BORDEAUX : Musée des Beaux Arts
" Made in USA : l'art américain de 1908 à 1947"
Jusqu'au 31 Décembre 2001
"Made in USA", réunit une présentation d'oeuvres emblématiques de l'art américain de 1908 à 1947, dans le cadre d'un projet d'échanges entre les musées français et américains pour familiariser en particulier le public français avec l'art américain, depuis l'Ash Can School, issu de l'impressionnisme, jusqu'aux oeuvres majeures des expressionnistes abstraits comme Barnet Newmann ou Jackson Pollock.
Cette exposition, rassemble des peintures et des oeuvres graphiques, mais aussi des photographies et des sculptures, prêtées par différents collectionneurs et musées français et américains, et sera présentée dans différentes villes de France, en
commençant par Bordeaux, pour partir ensuite pour le Musée des Beaux-Arts de Rennes (18 janvier 2002 - 31 mars 2002) puis le Musée Fabre de Montpellier (12 avril 2002 - 23 juin 2002).
COLMAR : Musée d'Unterlinden " Jost Haller : peintre de la chevalerie "
Jusqu'au 16 décembre 2001
Cette exposition proposée par le Musée Unterlinden de Colmar, dans le cadre d'une série d'expositions consacrées à l'art rhénan du XVème et XVIème siècles, est exceptionnelle à plus d'un titre, par l'invitation qu'elle nous fait à redécouvrir Jost Haller, le peintre alsacien de la chevalerie et l'inventeur d'un style si particulier, qui fût oublié pendant des siècles.
Jost Haller mêle l'art alsacien et l'art flamand, pour réaliser des retables sur panneaux de bois, ou des oeuvres miniatures caractéristiques des oeuvres picturales de l'époque.Dans un style courtois et précieux imprégné de l'art gothique international, il sait rendre avec une extrême précision la richesse des détails, la transparence de l'eau dans une carafe de verre, les plis délicats des riches étoffes, la finesse du grain de peau, et les brillances et reflets des armures.
Jost Haller doit son nom de "peintre de la chevalerie" par les deux retables qui lui sont attribués : "Les Chevaliers de Saint-Jean de Bergheim" et " Les Chevaliers Teutoniques de Sarrebruck".
Toutes les oeuvres connues de l'artiste sont ainsi réunies pour la première fois, soit six panneaux peints et une quarantaine de miniatures, dont le fameux " Retable des Chevaliers Teutoniques de Sarrebruck " datant de 1455-1460, contitué de quatre panneaux conservés séparément à la Pinacothèque de Munich, au Musée National de Nuremberg ou dans des collections privées et qui ont été rassemblé pour reconstituer l'oeuvre dans son ensemble. On pourra aussi découvrir la "Prédiction de St Jean-Baptiste" et "Le Combat de St Georges terrassant le Dragon" peints dans les années 1445-1450, mais aussi sa "Salomé", de multiples fois recopiées depuis sa redécouverte dans les années 1980
Des miniatures illustrant un "Livre de prières" de Dame Lorette de Herbeviller appartenant aux collections du Musée du Louvre, sont ausi présentées, constituées de portraits de saints, enluminés de la main de l'artiste, sont exposées individuellement
Peintre officiel des comtes de Sarrebruck, Jost Haller est un maître de l'Ecole des Primitifs Alsaciens, et le seul peintre de Strasbourg identifié par son nom, avant Hans Baldung Grien, et Martin Schongauer sur lesquels il aura exercé son influence.
La ville de Strasbourg était au XVème siècle le foyer artistique le plus riche de la région rhénane.Formé à Strasbourg, le nom de Jost Haller apparait à partir de 1438. Il rejoint vers 1450 la ville de Metz pour honorer diverses commandes prestigieuses, puis ensuite Sarrebruck, où il devient le peintre des comtes de Nassau-Sarrebruecken (jusque vers 1470). La plupart des ses oeuvres sont malheureusement détruites par les Réformateurs protestants, quelques années plus tard entre 1524 et 1530 pendant la période de l'iconoclasme.
Adresse : Musée d' Unterlinden - 1, Place d'Unterlinden 68100 Colmar - Renseignements : 03 89 20 15 50
LABASTIDE ROUAIROUX : Musée du Textile " Les artistes et le textile "
Jusqu'au 28 octobre 2001
C'est à partir de 1909 que les arts rejoignent la mode et que les peintres s'interessent au textile et à l'impression sur tissus avec Diaghilev pour lequel Léon Bakst réalise des costumes, des rideaux de scènes et des décors pour ses Ballets Russes . Miro, Chagall, Picasso, Dufy, Cocteau, Braque, Matisse, Kandinsky et d'autres grands artistes s'interesseront ensuite à l'impression des dessins et à la peinture sur les robes, les foulards, les vêtements.
Cette exposition du Musée du Textile du Tarn, réunit les réalisations d'un certain nombre de ces précurseurs depuis le début du siècle, dont les étoffes en soie imprimée de Raoul Dufy réalisées dans les années 1920-25 par le soyeux Lyonnais Bianchini Ferier. On peut y découvrir aussi un costume d'une femme "Jota" créé en 1919 pour le ballet "Le Tricorne" sur une musique de Manuel de Falla réalisé par Picasso, une robe de soie crème aux effets bleu, vert et rose pour le ballet "Daphnis et Chloé" créée par Chagall en 1959.
Plus d'une quarantaine de foulards et imprimés sur soie, sont aussi présentés, en provenance de la Galerie Maeght, l'ensemble témoignant s'il le fallait encore, qu'à coté du prêt à porter industriel, il ya une place pour les artistes dans le textile, avec la possibilité d'un renouveau de l'imprimé d'art dans le monde de la mode.
Adresse : Musée du Textile Rue de la Rives 81270 Labastide Rouairoux - Renseignements : 05 63 98 08 60
VANNES : Musée des Beaux Arts - De la Cohue
" L'Age d'or de la peinture en Bretagne"
Jusqu'au 28 octobre 2001
Ce sont 70 oeuvres de 32 peintres qui illustrent dans cette exposition l'"Age d'or de la peinture en Bretagne" sur plus d'un demi siècle de création, entre 1880 et 1950, et réunissant les plus grands peintres de cette époque de Maurice Denis à Paul Sérusier.
Ces chefs d'oeuvres en provenance de collections privées, mais aussi de collections de communes ou de musées bretons sont en grande partie peu connues du grand public. C'est ainsi que l'on peut découvrir un tableau de Maurice Denis intitulé "Notre-Dame de la Clarté", mais aussi des toiles telles que " Les Remparts de Vannes" d' Emile Jourdan, " Vue de Groix" d' Henry Moret, "Aiguilles de port-Coton" de Constantin Kousnetzoff, ou "Amas de rochers" de Charles Filiger
Cette exposition est aussi l'occasion de rendre un hommage aux villages qui ont tant inspirés ces peintres, tels que Le Faouët, Pont Aven, Rochefort-en-Terre et où les artistes découvraient la peinture en plein air et la pureté des couleurs avivées par l'océan, à la fin du XIXème siècle. Si la Bretagne avait attiré les écrivains au début siècle, les peintres eux aussi avaient été séduits par sa douceur de vivre, ses paysages contrastés, ses vues de la mer, ses ports, mais aussi par un esprit, et une identité forte des lieux.
LODEVE : Musée de Lodève " Derain et Vlaminck 1900-1915 "
Jusqu'au 28 octobre 2001
Cette superbe exposition organisée par le Musée de Lodève, présente, au travers quatre-vingts tableaux d'André Derain et de Maurice de Vlaminck, l'évolution des oeuvres des deux artistes pendant la période de leurs échanges intenses dans leur atelier commun de Chatou, entre 1900 et 1915. Cette présentation permet de mettre en évidence le rôle fondateur qu'ont eu les deux artistes dans l'invention du fauvisme.
En provenance de différentes collections privées internationales et de nombreux musées étrangers, sont réunies ici des oeuvres de Derain telles que "La Seine au Pecq" de 1905, "Le Pont de Charring Cross" de 1906 , "Paysage sur Seine" de 1909, et pour Vlaminck, des oeuvres telles que "L'homme à la pipe" peint en 1900, "Les Ecluses à Bougival" de 1906, "Bord de rivière" de 1907 ou encore "Paysage près de Martigues" réalisé en 1913.
NANCY : Musée des Beaux Arts " Jean Prouvé 1901-1984"
Jusqu'au 15 octobre 2001
Nancy commémore le centenaire de la naissance de Jean Prouvé. C'est un large éventail de l'oeuvre de l'architecte et du constructeur nancéien, devenu l'une référence en matière d'architecture et de design du XXème siècle, qui est présentée dans le cadre du Musée des Beaux Arts.
Le but que s'était assigné l'artiste était de mettre l'art à portée de tous. Cette ambition, on la voit naître au travers cette rétrospective de l'artiste, et des photos, maquettes, dessins, et mobiliers qui permettent de découvrir la grande personnalité du fils de Victor Prouvé et du filleul d'Emile Gallé. . Jean Prouvé en effet a toujours voulu se démarquer des ornements décoratifs inspirés par la nature, propre aux artistes de l'Ecole de Nancy, pour se tourner résolument vers le modernisme et l'utilisation nouvelle de matériaux comme l'aluminium, le fer et la tôle d'acier.
Ainsi les meubles et éléments d'architectures créés dans ses ateliers sont présentés ici et montrent la complexité de l'oeuvre de cet artiste. Les photos nous rappellent aussi qu'on lui doit notamment la rampe d'escalier de la brasserie Flo-Excelsior à Nancy de 1929, la maison du Peuple de Clichy en 1939, la "maison des jours heureux" pour Emmaus en 1956, les murs-rideaux de la Tour Nobel de la défense en 1967.
Cette exposition est accompagnée d'une présentation des divers autres aspects de son oeuvre, notamment de son mobilier, et de ses éléments démontables aux Galeries Poirel de Nancy, et de son oeuvre d'architecte au parc de la Pépinière.
RENNES : Musée des Beaux Arts " Mathurin Méheut- Dédicaces"
Jusqu'au 15 octobre 2001
Mathurin Méheut (1882-1958) fût toute sa vie fidèle à la Bretagne. Il semble l'avoir rendue éternelle dans son oeuvre et au travers ses dessins, ses aquarelles et ses peintures qui retraçent la vie simple des hommes, des saisons et des jours tranquilles. Cette exposition est un hommage particulier fait par la Bretagne à cet illustrateur infatiguable, en complément à l'exposition permanente qui se tient au Musée Mathurin Méheut de Lamballe.
NICE : Musée D'Art Moderne et d'Art Contemporain " Arman "
Jusqu'au 14 octobre 2001
Cette exposition rétrospective consacrée à Arman constitue un véritable évènement, par le fait qu'elle a réussit à réunir 150 oeuvres pour couvrir tout le parcours de l'artiste jusqu'à aujourd'hui
Auteur avecYves Klein du "Manifeste du Nouveau Réalisme", Arman mène une interrogation permanente sur l'objet, le sujet de l'objet, et sa fonction depuis 1960. Il quitte cette année là, l'abstraction et la peinture, pour tourner sa création vers l'objet et son contenu. Son obsession de l'objet, de sa composition, de sa structure, de son contenu est constante depuis lors, ce qui l'amène dans ses différentes actions publiques faites aussi de spectacle, de présenter ces objets qui l'obsédent découpés, tranchés, dé-composés, comme pour en découvrir leur âme. Cette présentation nous fait découvrir ainsi les premiers travaux d'Arman qu'il réalise sur papier, les Poubelles, les Accumulations, les Colères, les Combustions, jusqu'aux oeuvres "sculptées" les plus récentes jusque dans la dimension monumentale de certaines d'entre elles.
SAINT PAUL DE VENCE : Fondation Maeght " Wassily Kandinsky "
Jusqu'au 10 octobre 2001
La rétrospective Kandinsky ouverte à la Fondation Maeght a permis de réunir les plus grands chefs d'oeuvre du peintre en provenance du monde entier. Les plus grands musées tels la Galerie Tretiakov de Moscou, la Galerie Louisiana de Copenhague, la Galerie Nationale d'Erevan en Arménie, le Musée Guggenheim de New York, le Musée de Saint-Pétersbourg, le Centre Georges Pompidou, ou de la Fondation Beyeler de Bâle, parmi d'autres, ont acceptés de participer à cette grande rétrospective sur Wassily Kandinsky (1866-1944) qui rassemble une centaine d'oeuvres du peintre et permettent de mieux approcher et comprendre l'évolution de son oeuvre.
Cette exposition permet de comprendre celui qui d'une manière définitive a influencé toute l'histoire de la peinture du XXème siècle, alors qu'il se destinait d'abord à des études d'économie et de droit.
Elle montre la cohérence de l'évolution du peintre en dehors des apparences, et comment s'est effectué le passage entre le figuratif et l'abstraction lyrique, puis vers l' abstraction géométrique qu'il adopte d'une manière définitive à partir de 1922, date où il devient professeur au Bauhaus de Berlin.
MONTBELIARD : Musée du Château des Ducs de Wurtemberg " Picasso, un homme du trait"
Jusqu'au 1er octobre 2001
Le Musée du Château des Ducs de Wurtemberg a réuni en ses murs plus d'une centaine d'estampes réalisées par Picaso entre 1912 et 1972, à la fois réalisée par la technique de la gravure sur bois ou sur cuivre, mais aussi des lithographies et des gravures faites par linogravure ou monotype sur les différents thèmes de prédilection de l'artiste que sont la femme, l'artiste et son modèle, le minotaure et le taureau.
DIJON : Musée des Beaux Arts " Dresde, le Rêve des Princes"
Jusqu'au 1er octobre 2001
80 tableaux du XVIIème et XVIIIème siècles illustrent dans cette exposition la grandeur passée de la ville de Dresde, ville de l'ex-république démocratique allemande, et la renaissance des relations et des échanges entre cette ville au glorieux passé artistique et les musées de France .
Adresse : Palais des Etats de Bourgogne 21000 Dijon - Renseignements : 03 80 74 52 09
AJACCIO : Musée Fesch " Napoléon, Bonaparte et l'Italie"
Jusqu'au 1er octobre 2001
Cette exposition a pour fil conducteur tant le rôle de Napoléon Bonaparte dans l'organisation administrative et politique de l'Italie que le rôle qui lui même et les membres de sa famille ont eu notamment dans le domaine des arts. L'Italie, où plusieurs membres de la famille impériale ont porté de titres importants, -Napoléon était Empereur des Français, mais aussi Roi d'Italie, -fût également la terre d'exil d'une majorité d'entre eux.
L'exposition s'articule en trois parties. Les conquêtes : les deux campagne d'Italie, et la Péninsule entre révolution et Empire; les règnes : l'organisation du pouvoir napoléonien en Italie et ses représentations; les destins : la destinée romanesque des Bonaparte, du trône à l'exil en Italie.
Venues de france et d'Italie, des oeuvres des grands peintres et sculpteurs néoclassiques sont réunies au Musée Fesch, qui porte le nom du Cardinal Fesch, oncle de Napoléon, pour cette exposition dont des oeuvres de Appiani, Gros, David ou encore Canova
Cette exposition produite par la Succession Vasarély, présente des toiles de grands formats géométriques, qui sont parmi symboles mêmes de l'oeuvre de Vasarely.
Une présentation des oeuvres en "noir et blanc" des années 50 est aussi proposée. Des créations figuratives et intimistes moins connues des années 30-40 sont également réunies, où l'on découvre qu'avant de se lancer dans la réalisation de son art numérique, l'artiste a travaillé le mouvement et les couleurs.
Adresse : 110, rue Alexandre le Grand Fécamp - Renseignements : 02 35 10 26 10
AJACCIO : Palais Bénédictine : http://www.benedictine.fr
ALENCON : Musée des Beaux Arts " Hundertwasser- Hommage"
Jusqu'au 30 septembre 2001
L'artiste autrichien Friedrich Hundertwasser (1928-2000) avait acheté une maison dans la région du Perche, tout près d'Alençon en 1957. C'est un hommage que lui rend aujourd'hui le Musée des Beaux-Arts de cette ville par la présentation de 15 oeuvres réalisées dans sa ferme de la Picaudière, ainsi que par celle d'une tapisserie, des sérigraphies, des aquarelles, mais aussi des maquettes d'immeubles, du fait qu'il fût aussi un architecte de renom. Il réalisa en effet entre 1983 et 1985 des immeubles à Vienne, qui le firent remarquer, par leurs couleurs vives et leurs toitures en terrasses composées de jardins colorés dont en particulier le "Hundertwasser Haus", un immeuble étonnant construit en 1983 et repérable à ses fenêtres tordues aux couleurs criardes, ses toits regorgeant de plantes vertes et ses parquets bombés, qui est aujourd'hui l'un des lieux les plus visités de la capitale autrichienne.
Fervent écologiste, il considérait qu'il devait "transformer les villes sans âme où se développent l'alcoolisme et le trafic de drogue", pour permettre aux habitants de "vivre à nouveau en harmonie avec la nature". L'homme répétait que "la ligne droite est exempte de divinité"
Sa devise était " Un monde aux couleurs gaies est synonyme du paradis".
AUVERS SUR OISE : Musée Daubigny " Le chat, inspiration des artistes "
Jusqu'au 30 septembre 2001
Plus de 200 oeuvres, réunissant des tableaux, des sculptures, des céramiques ont été réunies de la Collection Lavech de Chancy, dont le thème et le sujet unique fût le chat, inspirateur des artistes. Monsieur et Mme Lavech de Chancy, collectionneurs passionnés, ont rassemblé tout au long de leur vie des oeuvres, ayant le chat comme sujet, dont ils ont fait don au Musée Daubigny. Cette exposition permet ainsi parmi les principaux artistes, d'admirer des oeuvres gravées de Stenlein, des sculptures de Barye, des céramiques de Sandoz, Gallé ou encore de Deck
TOULON : Hôtel des Arts " Pharaon Noir "
Jusqu'au 23 septembre 2001
Cette exposition intitulée "Pharaon Noir" réunit les oeuvres de Jean-Paul Marcheschi, faites de papiers, de sculptures, et de parties de murs passés aux flammes des bougies ou de flambeaux, mélés de cire et de suie, sur le thème du temps, du sommeil et de la mort.
Ce sont les ténèbres qui semblent hanter les lieux, mais davantages les hurlements, les agonies, les cris, pour inciter à une réflexion sur la mort, et ainsi donc sur la vie.
Ainsi de la "Salle de la fin de la nuit", à la "Chambre du Pharaon", non loin des gisants de la "Chambre des époux", on peut découvrir dans la pénombre un cortège d'objets ayant appartenus aux morts, et des sculptures de bronze couvertes de cire, un manteau de soie brodé d'or et de perles avec des traces de brûlures qui fait du lieu un sanctuaire où rodent des fantômes
"Pharaon noir" est pour l'artiste corse une fiction, car les personnages mis en scène dans ces oeuvres n'ont pas d' histoire et les représentations de la mort ne s'appuient sur aucune autre réalité que l'imaginaire.
Il s'agit là pour Jean-Paul Marcheschi, de dépasser l' état irréversible et étouffant de l'angoisse, et d'exprimer un cri au sens de ce qui serait une déclinaison du "Cri" de Munch.
MARSEILLE : Musée Cantini " Le très singulier Félix Vallotton "
Jusqu'au 10 septembre 2001
Cette exposition nous fait découvrir Félix Valloton avec ses nus, ses portraits, ses scènes de la vie quotidienne et ses paysages. Avec ses gravures sur bois, comme avec ses peintures, il se démarque de ses contemporains par une esthétique que l'on retrouvera plus tard chez certains expressionnistes : par les lignes, les formes, la composition, les couleurs . En marge des mouvements officiels il participe au cercle des Nabis, avec Bonnard et Vuillard, en particulier entre 1896 et 1899. Il reste moins connu pour son engagement dans l'Affaire Dreyfus, contre la politique coloniale, ou pour ses ambiguités face à l'émancipation de la femme au début du XXème siècle. Il dessine, grave et peint aussi des scènes sociales, plus ou moins satiriques ou humoristiques, mais aussi des portraits qui restent son travail préféré, et dans lesquels il excelle.
CAEN : Musée des Beaux Arts
" Peintres du Nord en voyages dans l'Ouest"
Jusqu'au 27 août 2001
Cette exposition intitulée " Peintres du Nord en voyages dans l'Ouest - Modernité et impressionnisme 1860-1900" présente différents artistes venus du Nord de l'Europe pour découvrir en France l'esprit de modernité qui y règne dans les années 1870 et 1880. Ces artistes découvrent un véritable épanouissement dans la pratique de l'art en plein air, mêlé à la fois de réalisme et d'impressionisme, mais découvrent aussi le souffle de la liberté dans les contacts qu'ils nouent avec non seulement les peintres français, mais aussi avec les écrivains, les musiciens et l'ensemble des artistes de l'époque.
STRASBOURG : Musée d'Art Moderne et Contemporain
" Kandinsky : 1913-1921 - les oeuvres sur papier"
Jusqu'au 26 août 2001
Wassily Kandinsky a influencé d'une manière essentielle toute l'histoire de la peinture d'avant-garde du XXème siècle. Cette exposition montre combien son oeuvre était d'une grande cohérence en dehors des apparences, et comment elle a évolué par une lente progresion de l'abstraction lyrique vers une abstraction géométrique qu'il découvre et adopte d'une façon définitive à partir de la période où il devient professeur en 1922 au Bauhaus de Berlin. Son oeuvre sur papier moins connue du public, et présentée ici pour la première fois, s'appuie sur cette lente évolution, et montre l'influence qu'elle eut, comme l'ensemble de son oeuvre sur des artistes tels que Hans Hartung, Fritz Winter ou Wols.
TOULOUSE : Les Abattoirs
" Joël Hubaut : Psyclom-clom epidemik cyberpink "
Jusqu'au 19 août 2001
Depuis le 9 février, un dépôt d'objets roses est ouvert au Musée des Abattoirs, destiné à alimenter l'exposition de Joël Hubaut, après celle de Nantes, intitulée "Psyclom-clom epidemik cyberpink", par laquelle le public en cédant ou déposant des objets de couleur rose, participe et nourrit l'oeuvre.
Illustration : Affiche de l'exposition
Adresse : 76, Allées Charles de Fitte 31300 Toulouse - Renseignements : 05 62 48 58 00
TOULOUSE : Musée des Augustins
" Nicolas Tournier : peintre caravagesque "
Jusqu'au 01 juillet 2001
Il s'agit ici de la première exposition consacrée à Nicolas Tournier (1590-1639) et à son oeuvre. Il fût en effet l'un des représentants les plus significatifs en France au côté de Georges de la Tour, d'une tendance picturale alliant à la suite du Caravage le travail sur les clairs obscurs dans la représentation de scènes populaires. La plupart de ses tableaux étant conservés au Musée des Augustins à Toulouse, ce Musée lui rend hommage aujourd'hui, par la présentation d'une quarantaine de ses chefs d'oeuvres, dont certains en provenance de collections européennes et américaines, mais aussi du Musée du Louvre.
NANTES : Lieu Unique
" Joël Hubaut : Clom Trok - Lu Pink Pink"
Jusqu'au 17 juin 2001
L'artiste Joël Hubaut présente une nouvelle installation intitulée "Clom Trok", constituée d'un dépôt d'objets roses de toutes sortes. Depuis début novembre, en effet, les Nantais étaient invités à venir déposer des objets roses qu'ils souhaitent vendre, par petites annonces dans la presse. Ce sont quelque 800 objets qui ont été répertoriés, et qui vendus entre 1 et 10.000 Francs. "Dans cette oeuvre, c'est vous et moi qui sommes invités à activer la sculpture monochrome rose, en achetant ou en vendant des objets roses... Nous avons reçu de tout, des antiquités aux fringues en passant par des bijoux ou des jouets...En transformant mes installations en dépôts-ventes, j'ajoute une valeur active à l'oeuvre qui est basculée directement dans l'espace social", explique Joël Hubaut.
Après d'autres installations monochromes, Joël Hubaut a choisi le rose qui est pour lui, "la couleur la plus mutante, la plus émancipatrice et celle qui a le plus de peps, alors qu'avant, elle était simplement connotée homosexuelle ou poupée Barbie".
lIlustration : image non disponible
Adresse : Lieu Unique 44000 Nantes - Renseignements : 02 40 41 65 65
POITIERS : Musée Sainte Croix
" Les figures du paysage : de Callot à Delacroix "
Jusqu'au 15 juin 2001
Le but de cette exposition est d'illustrer la manière de concevoir le paysage dans l'histoire de la peinture et d'observer l' évolution de cet art dans le dessin et dans les techniques de la peinture depuis le XVIIème jusqu'au milieu du XIXème, au travers les oeuvres de Callot, Van Goyen, Chasseriau ou Delacroix . Une grande partie des dessins présentés dans cette exposition proviennent de la Collection Alexandre Babinet, qui ont été légués en 1882 et dont une grande partie sont présentés pour la première fois au public.
ORNANS : Musée Gustave Courbet
" Courbet : le regard des autres "
Jusqu'au 10 juin 2001
Le Musée Gustave Courbet, qui est installé dans la maison natale du peintre à Ornans, petite ville appelée "La Venise de la Franche-Comté", propose actuellement une exposition sur l'univers de l'artiste franc-comtois intitulée "Courbet, le regard des autres". Déjà présentée à New York et Genève, cette exposition se compose de plus de 70 documents graphiques et photographiques rares qui montrent le peintre à travers le regard d'autres artistes contemporains, photographes, graveurs, et caricaturistes.
Il n'y a pas de toile présentée donc ici, mais un ensemble de dessins, et de gravures du maître, qui sont exposés, aux côtés de la collection permanente du musée.
PAU : Musée des Beaux Arts
" Tras los montes : paysages d'Espagne 1870-1920 "
Jusqu'au 31 mai 2001
Cette exposition nous propose une présentation et une découverte de la peinture espagnole au travers la peinture de la nature et la représentation des paysages entre les périodes 1870 et 1920. Différentes oeuvres significatives de peintres espagnols tels que Beruete, Sorolla, Zuloaga sont rassemblées, en provenance de différents musées dont le Musée des Beaux Arts d'Asturies pour témoigner d'un attachement qui fût dominant dans leurs travaux, celui d'un renouvellement de ce genre pictural et d'une rupture avec les conventions néo-classiques dominantes dans l'art espagnol jusqu'alors.
LYON : Musée des Beaux Arts
" Les Pont-Neuf de Camille Pissarro"
Jusqu'au 31 mai 2001
Il s'agit ici de présenter cinq des tableaux de Camille Pissarro de sa série des "Pont-Neuf" afin de comprendre l'importance de ces représentations en série chez l'artiste, qui recherchait par la répétition de ces séries à reproduire les effets infiniment changeants de la lumière, des couleurs, des impressions rendus par les mouvements de la foule déambulant sur le pont pour se rendre d'une rive à l'autre de la Seine. Pissarro a peint une série de 13 tableaux représentant le Pont-neuf entre 1901 et 1902, ce qui montre chez l'artiste une fascination pour ce thème du pont et des fluidités croisées entre l'eau et la foule que l'on retrouve aussi dans ses autres séries telles que celles des Grands Boulevards de Paris ou des Bords deSeine et des Ponts de Rouen.
MANTES LA JOLIE : Musée de l'Hôtel Dieu
" La Collégiale dans la Ville"
Jusqu'au 31 mai 2001
Voilà une exposition qui témoigne dans le détail de la richesse de la ville de Mantes la Jolie en matière d'art et d'architecture médiévale. Cette cité née au XIème siècle nous offre la possibilité de découvrir ici l'architecture des bâtiments religieux de la ville, et le descriptif de la vie quotidienne à cette époque. Le Portail des Echevins, en particulier, construit en 1320 et détruit au moment de la révolution est reconstitué ici, tandis que des maquettes et des documents permettent de reconstruire l'histoire de la ville au travers les siècles.
Illustration : image non disponible
Adresse : Musée de l'Hôtel Dieu Mantes la Jolie - Renseignements : 01 34 78 86 60
NICE : Musée d'Art Moderne
" Ben- Je cherche la vérité"
Jusqu'au 27 mai 2001
Il s'agit ici d'une véritable rétrospective qui nous est proposée par le Musée d'Art Moderne de Nice, avec la participation active de l'artiste lui-même. Au travers près de deux cents oeuvres qui retracent tout le parcours du peintre, jusqu'aux réalisations les plus récentes, on découvre un artiste en interrogation constante sur la vie et sur l'art : à la fois peintre et plasticien, musicien, théoricien, poète.
Ben est un personnage . Il dit de lui-même : "`Je suis né le 18 juillet 1935 à Naples de mère Irlandaise et Occitane, père Suisse Français. J'ai vécu en Turquie, Egypte et Grèce. J'arrive à Nice en 1949. Je cherche à faire ce qui n' a pas été fait. J'ai peur d'être un raté. J'aime les spaghettis. Parfois l'art m'emmerde. J'ai envie d'être un arbre. Je suis abonné au Monde. Je perds la mémoire et ça m'embête. J'aime les extrêmes en art. J'expose un peu partout, mais ça m'angoisse. Je vis actuellement à Nice avec ma femme Annie dans les collines. Il y a un grand tilleul devant la maison .Mes enfants sont grands ... L'exploration et l'exploitation d'un concept est le socle de la démarche artistique, alors chaque artiste explore une direction, produit un motif jusqu'à son épuisement : Klein le monochrome, César les compressions, Buren les rayures, Ben l'écriture. C'est plus le concept que l'Suvre, dans sa matérialité, qui importe. L'art est devenu une question d'attitude. Il n'y a pas de création sans prise de position par rapport à l'acte de création..."
Il aimerait passer à la postérité plus comme théoricien que comme artiste. Le matériau de sa peinture : la vérité, qu'il divise en vérité subjective : "`je suis jaloux", et objective:"cette toile pèse 2kg300". Il a ses têtes de Turc : les intellos, la culture, la manipulation, la désinformation, et ses dadas : le sexe, l'Occitanie, L'Ethnisme, la poésie, internet. Il glose sans fin. Après tant d'années à écrire sur tous les sujets sur tous les supports :"J'ai honte de me répéter. Celui qui se répète est aussi répréhensible que celui qui copie", il doute et le dit. Si l'art est dans une impasse, si l'avant-garde ne joue plus son rôle d'empêcheur de penser en rond, à quoi bon continuer, mais il continue. Tant qu'il y a des mots, il y a de la vie. Ben a souvent été taxé d'imposteur, de bouffon. Ses détracteurs considèrent ses peintures comme d'aimables graffitis dignes de figurer sur les murs des toilettes d'une école primaire. Ben s'en contrefiche, ce qui ne l'empêche pas d'avoir un regard critique sur sa production artistique, dont il est le premier à relativiser l'importance à l'aune d'autres formes d'expression.
TOULOUSE : Musée des Beaux Arts
" Jacques de Bellange 1575-1616"
Jusqu'au 24 mai 2001
Cette exposition consacrée à Jacques de Bellange permettra au public de découvrir cet artiste lorrain du 17ème siècle, encore méconnu mais que l'on peut placer dans le domaine de la gravure, sur le même pied que Durer ou Rembrandt. Eaux fortes, dessins, sanguines, soit au total plus de 90 oeuvres ont été réunies pour découvrir la modernité de cet artiste né vers 1575 et mort en 1616, tombé dans l'oubli avant d'être redécouvert voilà quelques annnées. Le Musée de Rennes s'inscrit depuis quelque temps dans la volonté de faire redécouvrir les chefs-d'oeuvres méconnus de l'art français du 17ème siècle. Ainsi ces gravures, subtiles et élégantes, mettent en scène des personnages ambigus, tel ce "St-Jean", androgyne, ou des compositions plus complexes et d'une grande maîtrise technique, comme le "Martyre de Sainte-Lucie" ou les "Trois Maries au Tombeau". Le mystère de l'oeuvre de Jacques de Bellange tient aussi du mystère qui entoure l'artiste, dont on ne connaît pas les dates précises de la naissance et de la mort, ni son origine, ni encore où il fût formé, et dont on ne connaît à aujourdhui, aucun portrait.
LYON : Musée des Beaux Arts
" Félix Valloton : 1865-1925"
Jusqu'au 20 mai 2001
Félix Valloton est connu pour ses nus, ses portraits, ses paysages et sa participation au cercle des Nabis en particulier entre 1896 et 1899. Il reste moins connu pour son engagement dans l'Affaire Dreyfus, contre la politique coloniale, ou pour ses ambiguités face à l'émancipation de la femme au début du XXème siècle. Il dessine, grave et peint aussi des scènes sociales, plus ou moins satiriques ou humoristiques. Tel est l'objet de cette exposition que nous propose le Musée des Beaux Arts de Lyon.
VILLENEUVE D'ASCQ : Musée d'Art Moderne
" Le Fauvisme en Noir et Blanc"
Jusqu'au 8 mai 2001
Cette exposition intitulée " Le Fauvisme en noir et blan" concerne la période qui va de Gauguin à Maurice de Vlaminck et les dessins et estampes chez les Fauves dans leur rapport à leur environnement . Elle rassemble une centaine d'estampes et de livres illustrés réalisés par les artistes fauves (Derain, Dufy, Friesz, Matisse, Vlaminck), leurs précurseurs (Gauguin, Maillol, Munch, Valloton, Valtat) ainsi que leurs contemporains expressionnistes allemands (Heckel, Kirchner, Schmidt-Rottluff).
Cette exposition fait partie, il faut le noter de l'une des septs expositions qui ont reçu le label d"'Interêt national" par le Ministère de la Culture pour l'année 2001.
TOULOUSE : Musée Paul Dupuy
" Peinture Toulousaine du XVIIIème "
Jusqu'au 30 avril 2001
A la fin du XVIIIème siècle, dans les années 1750-1790, les familles riches de Toulouse et de la région possédaient leur peintre "familial", celui qui était chargé de peindre les portraits des différents membres de la famille, qui resteraient à la descendance. Ces peintres portraitistes se nommaient Antoine Rivalz, François de Troy, Robert Tournières, Hyacinthe Rigaud , Nicolas de Largillière, Jean Raoux, ...et présentaient régulièrement leurs oeuvres dans les expositions de l'Académie Royale de Toulouse, créée par les capitouls, les grands magistrats de la ville. Cette exposition réunit près d'une centaine d'oeuvres et de portraits de cette époque.
LILLE : Palais des Beaux Arts
" Tiepolo et son siècle "
Jusqu'au 30 avril 2001
Après le Musée des Beaux Arts de Lyon, c'est le Palais des Beaux Arts de Lille qui nous propose une sélection des plus beaux tableaux des Peintures Italiennes du XVIIème présentes dans les Collections Publiques en France. Des toiles de Guardi, de Bellotto, de Canaletto, de Tiepolo se côtoient ainsi pour la première fois et nous transmettent ce qu'étaient les arts et la vie dans les villes de Venise, de Gênes, de Bologne, de Naples, ou de Rome à cette époque. Au travers quelques 120 oeuvres réunies ici, les différents genres : portraits, paysages, natures mortes, scènes de la vie quotidienne et sujets religieux nous font découvrir l'extrême richesse de cette époque florissante.
Venise était alors le centre intellectuel et artistique de l'Italie, mais les peintres d'autres écoles, comme celles de Bologne, de Rome et Naples, avaient elles aussi aussi un important rayonnement en europe et leurs oeuvres entrèrent petit à petit dans les musées français au cours des XIX et XXèmes siècles. Les portraits, scènes de genre, peinture religieuse et d'histoire, esquisses, paysages sont les genres de l'époque, dont la "veduta", le portrait de ville, n'a pas d'équivalent en France. Francesco Guardi, était l'un des principaux représentants de la "veduta". Il s'inspirait de Canaletto, dont la "Vue de la Salute depuis l'entrée du grand canal" montre Venise sous une vue plongeante qui amplifie l'espace, sous un ciel plombé d'orage. Giovanni Paolo Panini, professeur à l'Académie de France à Rome, lui était le maître des paysages "antiquisants" et de galeries imaginaires, genres très prisés des collectionneurs français d'alors. A Naples, un artiste majeur, Francesco Solimena, rappelait Le Caravage par ses clairs-obscurs et ses contrastes très marqués. A Bologne les peintres Donato Creti et Giuseppe Maria Crespi, étaient aussi célèbres . Ces différentes écoles peu à peu éclipsaient les écoles du nord de l'Italie et notamment celle de Gênes où pourtant, de grands artistes y travaillaient, comme le Génois Alessandro Magnasco, qui peignait des sorcières, des moines, et couvents, autant de sujets qui ne seront appréciés, tardivement en France, que par l'époque romantique.
TOULOUSE : Les Abattoirs
" Simon Hantaï "
Jusqu'au 29 avril 2001
Simon Hantaï procéde à des recherches sur la couleur et sur les contrastes depuis 1950, ce qui lui permet d'occuper une place originale dans l'art contemporain. Le Musée des Abattoirs de Toulouse conserve une quinzaine de ses oeuvres réalisées entre 1950 et 1970, qui couvrent l'ensemble du trajet de l'artiste, depuis sa période surréaliste jusqu'aux années récentes où ses recherches ne prennent que davantage d'importance, telle que dans des toiles présentées ici, telles que les "Mariales" ou, encore "Blancs" réalisée en 1973.
AIX EN PROVENCE : Conseil Général
" Bouquets "
Jusqu'au 22 avril 2001
Ce sont près d'une soixantaine de toiles de quelques grands artistes dans leurs différents styles qui font l'objet de cette exposition sur le thème des "bouquets de fleurs". Les peintres classiques, figuratifs, naïfs, expressionnistes, surréalistes, se côtoient dans un exercice qui aura séduit tous les peintres, qu'ils se nomment, Braque, Matisse, Balthus, Manguin, Tal Coat, ou encore Max Ernst.
Un série très importante d'objets gallos-romains : poteries, vases, statuettes, émaux, mosaïques, fibules, tissus et une pièce unique, une robe de laine marron et sa ceinture, en parfait état de conservation, sont présentés au Musée Bargoin sur le thème des couleurs présentes dans la vie quotidienne de nos ancêtres. Non seulement les objets, mais aussi les pigments colorants, et les techniques utilisées en Gaule, sont expliqués aux visiteurs ainsi que les techniques des fresques murales apportées par les Romains .
AMIENS : Musée de Picardie
" Chine - L'Apogée des Song "
Jusqu'au 18 avril 2001
Deux expositions sont réunies dans le cadre du Musée de Picardie à Amiens.Une première nous propose une série d'oeuvres et d'objets datant de la dynastie des Song ( du Xème au XIIIème siècle ), période riche et raffinée, qui proviennent du Musée de la Province de Zhejiang. Une deuxième nous fait découvrir l'art contemporain chinois du XXème siècle , après la mort de Mao Tsé Toung par des oeuvres d'artistes imprégnés de la culture occidentale.
ARLES : Museon Arlaten
" Faïences et vanités "
Jusqu'au 18 avril 2001
C'est à partir du XIIIème siècle que la faïence devient un moyen de décoration dans les châteaux, demeures, églises et lieux d'exception. Cette technique permet une richesse décorative nouvelle que seuls les plus nantis ou les plus puissants peuvent s'offrir qu'ils soient seigneurs ou religieux. Cette technique importée du bassin méditerranéen est faite à l'époque de carreaux de terre cuite vernissée richement décorés, et assemblés pour reprsésenter les emblèmes du pouvoir, les armoiries, ou pour célébrer des batailles dans les intérieurs. Le Musée d'Arles a réunit ainsi une collection de plus de deux cents carreaux de faïence très anciennes, en provenance soit de Catalogne, soit d'hôtels particuliers de la région d'Arles. Les faïences ainsi présentées dans cette exposition témoignent de l'influence espagnole, mais aussi arabes à la fois dans cette technique qui demeure encore très développée aujourd'hui au Portugal et dans les motifs décoratifs faits de représentations végétales et animales, mais aussi reprsésentant parfois les activités humaines
NICE : Musée des Arts Asiatiques
" Contes d'ici et de l'au-delà"
Jusqu'au 16 avril 2001
Cette exposition de paravents japonais anciens permet de découvrir les origines de la poésie et la force de la littérature japonaise de l'époque de Heian (794-1185), considérée comme l'âge d'or dans l'histoire du Japon. Ces paravents datant de la fin du XVIIème retracent ces origines, dans des compositions aux apparences pourtant contemporaines, témoignant sans doute de la présence constante des mythes et de la tradition dans la culture nipponne.
HYERES : Villa Noailles
" Hommage à Jean Prouvé"
Jusqu'au 08 avril 2001
L'architecte Jean Prouvé fût dans les années 30, l'inventeur de la maison nomade, montable et démontable à volonté. Jean Prouvé (1901-1984) se prétendait ferronnier et refusait l'imitation du passé. Hyères inaugure un cycle d'expositions qui lui est consacré, et qui sera suivi par des expositions à Paris et Nancy, ou cours desquelleson peut découvrir les villas modulables signées Prouvé. Conçues dans son atelier, et préfabriquées dans son usine de Nancy, ces villas en kit s'assemblent très simplement.
Sur une base lourde , une dalle pour le sol et un mur de pierres sèches élevé par des maçons, se pose une ossature préfabriquée en usine, en acier plié et un "bloc-service" en béton, abritant la cuisine, les sanitaires, à quoi s'ajoute une toiture en tôle, montée d'une seule pièce. Ce sont des maisons prêtes à habiter.
Il fût aussi l'inventeur du "mur-rideau" composé d'un panneau de façade en suspension et de meubles très fonctionnels. Il fût surtout inspiré par l'idée de l'itinérance : en 1935 il conçoit des maisons de week-end, en 1940, il crée des abris de campagne pour l'armée, et des classes montables en deux semaines après-guerre, entre autres.
A l'âge de 70 ans, Jean Prouvé permet à deux jeunes architectes : Piano et Rogers, qui s'inspirent de ses recherches, de concrétiser leur projet en gagnant le concours d'architecture pour la réalisation du Centre Georges-Pompidou (1971-1975) dont il était le président du jury.
Illustration : image non disponible
Adresse : Villa Noailles 06 Hyères -
ANTIBES : Musée de la Carte Postale
" La Joconde en cartes "
Jusqu'au 31 mars 2001
Nous savons que tout au long des siècles qui nous séparent d'elle, "La Joconde" et son sourire n'ont cessé de fasciner les artistes. Mais de nombreux artistes, dessinateurs, caricaturistes l'ont aussi interprétée, pastichée, copiée, déformée, et "réduite" pour l'humour, au format de la carte postale. Le Musée de la Carte Postale d'Antibes accueille dans cette exposition un choix important de ces cartes humoristiques parmi les quantités innombrables qui ont été produites.
TOULOUSE : Musée Georges Labit
" Etoffes égyptiennes : Nat les chefs d'oeuvre des tisserands coptes"
Jusqu'au 19 mars 2001
Cette exposition rassemble et permet de découvrir divers ensembles de tissages, les"Nat", mot par lequel on désignait le tissus, le tissage ou l'étoffe, dans les dialectes de la Haute et de la Basse Egypte. Ces étoffes particulières de l'artisanat copte, représentent les motifs des mythes et thèmes de l'histoire grecque et romaine dominantes à cette époque, mais qui nées dans l'antiquite Egypte, se sont diffusées progressivement dans le bassin Méditerranéen avec le développement du christianisme.
lIlustration : image non disponible
Adresse : 43, rue des Martyrs de la Libération 31400 Toulouse - Renseignements : 05 61 22 21 84
PONT AVEN : Musée de Pont Aven
" Les Affiches du Salon des Cents "
Jusqu'au 19 mars 2001
Vers les années 1890, et en particulier à partir de 1894, lors du Salon des Cents, les affiches fleurissent , avec pour sujet dominant le thème de la femme à la mode, élégante, raffinée, emplumée, avec chapeau et robe corsetée, pour annoncer les spectacles de cabaret, ou les expositions d'art. Ces affiches sont signées des plus grands artistes de l'époque : Grasset, De Feure, Berthon, Mucha très imprégnés par la tendance "Art Nouveau" ou encore Toulouse Lautrec ou Bonnard soulignant les contours de leurs sujets, comme le faisait la peinture japonaise. Elles sont aussi les oeuvres de graphistes tels que Willette ou Cazals, qui proposent aussi leurs caricatures aux journaux. Cette exposition réunit plus de 50 affiches
en provenance en grande partie de la Collection Neumann, et d'une collection particulière suisse.
BORDEAUX : Musée des Arts Décoratifs
" Autour de 1900 "
Jusqu'au 18 mars 2001
"Autour de 1900" est une exposition qui rassemble pour la première en France un ensemble de 145 oeuvres d'"Art Nouveau" les plus représentatives en provenance essentiellement du Musée Bellerive de Zurich. Ce musée regroupe en effet une collection extrêmement complète de cette école qui s'est développée surtout en Allemagne, Autriche, Belgique et Grande Bretagne au début des années 1900. Le Musée des Arts décoratifs de Bordeaux offre le plaisir de découvrir les oeuvres du décorateur et tapisier Henry Van de Velde, la tapisserie de Frida Hansen intitulée "La Danse de Salomé" de 1899, mais aussi parmi le mobilier, les lampes et objets de l'Ecole de Nancy avec des vases ou objets en verre d'Emile Gallé, de Daum, ou de Lalique, des meubles de Majorelle, les oeuvres parmi d'autres, annonciatrices du design du XXème siècle, par exemple de William Morris le Britannique, ou de Peter Behrens, l'Autrichien.
METZ : Musée de la Cour d'Or
" Le Chemin des Reliques "
Jusqu'au 15 mars 2001
Les reliques nous apportent le témoignage du mystère, de la magie et du sacré qui ont traversés les siècles. Ces morceaux d'ossements, de dents, de tissus enchâssés dans des coffrets précieux décorés d'or, d'argent, et de pierres précieuses, créent un lien au travers l'histoire entre la vie et la mort, mais aussi entre le profane et le sacré en devenant eux mêmes des objets représentatifs du divin, et dont des objets de culte. C'est ainsi que le Musée de la Cour d'Or nous propose de découvrir près de 140 reliques, provenant la plupart du Moyen Age telles entre autres que la Châsse dite de "Charlemagne", de la Cathédrale Saint Etienne, ou la châsse de l'Adoration des Mages de l'Abbaye de St Arnoult.
POITIERS : Musée Sainte Croix
" La Croix en Poitou "
Jusqu'au 15 mars 2001
Le but de cette exposition intitulée " La Croix en Poitou, des origines à nos jours" est de nous permettre de comprendre et de suivre l'histoire de la croix et de sa représentation dans le Poitou, au travers un choix important de documents, d'objets sacrés et de croix anciennes et plus récentes. Ces objets sont présentés dans une logique chronologique qui permet de mieux en cerner le contenu religieux, mais aussi de souligner l'évolution de l'aspect artistique de ces représentations iconographiques et matérielles de la foi, dans une région qui bénificie d'un patrimoine religieux particulèrement riche.
CAEN : Musée des Beaux Arts
" José Maria Sicilia "
"livres, estampes et oeuvres sur papier 1992-2000"
Jusqu'au 12 mars 2001
L'oeuvre de José Maria Sicilia,artiste espagnol, est un jeu original, délicat et permanent fait d'illusions : opacité et transparence, envers et endroit, dessus et dessous. Les formes et les matières qu'il nous présente dans ses tableaux et cette exposition intitulée '"En Flor", se mêlent, à la fois envahis par les motifs à effets décoratifs avec des motifs animaux et végétaux. La technique de son art et les thèmes qu'il choisit sont les moyens pour lui de questionner ce qu'est la réalité, ce qu'est la beauté, ce qu'est aussi l'art :l' expression d'une idée du beau, ou l'expression d'une image de soi.
ISLE SUR SORGUE : Hotel Donadeï de Campredon
" Hervé Di Rosa"
" Tour du Monde"
Jusqu'au 11 mars 2001
Hervé Di Rosa inventeur et créateur du Musée International des Arts Modestes ( MIAM) à Sète, sa ville natale, a entrepris en 1993 de réaliser une série de peinture et de travaux exprimant les différents modes de vie et cultures des villes du monde où il séjourne. Ainsi quand il voyage en Bulgarie, il réalise "Di Rosaïcônes" sur le mode et selon la technique utilisée dans le pays pour les icônes. Au Bénin, il réalise des "Appliqués", qui sont des dessins réalisés avec des tissus cousus sur des toiles qui sont exposés au Musée national des Arts d'Afrique et d'Océanie à Paris. En Ethiopie, il peint sur des peaux de zébu, au Vietnam, en 1996 il réalise des laques incrustées de nacre... Il veut défendre par là le concept d'un art populaire appartenant au monde. Cette exposition nous donne la possibilité de découvrir ses expériences diversifiées d'un art multiforme et multiculturel.
REIMS : Musée Saint Rémi
" Florilège de l'Art Japonais "
Jusqu'au 04 mars 2001
Cette superbe exposition nous propose un choix des plus beaux objets de la collection du Musée de Saint Rémi , en provenance de la collection Alfred Gérard. Ce sont environ une cinquantaine de pièces et d'objets rares de la famille Tokugawa qui sont réunis représentant la période d'Edo entre 1600 et 1868, Edo étant l'ancien nom de Tokyo. C'est ainsi, que l'on peut admirer divers objets en ivoire sculpté, dont un autel du XVIIIème siècle en forme de temple, des objets en faïence, des armes, des sabres Daisho, une armure de samouraï, des petits meubles laqués, mais aussi des estampes signées d'Utamaro, d'Hiroshige ou d'Hokusaï.
LODEVE : Musée de Lodève
" Picasso et Miro "
Jusqu'au 04 mars 2001
Picasso et Miro auront été deux des plus grands artistes du XXème siècle. C'est à travers leurs oeuvres sur papier, gravures et lithographies que le Musée de Lodève salue le génie de ces deux artistes qui ont différents points communs en dehors de l'importance de leurs travaux sur papier. Ils sont tous deux espagnols et imprégnés de la culture catalane, tous deux très attachés à la France et à sa richesse artistique où ils passèrent de longs moments de leur vie et ont été tous deux les maîtres de l'avant-garde artistique mondiale. En outre, en dehors de leur oeuvre propre, ils réalisèrent d'innombrables illustrations pour les ouvrages de leurs amis écrivains, avec à chaque fois une inventivité et une créativité sans commune mesure, avec l'art de l'époque. C'est à cette découverte que nous convie cette très belle exposition de Musée de Lodève qui nous permet de voir de nombreuses gravures peu connues et en provenance de différentes collections privées.
AIX EN PROVENCE : Musée Granet
" De Cézanne à Giacometti"
Jusqu'au 04 mars 2001
Cette exposition après avoir été présentée au Musée d'Orsay à l'automne dernier, vient de s'installer à Aix en Provence au Musée Granet. Elle présente les 109 oeuvres qui ont été offertes à l'Etat Français et aux Musées Nationaux par un collectionneur privé, regroupant des peintures, sculptures et dessins des plus grands artistes du XIXème et du XXème siècles. Parmi ces oeuvres, 71 d'entre elles seront réparties dans les musées français réunissant des oeuvres du XIXème siècle. Des toiles de Cézanne, Bonnard, Degas, Mondrian, Seurat et Vuillard seront confiées aux musées parisiens, et des peintures de Giacometti, Balthus, Klee, Tal Coat, Léger, Staël, Schwitters, Bram Van Velde quant à elles resteront au Musée Granet, qui devra de ce fait entreprendre des travaux d'agrandissement.
MARSEILLE : Centre de la Vieille Charité
" Triomphe du Baroque "
"L'architecture en Europe 1600- 1750 "
Jusqu'au 04 mars 2001
Tableaux, dessins, estampes, maquettes et objets anciens en provenance de nombreuses collections européennes sont réunis ici pour mettre en lumière la richesse et la multiplicité de ce que fût l'architecture et la création artistique en matière de construction et de monuments dans l'ensemble des pays d'Europe depuis la fin du XVIème jusqu'au XVIIIème siècle.
Illustration : Affiche de l'Exposition
Adresse : 2, Rue de la Charité 13002 Marseille -
MARSEILLE : Espace Ecureuil
" Marc Chagall - graveur"
Jusqu'au 04 mars 2001
Ce sont plus d'une cinquantaine de gravures de Marc Chagall ( 1887-1985), en provenance de la Fondation Maeght, qui ont été choisies ici pour nous faire découvrir un aspect plus confidentiel dans l'oeuvre de l'artiste. Rien ne manque aux habituelles sources d'inspiration de Chagall : la Russie son pays natal, les mythes et les symboles de sa culture, l'univers fantastique de son imaginaire et la richesse de ses couleurs éclatantes. Des eaux fortes complètent ce choix dont l'llustration du poème d'Aragon " Celui qui dit les choses sans rien dire", ou celle du texte d'André Malraux " Sur la terre" au sujet de la guerre civile en Espagne
BEAUNE : Hospices de Beaune
" Marie et l'Héritage de Bourgogne"
Jusqu'au 28 février 2001
Marie de Bourgogne (1457-1482) fille unique de Charles le Téméraire se marie en 1477 avec Maximilien d'Autriche et apporte par cette union aux Habsbourgs, les Pays Bas, les Flandres et la Franche Comté, possessions du Duché de Bourgogne. L'exposition proposée par les Hospices de Beaune, est de retracer cette période de l'histoire autant que le destin de Marie de Bourgogne en quelques 200 oeuvres, peintures et objets prêtées par différents musées européens, avec en particulier le portrait de Marie par le peintre Michael Pacher, un buste de Charles Quint avec le collier de la Toison d'Or et entre divers objets, la couronne posée sur son cercueil à Bruges , au lendemain de sa mort prématurée en raison d'une chute de cheval.
QUIMPER : Musée des Beaux Arts
"Le Dessin dans l'art français du XVI au XIXème sièce "
Jusqu'au 28 février 2001
Au travers plus de 80 dessins sélectionnés parmi les collections des musées de France, et appartenant aux différents mouvements de l'art français entre le XVIème et le XIXème, le Musée des Beaux Arts de Quimper s'emploie à donner au dessin l'importance qui lui revient, bien qu'il fût lontemps un art secondaire, puisqu'il représentait le travail préparatoire à tous les travaux des peintres. Cette première série d'études de portraits, de paysages ou de scènes de genre en provenance pour une grande part du Musée d'Angers, ainsi que des dessins de Géricault, Cousin, Fragonard nous sont présentés pour nous faire découvrir l'importance du dessin dans la construction finale des oeuvres.
Adresse : 40 Place St Corentin, 29000 Quimper Renseignements : 02 98 95 45 20
NICE : Musée des Beaux Arts
" Les Van Loo"
Jusqu'au 28 février 2001
Cette famille de peintres la famille des Van Loo rayonne dans toute l'Europe durant tout le XVIIIe siècle. D'origine néerlandaise, ces artistes français restèrent proches des cours royales et des Princes, principalement à Paris et en Italie. Ils furent des peintres de cour et d'histoire, portraitistes et peintres de genre mais aussi de peinture religieuse. Une quarantaine de tableaux provenant de différentes collections publiques et des documents iconographiques sont rassemblés selon le parcours historique et la carrière de ces trois générations d'artistes : le père Abraham-Louis Van Loo
(1656-1712) et ses deux fils Jean-Baptiste (1684- -1745) et Charles André, dit Carlo Andrea (1705-1765).
PAU : Musée des Beaux Arts
" Gérard Garouste : les gouaches du Don Quichotte "
Jusqu' au 26 février 2001
Après plusieurs autres villes, Pau et son Musée des Beaux arts accueillent dans cette exposition environ 150 gouaches peintes entre 1978 et 1998 de Gérard Garouste, sur le thème de Don Quichotte, cher au peintre, lequel est allé chercher dans l'oeuvre de Cervantés, ce qu'il semble considérer comme l'un des mythes essentiels de la vie : la figure du révolté sans cause et désespéré, à la recherche de l'absolu.
DIJON : Musée Magnin
" Les réserves du Musée Magnin "
Jusqu'au 25 février 2001
Le Musée Magnin, installé dans un vieil hôtel particulier d'une ruelle du Dijon d'hier, abrite dans ses réserves quelques 600 tableaux de peintres français, dont une quarantaine d'entre eux viennent d'être récemment rafraîchis et restaurés. Parmi ceux-ci des oeuvres allant du XVIème et XVIIIème, dont une toile de l'atelier de Simon Vouet intitulée "Cérès", "La Mort d'Adonis" de Louis de Sylvestre, une toile de Edouard Hippolyte Margottet intitulée " Peintre dans son atelier", présentées dans le cadre d'une présentation au public de ce travail de restauration.
TOULOUSE : Les Abattoirs
" Pierre Soulages : peintures et dessins "
Jusqu' au 19 février 2001
Le Musée des Abattoirs pour inaugurer sa première exposition de peinture présente plus de 80 Suvres de Pierre Soulages en provenance de différents musées du monde et de collections privées . Cet artiste depuis 1979, travaille une peinture abstraite dans laquelle le noir, le « noir-lumière », dit-il, lui permet de s'exprimer dans des toiles de grands formats. Cette exposirtion permet de découvrir des Suvres récentes, adaptées pour les volumes et les espaces offerts par les Abattoirs, ainsi qu'un ensemble de dessins.
ROANNE : Musée des Beaux Arts J. Dechelette
" Jean Puy "
Jusqu'au 18 février 2001
C'est une cinquantaine de toiles de Jean Puy (1876-1960) qui sont réunies pour la première fois et proposées au public. Jean Puy que l'on rapproche parfois du fauvisme disait avoir toujours gardé une constante ligne esthétique dans sa peinture, qui le rapprocherait davantage des peintres de l'Ecole de Pont Aven. Chez lui, point de couleurs vives, mais des teintes travaillées, avec un sens de la mise en scène et des formes, qui lui donnerait quelques ressemblances avec l'intismisme de Pierre Bonnard.
CARCASSONNE : Musées des Beaux Arts
" Portaits de femmes "
Jusqu'au 17 février 2001
Cette exposition a pour objet d'illustrer le statut des femmes au XIXème tel qu'il apparaît dans la peinture de cette époque. La femme est un sujet inépuisable et une source de fantasmes sur la mère, l'amante, l'épouse, dont la représentation est trahie parfois aussi par les réalités de la femme en peine ou au travail. C'est ainsi que l'on peut découvrir ici tous les genres de scènes de la vie quotidienne, des scènes réveuses et symboliques, des scènes de charme aussi, utilisés dans cette peinture. Ces oeuvres proviennent de différents musées de France, et en particulier du Musée Déchelette de Roanne, et du Musée de l'Abbaye de St Riquier en Picardie.
NANTES : Centre d'Art de la Rairie
" Jean Messagier "
Jusqu'au 10 février 2001
Jean Messagier disparu en 1999, était une figure de la Nouvelle Ecole de Paris et le chantre de la nature comme objet de l'abstraction lyrique. Le paysage est le centre d'un jeu abstrait où les perpectives, les proportions, les ombres s'abandonnent aux expressions et aux élans de lumière. Une soixantaine de toiles, et de gravures sont exposées dans divers lieux de Nantes : à la Galerie du Forum , Passage Pommeraye, dans la Chapelle de l'Oratoire ou au Centre d'Art de la Rairie, pour nous initier à une expression de l'apesanteur, de la fluidité, de la gestuelle dans la peinture et au "paysagisme abstrait".
STRASBOURG : Musée des Beaux Arts
" Sébastien Bourdon 1616-1671 "
Jusqu'au 04 février 2001
Dans le cadre de l'Hôtel de Rohan, le Musée des Beaux Arts de Strasbourg présente une collection permanente de peintres primitifs italiens et flamands, mais aussi des peintres de la Renaissance et baroques du XVIIème et XVIIIème siècles ainsi que des peintres modernes du XXème. L'exposition particulière consacrée à Sébastien Bourdon (1616-1671) nous rappelle qu'il était le peintre officiel de la cour de Suède et de la Reine Christine, et qu'il fut l'un des peintres français les plus importants de l'époque au côté de Poussin, Lorrain, Vouet et La Tour. Cette exposition constitue en soi une rétrospective, car jamais aucune présentation concernant ce peintre n'avait eu cette importance. Ce sont ses 80 tableaux les plus représentatifs, ainsi que des dessins et gravures en provenance de différentes collections publiques et privées qui sont regroupés ici, pour nous rappeler l'importance que Bourdon avait en ce milieu du XVIIème. Peintre de paysages, de tableaux d'autels, de tableaux historiques, de portraits, il réussissait dans tous les genres dans un style classique et inspiré à la fois de Poussin et de Van Dyck.
NANTES : Musée des Beaux Arts
" De Dufy à Dubuffet "
Jusqu'au 31 janvier 2001
Pour fêter son centenaire, le Musée des Beaux arts de Nantes a rassemblé environ 700 oeuvres acquises depuis son ouverture au milieu de la Belle Epoque jusque dans les années 1970 . Parmi les oeuvres présentées un certain nombre de chefs d'oeuvres de Monet, Sonia Delaunay, Dufy, Picasso, mais aussi des travaux de Chaissac et de Max Ernst ou de Dubuffet. Des oeuvres peu exposées sont aussi présentes ici : "Passe temps honnête" de Van Dongen, "Baigneuses " de Suzanne Valadon, "Kizette en rose " de Tamara de Lempicka entre autres.
Cette exposition a l"avantage aussi de montrer les nombreuses toiles de ceux qui furent en leur temps considérés par la critique comme des peintres de premier plan, et dont les musées acquérirent parfois à grands frais les oeuvres aujourd'hui reléguée dans les réserves. Ces artistes oubliés tels que Albert Besnard, Edgard Maxence, Paul Deltombe, Clémentaine Dufay sont ici présents aux côtés des grands précurseurs cités plus hauts pour souligner ce qu'est la fragilité d'un jugement critique en matière d'art. L'histoire est aussi faite d'artistes portés au pinacle à leur époque et oubliés aujourd'hui. Elle a le mérite de nous inciter ainsi à la réflexion par rapport aux mouvements, aux esthétiques, aux goûts et aux valeurs attribuées aux oeuvres qui nous sont contemporaines.
NOGENT LE ROTROU : Musée du Château St Jean
" Image de la Femme dans l'art Africain"
Jusqu'au 29 janvier 2001
Plus d'une centaine d'objets, sculptures, figurines, masques, de différentes ethnies africaines sont réunies dans cette présentation sur l'image de la femme dans la culture du continent noir. En provenance de différentes collections privées ou publiques européennes, on peut découvrir l'omniprésence du sujet qu'est la figure féminine dans toutes régions d'Afrique. La femme est vénérée dans la nature de sa fécondité, dans son rôle nourricier, protecteur, mais aussi dans son autorité au côté de l'homme, bien qu'en apparence subordonnée à lui. Des masques de Guinée, de l'etnnie Baga, de Tanzanie, de l'ethnie Makondé, ou du Congo des tribus Songye-Luba, des sculptures Dogon du Mali, des objets cérémoniels Mangbetu du Congo, portent témoignagent entre autres, de cette présence permanente de la femme dans l'art tribal, auréolée d'une image complexe et envoûtante qui transparaît dans chaque objet.
NICE : Musée National du Message Biblique
" Marc Chagall : couleurs et lumières"
Jusqu'au 29 janvier 2001
Le Musée Marc Chagall nous présente les travaux préparatoires aux vitraux réalisés par l'artiste tout au long de sa carrière. Ces 70 maquettes de vitraux qui nous sont données de découvrir, s'enrichissent par les collections propres du Musée du Message Biblique et nous rendent témoignage de la créativité de l'artiste dans ce domaine de prédilection qui était le sien.
ROUEN : Musée des Beaux Arts
" A travers le miroir, de Bonnard à Buren "
Jusqu'au 21 janvier 2001
Cette exposition est consacrée à l'art du XXème siècle entre 1908 et 1999, au travers une centaine d'oeuvres, peintures, photographies, et documents. Près de 50 artistes de diverses nationalités sont présentés, pour témoigner de la diversité et de la richesse créative de ce siècle dans les différents domaines de l'art, mais en particulier de la peinture : Bonnard côtoie Kupka, et Kapoor côtoie Buren auprès d'artistes renommés, et pour lesquels on a choisit des oeuvres qui soient parmi les plus représentatives.
ANTIBES : Musée Picasso
" De Warhol à Nauman "
" Les Figures de la Marche"
Jusqu'au 14 janvier 2001
Toutes les représentations artistiques du pas et de la marche de l'homme au travers les différentes expressions de la peinture et de la sculpture depuis un siècle. Lieu où l'on veut suggérer l'interrogation sur le mode esthétique de la destination et du destin de l'homme au travers et au delà de ce siècle qui s'achève. Après une première partie consacrée aux Modernes du 1er juillet au 15 octobre avec des oeuvres de Rodin, Duchamp, Léger, Matisse, Bacon, Tapiès, ou Richard Lang , la seconde partie de cette exposition est consacrée aux artistes contemporains d'Andy Warhol, à Orozco, Castellas et Nauman.
CHARTRES : Musée des Beaux Arts
" Uvea-Wallis, une île pêchée par les Dieux"
Jusqu'au 08 janvier 2001
A la suite de ce mouvement de reconnaissance des Arts Premiers avant l'ouverture du Musée sur le Quai Branly à Paris qui leur sera consacrés, les musées remettent en valeur certaines de leur collections. Ainsi le Musée de Chartres présente sa collection d'objets et de masques océaniens, léguée par un administrateur des Affaires Coloniales, Louis Joseph Bouge à la fin des années 50. Cette exposition permet de découvrir une centaine de pièces avec le prêt d'objets en provenance de différents autre musées, représentant la culture de cette Île de l'Océanie : des tapas (étoffes ), des tano'as (vaisselle ouvragée pour les offrandes), mais aussi des masques, des massues, des armes et amulettes.
Adresse : Musée des Beaux Arts Chartres - Renseignements : 02 37 36 41 39
COMPIEGNE : Musée National du Châteu de Compiègne
" Le Comte de Nieuwerkerke : Art et Pouvoir sous Napoléon III "
Jusqu'au 08 janvier 2001
Le Comte de Nieuwerkerke (1811-1892) fût Directeur Général de Musées entre 1850 et 1870, mais aussi surintendant des Beaux Arts après 1863. Il joua un rôle très important à cette époque dans l'évolution de la politique culturelle du Second Empire alors qu'il était artiste sculpteur lui même. Cette exposition nous permet de découvrir environ 150 oeuvres d'art de cette époque et de nombreux documents ainsi qu'un certain nombre d'oeuvres de Nieuwerkerke lui -même.
Adresse : Château de Compiègne 60200 Compiègne - Renseignements : 03 44 38 47 02
AGDE : Musée de l'Ephèbe
" L'Art Copte en Egypte - 2000 ans de Christianisme"
Jusqu'au 07 janvier 2001
Après avoir été présentée à l'Institut du Monde Arabe à Paris cette exposition présente plus de 250 pièces d'art copte, Suvres des premiers chrétiens d'Egypte qui remontent à 2 000 ans. Frises, fresques, sculptures , céramiques, textiles, bois sculptés, icônes, objets de métal, de cuir et d'ivoire ont été choisis pour donner une vision globale de cet art populaire de l'art égyptien. Redécouvert par les archéologues européens de la fin du XIXe siècle, l'art copte revisite et christianise les créations gréco-romaines. D'une très riche polychromie, cet art n'utilise ni le marbre ni l'or dans la statuaire ou les icônes, mais des coloris éclatants, avec un recours à la brique, et à des motifs rappelant les marqueteries ou les mosaïques romaines et byzantines. L'art copte travaille l'ornementation, le motif et la stylisation architecturale qui furent les sources d'inspiration de l'art islamique qui s'installera ensuite au côté des Suvres d'art coptes, après la conquête arabe. C'est un art de la couleur et du motif à comprendre dans l'ambiguïté qui réside entre le christianisme et les croyances païennesà la fois.
LYON : Musée des Beaux Arts
" Settecento - Les Peintures Italiennes du XVIIème
dans les Collections Publiques Françaises"
Jusqu'au 07 janvier 2001
Le Musée des Beaux Arts de Lyon nous propose une sélection des plus beaux tableaux des Peintures Italiennes du XVIIème présentes dans les Collections Publiques en France. Des toiles de Guardi , de Bellotto, de Canaletto, de Tiepolo se côtoient ainsi pour la première fois et nous transmettent ce qu'étaient les arts et la vie dans les villes de Venise, de Gênes, de Bologne, de Naples, ou de Rome à cette époque. Au travers quelques 120 oeuvres réunies ici, les différents genres : portraits, paysages, natures mortes, scènes de la vie quotidienne et sujets religieux nous font découvrir l'extrême richesse de cette époque florissante.
PONT AVEN : Musée de Pont Aven
" Marcel Gromaire"
Jusqu'au 02 janvier 2001
Marcel Gromaire (1892-1971), en marge des tendances et des écoles est le peintre des formes simples et massives. En dehors de sa Flandre natale, Gromaire a toujours été attiré par la Bretagne et par ses côtes rocheuses et massives symboles pour lui d'une certaine perennité de la matière. Cette exposition nous fait découvrir ici une oeuvre s'enrichissant au fil du temps de formes plus complexes, de couleurs plus claires, et de compositions moins rigides et plus nuancées.
CHANTILLY : Musée Condé
" Chefs d'oeuvres de l'enluminure italienne XIV-XVIèmes siècles"
Jusqu' au 01 janvier 2001
Pour la première fois, sont ici présentés au public les manuscrits et enluminures italiennes collectées et acquises par le Duc D'Aumale pendant la moitié du XIXème. On peut y découvrir des pièces très rares de parchemins ou de feuillets décorés par des peintres de différentes écoles italiennes du Moyen-Age jusqu'à la Renaissance.