, et les futuristes.
PARIS : Musée du Louvre
" Un siècle de dessin à Bologne 1490-1580 "
Jusqu'au 02 juillet 2001
Cette exposition présente les principaux aspects du dessin à Bologne durant le siècle qui sépare les années 1480, dominées par la forte personnalité de Giovanni II Bentivoglio, et les années 1572-1585 qui virent un Bolognais, Ugo Boncompagni, élevé au pontificat sous le nom de Grégoire XIII.
Une soixantaine de feuilles magistrales de maîtres peu connus ont été choisies, pour l'essentiel, dans les collections du Cabinet des dessins. Elles témoignent de la vigueur du dessin dans la seconde ville des États de l'Église, depuis le proto-classicisme de Francesco Francia jusqu'à la veille de la fondation de l'Accademia dei Desiderosi et de la réforme artistique engagée par les trois Carrache.
PARIS : Trianon de Bagatelle
"Echos du Paradis : les Jardins Persans et leur rayonnement "
Jusqu'au 01 juillet 2001
Le jardin est né au milieu du VIe siècle avant J. C. en Iran, à Pasargades, dans le palais de Cyrus, fondateur de la dynastie achéménide. Des portiques y encadraient de longues allées d'eau et des bassins disposés en carrés et des parterres partagés en deux axes perpendiculaires, dans un espace entouré d'un mur, un enclos, qui se disait "pairidaeza", en persan, devenu "paradeisos" en grec, et "paradis".
Le Coran décrit ce paradis comme un jardin clos planté d'arbres aux feuillages épais et aux fruits délicieux, où coulent des ruisseaux d'eau pure, de lait, de miel, ou de vin. Cette image, qui est liée au thème de l'oasis, lieu de repos, de fraîcheur et de plaisirs sensuels dans la culture musulmane, trouve sa concrétisation en Iran, à partir du VIe siècle avant J. C. avec les conquérants arabes . Le jardin divisé en quatre parties, le "tchahâr bâgh" est parfois limité à une simple cour plantée d'arbres, mais il peut se développer en de multiples allées et en divers canaux et fontaines et se constituer de toutes les végétations, et de toutes les fleurs. Depuis Tamerlan jusqu'aux aux Grands Moghols, des Safavides jusqu'aux Qâdjârs, le modèle du jardin sera sans cesse amélioré, et décliné sous toutes les formes en orient et sur tout le pourtour de la Méditerranée. C'est à cette découverte que nous convie cette exposition au travers une centaine d'oeuvres faites de miniatures, de gravures, de textiles, de céramiques et même de photographies de jardins qui subsistent encore aujourd'hui à Téhéran, Ispahan, ou Chiraz.
PARIS : Centre Georges Pompidou
" Les Années Pop "
Jusqu'au 18 juin 2001 »» Prolongation jusqu'au 02 juillet 2001
Cette exposition-événement du Centre Georges Pompidou sur les "Années Pop", de 1956 à 1968, est l' occasion de revivre une époque de grande créativité spontanée issue des mouvements "pop" dans le domaine des arts plastiques, mais aussi de l'architecture, du design, de la musique, et du cinéma.
Les fauteuils gonflables en plastique fluo, les mini-jupes "Pravda" que l'on trouve chez Jean- Charles de Castelbajac, la lampe "Eclipse"des années 60 retrouvent les tendances mode et design d'un moment où le "Pop" revient en force, après des années de grisaille, liées aux drames du sida ou de la drogue, avec le nouveau besoin d'un retour à l'optimisme, aux couleurs et au design.
Cette exposition montre comment dans les années 60, l'art se retrouve dans le quotidien et le quotidien dans l'art, reproduit en série et consommable, comme chez Andy Warhol ou chez l'artiste français Martial Raysse, mais aussi chez les couturiers, tel Paco Rabanne qui créée une robe en pastilles de plastique rouges, ou des robes en plastique et en métal tricotés, ou encore en jersey d'aluminium et Plexi, courtes et colorées.
Ce sont plus de 300 oeuvres en arts plastiques, et plus d'une centaine d'oeuvres dans le domaine de l'architecture et le design qui sont donc ainsi réunies, et qui en cela rejoint la tendance actuelle des boutiques design, ou l'on retrouve de nombreuses rééditions d'objets Pop : meubles, sièges, lampes, montres, inspirés de l'univers de Warhol, de Lichtenstein, de Wesselmann, ou d'Arman.
PARIS : Musée Dapper / Des Arts traditionnels d'Afrique Noire
" Arts d'Afrique"
Jusqu'au 30 juin 2001
Après deux ans de fermeture pour travaux le Musée Dapper qui a ouvert à nouveaux ses portes, accueille une exposition intitulée "Arts d'Afrique", qui réunit plus de 150 objets lesquels témoignent de la richesse des civilisations du centre de l'Afrique. Des bronzes et ivoires du Bénin, des statues et masques Dogon, un masque Punu du Gabon, une statuette Lobi du Burkina Fasso, la statue de la princesse bangwa du Cameroun, déjà remarquée et photographiée par Man Ray en 1937, sont entre autres les pièces les plus remarquables de cette superbe exposition.
Adresse : 39, bis Rue Paul Valéry 75016 Paris - Renseignements : 01 45 00 01 50
PARIS : Hôtel de la Monnaie
" Pablo Gargallo - Catalan de Catalogne et Catalan de l'Ecole de Paris"
Jusqu'au 10 juin 2001
Le sculpteur catalan Pablo Gargallo (1881-1934) s'essaya à tous les types de sculpture : la taille de la pierre de manière traditionnelle, la sculpture modelée dans la terre, mais aussi le travail du métal et la découpe du fer. Ce sont ces différents aspects de l'oeuvre de l'artiste qui nous sont présentés ici et qui montre les oppositions dans lesquelles allèrent ses recherches pendant toute une partie de sa vie.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Paul Signac "
Jusqu'au 28 mai 2001
Depuis près de quarante ans, le public n'a pas eu l'occasion d'avoir une vision d'ensemble de l'oeuvre de Paul Signac (1863-1935), ami de Seurat et théoricien du néo-impressionnisme. Cette exposition permet de redécouvrir cet artiste, encore mal connu. Les oeuvres choisies dans les collections publiques et privées du monde entier montrent les différentes facettes de son art : les premiers paysages impressionnistes, les savoureuses scènes d'intérieur néo-impressionnistes, les marines quasi abstraites des années héroïques, les toiles éclatantes de couleur inspirées par Saint-Tropez. Sans oublier les dessins et les aquarelles, auxquels ce marin, inlassable voyageur, accorde, dès 1900, beaucoup de temps, ni les toiles tardives qu'il consacre aux ports de France et d'Europe. Au tournant du siècle, ces oeuvres vibrantes de couleur, retiennent l'attention d'une nouvelle génération de peintres, parmi lesquels Matisse et ses amis fauves.
PARIS : Musée Jacquemart André
" Les Primitifs Italiens de la collection Jacquemart-André "
Jusqu'au 25 mars 2001 »» Prolongation jusqu'au 27 mai 2001
Ce sont cinquante tableaux qui sont présentés dans le cadre de cette superbe exposition, dont la plus grande partie n'a jamais été vu par le public jusqu'à ce jour. En effet ces oeuvres de Giotto, de Lorenzo, de Boticelli entre autres ou de da Monaco, étaient à l'abri dans les réserves du Musée dans l'attente pour une partie, de leur complète restauration. Ces travaux de nettoyage des toiles et de restauration ont permis d'ailleurs de faire des découvertes importantes dont cette présentation permet de prendre connaissance dans le détail.
SAINT GERMAIN EN LAYE : Musée Départemental Le Prieuré
" Maurice Denis - L'Eternel Printemps "
Jusqu'au 20 mai 2001
Dans une maison du XVIIème siècle qui fût à partir de 1914 le demeure de Maurice Denis, est réunie une importante et très belle collection de tableaux de l'artiste et de ses amis de l'école symboliste. Pour la première fois on peut y découvrir l'ensemble décoratif en 10 panneaux dans leurs bois d'origine, et jamais montré au public, de Maurice Denis intitulé " L'Eternel Printemps", qui vient d'être acquis et totalement restauré par le Musée. Cette composition décorative représente un ensemble de paysage dans lequel des femmes sont au bain, à la fontaine, au jardin, ou sont rassemblées pour écouter de la musique ou pour converser. A voir abolument.
PARIS : Galerie Nationale du Jeu de Paume
" Picasso érotique "
Jusqu'au 20 mai 2001
Ce sont près de trois cents oeuvres, peintures, gravures, croquis, sculptures et dessins qui sont réunis à l'occasion de cette exposition consacrée à la dimension de l'érotique dans l'oeuvre de Picasso. Sont mis particulièrement en valeur les éléments qui alimentent le regard, le fantasme et le plaisir, dans l'art du peintre et dans l'évolution du mécanisme entre l'exhibitionnisme et le voyeurisme tout au long de son parcours artistique, jusqu'à une certaine mortification dans la représentation des corps dans les oeuvres de sa dernière période.
La première période, qui va de 1899 à 1907, regroupe les nombreux feuillets, dessins et aquarelles exécutés dans les bordels de Barcelone que le jeune Picasso fréquente assidûment dans son étape initiatique à l'amour. "Environnement vaginal", "Le Maquereau" ou "Le Phallus" peuvent faire rougir mais les dessins tendres, comme "Etreinte" ou "Nu couché avec Picasso à ses pieds" peuvent aussi émouvoir.
La deuxième période qui va jusque dans les années trente, sera celle des deux grandes passions du peintre pour Marie-Thérèse Walter et Dora Maar, époque où il peint le "Minotaure", qui incarne la force virile et la fécondité.
Une troisième partie de l'exposition couvre la fin de la vie de Picasso, entre 1967 et 1971, où domine un certain voyeurisme. Cela donne une série d'oeuvres gravées telles que "Raphaël et la Fornarina", où un pape d'abord caché derrière un rideau, se rapproche progressivement des deux amants pour mieux les observer.
PARIS : Musée Marmottan
" Les Aquarelles de Paul Signac "
Jusqu'au 15 mai 2001
Cette exposition nous dévoile un aspect de l'oeuvre de Paul Signac moins connu, à savoir les dessins et aquarelles du peintre, dont une partie provient de la collection de l'américain James T. Dyke, dont il légue en 1999 un ensemble de 133 dessins et aquarelles à l'Arkansas Arts Center de Little Rock, lesquelles oeuvres sont actuellement montrées au Musée Marmottan.
Paul Signac, est encouragé par Pissarro lorsqu'il s'essaye à l'aquarelle au cours de l'été 1892. "L'aquarelle n'est qu'un moyen de notation, une sorte de mémorandum, un procédé rapide et fécond, permettant à un peintre d'enrichir son répertoire d'éléments trop passagers pour être fixés par le procédé lent de la peinture à l'huile (...) Une preste mise en place au crayon, rehaussée de quelques touches d'aquarelle, fixera la construction, le mouvement ", écrira t'il en 1927. Le travail réel est celui qui se fait à l'atelier, avec la peinture à l'huile et sur toile. L'aquarelle est un instantané : elle enregistre les sensations du moment qui viennent ensuite constituer, construire et nourrir le tableau. Les aquarelles de Signac sont faites d'impressions et de sensations transcrites rapidement, ce qui les rend très vivantes, et réalistes, appuyé en cela par l'intensité des couleurs qu'il utilise. Car Signac, on le sait est un théoricien de la couleur, et un adepte de la couleur pure.
PARIS : Pavillon des Arts
" Ani, Capitale de l'Arménie, An 1000"
Jusqu'au 13 mai 2001
Ani fût la capitale médoiévale de l'Arménie autour de l'an mil. Rien ou peu ne subsiste de cette cité marchande qui symbolisait à l'époque le raffinement d'une civilisation à mi-chemin entre l'Orient et l'Occident et qui fût soumise aux pires avatars de l'histoire. Envahie, pillée, spoliée, maintes fois, la ville est alos abandonnée à la fin du XIV ème siècle par ses habitants. Jusqu'en 1892 où une équipe d'archéologues russes et arméniens découvre quelques traces de ruines au milieu d'un paysage abandonné. L'histoire en 1918 reprend son triste travail, puisque le site devient territoire turc et se trouve de nouveau abandonné par les contraintes politiques d'alors. Cette exposition regroupe un certain nombre d'objets issus des fouilles du début du XXème siècle : objets de culte, outils, manuscrits, enluminures, au côté de gravures, de documents qui retracent la grandeur et l'histoire de cette cité oubliée, et qui constitue en tant que telle un cri d'alarme pour que reprennent des fouilles sur place et que soit préservé ce site au passé glorieux.
Illustration : image non disponible
Adresse : 101, rue Rambuteau 75001 Paris - Renseignements : 01 42 33 82 50
PARIS : Musée Carnavalet
" Les Artistes Américains à Paris en 1900"
Jusqu'au 29 avril 2001
BOULOGNE : Musée Albert Kahn
" Thessalonique, Destinées Balkaniques"
Jusqu'au 31 décembre 2000 »» Prolongation jusqu'au 01 mai 2001
Albert Kahn banquier et mécène se rend dans les Balkans en avril 1913 avec le photographe Auguste Léon et s'arrête à Thessalonique, centre de gravité de la guerre déclenchée par la Bulgarie, la Serbie et la Grèce contre l'Empire Ottoman. Mais elle est historiquement une ville pluri-ethnique : ville juive, puis turque, puis grecque, on y trouve aussi des Bulgares et des réfugiés de divers pays. En 1918, c'est le photographe Léon Busy qu'Albert Kahn envoie à Thessalonique prendre de nombreuses photos autochromes ( premier procédé de photographie en couleur) dans le but pour lui, de faire connaître le monde par le moyen des photos, pour mieux le comprendre et mieux Suvrer pour la compréhension entre les peuples et pour la paix.
SEVRES : Musée de la Céramique
" Marcoville ou le rêve en verre"
Jusqu'au 23 avril 2001
L'art de Marcoville consiste en un empilage de fragments de verre, les uns par dessus les autres jusqu'à constituer les effets et les figures souhaités. Il construit ainsi des pièces qui représentent des fleurs, des personnages, des maisons, et de multiples représentations, qu'il recouvre ensuite de peintures vives et florescentes, pour constituer un art d'une certaine densité naïve et décorative.
Illustration : Affiche de l'Exposition
Adresse : Place de la Manufacture 92310 Sèvres - Renseignements : 01 41 14 04 20
PARIS : Musée Maillol - Fondation Dina Vierny
" La Vérité Nue - L'Expressionnisme Autrichien "
Jusqu'au 23 avril 2001
Plus de cent vingt tableaux de Egon Schiele, Oskar Kokoschka, Richard Gerstl et Herbert Boeckl sont présentés dans cette importante exposition, en provenance de collections publiques, mais aussi de diverses collections privées et dont une partie sont encore peu connus du grand public en France. Ces quatres représentants de l'expressionnisme autrichien sont réunis ici pour nous permettre de mieux appréhender le dialogue qui s'est noué en Autriche à cette époque entre l'art traditionnel et le renouveau pour constituer un courant fort de l'art moderne qu'est l'expressionnisme.
PARIS : Hôtel de Rohan
" John Soane- Le rêve de l'architecte"
Jusqu'au 16 avril 2001
Cette exposition regroupe pour la première fois à Paris, les dessins, plans, vues en perspective
maquettes, manuscrits et aquarelles de John Soane, qui architecte néoclassique, fût aussi professeur, collectionneur, inventeur, et l'égal de Ledoux ou de Schinkel dans l'ampleur et le lyrisme de sa représentation de l'espace en architecture.
Ses travaux qui ont d'abord été présentés à la Royal Academy de Londres, sont à Paris présentés par le Musée des Monuments français dans le cadre de la préfiguration de la Cité de l'Architecture et du Patrimoine.
L'exposition s'organise en sept salles : les années de formation de John Soane, l'hôtel-musée de Lincoln's Inn Fields ; le projet de la Bank of England, les Law Courts, les derniers projets de Soane,
et enfin, le projet de la tombe familiale .
PARIS : Institut du Monde Arabe
" Les Andalousies, de Damas à Cordoue"
Jusqu'au 15 avril 2001
L'Institut du Monde Arabe veut mettre en lumière dans cette exposition un moment de l'histoire de l'Espagne, dans une période entre le Xème et le XIème siècle où elle était sous une domination de la culture musulmane à son apogée. C'est sous le prestigieux califat des Omeyyades de Cordoue (929-1031) que fleurit la civilisation hispano-arabe, l'une des plus ouvertes qui aient jamais existé, où cohabitent harmonieusement musulmans, chrétiens et juifs. L'exposition fait cependant remonter au VIIIe siècle les influences locales des Wisigoths d'Espagne- et orientales, en provenance de Damas et de Bagdad. Cela donnera l'occasion au public de rédécouvrir la richesse artistique de cette époque prise entre l'héritage de la culture romaine et les nouvelles connaissances apportées par la civilisation arabe et les influences de l'orient.
PARIS : Musée Guimet
" L'Asie des steppes d'Alexandre le Grand à Gengis Khan"
Jusqu'au 15 avril 2001
Pour sa réouverture le Musée National des Arts Asiatiques Guimet, le plus important d'Europe par le nombre de ses oeuvres, et après plus de trois ans et demi de restructuration, nous propose cette somptueuse exposition d'objets, nous donnant à découvrir un ensemble complet et représentatif des arts des peuples d'Asie Centrale. Plus de 150 objets d'arts sont ainsi réunis : objets en or, monnaies, vaisselles, ornements de chevaux, tissus, outils qui nous permettent de nous familiariser avec ces peuples qui ont vécu entre les rives de la Mer Noire et le Fleuve Jaune depuis Alexandre le Grand ( 356 -326 av. J.C) jusqu'à Gengis Khan (1176-1227). Ce sont les cultures Scythes et Mongols, peuples nomades, les Parthes et les Sassanides à mi chemin entre les grecs, les indiens et les chinois que nous apprenons à connaître ici, au travers des objets en provenance de collections publiques de Russie, de Mongolie et de Chine, mais aussi de différentes collections privées
lIlustration : image non disponible
Adresse : 6, Place d'Iéna 75016 Paris - Renseignements : 01 56 52 53 00
PARIS : Centre Georges Pompidou
" Alberto Giacometti : l'oeuvre dessiné"
Jusqu'au 09 avril 2001»» Prolongation jusqu'au 16 avril 2001
PARIS : Musée du Louvre
" Nicolas Poussin - Un tableau redécouvert"
Jusqu'au 02 avril 2001
Le tableau de Nicolas Poussin, intitulé " La Sainte Françoise Romaine", peint en 1657 et qui avait totalement disparu, a été redécouvert et acquis en 1997 par le Musée du Louvre, grâce aux dons de la Société des Amis du Louvre, et que nous découvrons ici pour la première fois. Il représente Sainte Françoise Romaine (1384-1440) annonçant la fin de la peste à la Ville de Rome.. L'épidémie de la peste de 1656 partie de Naples et ayant gagné Rome avait été réduite plus vite que ne le craignaient les Romains, le cardinal Rospigliosi demanda alors à Nicolas Poussin en 1657 de peindre un ex-voto commémorant l'intervention de la sainte. Sainte Françoise apparait debout, avec les bras tendus avec les mains serrant des flèches brisées symbolisant la fin du fléau. Une femmes agenouillée lui fait face, en remerciement représentant la princesse Colonna-Barberini, bienfaitrice de la ville. En arrière-plan le démon de la peste s'éloigne en emportant le corps d'un enfant et celui d'un homme tiré par le pied..
Ce tableau était resté en Italie jusqu'en 1873 à la Villa Médicis. Son dernier propriétaire Alexis Le Go, secrétaire de l'Académie de France, en quittant l'Italie pour se retirer en Provence avait emporté la toile. L'origine du tableau avait ensuite été oubliée par les héritiers lequel s'est trouvé finalement proposé à la vente publique en 1997.
Ce tableau est exposé dans l'aide Richelieu du Musée du Louvre, au côté d'un autre tableau de Nicolas Poussin "l'Annonciation", peint à la même époque, et qui appartient à la National Galery de Londres .
PARIS : Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts
" Les dessins des maîtres"
Jusqu'au 02 avril 2001
Ce sont environ 15000 dessins qui sont conservés dans les réserves de l'Ecole des Beaux Arts de Paris. La plupart proviennent d'anciens élèves, mais aussi des donations de collectionneurs , ou encore du fonds de l'Académie Royale de peinture instituée en 1648 sous Louis XIV. Cette réserve constitue la deuxième collection en France derrière celle du Musée du Louvre, et est composée d'oeuvres telles que des dessins de Léonard de Vinci, Tiepolo, Dürer, Raphaël, Géricault et d'autres...qui de temps à autres sont sortis de leurs cartons pour être montrés au public. Cette fois-ci, ce sont des dessins français du XVIIème siècle, près d'une centaine au total, qui sont exposés, dont des Nicolas Poussin, Simon Vouet, Charles Lebrun, à l'exercice de différentes techniques : la sanguine, la craie, la pierre, l'aquarelle ou encore le lavis.Cette exposition nous permet ainsi de voir le travail de Claude Gellée le Lorrain, dans un dessin au lavis et encre, préparatoire à son célèbre tableau "Le Débarquement d'Enée", parmi les travaux et études de différents contemporains dont des portraits de Simon Vouet, de Jean de Saint Igny et de Nicolas Poussin.
PARIS : Musée Bourdelle
" Bourdelle - L'oeil et la main "
Jusqu'au 31 mars 2001
Antoine Bourdelle aura beaucoup utilisé la photographie pour travailler ses sculptures. Pour lui, la photo constituait un témoin pour étudier la sculpture antique, et l'aidait à travailler avec davantage de précision ses portraits. Il était l'un des rares artistes à utiliser cette technique et à pratiquer lui même la photographie pour suivre l'évolution de son travail, trouver le cadrage et prévoir les effets d'ombres et de lumières de ses compositions. Ce sont deux cents tirages sur papier et négatifs sur verre qui sont présentés ici, choisis dans l'importante collection de l'artiste et présentés pour comparaison face aux moulages en plâtre, au dessins et à certaines sculptures.
PARIS : Fondation Mona Bismark
" Folk Painters - Les Peintres Itinérants "
Jusqu'au 25 mars 2001
Les Folk Painters étaient les peintres itinérants, qui aux Etats Unis à partir du XVIIème et jusqu'au début du XIXème siècle se déplaçaient au travers le pays de villages en villages et de maisons en maisons, pour proposer de peindre les portraits des habitants. Cette peinture se traduisait par une composition et un dessin le plus souvent très naïf, mais dans des couleurs extrémement vives et décoratives. Ces peintures permettaient de constituer les témoignages de la réussite pour les immigrants venus d'Europe, d'afficher leur origine et d'affirmer leur fierté et leur appartenance à un métier ou à une fonction. Ce sont ces peintures, fresques et témoignages d'un temps passé d'hommes à la recherche de la fortune, que nous convie de découvrir la Fondation Mona Bismarck.
PARIS : Couvent des Cordeliers
" Arman : vingt stations de l'objet"
Jusqu' au 21 mars 2001
Arman nous propose de visiter dans cette exposition, la suite de ces vingt siècles qui ont précédés notre proche passage au 3ème millénaire, par la présentation de vingt objets ayant symbolisés ces différents siècles et détournés de leur utilisation d'origine par ses soins. Ces objets sculptures sont pour la plupart des créations originales présentées pour la première fois dans cette exposition symbole.
PARIS : Arts et Traditions Populaires
" Oriflammes vaudou, transes et signes"
Jusqu'au 26 février 2001
Cette exposition est consacrée aux expressions du vaudou derrière sa dimension religieuse. Les oriflammes avec les signes graphiques que sont les vévés invitent les loas, qui sont les esprits du vaudou, à suspendre le temps d'une cérémonie et des transes des sorciers les souffrances des hommes. C'est la mémoire du temps de l'esclavage, ou des affres de la vie qui s'expriment et consolide le souffle créatif des haïtiens. Cette exposition réunit les expressions du caractère sacré des oriflammes, illustré de nombreuses photos, et de poèmes dont le sens dramatique et tragique décrit la fin des souffrances et la voie du salut.
PARIS : Musée d'Art et d'Histoire du Judaïsme
" Friedl Dicker-Brandeis"
Jusqu'au 25 février 2001
Friedl Dicker -Brandeis est née en 1898 à Vienne et est formée au Bauhaus de Weimar sous la tutelle de Johannes Itten et de Paul Klee. Cette artiste mal connue en France s'exprima surtout dans le dessin, le collage, la peinture, mais aussi dans l'architecture d'intérieur, l'utilisation des textiles, les costumes et les décors de théâtre. Très impliquée dans le Bauhaus, elle fût aussi une remarquable pédagogue, patageant son savoir faire entre l'aquarelle, le pastel, la peinture de paysages et l'architecture ou le design . Elle est avant tout une femme artiste, juive, dont l'art et la production éclipse sans doute une forte personnalité qui n'hésite pas à s'engager et qui mourra à Auschwitz en 1944 dans une fin tragique. Cette exposition organisée sous l'égide du Simon Wiesenthal Center Museum de Los Angeles, est une première, car elle présente d'une manière quasi exhaustive toute l'oeuvre de cette artiste dont on ne connaissait que ses travaux au Bauhaus et les dessins réalisés avec les enfants juifs de Camp de Terezin avec lesquels elle se trouve internée en 1942.
PARIS : Cité de la Musique
" La Voix du Dragon"
Jusqu'au 25 février 2001
Cette exposition évoque 2500 ans de traditions musicales en Chine à partir d'un rassemblement exceptionnel d'objets et de trésors archéologiques tels carillons cérémoniels, cloches liturgiques, objets votifs et funéraires, et dévoile la place quoccupe lart du bronze campanaire dans lunivers religieux en quête de lharmonie, quil soit bouddhiste, taoïste ou confucéen.
Une " rue musicale " propose au public des démonstrations et des moments musicaux à partir de fac-similés d'instruments retrouvés dans la tombe du marquis Yi de Zeng et notamment le célébre carillon de 65 cloches aujourd*hui considéré comme l' emblème de la musique chinoise traditionnelle.
Une autre étape dans cette exposition est l'incursion " au coeur des origines "dans une salle en sous-sol, qui grâce au silence et à ses tonalités sombres, cherche à traduire la suspension du temps. Le public pourra admirer les trésors archéologiques du tombeau du marquis Yi de Zeng. Autour du cercueil intérieur du marquis Yi en bois laqué - une pièce maîtresse pour l'intérêt de son décor peint de dragons aux corps de serpents -, des instruments de musique, de la vaisselle, des bronzes, mais aussi des armes exhumés de cette tombe, ainsi que des objets provenant d'autres sites, sont exposés.
lIlustration : Affiche de l'Exposition " La Voix du Dragon "
Adresse : Cité de la Musique 221, Avenue Jean Jaurès 75019 Paris
PARIS : Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris
" L'Ecole de Paris - 1901-1929 "
Jusqu'au 11 février 2001
L'Ecole de Paris a été au devant de l'actualité artistique dans les années 1908 - 1920. Parmi ses acteurs les peintres et sculpteurs que furent Modigliani, Soutine, Picasso, Chagall, Pascin, Foujita, Brancusi, Zadkine que rien ne rassemblaient réellement, si ce n'est qu'ils étaient étrangers et farouchements indépendants, individualistes, et opposés autant à l'académisme qu'à l'avant garde. Davantage qu'une école, ou qu'un mouvement c'était une atmosphère ou un état d'esprit de révolte d'une époque, en quoi se retrouvaient des artistes venus d'horizon divers, qui partagés entre un retour au primitivisme des origines, et attirés par la modernité, exprimaient d'abord une envie de vivre leurs temps.
Quelques 220 oeuvres de 82 peintres, sculpteurs et photographes, qu'il s'agisse de primitivistes, cubistes, ou expressionnistes sont présentés dans cette exposition .
PARIS : Galerie Oudin
" Figures Singulières - Charles Lapicque "
Jusqu'au 10 février 2001
Cette exposition intitulée" Figures Singulières " de Charles Lapicque (1898 -1988) réunit exclusivement des représentations humaines, dans un esprit d'art brut. Dessins et lithographies des années 1945 à 1953.
Cette exposition a pour objet de mettre en lumière un ensemble d'oeuvres le plus souvent méconnues, d'en montrer la grande cohérence, la situation novatrice et le caractère personnel, à un moment où de
parfaites rétrospectives mettent en vedette des artistes majeurs comme Chaissac et Dubuffet, desquels Lapicque doit être rapproché, sans oublier " la nouvelle figuration ou figuration libre " que Dominique
Bozo, dans le catalogue d'une collection privée montrée à Tanlay, décrivait en filiation de ces artistes des années 50, en nommant Charles Lapicque.
A l'occasion : sortie de l'édition de tête du livre "Le Noeud Noir du Col de la Régente" publié pour le centenaire de la naissance de l'artiste : auteurs Michel Ragon, Norbert Ducrot-Granderye et Michel chez les Editeurs Richard Meier et Alain Oudin.
PARIS : Musée d'Orsay
" M.K. Ciurlionis "
Jusqu'au 04 février 2001
M.K. Ciurlionis (1875-1910), est un peintre lituanien originaire du sud du pays, près de la ville de Kaunas, que l'on découvre depuis peu en France. Cette exposition constitue la première rétrospective consacrée à ce peintre symboliste, dont l'oeuvre essentiellement faite d'aquarelles, ou de détrempes sur papier de petits formats, donne des peintures composées d'élèments naturalistes ( plantes, fleurs, arbres, etc...) entre autres, aux couleurs vives diluées, comme décolorées par les effets du soleil ou délavées par l'eau. Ce n'est qu'à partir de 1904 qu'il se consacre à la peinture, pour une carrière brève puisqu'il meurt à l'âge de 35 ans, après avoir réalisé quelques 200 tableaux environ.
PARIS : Musée des Arts et Métiers
" Les trois révolutions du livre".
Jusqu'au 03 février 2001
En quelques années, les médias ont explosés ( la télévision, Internet...) Lun des plus anciens moyens de communication, limprimé, est-il mort pour autant? Lexposition retracera depuis la naissance de limprimerie au XV° siècle son évolution, ses remises en cause, ses modifications et ses perspectives.
VERSAILLES : Château et Musée de Versailles
" Chefs -d'oeuvre du Musée Gulbenkian "
Jusqu' au 30 janvier 2001
Calouste Gulbenkian ( 1869-1955) était un financier arménien grand collectionneur de meubles anciens. Ce sont surtout les meubles du XVIIIème siècle et fabriqués par les artisans français qu'il considérait comme les meilleurs, qu'il collectionnât sa vie durant. A la faveur des travaux en cours au Musée Gulbenkian de Lisbonne, cette exposition donne l'occasion de redécouvrir un ensemble de meubles et d'objets royaux présentés dans le lieu pour lesquels plusieurs d'entre eux furent crées. Ce sont plus d'une trentaine de meubles et d'objets qui sont ainsi rassemblés et qui constituent les plus belles pièces de cette collection du Musée de Lisbonne. Adresse : Château et Musée de Versailles - Renseignements : 01 30 83 78 00
PARIS : Sénat Hôtel de la Questure
" Jean Pierre Baldini - Sculptures "
Jusqu'au 28 janvier 2001
Sous le haut patronage de Christian Poncelet Président du Sénat, cette exposition, réalisée avec le soutien des Laboratoires Yamanouchi réunira plus d'une cinquantaine de sculptures de Jean pierre Baldini, dont deux monumentales. Après Genève et le Palais des Nations de l'ONU où Jean-Pierre Baldini a présenté une rétrospective de ses oeuvres au mois d'octobre 2000, sous le haut patronage conjoint de la Mission Française auprès des Nations Unies et de la Commission Culturelle de l'ONU, c'est aujourd'hui Paris et le Sénat qui lui ouvre ses portes.
Depuis plus de vingt ans, il se consacre exclusivement à créer des oeuvres en bronze. Il est représenté dans un très grand nombre de galeries réputées en Europe et dans le monde, sollicité autant pour ses oeuvres monumentales publiques et privées que par des éditions originales ou à tirages limités.
BOULOGNE : Musée des Années Trente Espace Landowski
" Henry de Waroquier "
Jusqu'au 28 janvier 2001
Henry de Waroquier ( 1881-1970) a laissé un fonds important de son oeuvre au Musée, dont des peintures, des sculptures et quelques 900 dessins. Cette exposition nous propose de découvrir cet artiste au travers les différentes périodes de sa création graphique et au travers l'ensemble des thèmes qui l'ont inspiré.
Adresse : Espace Landowski 28, Avenue André Morizet 92104 Boulogne - Renseignements : 01 55 18 46 41
PARIS : Galerie du Petit Palais
" Chine La Gloire des Empereurs "
Jusqu'au 28 janvier 2001
Les récentes découvertes archéologiques permettent de faire remonter l'âge du bronze en Chine à 2200 av. J.C., époque de la dynaxtie Xia. Cette somptueuse exposition nous permet de découvrir des objets en bronze finement travaillés et datés de 1600 av. J.C. juqu' aux objets en or et en argent des moines boudhistes du XIème siècles au travers l'histoire des dynasties successives depuis les Shang (1550 -1050 av.J.C.), les Zhou (1050-770 av. J.C), puis les Jin au Nord et les Chu au Sud (entre le VIème et le Vème siècles av. J.C.), auxquels succèdent les Han (206 av. J.C- 220 ap. J.C.), les Wei (386-535) du Nord, les Sui ( 581-618), les Tang ( 618-907). Plus de 200 trésors, témoignages de la richesse de ces empires sont ainsi réunis : armes, coiffes, vaisselles, vases à offrandes, objets funéraires, pendentifs, en jade, en or, en bronze, mais aussi en bois ou en terre cuite.
PARIS : Galerie Nationale du Jeu de Paume
" François Morellet "
Jusqu' au 21 janvier 2001
François Morellet s'est interessé dès les années 1950 à l'abstraction géométrique en développant le principe des séries et des débordements des limites imposées par le cadre des toiles. La notion de série et de répétition induit une dimension nouvelle dans la peinture, mais aussi dans toute autre réalisation artistique qui est celle du temps : la répétition n'est jamais tout à fait identique, elle s'inscrit dans un moment unique face à l'infini ou à l'éternité. C'est l'objet de ses recherches qu'il effectue en particulier avec le "Groupe de Recherche d'Art Visuel" : il se passionne pour les géométries et en vient naturellement aux jeux des lumières et des néons, dont il fait l'objet de son art à partir de la fin des années 1980. Il s'agit ici de la première grande rétrospective consacrée à cet artiste depuis l'exposition de 1986 au Centre Georges Pompidou qui l'avait révélé plus largement au grand public.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Méditerranée, de Courbet à Matisse "
Jusqu'au 15 janvier 2001
Près de quatre-vingts dix Suvres illustrent le fascination qu'aura exercé la côte méditerranéenne sur les grands peintres qu'ont été Courbet, Monet, Signac, Matisse, Derain, ou Picasso.
A partir de la fin du XIXème, l'attrait des paysages méditerranéens n'est plus l'effet de la mode de l'antiquité, de l'orientalisme ou du goût pour l'exotisme. La Méditerranée attire pour son climat, mais aussi pour sa lumière et pour ses couleurs. C'est Gustave Courbet, qui inaugure en quelque sorte ce mouvement vers les plaisirs des nuances de la couleur, et vers la liberté des compositions, puis viendront , Monet, Cézanne, Bonnard, Signac en passant par Puvis de Chavannes et Picasso, ou encore par le fauvisme de Derain, de Braque et Matisse profondément inspirés par les villages du pourtour de la Méditerranée de Menton à l'Estaque, jusqu'à Collioure.
PARIS : Centre Georges Pompidou
" Rosemarie Trockel - Dessins "
Jusqu'au 15 janvier 2001
Le thème permanent et omniprésent dans l'oeuvre de Rosemarie Trockel est celui de la transformation, comme lieu de son expression artistique. Plus de cent cinquante dessins sont réunis dans cette exposition du Musée d'Art Moderne qui nous permettent de découvrir l'univers de cette artiste. Adresse : Rue Rambuteau Angle Rue Saint Merri 75004 Paris - Renseignements : 01 44 78 12 33
PARIS : Musée du Louvre
" 2000 ans de création, d'après l'Antique"
Jusqu'au 15 janvier 2001
L'Antiquité classique a été une source inépuisable d'inspiration dans l'histoire artistique de l'occident depuis le début du moyen-age jusqu'à nos jours. Plus de trois cents oeuvres sont réunies dans le cadre de cette somptueuse exposition dans le hall Naopléon, qui réunit sous ce thème les oeuvres les plus représentatives de Primatice, Tintoret, Rubens, David, Ingres, Rodin, Cézanne entre autres, mais aussi des oeuvres d'artistes du XXème siècle tels que Matisee, Magritte, Max Ernst, Dali, Brancusi , Arman entre autres.
PARIS : Bibliothèque Nationale de France / Bibliothèque Richelieu
" Sarah Bernhardt ou le divin mensonge "
Jusqu'au 15 janvier 2001
De 1861 à 1914, Sarah Bernhardt aura totalement dominé l'histoire du théâtre en France. A la fois actrice, interprète, metteur en scène, directrice de plusieurs théatres, l'artiste a surtout travaillé à construire durant sa longue carrière sa légende et son mythe. Elle chercha à inspirer les milieux artistiques de la peinture, de la sculpture, de l'art décoratif, mais aussi les milieux de la mode, en devenant la femme la plus moderne de son époque. Tel est ce que nous montre cette exposition .
PARIS : Musée de la Vie Romantique
" Sam Szafran - Ateliers "
Jusqu'au 15 janvier 2001
Pour la première fois à paris, le peintre Sam Szafran présente dans le cadre d'un musée parisien et les murs des ateliers du peintre Ary Scheffer, un ensemble d'une cinquantaine d'aquarelles et de pastels grands formats.
PARIS : Musée du Louvre
" Francisco Albani dit l'Albane 1758-1660"
Jusqu'au 15 janvier 2001
Trente oeuvres présentent pour la première fois Francisco Albani dit l'Albane (1578-1660) qui fût l'un des plus grands peintres de l'Ecole de Bologne au côté de Ludovico, Agostino et Annibale Carrache, fondateurs de l'illustre Accademia degli Incamminati.
PARIS : Musée National des Arts d'Afrique et d'Océanie
" Soundiata Keïta, empereur du Mali "
Jusqu'au 15 janvier 2001
Près d'une centaine d'oeuvres de Kouaté Dialiba nous sont proposées dans cette exposition illustrant la geste de Soundiata Keïta, empereur mandingue du Mali au XIIIème siècle. Cet ensemble de dessins est accompagné d'une présentation de nombreuses pièces d'archéologie appartenant à la culture et à l'histoire malienne, avec en particulier des pièces Mandingues et des objets provenant du Ke Macina. L'artiste Abboulaye Konafé complète cette belle exposition avec certaines de ses oeuvres contemporaines.
PARIS : Musée du Louvre
" Heka - Magie et envoûtement dans l'Egypte ancienne "
Jusqu'au 08 janvier 2001
Le Département des Antiquités du Musée du Louvre a réunit près de 250 objets : amulettes, statuettes, colliers, bâtons magiques retraçant la fascination que l'Egypte ancienne avait pour les croyances et les mythes et en particulier pour leur représentation de la vie dans l'au delà. Chacun de ces objets raconte l' histoire de cette civilisation et son ésotérisme à travers également la présentation du contenu de textes antiques.
PARIS : Musée d'Orsay
" Manet - Les Natures Mortes "
Jusqu'au 08 janvier 2001
Edouard Manet( 1832-1883) se sera toujours inspiré des sujets les plus simples ou le plus ordinaires dans l'ensemble de son oeuvre. Dans ses natures mortes, cette simplicité s'amplifie dans l 'equilibre des compositions. Certaines de ces petites toiles qu'il réalise sont l'objet de cadeaux qu'il fait à des amis, à des proches ou à des personnes aimées. Ce sont surtout des fleurs, des violettes, des pivoines ou encore des bouquets composés, autant d'oeuvres qui sont réunies pour la première fois dans cette exposition.
PARIS : Maison de Victor Hugo
" Victor Hugo- dessins . Du chaos dans le pinceau"
Jusqu'au 07 janvier 2001
Cette exposition présente l'oeuvre de Victor Hugo au travers ses dessins, qui le positionne probablement comme l'un des précurseurs d'une certaine modernité de l'art à son époque.
Une centaine d'oeuvres sont réunies : en dehors des dessins, de nombreuses encres mais aussi des aquarelles sur papier réalisées par le grand écrivain français traduisent son univers visionnaire et ténébreux.
PARIS : Musée du Luxembourg
" De Fra Angelico à Bonnard - La Collection Rau "
Jusqu'au 04 janvier 2001
Ce sont plus d'une centaine d'oeuvres de la Collection du Docteur Rau qui sont présentées dans le cadre de cette exposition dans les murs du Palais du Luxembourg qui retrouve ainsi sa vocation de Galerie d'Exposition et de Musée ouvert au public, qu'il avait déjà vers les années 1750. Plus d'une centaine d'oeuvres exceptionnelles sont réunies pour représenter dans le cadre du passage au troisième millénaire, environ cinq siècles de peinture occidentale au travers les noms les plus prestigieux et les Ecoles de peinture les plus représentatives depuis la Renaissance jusqu'au milieu du XXème siècle où Fra Angelico, Tiepolo, Le Greco, Fragonard, Corot, Manet, Renoir, Monet, Mary Cassatt, Picasso se côtoient pour une présentation qui n'a rien à envier aux grands musées du monde.
PONTOISE : Musée Tavet Delacour
"Les Peintres et les Baigneuses dans l'Art Moderne"
Jusqu'au 02 janvier 2001
Le corps féminin et sa beauté a toujours été un sujet majeur de l'histoire de l'art et de la peinture en particulier. L'art moderne a amplifié ce besoin d'exprimer le corps féminin, comme expression de tous les fantasmes par la création du sujet qu'est la baigneuse. Dans l'art moderne les bains de mer, et les salles de bain sont les lieux de cette glorification de la femme dans sa nudité. Cette exposition permet de confronter environ 80 oeuvres dans une période allant de 1890 à 1960, réalisées par une soixantaine d'artistes et d'observer l'évolution de l'expression de leur arts, inspirés qu'ils sont par une recherche esthétique permanente autour de ce thème.
PARIS : Galeries Nationales du Grand Palais
" Visions du futur
"Histoires des peurs et des espoirs de l'humanité".
Jusqu'au 1er janvier 2001
Le passage au troisième millénaire constitue un moment où l'on s'interroge sur la façon dont les hommes ont imaginé leur avenir au cours de l'histoire. De l'an Mil à nos jours, cette exposition évoque les différentes civilisations (d'Europe, d' Amérique, d'Océanie, du Tibet &) et les aspirations permanente à l'immortalité, au retour au paradis perdu, ou à la recherche de la Cité idéale. Au travers près de 200 Suvres, d'art ancien ou contemporain en provenance des différentes régions du monde, depuis des dessins de la Renaissance sur Dante aux Enfers jusqu'à des Suvres modernes telles qu'une voiture en forme d'oeuf, cette exposition fait le panorama de toutes les imaginations de l'homme au travers le temps.